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POLITIQUE TCHAD

Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 14:27

Le président tchadien l’a clairement fait savoir: il veut qu’un général tchadien dirige les futures forces onusiennes déployées au Mali (MINUSMA). Sans ça, pas de Tchadiens!

Les exigences du président Déby ne se limitent pas au commandement de la mission onusienne: il entend aussi garder le contrôle sur la zone nord-est du Mali et y déployer son contigent.

Sa menace d’un retrait graduel s’inscrirait donc dans ce bras de fer pour le leadership de la future mission onusienne composée de quelque 11 000 hommes, principalement africains.

La Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) comprendra 11 200 soldats et 1 440 policiers. Elle prendra le relais de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), force panafricaine dirigée par un général nigérian, « pour une période initiale de douze mois ».

Source: lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr

 

NDLR de TchadPages:

Supposons un seul instant que l’ONU et la Cédéao refusent de céder au chantage du Président Idriss Déby Itno.

Que va-t-il se passer ?

Les Forces Armées Tchadiennes en intervention au Mali (Fatim) vont-elles plier bagages et rentrer au Pays sans les honneurs?

De quoi aura l’air notre pays après un départ précipité du mali au cas où le leadership ne sera pas accordé au Tchad ?

Ne serait-il pas très maladroit d’engager dans un bras de fer l’action tchadienne au Mali saluée par le monde entier et le sang versé pour un simple leadership de la future mission onusienne ?

Une trentaine de soldats tchadiens tués, 57 milliards de FCFA dépensés par le Tchad, 3 mois de sang et de sueur pour 2400 soldats dans désert des Ifoghas, tout ça pour rien ???

Espérons pour l’image de notre pays que le Président Déby soit sûr de son coup de poker et que le leadership sera accordé au Tchad.

tchadpages

Funéraille nationale

 

 

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Dimanche 17 février 2013 7 17 /02 /Fév /2013 02:20

 

Rentrée à N’Djamena en 2011 après avoir grandi en Libye et en France, Saadie Goukouni Weddeye, la fille de l’ancien président tchadien, a fait son entrée au gouvernement. Portrait.

D’entrée de jeu, elle tient à l’assurer : elle ne recherche pas la lumière. Très discrète, Saadie Goukouni Weddeye, 32 ans, ne veut être jugée que sur ses résultats. Le 26 janvier, dans le cadre du remaniement gouvernemental, la fille de l’ancien président tchadien Goukouni Weddeye (à la tête du Gouvernement d’union nationale de transition entre 1979 et 1982) a été propulsée ministre de l’Action sociale, de la Famille et de la Solidarité nationale. « C’est une chance inestimable, mais je veux avant tout faire mes preuves », confie-t-elle d’une voix douce. Si sa nomination a été une surprise (elle l’a apprise à la télévision), cette conseillère juridique à l’Agence nationale des investissements et des exportations (Anie) a toujours été attirée par la politique. Une part de l’héritage de son père, sans doute, lequel est très présent à ses côtés : « Il est pour moi comme une boussole. »

Humanitaire

Cadette d’une famille de douze enfants, Saadie Goukouni Weddeye est née à Lagos (Nigeria) en 1980, à l’époque où les combats faisaient rage à N’Djamena, dans le sillage de la « guerre des neuf mois ». Après le coup d’État de 1982 au cours duquel Hissène Habré a déposé son père, elle est devenue malgré elle une « enfant de l’exil ». Jusqu’en 1996, elle a vécu à Tripoli (Libye), avant de s’envoler à l’âge de 16 ans pour la France, pays auquel elle se dit « très attachée ». À Tours, très impliquée dans le milieu associatif, notamment au Secours catholique, elle a décroché un master 2 juriste d’entreprise. Mais son regard est toujours resté tourné vers l’Afrique. Alors en 2011 Saadie a fait son retour à N’Djamena.

En tant que femme musulmane, cette mère de deux enfants (âgés de 2 et 4 ans) espère qu’elle pourra inciter d’autres Tchadiennes à se lancer en politique - elles ne sont que cinq au gouvernement sur quarante-trois ministres. Si demain tout s’arrête pour elle, elle sait déjà qu’elle s’engagera dans l’humanitaire. Mais pour le moment ses priorités sont ailleurs : constituer son cabinet avant de passer à l’action.

Article déjà paru sur Jeuneafrique.com

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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 21:33

 

Tchad/Mali: Pourquoi le Premier ministre remet de l'argent aux soldats blessés au Mali ?
11/02/2013
 
Tchad/Mali: Pourquoi le Premier ministre remet de l'argent aux soldats blessés au Mali ?

Tchad - Mali : 24 soldats du contingent tchadien tués et 11 blessés dans une embuscade au nord de Kidal

Soldats tchadiens - depart pour le MaliSouvenez-vous : Quand nous avons annoncé le  crash de l’avion présidentiel tchadien le 28 octobre 2012 à Kalaït, sur les réseaux sociaux – Facebook etTwitter – des esprits fébriles nous avaient  affublés  de tous les noms d’oiseaux, parce que  nous avions été les premiers à publier l’événement. Hier, vendredi 8 Février, nous avons publié en scoop sur Twitter la tragique embuscade tendue par les groupes armés du Nord-Mali qui a fauché 24 tchadiens. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’information a été censurée. En tout cas, voici les premières conséquences de l’intervention franco-tchadienne au Mali.

Décryptage : Au cours de l’opération de reconnaissance menée très tôt le mardi 5 février dernier au nord de la localité de Kidal, des hélicoptères français survolent une zone suspecte.

 Au sol, une colonne des troupes françaises utilise une du Tchad comme bouclier en avant de la patrouille.

