TCHADOSCOPIE

Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 22:28

... contre les commerçants et les fonctionnaires véreux ! 

A en croire le site internet de la primature, "Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement  S.E.M Youssouf Saleh Abbas s'est adressé samedi soir à ses compatriotes, le Premier Ministre a mis un accent sur deux points essentiels. Il s'agit de la cherté de vie et de la protection de l'environnement. S'agissant du 1er point le Chef du Gouvernement après avoir dressé le bilan du comité ad hoc de contrôle et de suivi des mesures arrêtées par le Gouvernement a constaté que la situation a peu évolué par rapport aux attentes des ménages.

En effet, le rapport d'une enquête diligentée par le comité ad hoc révèle que certains prix pratiqués sur les marchés sont de 10 à 12% supérieurs au barème arrêté avec les opérateurs économiques eux-mêmes sans aucune explication valable. Le Premier Ministre a donné un dernier avertissment à tous ceux des commerçants qui ne respecteront pas les réajustements des prix que le Ministère du Commerce et de l'Industrie va opérer pour tenir compte de la péroide de soudure.

Concernant la protection de l'environnement le Chef du Gouvernement a fait observer qu'aucun Gouvernement responsables ne peut laisser se poursuivre la destruction de l'environnement qui condamne les générations futures. le Premier Ministre a réaffirmé que l'utilisation du bois mort est autorisée tout en appelant la population à se tourner davantage vers l'utilisation du Gaz que le Gouvernement subventionne ainsi que d'autres technologies comme le foyer amélioré ou le réchaud à pétrole.

Il en appelle par conséquent au respect strict des termes des mesures prises par le Gouvernement à cet effet, notamment la circulaire du Ministre de l'Environnement et des Ressources Halieutiques réglementant l'utilisation du bois".  

 

Extrait de la communication du Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Mesdames;

Messieurs;

Chers Compatriotes,

Depuis notre passage à l'Assemblée Nationale le 06 Mai 2008 où le Gouvernement que j'ai la charge de diriger a été investi, et notre interpellation en mars 2009, le Gouvernement a fait des efforts pour répondre aux attentes légitimes des concitoyens qui doivent se traduire en termes d'amélioration de leurs conditions de vie. Nous avons donc préféré faire parler les actes à notre place.

Votre bien être constitue la pierre angulaire du programme politique du Gouvernement et une préoccupation constante dans notre action quotidienne. Nous avons décidé aujourd'hui une fois de plus de revenir sur la question de la cherté de vie et de la protection de l'environnement.

S'agissant de la cherté de vie, la crise économique mondiale qui a frappé de plein fouet tous les pays et qui se traduit par une envolée des prix de produit de première nécessité touche aussi notre pays et induit inéluctablement la cherté de vie. Mais cette situation a aussi des causes internes profondes. Face à cela, le Gouvernement n'est pas resté insensible, car dés les permières manifestations de cette cherté de vie un comité interministériel a été institué et de multiples concertations ont été organisées avec les opérateurs économiques afin d'y faire face.

D'ailleurs, préoccupé par cette situation, le Président de la République a organisées lui-même une concertation au plus haut niveau avec les opérateurs économiques afin de les amener à pratiquer des prix raissonables. En effet, après avoir constaté que les précédentes mesures de contrôle et de régulation des prix sur les marchés n'avaient pas été respectées, nous avions changé d'approche en instituant le dialogue avec les opérateurs économiques pour une solution concertée.

L'objectif recherché étant de fixer par consensus une mercuriale de prix de permière nécessité qui tienne à la fois compte du faible pouvoir d'achat des ménages et des intérêts de nos opérateurs économiques. Ainsi un comité ad hoc de contrôle et de suivi des mesures arrêtée par le Gouvernement par rapport à la cherté de vie impliquant des représentants des ministères, des opérateurs économiques et de la société civile a été mis en place.

Par consensus, et après un travail minutieux d'enquête sur les marchés, un barème de prix plafonds des produits de première nécessité a été arrêté et rendu public par un acte Gouvernemental. Après cinq mois, que constatons-nous? La situation a peu évolué par rapport aux attentes des ménages. En effet, le rapport d'une enquête diligentée par le comité ad hoc révèle que certains prix pratiqués sur les marchés sont de 10 à 12% supérieurs au barème arrêté avec les opérateurs économiques eux-mêmes sans aucune explication valable.

