Lundi 19 octobre 2009
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Déclaration du Front pour le Salut de la République
Le Front pour le Salut de la République
(FSR), a suivi avec une attention toute particulière la visite à Paris d’ Idriss Deby et son entretien en privé à l’Elysée
avec le chef d’Etat français Nicolas Sarkozy.
Notre organisation politico-militaire exprime
son indignation la plus totale face à l’accueil réservé à Idriss Deby, par une grande nation comme la France, reconnue
pour ses valeurs démocratiques, son souci permanent pour le respect des droits de l’homme et des libertés publiques
fondamentales à travers le monde.
Le Front pour le Salut de la République
(FSR), a constaté que le Président français n’a pas abordé avec son homologue tchadien, les sujets brûlants et cruciaux,
qui empoisonnent la vie politique tchadienne dans sa dimension globale ; lesquels alourdissent péniblement le processus démocratique du pays vers la refondation d’un véritable Etat de Droit
au Tchad, reconnu par l’ensemble de la communauté internationale.
Notre mouvement politico-militaire, qui
attendait du Président français, une approche nouvelle, de son pays dans le conflit tchadien, relève une fois de plus malheureusement d’insuffisances en termes
d’implication réelle de la France, qui est une actrice essentielle à même de nous aider à franchir un seuil, celui
de sortir le Tchad de l’impasse politique.
Mais force est de constater, que les sujets
abordés avec le dirigeant tchadien, ne rassurent guère toute la classe politique tchadienne, les organisations de la société civile et l’opposition armée.
Il convient de souligner que, seulement deux
questions ont été soulevées par le Président Nicolas Sarkozy lors de cette entrevue avec Idriss Deby du Tchad :
- Des échéances législatives qu’il souhaiterait
voir « irréprochables » au Tchad ;
- Disparition de M.Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la
Constitution (CPDC) et leader du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD).
Le Front pour le Salut de la République (FSR), trouve inopportune
que la question liée aux élections législatives, soit à
l’ordre du jour et une des priorités dans un
contexte politique tchadien complexifié, marqué par un déficit démocratique, par l’absence totale de dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition, la mal-gouvernance socio-économique, la vétusté des institutions de la république, des détournements
massifs et abusifs des deniers publics, de la gabegie dans la gestion des revenus pétroliers et les violations sans cesse des
droits de l’homme dans un règne absolu de l’impunité et de l’arbitraire.
Par contre, nous rendons une fière chandelle
à plusieurs organisations de défense des droits de l’homme en France et en Afrique et adhérons totalement à leur
déclaration commune visant à interpeller le dirigeant français sur la question tchadienne au cours de la visite d’Idriss Deby à Paris.
Le Front pour le Salut de la République
(FSR), ne saurait cautionner les dérives d’un régime aux abois, complètement en décalage avec les préoccupations de notre ère.
Notre organisation appelle surtout l’Elysée à
reconsidérer explicitement sa politique tchadienne et à la communauté internationale à faire preuve d’un discernement sur la crise tchadienne afin de nous trouver des réponses urgentes et précises à l’aide d’un traitement thérapeutique et, ce pour aider le peuple tchadien à renouer avec le
processus démocratique en panne
dans le dans le pays.
Fait à Djimézé Hamra, le 18 octobre 2009
Pour le Front pour le Salut de la République (FSR)
Le Président, Ismaïl Moussa,
Capitaine
pilote d’aviation.
Contact : 00 88 216 21 25 78 25
Mail : frontsalutchad@yahoo.fr