Puis tout à coup des tirs venant de partout. C’est une embuscade, nous a rapporté un des survivants. Des mines explosent en cascade, et bien évidemment, ce sont les soldats Tchadiens, en tête de la patrouille qui tombent comme des quilles.

Très vite le bilan est établi : selon une source bien introduite auprès du commandement du contingent tchadien au Mali, 24 soldats tchadiens sont morts, parmi lesquels 2 officiers – un commandant et un capitaine -,  et 11 blessés graves. Tous victimes de ces groupes armés maliens - communément appelés « Djihadistes ». Dans la débandade, on parle de 3 chars abandonnés.

Cette information a soigneusement été gardée secrète par les officiels tchadiens et français, car aucun journaliste n’a été autorisé de se rendre sur les lieux du drame. Ahmad Makaila, le seul éditorialiste de la TéléTchad, envoyé comme reporter, auprès des troupes tchadiennes - et qui aurait pu être mis au parfum – avait curieusement été envoyé dans les minutes qui avaient suivi le désastre à Niamey au Niger afin que l’info demeure top secret.

Et au Niger, le journaliste Tchadien avait eu pour mission d’interviewer le ministre nigérien de la justice et porte-parole du gouvernement.

Pour ce faire, une ferme instruction du président tchadien Idriss Deby – se trouvant au Caire où il devait prendre part au sommet de l’OCI du 7 au 8 février -  avait été adressée le mercredi 6 février à l’Etat-major, que pas une seule allusion des militaires tchadiens blessés évacués du Mali vers N’Djamena ne filtre. Quant à l’explication officielle à donner relativement aux victimes, la conduite à tenir était de donner comme version officielle : un accident de circulation. Ce qui a d’ailleurs largement été repris en boucle à la radio et à la télé tchadiennes !

C’est ce qui explique, par ailleurs que Hassan Sylla, le ministre de la communication - qui s’était cru autorisé de bomber la torse le 26 janvier d’une conférence de presse à Niamey en affirmant, pince sans rire, que « le Tchad a des moyens satellitaires,  même  si la presse occidentale ne parle pas de l’intervention de nos troupes à Gao… » n’a pas osé montrer aux téléspectateurs de la TéléTchad le lieu où ce fameux accident se serait produit. Comme quoi le ridicule ne tue toujours personne au Tchad !

Pour faire davantage bonne mesure, le nouveau Premier ministre, Joseph Djimrangar Dadnadji s’est rendu le jeudi 7 février au chevet des blessés hospitalisés à la garnison militaire pour les rassurer que Deby ne les a pas oubliés. La preuve, sonnante et trébuchante : il a remis à chacun une enveloppe contenant quelques misérables Francs CFA, et ceci s’est fait en direct à la TéléTchad (Voir la Vidéo). Quelle humiliation pour ces soldats !

Depuis quand, et dans quel pays, réconforte-t-on  ou encourage-t-on un soldat sortant éclopé d’une guerre en lui donnant de l’argent en direct à la Télé ?

 

 

 

 

C’est bien l’éclatante preuve que ces soldats putatifs ne sont que des miliciens, c’est pourquoi ils sont ainsi traités. Car dans une armée régulière ils auraient été récompensés de médailles et de primes ou d’indemnités discrètement versées sur leurs comptes bancaires.

La question légitime que tout tchadien doit se poser : noyé dans cette intervention Franco-Tchadienne au Mali dans le cadre de l’opération Serval, le Tchad n’est pas membre de la Cédéao et encore moins intégré à la Misma. Alors qui va financer le maintien de ses troupes ? Et quel est le vrai statut de la présence de ces soldats tchadiens?

Car officiellement le Tchad dit avoir signé un accord avec le gouvernement malien. Mais personne ne sait rien de ce que stipule cet accord relativement à cette intervention hybride ?

Ce qui est certain, Deby pour acquérir la bienveillance de Hollande, a envoyé les fils du pays à l’abattoir sachant pertinemment que l’enlisement était prévisible. Ce que la France elle-même a bien compris....

 

La suite sur  Tchad - Mali : 24 soldats du contingent tchadien tués et 11 blessés dans une embuscade au nord de Kidal 
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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 21:25

 

 

Le tribunal spécial créé pour juger Hissène Habré a commencé ses activités vendredi à Dakar, une étape décisive après bien des péripéties vers un procès de l’ex-président tchadien, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, réfugié au Sénégal depuis sa chute en 1990.


Il s’agit du premier tribunal africain jamais mis en place pour juger un Africain.


« La cérémonie qui nous réunit a pour principale ambition d’annoncer à la face du monde le démarrage effectif des activités » des Chambres africaines extraordinaires, le tribunal spécial chargé de juger M. Habré, a déclaré le magistrat Ciré Aly Ba, qui dirige cette juridiction.

 

Il a « remercié les militants des droits de l’Homme pour leur mobilisation longue de deux décennies, qui a permis de mettre un terme à d’inacceptables atermoiements et à un authentique déni de justice » qui ont jusqu’alors empêché l’ouverture d’un procès de M. Habré.

 

M. Ba s’est exprimé en présence d’officiels sénégalais, de représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union europèenne (UE), de diplomates, de défenseurs des droits de l’Homme et de victimes de Hissène Habré, au Palais de justice de Dakar, mais en l’absence des avocats de M. Habré.

 

Selon le procureur général Mbacké Fall, le lancement des activités du tribunal spécial est le « dernier acte (du) gouvernement » sénégalais avant l’ouverture d’un procès de l’ex-dirigeant tchadien, dont la date n’a pas encore été fixée, mais qui ne commencera qu’après une instruction prévue pour durer quinze mois.