Il est à noter tout de même que les prix de certains produits sont conformes au barème arrêté. C'est le lieu d'encourager les opérateurs économiques qui ont tenu leurs engagments et qui, malgré le contexte économique difficile, pratiquent des prix acceptables. Le gouvernement tient à saluer et à féliciter les opérateurs de certains secteurs économiques comme le groupement professionnel des pétroliers qui, non seulement, ont été les permiers à réduire leurs prix de carburant à la pompe, mais à tenir compte de la fluctuation des prix sur le marché international.

Par contre, il est regrettable de constater que certains commerçants ne jouent pas le jeu du dialogue et continuent à entretenir la spéculation. Cette situation est d'autant plus inacceptable que le gouvernement dans le cadre du respect du consensus s'est employé à combattre les faux frais qui grevaient les prix de revient des marchandises en levant les barrières pour faciliter la circulation des marchandises et en supprimant certains impôts et taxes.

Ainsi d'un coté le gouvernement allège les charges des opérateurs économiques avec un important manque à gagner pour le trésor public, et de l'autre certains parternaire pratiquent des prix élevés pour accumuler des surprofits et continuer ainsi à entretenir la cherté de vie décriée à juste titre aujourd'hui dans notre pays.

Cette situation ne peut perdurer. C'est pourquoi, je demande instamment aux commerçants qui continuent à se livrer à la spéculation des denrées alimentaires d'arrêter immédiatement ces mauvaises pratiques. Nous maintiendrons le dialogue et la concertation pour tenir compte des contingences économiques, mais le gouvernement ne tolérera plus, à partir de ce jour, une cherté de vie artificiellement créée et entretenue par des spéculateurs véreux.

Le dialogue et la concertation ne doivent pas être interprétés comme une signe de faiblesse. L'incivisme à cet égard sera réprimé avec la plus grande vigueur. Il nous a été signalé certains agents de l'Etat indélicat malgré la suppression des barrières se livrent à des rackets sur les opérateurs économiques et les paisibles citoyens. Le gouvernement s'engage à mettre fin à ces pratiques illégales qui entravent la libre circulation des biens et des personnes. En tout état de cause, c'est le lieu de rappler à tous les agentsde l'Etat de s'en tenir au strict respect des instructions données par le gouvernement. Les contrevenants seront sévérement sactionnés.

Chacun doit tenir prendre notre communication de ce jour comme un dernier avertissement adressé à tous ceux qui ne respecteront pas les réajustements des prix que le Ministère de Commernce de l'Industrie va opérer pour tenir compte de la période de soudure. Que les boulangers qui vendent la bageutte de pain à plus de 110 francs arrêtent dés ce soir. Que ceux qui spéculent sur les produits de première nécessité tels que, le mil, le maïs, le riz, l'huile, le sucre, le thé, le sel ainsi que le bois de chauffe, cessent aussi immédiatement.

Il doit en être de même pour les revendeurs des matériaux de construction. les services du contrôle des prix sur les marchés se mettront très bientôt à l'oeuvre et feront appliquer les mesures prises ensemble avec fermeté.

Concernant particulièrement la question de la protection de l'environnement, comme nous l'avions déjà évoqué devant les élus du peuple, aucun gouverement responsable ne peut laisser se poursuivre la destruction de l'environnement qui condamne les générations futures. Il fallait absolument arrêter cette destruction par des décisions plus énérgetiques que par le passé, d'où les décisions que le gouvernement a prises d'interdire l'utilisation du charbon.

Il est vrai que l'application de ces décisions a connu quelques dérapages sur le terrain, mais l'objectif ultime reste la protection de notre patrimoine commun. le gouvernement reste vigilant et met en garde certains agents véreux qui profitent de cette lutte engagée pour racketer les populations. Nous réaffirmons que l'utilisation du bois mort est autorisée tout en appelant la population à se tourner davantage vers l'utilisation du gaz que le gouvernement subventionne ainsi que d'autres technologies comme le foyer amélioré ou le rechaud à pétrole. Nous en appleons par conséquent au respect strict des termes des mesures prises par le gouvernement à cet effet, notamment la circulaire du Ministre de l'Environnement et des Ressources Halieutqiues réglementant l'utilisation du bois.

Le dialogue et la concertation: OUI!

L'incivisme ou le defi à l'Etat: NON!

Mesdames et Messieurs, Chers Compatriotes, j'en appelle une fois de plus à votre patriotisme.