 

« Le procès ne sera pas inéquitable. Les droits de la défense seront respectés », a d’ores et déjà assuré Ciré Aly Ba au cours d’une conférence de presse organisée après la cérémonie de lancement.

 

« Les choses réélles sont en train de commencer », a de son côté déclaré le Tchadien Souleymane Guengueng, fondateur de l’association des victimes de Hissène Habré, se félicitant de cette nouvelle étape en vue d’un jugement de l’ex-chef d’Etat tchadien.

 

Une « grosse farce »

 

« C’est la plus grosse farce de l’histoire judiciaire sénégalaise. C’est un non-évènement » contre M. Habré », s’est indigné sur une radio locale Me El Hadji Diouf, un des avocats d’Habré.

 

Il a évoqué le principe de « l’autorité de la chose jugée » qui fait que, selon lui, après des jugements rendus par des juridictions sénégalaises et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), qui s’étaient déclarées incompétentes, un procès de M. Habré au Sénégal est « impossible ».

 

Le tribunal spécial, doté d’un budget de 7,4 millions d’euros, est chargé de juger M. Habré pour des faits présumés commis entre le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990.

 

Il a été créé en décembre 2012 à la suite d’un accord entre le Sénégal et l’UA et est formé de quatre chambres spéciales: deux pour l’instruction et l’accusation, une Cour d’assises et une Cour d’appel, formées de juges africains, dont des Sénégalais, devant être nommés par l’UA.

 

Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis sa chute après huit ans au pouvoir au Tchad (1982-1990). Il est accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture. Des ONG parlent de 40.000 personnes tuées sous son régime.

 

Le Sénégal avait été mandaté en juillet 2006 par l’UA pour juger M. Habré, mais l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade n’a jamais organisé de procès en douze de pouvoir (2000-2012).

 

Son successeur, Macky Sall, qui a pris ses fonctions en avril 2012, a exclu d’extrader Hissène Habré en Belgique, qui le réclame, et s’était très vite engagé à organiser un procès au Sénégal, promesse en bonne voie d’être tenue.

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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 22:37

 


Mise au point: Je me suis engagé, si Dieu me prête vie, depuis l’année dernière à écrire chaque 3 février une chronique sur la disparition du professeur Ibni jusqu’au jour où les Tchadiens sauront la Vérité.

5 ans déjà qu’ils ont tué l’opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh. Le premier responsable le président du Tchad Idriss Deby Itno n’a aucun souci. Il continue à balayer du revers de la main les questions sur la disparition du professeur. Ses lieutenants politiques font la même chose. Ils s’abritent derrière toutes sortes d’arguments.

L’un d’entre-eux, le ministre de la Justice Abdoulaye Sabre Fadoul a déclaré, ce 3 février, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) que l’enquête suit son court. Que les  experts de l’Union européenne, de la Francophonie y sont impliqués. Qu’il y a presque 1500 dossiers à examiner. Que le dossier Ibni sera traité comme les autres. Et il rajoute que la justice inculpera des coupables ou prononcera un non-lieu.

Justement le professeur Ibni Oumar n’est pas n’importe quel tchadien. Pourquoi?

Un, c’est leader politique, un homme public. Et à ce titre son dossier doit être traité avec beaucoup d’égards.

Deux, Ibni a contribué, dans la limite de ses capacités, à faire installer la démocratie. Hélas, les résultats sont loin du compte par notre faute à tous.

Trois, iI a fait briller par son intelligence le Tchad. Il est respecté par tous les tchadiens et les amis du Tchad pour son esprit de droiture. Pour sa simplicité. Pour sa personnalité calme. Et attachante.

Revenons au crime; tous les témoignages concordent. Ce jour du 3 février 2008 Ibni Oumar a été enlevé par la garde présidentielle. Il a été malmené. Et conduit vers une destination inconnue. Il n’en reviendra pas.

En conclusion: Ibni a été lâchement assassiné. Il faut le dire. Il faut le répété encore. Et encore. Il faut militer pour que la vérité soit dite. Il faut qu’elle soit dite par ceux-là qui ont commis ce forfait. Et par tous leurs porte-paroles.

Et pour que cette vérité sorte enfin, il faut dénoncer les turpitudes du pouvoir dans ce dossier. Cela, pour ne pas oublier ce grand tchadien. Pour ne pas l’assassiner une seconde fois. Pour ne pas laisser les assassins du professeur Ibni faire croire que son assassinat n’est qu’une mort parmi tant d’autres.Non. C’est un assassinat ciblé. Il faut que le ou les coupables et les complices soient retrouvés. Qu’ils soient punis. Que la dépouille soit rendue à la famille pour qu’elle fasse son deuil. Pour que le Tchad fasse sont deuil.

Bello Bakary Mana

LEMIROIR
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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 22:36

 

 



 
   
TCHAD: inquiétude des avocats sur une future réforme de la Constitution (RFI)
Au Tchad, les avocats s’inquiètent d’une réforme constitutionnelle qui doit être votée dans les jours à venir. Les députés tchadiens doivent se prononcer sur « l’inamovibilité » des magistrats, autrement dit les garanties juridiques qui empêchent -en principe- le pouvoir de déplacer les magistrats à sa convenance. Le projet de réforme prévoit que cette inamovibilité ne soit plus mentionnée dans la Constitution. Les avocats craignent que cela ne déstabilise le système judiciaire tchadien et appellent les députés à la raison.


Abdou Ndoubalo


Bâtonnier de l’ordre des avocats du Tchad

Cela cache une intention inavouée de déstabiliser la magistrature tchadienne.

Écouter (00:48)
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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 00:43

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Celui qui a sacrifié sa vie pour son pays,  pour des idéaux aussi nobles que la démocratie et la justice sociale s’appelle Ibni oumar Mahamat Saleh. Tout au long de sa carrière, cette illustre figure de la politique tchadienne à fait montre d’une exemplarité et d’une grande rectitude morale dans un pays devenu, au fil des années, un repère où foisonne toute sorte de comportements anti patriotique et rétrograde. Il était l’une des rares voix autour desquelles se sont rassemblés ceux qui désirent sortir le Tchad de la spirale de la violence et de coups de force qui emporte toute aspiration démocratique et de réelle liberté au Tchad. Ibni est devenu un des emblèmes de l’opposition non armée et démocratique dans ce pays asphyxié par l’inhumanité et les conflits de ces dernières décennies.


Il y a 5 ans, des militaires de la garde présidentielle sont venus l’enlever sous les yeux de son épouse et du dernier de ses fils afin de l’emmener vers une destination inconnue. Depuis, un rapport rendu le 31 juillet 2008 par la « Commission d’Enquête sur les événements survenus au Tchad du 28 janvier au 8 février 2008 et leurs conséquences », a mis en cause directement la responsabilité du chef de l’État Idriss Deby dans la chaine de commandement. Pour la commission, la responsabilité de Deby dans cette disparitions forcées est clairement avérée.


Malheureusement, nous sommes contraints de constater que depuis le rapport rendu public l’été 2008, l’enquête n’a plus avancé, il apparaît évident qu’une réelle inertie règne sur les dossiers les plus essentiels. Aucune des recommandations émises par la Commission d’enquête au sujet des disparitions forcées n’a au total pu aboutir. Demandant, via le gouvernement français, le respect par le Tchad de ses engagements, a été voté à l’unanimité le 25 mars 2010 obtenu grâce aux efforts de l’illustre et tenace personnalité de gauche Gaetan Gorce alors Député, devenu Sénateur. Aujourd’hui il est essentiel que le nouveau gouvernement français se saisisse de ce dossier.


Déby et ses sbires, pour conserver le pouvoir, n'ont pas hésité à ôter la vie à tous ceux qui osaient contester le caractère absolu de leur pouvoir. Al'occasion de la commémoration de ce triste 5ème anniversaire de sa disparition nous avons une pensée à toutes les figures de la politique tchadienne et de la société civile tombées sous les balles et les brutalités du régime assassin de Déby. Car outre Ibni,  il y a eut Bichara Digui, Bailaou Mianbé, Abbas Koty, Dr. Guetti, Laoken Bardé, Moise Ketté, Bisso Mamadou, Me Behidi et bien d’autres milliers d'héroïques anonymes, morts dans les caves, torturés, martyrisés, exécutés sommairement par un régime qui n'avait d'honorable que le nom. 

  

La conférence-Débat organisée par le Comité de Soutien au Pr IBNI qui a eut lieu le Vendredi 1 février dans un amphithéâtre du prestigieux Institut d’Etude Politique de Paris (Sciences-Po Paris) à pu je le crois mettre l’accent sur le devoir de perpétration de ce qu’était l’œuvre du grand Homme que fut IBNI. Du Symbole qu’il est devenu pour le Tchad de nos rêves.


Cette rencontre à aussi permis de repréciser le modèle qu’il était afin d’être une source d’inspiration, un exemple pour les jeunes générations tchadiennes et les inciter à plus d'engagement en faveur de ceux qui ont donné leur vie pour une plus haute idée de humanité, pour un Tchad meilleur.  Veiller inlassablement à être solidaires des espoirs de démocratie portés par le peuple tchadien, dont Ibni Oumar était l’un des symboles c’est assuré la pérennité de sa mémoire.

Son héritage : ses principes et ses idées, c’est la 3ème voie pour sortir le Tchad de l’ornière et cette voie, c’est celle que la génération montante doit incarner. Les combats justes triomphes toujours. Une opposition saine. Avec des jeunes qui l’incarne, Un projet non violent pour le Tchad.


C’est à ce prix et à ce prix seul que les idéaux de cet homme pourront triompher, de la mort, de l’oubli et surtout de ceux qui ont perdu leur nature d’Homme en l’emmenant loin de l’affection du peuple tchadien pour qui il était un symbole.


Djibrine Ahmat IZERINGO

Militant actif du PLD

Chaingy - Loiret

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Samedi 2 février 2013 6 02 /02 /Fév /2013 20:30

 

 

1309782942152ACHEIK.jpgA la lecture de l’article de Tchadactuel.com intitulé « Le nouveau PM de Deby – le plus mauvais ! », je me permets de réagir, non pas en exercice du droit à l’expression, ni par désir d’animer le débat, ce dont je me serais passé, mais plutôt par devoir. Devoir moral et devoir national.

 

Je pense que les idées qui irriguent cet article sont moralement discutables, et, plus grave encore, très dangereuses sur le plan national.

D’un point de vue technique, l’article n’est pas « mauvais » à proprement parler. En tant qu’exercice de style, il est bien écrit, dans la forme, et cohérent dans l’agencement des idées. Et, en le caractérisant de « mauvais », pour rependre son propre titre, je pensais plutôt au soubassement idéologique et surtout aux implications politiques.

Avec une désinvolture qui frise l’inconscience, il joue avec les allumettes du clivage Nord/Sud, dans ce garage imbibé d’essence qu’est encore la société tchadienne.