Merci de votre attention

Fait à N'Djamena le 11 Juillet 2009 

 Son Excellence Monsieur Youssouf Saleh Abbas,

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

 

Par TCHADENLIGNE - Publié dans : TCHADOSCOPIE
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 21:05
  D'après le site internet du palais de Déby, "les partis politiques de l’opposition démocratique non membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC) déplorent leur marginalisation par la CPDC. Dans un communiqué de presse, ces partis politiques affirment que la CPDC s’est attribuée, à elle seule, le quota de 15 membres de la CENI. « La logique voudrait, selon les textes, que la répartition soit faite équitablement », estiment les partis de l’opposition démocratique non membres de la CPDC.
 
Pour « déjouer les manœuvres de la CPDC tendant à saper l’accord politique du 13 août 2007 », l’Alliance des forces du progrès (AFP) demande à l’opposition démocratique non membre de la CPDC de s’unir" conclut le site internet présidentiel.

Ainsi que le soulignions-nous il y a quelques jours, la mascarade présidentielle est désormais mise en route pour maintenir une fois de plus, et indéfiniment, au pouvoir le tyran Idriss Déby Itno. Quelle garantie de transparence, en effet, attendre des rapports électoraux établis par des membres des partis de la CPDC dont la première action, après l'enlèvement et l'assassinat de leur porte-parole, M. Ibni Oumar Mahamat sakeh, était de faire le pied de grue devant les bureaux du secrétaire général du MPS pour quémander des postes de ministre dans le gouvernement post-événements de février 2008 ? 

Lorsqu'on entend Lol Mahamat Choua déclarer être satisfait de l'application de l'accord du 13 août 2008, ou encore un Hamit Mahamat Dahlop annoncer qu'il était pour "l'application intégrale de l'accord du 13 août " qui lui a permis d'être Ministre, il est fort à craindre que cette fois-ci, Idriss Déby va être élu par ses propres adversaires et donc de la plus belle manière qui puisse être. Une élection d'autant plus gagnée d'avance que très récemment, le général Kamougué avait exprimé, par le biais de ses militants, le souhait de se voir désigner comme candidat unique face à Déby à la présidentielle de 2011. Quant à Alingué Bawoyeu, il avait tout simplement précisé lors du congrès de son mouvement qu'il a engagé la responsabilité personnelle de son parti  en acceptant un poste de ministre dans le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas. C'est dire si l'ancien Premier ministre (et éphémère chef de l'Etat par intérim) annonçait déjà ses intentions d'être le directeur de campagne du MPS en 2011. 

 

 


Accompagnez Déby où vous voulez, mais de grâce, ne venez pas ensuite nous seriner des propos sur un prétendu hold-up électoral pour lequel vous avez été auteurs et complices.  Cette fois-ci, le peuple tchadien a compris !

 

Par TCHADENLIGNE - Publié dans : TCHADOSCOPIE
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 17:57
Lorsqu'on est champion toutes catégories dans la corruption, les détournements des deniers publics, la médiocrité et l'incompétence, il est logique que l'on occupe les dernières places dans les classements convoités. Une nouvelle fois, notre pays donne une illustration parfaite de cette logique élémentaire. 

Le rapport annuel de la Banque africaine de développement sur la compétitivité des pays africains vient d’être publié. Le classement se base sur des données statistiques et des enquêtes couvrant plusieurs secteurs (infrastructures, stabilité politique, gouvernance, santé...). Il est réalisé conjointement par la BAD, le Forum économique mondial et la Banque mondiale. 

Les seuls à rester derniers sont le Burundi (132e), le Mozambique (133e) et le Tchad (134e/134)
 
Dans la grande partie des États africains, le rapport note une progression sur le marché des biens et le marché du travail jugé de plus en plus souple et dans les affaires. A contrario, les infrastructures dans les transports, dans l’électricité, dans les télécommunications, l’instabilité macroéconomique, l’absence d’intégration horizontale et les mauvaises conditions de santé, notamment en Afrique subsaharienne sont les grosses carences du continent noir. Pour améliorer la compétitivité des pays africains par rapport au reste du monde, la Banque africaine de développement suggère de développer l’investissement afin de promouvoir les services à très forte valeur ajoutée. Cet effort dans l’investissement pourrait, selon Louis Kasekende, doper la croissance des pays africains, et ce, malgré la crise économique mondiale. Également, ces pays doivent adapter l’enseignement aux besoins du marché du travail, dans ce secteur.

Source : 

Le rapport de compétitivité en Afrique(Liberté Algérie)

Par TCHADENLIGNE - Publié dans : TCHADOSCOPIE
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