Si l’article avait été signé individuellement, on l’aurait mis dans la catégorie de ces nombreux –trop nombreux- écrits irresponsables qui inondent la blogosphère tchadienne ; mais comme il est signé « La Rédaction », il est sensé engager collectivement l’équipe, en refléter la ligne éditoriale et, au-delà, traduire l’état d’esprit du courant politique dont l’opinion pense généralement que Tchadactuel.com est l’organe officieux.

Lisant et relisant l’article, je ne suis pas arrivé à me débarrasser de l’idée qu’il ne s’agit pas tant d’une attaque contre la personne du nouveau Premier ministre (qui en elle-même n’a pas grande importance dans un système de type patrimonial qui sévit au Tchad), que d’un attaque contre une catégorie de « cadres sudistes ».

De fait, on n’apprend rien sur le nouveau Premier ministre, quant à ses capacités et ses compétences, le bilan de son travail à la tête des départements ministériels par lui occupés, et autres éléments d’appréciation significatifs chez celui qui est théoriquement le second personnage de l’Exécutif tchadien.

«Il est corrompu ; il a une haine contre les Nordistes ; il a une tête de gardien de cimetière». C’est en résumé le message principal.

Qu’il soit corrompu, c’est très probable ; qu’il soit « haineux » envers les Nordistes, c’est bien possible. Cela serait somme toute assez banal dans ce système basé sur la course à l’enrichissement et la cynique manipulation des haines communautaires et individuelles.

Mais ce qui transparaît de ce papier de la Rédaction de Tchadactuel.com, c’est que ce n’est pas la vénalité et l’esprit divisionniste de l’intéressé en eux-mêmes qui sont visés, mais le lien qu’on essaie d’établir insidieusement entre ces traits négatifs d’une part, et l’origine sudiste et la formation chrétienne du nouveau Premier ministre, d’autre part.

C’est une attaque contre un rouage du système en apparence, « un vieux garçon de courses », mais en substance, le lecteur ne peut s’empêcher d’y voir une attaque anti-Sud et anti-Eglise.

Il est vraiment perturbant de lire des phrases comme : « … (il) est le prototype des cadres du Sud élevés dans le sillage de l’église et qui voue une haine viscérale vis-à-vis de ses compatriotes du Nord »

C’est-à-dire que non seulement, l’article affirme que l’Eglise chrétienne enseignerait aux « cadres sudistes » la « haine des Nordistes », mais parmi ceux-là, il y a une catégorie de gens assez faibles pour se laisser endoctriner.

C’est très injuste envers l’Eglise, dont les enseignements ne doivent pas être confondus avec les éventuels mauvais comportements de certains chrétiens ; pas plus qu’il ne faudrait confondre la foi islamique avec les agissements autrement plus barbares de certains groupes qui s’en réclament.

L’auteur, involontairement, s’affiche ainsi comme nordiste et musulman, et donc, les esprits irrités seraient en droit de lui appliquer la même analyse, par la méthode de l’arroseur arrosé, et en déduire qu’il est lui-même « le prototype des cadres du Nord élevés dans le sillage de la Mosquée et qui vouent une haine viscérale vis-à-vis de ses compatriotes du Sud » !

Ce genre de préjugé résumé par le leitmotiv « ils nous haïssent », est souvent le ferment des méfiances inter-communautaires qui débouchent sur la haine réciproque : les uns se disent :« ils nous haïssent, donc nous devons les haïr », les autres se disent : « ils disent que nous les haïssons, alors que ce n’est pas vrai, donc ils sont malfaisants, donc nous devons les haïr », ainsi de suite … On n’a pas besoin d’aller chercher hors du Tchad, des précédents historiques, pour affirmer que ce genre de préjugé circulaire et auto-entretenu débouche à terme sur la guerre civile.

Dans un pays qui a connu la terrible déchirure de février 79, qui fait encore « saigner la mémoire », nous n’avons pas le droit, je le répète, de jouer avec les allumettes.

Corrompu, ou pas, le nouveau PM est le serviteur d’un système basé sur la corruption, et politiquement, c’est cela l’essentiel. Mais ce n’est pas sa vénalité qui lui est reprochée mais plutôt sa prétention, partagée avec d’autres cadres sudistes, à égaler les Nordistes (« la corruption comme un élan d’égalité avec les nordistes »)???

L’autre tare reprochée au nouveau Premier ministre c’est « un air lugubre ressemblant à un mauvais gardien de cimetière ». C’est-à-dire qu’il a un visage sinistre.

Les attaques sur l’apparence physique d’une personne quelle qu’elle soit, n’élève pas celui qui les profère. Tout être humain, qu’il soit un ami politique ou un adversaire, a droit à un minimum de respect de son intégrité physique, sa vie familiale et son affiliation ethnique ou confessionnelle.

Je sais que cette règle déontologique élémentaire est allègrement violée tous les jours sur les sites et blogs tchadiens, à tel point que les insultes, les qualificatifs vulgaires, les attaques personnelles, les accusations non vérifiées, les références malsaines aux origines familiales, ethniques, régionales et confessionnelles, sont considérées par beaucoup comme un signe de détermination dans l’engagement, et une arme légitime, du moment qu’elle vise à discréditer l’adversaire.

Est- ce une raison pour que TchadActuel.com, considéré par beaucoup d’observateurs comme un site sérieux dans ses analyses et fiable dans ses informations, cède à son tour à cette dangereuse facilité ?

La dénonciation d’un régime, fût-il aussi corrompu et divisionniste que celui du MPS, dans une forme d’expression qui fait fi de toute retenue (suivant le vieux principe « tous les moyens sont bons »), usant et abusant de la personnalisation et de la tribalisation, est maladroite, contre-productive et dangereuse.

Cet excès de passion et d’acharnement contre les individus, discrédite l’ensemble de l’opposition, et par contrecoup, renforce le régime. Lorsque s’y ajoute le maniement imprudent des préjugés ethno-confessionnels, cela risque d’avoir des conséquences démesurées sur la difficile tâche de construction nationale.

Enfin, j’en appelle à tous ceux qui aspirent à un changement démocratique au Tchad, à la prudence, la modération et la retenue.

Et si par hasard, je suis moi-même tombé, ici, dans ces travers que je prétends dénoncer, eh bien ce serait la preuve que le devoir de remise en cause de nos méthodes s’impose vraiment à tous, sans exception.

Auteur : Acheikh Ibn-Oumar

Par Tchadenligne.com - Publié dans : POLITIQUE TCHAD
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Dimanche 30 décembre 2012 7 30 /12 /Déc /2012 18:01

 

 

Une vidéo montrant la cérémonie de mariage de l’un des fils du président tchadien Idriss Déby a fuité récemment sur Internet. Les images de cette fête fastueuse, où l’ont voit des proches du président tchadien arroser les convives de billets de banque, ont choqué notre Observateur.
La cérémonie a eu lieu durant l’été 2011, à N’Djamena. Adam Déby, fils de l’actuel président du Tchad, convolait avec la fille de l’ancien ministre tchadien des Transports, Ahmed Lamine, décédé en 1998 dans un crash d’avion.
La musique bat son plein. Les proches du président Déby se trémoussent en aspergeant de billets de banque les invités.
Ces scènes ne sont pas rares dans les fêtes organisées par les dignitaires tchadiens à N’Djamena. Un de nos Observateurs nous a confirmé qu’il s’agissait d’une pratique courante. Il a notamment indiqué que lors d’une fête organisée récemment par le beau-frère d’Idriss Déby, Ousmane Breme, des dignitaires jetaient des sommes faramineuses sur le chanteur chargé d’animer la soirée, parfois même des coupures de 200 euros. À la fin de la soirée, le chanteur avait dû emporter les billets dans un sac de farine…
Nos journalistes ont sollicité la présidence tchadienne concernant cette vidéo. Nous publierons leur réponse lorsque celle-ci nous parviendra.
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Samedi 8 décembre 2012 6 08 /12 /Déc /2012 21:05

 

                                  François Hollande et son homologue tchadien Idriss Déby échangent la traditionnelle poignée de main après leur rencontre, mercredi, à l'Élysée.

François Hollande et son homologue tchadien Idriss Déby échangent la traditionnelle poignée de main après leur rencontre, mercredi, à l'Élysée. Crédits photo : Laurent Cipriani/AP

Le 5 décembre 2012, le président de la République du Tchad Idriss Deby Itno a été reçu à l'Elysée par son homologue français François Hollande. La crise malienne a bien entendu été au cœur des discussions des deux chefs d'Etat, qui ont tenté de trouver ensemble une solution à la menace posée par la sécession du Nord-Mali et la présence des islamistes d'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) dans cette zone. Mais il y a eu à sa sortie d’audience le spectacle Arche de Zoé où en guise de diversion Deby assurait qu'il n'avait jamais accordé de grâce aux 6 membres de l'Arche de Zoé libérés en 2008. Alors meme que leur libération à intervenue suite à la grâce présidentielle que leur a accordé Deby et ce malgré ses déclarations.

 

C’était une fuite en avant pour éluder l’affaire Ibni qui a sans doute étét au cœur des discutions. Et pour le Mali, pour l'instant, plusieurs pistes restent envisageables. La plus probable et qui se précise, c’est une intervention de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest), au nord du Mali. Actuellement en préparation et la France apportera son concours logistique à cette opération. Mais la plupart des experts qui doutaient de la capacité des forces de la CEDEAO à combattre efficacement AQMI et ses affidés ont convaincu François Hollande de renforcer l'action de la CEDEAO par une prétendu armée tchadienne bien équipée et habituée à opérer dans des régions désertiques comme on peut en trouver au nord du Mali. Deby a été d’autant plus coopératif qu'il n'a rien à refuser à l'ancien colonisateur, celui-ci l'ayant sauvé à plusieurs reprises de la chute alors qu'une colonne de rebelles se pressait à la porte de son palais. D'ailleurs, déjà à Ndjamena, des soldats d'élite de l'ANT (Armée Nationale Tchadienne), pour la plupart des anciens mercenaires de l'armée de Kadhafi, sont formés par des instructeurs français en vue d'une possible intervention dans la jeune République de l'Azawad.

 

Pourtant, derrière cette realpolitik scabreuse, une question se fait jour : la lutte contre les extrémismes autorise-t-elle toutes les compromissions, même celle de s'allier avec Idriss Deby ? La France, le pays qui se fait fort de défendre les opprimés de toutes origines, doit-elle pactiser avec un despote sanguinaire au nom de la lutte contre un mal plus grand encore ? Je ne veux pas le croire. Lors de sa campagne, François Hollande a affirmé qu'il voulait que «le 6 mai (date du deuxième tour de la présidentielle) soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs ». Il semble, qu'à l'épreuve du pouvoir, il ait oublié cette noble promesse. Il semble qu'à l'épreuve du pouvoir, il ait oublié combien Idriss Déby, à la tête du Tchad depuis vingt-deux longues années, avait semé la désolation et la mort parmi son peuple. S'obstinant à utiliser la manne pétrolière à des fins d'enrichissement personnel, le dirigeant tchadien, ancien Chef d'Etat-Major d'Hissène Habré, a non seulement freiné le développement de ce vaste pays de onze millions d'habitants mais il a aussi soigneusement emmuré dans un silence éternel ceux qui avaient le malheur de s'opposer à lui, au premier rang desquels mon père, le Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh. Celui-ci, universitaire formé en France, ancien Ministre et chef de file de l'opposition démocratique symbolisant l’alternance démocratique, a été enlevé par la garde présidentielle d'Idriss Deby le 3 février 2008 et depuis lors, nous restons sans nouvelles de lui.

 

Alors, nous voulons mettre en garde le gouvernement français. La lutte contre l'ombre grandissante de l'islamisme armé au Sahel ne doit pas être le prétexte à toutes les alliances et à tous les renoncements. La France ne doit pas oublier quel personnage infâme est Idriss Deby et à quel jeu macabre il s'est livré ces deux dernières décennies. Elle ne doit pas lui permettre d'utiliser la crise malienne pour se refaire une virginité politique. D'autres voies plus honorables, d'autres recours plus éthiques sont possibles pour résoudre la crise malienne. La France se doit de les privilégier. Ainsi, et seulement, elle pourra prouver au monde que le temps de la Françafrique est définitivement révolu et qu'elle est enfin prête pour le changement.

 

Djibrine IZERINGO

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Jeudi 8 novembre 2012 4 08 /11 /Nov /2012 16:52

 


 
GRAND JTV TCHAD FRANÇAIS DU MERCREDI 07 NOVEMBRE 2012 SUR TOL


GRAND JTV TCHAD FRANCAIS DU 07 NOVEMBRE 2012 -… par tchadonline
DERNIER JTV TCHAD ARABE DU 07 NOVEMBRE 2012 SUR TOL

DERNIER JTV TCHAD ARABE DU 07 NOVEMBRE 2012 SUR… par tchadonline
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Jeudi 8 novembre 2012 4 08 /11 /Nov /2012 16:40

 


 
   
TCHAD: GREVE DES FONCTIONNAIRES AU TCHAD: LES OUBLIÉS DE LA MANNE PÉTROLIÈRE.
L’administration publique tchadienne a le blues. Depuis un an, elle est traversée par une grave crise, faite de grèves à répétition. Depuis lundi, elle est à nouveau paralysée, suite à un nouveau mot d’ordre de grève de 72 heures, sans service minimum. La fracture est donc toujours béante entre le gouvernement et les syndicats autour de la question des salaires. Les représentants des travailleurs n’ont pas fait dans la dentelle en réclamant 115% de hausse.
Ont-ils mis la barre trop haut ? Toujours est-il que leurs revendications n’ont pas été satisfaites, d’où ce nouveau bras de fer. Les fonctionnaires africains, en général, sont les parents pauvres du monde du travail, en raison des ressources très limitées des Etats. Mais pour le cas du Tchad, la situation est autre. Le pays est entré depuis quelque temps dans le cercle très envié des producteurs de pétrole et a donc vu ses revenus se multiplier. Tout le monde aspire donc à profiter de cette manne.
Mais si les tenants du pouvoir jouissent abondamment des fruits de l’or noir, tel ne semble pas être le cas des fonctionnaires et probablement de la majorité de la population, qui continuent de croupir dans la misère. Au début de l’exploitation du pétrole, le président Idriss Déby Itno avait des circonstances atténuantes. Le Tchad était encore en proie à des attaques rebelles, même si elles étaient résiduelles. Au nom de l’effort de guerre, les Tchadiens pouvaient donc fermer les yeux sur l’usage de la rente pétrolière. Ils ont même accepté la suppression de la ligne budgétaire réservée aux générations futures.
Aujourd’hui, et c’est fort louable, le Tchad vit dans la paix. Rien ne peut donc plus justifier une utilisation opaque et hasardeuse de la principale richesse du pays. Les Tchadiens veulent désormais comprendre les mécanismes d’exploitation et de gestion du pétrole. Mais surtout, ils veulent davantage profiter de ce bien qui leur appartient à tous. La grève des fonctionnaires, au-delà du caractère purement salarial, traduit donc une soif de transparence dans la gouvernance économique. En tant que couche sociale mieux éclairée, comparativement à la masse des paysans, ils ont une vision plus acérée des problèmes du pays.
C’est donc une interpellation non seulement à une aussi juste redistribution des biens nationaux, mais aussi à une meilleure gestion du pays. Tant que l’opacité règnera dans les secteurs économiques, le peuple ne pourra que douter de la bonne foi de ses dirigeants. Car l’antienne selon laquelle le pays a de nombreuses priorités ou que les ressources de l’Etat sont limitées, commence à connaître ses limites. Les populations tchadiennes, comme d’ailleurs celles des autres pays africains, sont fatiguées d’attendre un bonheur toujours promis mais jamais là. Et pendant ce temps, les dirigeants ne se privent pas de mener grand train. Ce paradoxe où les populations crèvent de faim alors que les gouvernants sont repus, est révoltant. Le Tchad n’échappe malheureusement pas à ce mal profondément africain.
© Le Pays : Mahorou KANAZOE 
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Dimanche 4 novembre 2012 7 04 /11 /Nov /2012 14:32



GRAND JTV TCHAD FRANÇAIS DU 03 NOVEMBRE 2012 SUR TOL

GRAND JTV TCHAD FRANçAIS DU SAMEDI 03 NOVEMBRE… par tchadonline
DERNIER JTV TCHAD FRANÇAIS DU 03 NOVEMBRE 2012 SUR TOL

GRAND JTV TCHAD ARABE LOCAL DU 03 NOVEMBRE 2012 SUR TOL

GRAND JTV TCHAD ARABE LOCAL DU 03 NOVEMBRE 2012… par tchadonline

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Vendredi 2 novembre 2012 5 02 /11 /Nov /2012 12:25

 

téléchargement-copie-1L'Union Africaine (UA) annonce dans un communiqué publié ce jour la nomination de notre compatriote Mahamat Saleh Annadif au poste de Représentant spécial de la Commission de l'UA pour la Somalie et chef de l’AMISOM.

M. Annadif remplace le Malien Boubacar Gaoussou Diarra, qui devient Représentant spécial de la Commission de l'UA pour les Grands Lacs.

M. Annadif prend la direction de l'AMISOM dans un contexte marqué par la reprise de nombreux territoires contrôlés jusque là par les rebelles shebabs, et par des progrès considérables dans le processus de paix en Somalie.

M. Annadif devra donc consolider ces avancées et mener un processus de révision du mandat de l’AMISOM. Il sera chargé de formuler des recommandations concrètes sur les modalités de la poursuite de la mission.

M. Annadif a notamment été ministre des Affaires étrangères du Tchad et a servi comme chef de la délégation permanente de l’UA auprès de l'Union Européenne. (Source : UA)

 

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Mercredi 31 octobre 2012 3 31 /10 /Oct /2012 21:16

                                   

Pendant 48h, l’Etat Tchadien a lui aussi crashé, ainsi dès que l’information a été balancée, les services ou plutôt quelques journalistes gouvernementaux se sont mobilisés pour démentir l’info sur les réseaux sociaux. Et le gouvernement s’est barricadé ne sachant pas comment traiter l’info. La pagaille s’est installée dans la ville où des comploteurs au sein du clan ont commencé à discuter sur un éventuel successeur.Deby est-il vivant, si oui, pourquoi les plus hauts responsables militaires ne peuvent le joindre même au téléphone !

Imaginez dans un Etat normal, un Président fait un crash, le minimum pour le gouvernement, c’est de voir le Premier Ministre au premier plan, s’adresser à la nation, la rassurer. Bien au contraire, Emmanuel Nadingar était aux abonnés absents, aucune déclaration, il est allé tranquillement au séminaire organisé par le Ministère des finances. Étonnant ! Car s’il était informé de l’état de Deby, il a un rôle à jouer sur le plan national et une place à tenir, sa défaillance a été totale. La déclaration totalement improvisée du ministre de l’information, mal rédigée, ne correspondait pas à un texte devant être écrit avec soin et sérieux et coller à une situation de crise. On peut relever que le ministre ne pouvait pas prononcer le mot « accident d’avion », il a parlé de « quelques difficultés à l’atterrissage » puis de « petit incident ». C’est bien la preuve du cafouillage et de l’improvisation face au vide total.

De même, la seconde personnalité de l’État, le président de l’Assemblée Nationale était, lui aussi, aux abonnés absents. Le ministre de l’Intérieur a perdu la voix.

Mais, s’il vous plaît, la plus grande absence fut celle de la première dame Hinda.

Invisible et absente même à l’arrivée de Deby à l’aéroport. Interrogations sur un « couple »…Quelle épouse n’aurait pas sauté dans le premier avion pour Kalait après l’annonce de l’accident ? N’ayant pas fait cela parce qu’occupée à profiter au maximum de l’absence de Deby, on se disait, elle sera à l’aéroport pour l’accueillir, le voir, dire Amine, Amine ! Et bien, rien du tout, Hinda n’a pas bougé ! Exactement comme le PM qui est à ses ordres d’ailleurs… Hier en tenue combat pour défendre un régime contre les « mercenaires », aujourd’hui, quand son époux-président frôle la mort, elle est invisible. A méditer.

Les responsables du MPS, eux aussi, se sont planqués et ont attendu que la télé montre Deby pour se mobiliser et dire aux gens d’aller l’accueillir.

Celui qui a bondi, immédiatement et montré son rôle politique a été le président du comité islamique, le Général soudanais, membre du parti de Hassan Al Tourabi, l’iman Hassan Hissein Abakar. Dans un prêche radiotélévisée, il a dépassé les limites et bien montrer son rôle éminemment politique ! Il a dévoilé qu’il est un agitateur politique avant d’être un homme de Dieu ! Son prêche était tout simplement indécent et provocateur, et les allusions à une communauté de musulmans dont Deby est le guide et le bienfaiteur est tout simplement inadmissible ! Il a donné pratiquement des mots d’ordre à exécuter. Aucun homme de Dieu ne devrait se transformer en agent de propagande politique. Cet homme est dangereux pour la cohésion nationale ! Constatons qu’on n’a pas vu le PM mais l’imam, la République a disparu au profit du positionnement politico religieux d’un homme au service de forces occultes.

Après le retour de Deby, le PM est allé organiser à un temple évangéliste des prières pour Deby. Il n’a guère pu mobiliser du monde, la majorité des sièges étaient vides. On peut remarquer que la toute puissante église catholique s’est abstenue, elle, de faire des prières pour Deby. Et, elle a bien raison, l’affaire de l’expulsion de l’archevêque de Doba pollue actuellement ses relations avec Deby.

La suite est ici

NDLR:
La photo qui est à la une de cet article est très révélatrice. Sur cette photo, l’Imam Hissein Hassan Abakar est devant le Premier Emmanuel Nadingar, au même rang que le Président Idriss Déby Itno, le Président de l’Assemblée Nationale, M. Haroun Kabadi est loin derrière. C’est aux moments difficiles de la vie qu’on voit les réalités dans leurs états bruts.

 
Source: TchadPages, Convergence pour une Emergence Citoyenne au Tchad

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