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AFRIQUE

Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 19:54

Mali : un sixième soldat français tué au combat 
L'Elysée a annoncé lundi soir la mort d'un soldat français des forces spéciales, du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Bayonne, tué lundi après-midi entre Tin Zaouaten et Boughessa, deux localités très proches de la frontière avec l'Algérie, lorsque le véhicule léger dans lequel il circulait a sauté sur un engin explosif. Deux autres soldats «grièvement blessés» étaient à ses côtés.

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 01:36

Le président tchadien a affirmé samedi 27 avril que la Libye accueillait des camps de rebelles tchadiens sur son territoire qui a plus d’un millier de kilomètres de frontière avec le Tchad. L’affirmation a aussitôt été démentie par Tripoli, où certains accusent Idriss Déby Itno de visées «politiques».

ALI-ZEIDAN-ET-NADINGAR

Idriss Déby a affirmé en effet que beaucoup de ceux qu’il qualifie de « mercenaires » se promènent à Benghazi, et qu’il y a dans cette région libyenne un camp « où sont en train de se regrouper des Tchadiens », avec pour objectif de mener des actions de déstabilisation au Tchad. Idriss Déby demande aux autorités libyennes d’agir.

Mais Tripoli a fermement démenti. Dimanche 28 avril, le ministre des Affaires étrangères a rejeté toutes les accusations du président tchadien. Saleh Gaouda, vice-président du comité de sécurité nationale du Congrès, a également démenti l’existence de tels camps, déclarant que la Libye « n’autorisait pas de camps militaires où les étrangers pourraient trouver refuge, et n’interviendrait pas dans les affaires de politique intérieure de ses voisins ».

Lors d’une conférence de presse ce soir, le Premier ministre libyen Ali Zeidan a déclaré :
«J’ai parlé avec le chargé d’affaires du Tchad et j’ai appelé et parlé avec le président du Tchad aujourd’hui et je lui ai dit que nous n’avons aucun intérêt à s’ingérer dans les affaires de nos voisins « .

« C’était une pratique de l’ancien régime », a insisté Ali Zeidan, se référant à la pratique de Kadhafi d’ingérence dans les affaires internes de nombreux pays africains.

« S’il y a des groupes au sein de la Libye qui ne respectent pas la loi, nous traiterons avec eux. Nous ne sommes pas un pays qui exporte les révolutions à d’autres États. Nous sommes prêts à les restituer au Tchad – si de tels groupes existent « , a ajouté Ali Zeidan.

Pour Suliman Zubi, député de Benghazi, les affirmations du président tchadien sont « entièrement fausses ». Et il va plus loin : selon lui, Idriss Deby utiliserait cet argument pour de « futures manœuvres politiques ».

Avec Sami Zaptia et RFI

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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 20:40

 

Le Fest’Africa Monde et la Diaspora Africaine au Tchad ont organisé un concert de soutien aux forces Armées Tchadiennes au Mali (FATIM) le 6 avril 2013 au Stade Idriss Mahamat Ouya à N’Djaména.

Le stade Idriss Mahamat Ouya a vibré ce samedi au rythme de la chanson africaine. De nombreux musiciens tchadiens et d’autres pays africains se sont donnés rendez-vous là-bas, le temps d’un concert à l’honneur de nos vaillantes forces armées tchadiennes et particulièrement à tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille lors des combats contre les djihadistes dans le Nord-Mali.

A l’issue de cette grande manifestation panafricaine, le Premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji a déclaré au nom du Président de la République, Idriss Déby Itno :

« Nous l’avons fait au Mali, nous le faisons en ce moment en RCA, et ailleurs, si les mêmes situations se présentent, nous interviendrons, … (…). Ce que nous sommes en train de faire au Mali, nous le ferons nécessairement demain dans d’autres pays ».

Nouvelle politique belliqueuse du Président Déby en Afrique ou divagations du Premier ministre tchadien qui veut se faire aussi gros que le bœuf après un samedi midi bien arrosé ?

Nous vous invitons sans tarder à suivre le Premier ministre du Tchad :

 

TchadPages, Convergence pour une Émergence Citoyenne au Tchad

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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 19:37
TCHAD: CAMER.BE pense que le dictateur tchadien Idriss Deby est le nouveau patron de l'Afrique centrale.

Depuis la mort de l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, la sous-région Afrique Centrale se cherche toujours un leader. Mais, il apparait de plus en que le président tchadien, Idriss Déby Itno, est en train d’endosser le costume du feu Omar. C’est du moins l’impression qui se dégage des récents événements en République Centrafricaine. En effet, pendant les négociations entre la Séléka et l’ancien gouvernement de François Bozizé, le Tchad a joué un rôle de premier plan.

Selon des indiscrétions, l’influence de Déby aura été décisive pour convaincre Bozizé de faire des concessions. Par exemple, de renoncer à un nouveau mandat en 2016. En outre, il faut bien dire que les hommes de François Djotodia ne seraient probablement pas entrés dans la capitale du pays si les soldats tchadiens et, plus largement, ceux de la FOMAC s’y étaient fermement opposés. Selon RFI, « Quand la Seleka a lancé sa première offensive sur Bangui, en décembre, les militaires tchadiens étaient intervenus. Principe de précaution, Ndjamena soupçonnait Michel Djotodia d'entretenir de bonnes relations avec la rébellion tchadienne. Mais dès janvier, le régime tchadien avait obtenu des chefs de la Seleka l'assurance que Bangui ne deviendrait pas la base arrière des opposants à Idriss Déby.

Ce qui explique aussi pourquoi cette fois, les militaires tchadiens sont restés l'arme au pied ». Qui a donc décidé de lâcher Bozizé ? Certains observateurs, peut-être un peu trop obnubilés par le rôle historique de la France en Afrique, ont tôt fait d’y voir la main des autorités de Paris. Mais, objectivement, qui mieux que Déby, parrain reconnu de Bozizé depuis 2003, aurait pu influencer de façon décisive le cours des événements ? Pas l’Afrique du Sud en tout cas. Les tentations hégémoniques de Jacob Zuma (qui a réussi à imposer son ex-épouse à la présidence de la Commission de l’Union Africaine) et le déploiement des troupes sud-africaines à Bangui, n’a rien fait d’autre que d’irriter Déby et certains de ses pairs d’Afrique centrale. François Bozizé a commis l’irréparable erreur de croire que l’Afrique du Sud avait bétonné son pouvoir  Il en sort humilié, Jacob Zuma en sort fragilisé et, c’est Déby qui peut trinquer. En effet, plusieurs analystes politiques de l’Afrique centrale observent que le président tchadien vient de montrer qu’il avait l’étoffe pour assumer le vide laissé par Omar Bongo. En tout cas, voici ce que pense le Camerounais Shanda Tonme, écrivain et éditorialiste. « Je constate que c'est le Tchad qui joue les premiers rôles dans la sous région et qui projette une influence décisive sur les grandes questions. Nous (Cameroun, Ndlr) sommes totalement absents. Non seulement nous ne disposons plus de moyens logistiques conséquents pour un tel rôle, équipements militaires, troupes entraînés et bien équipés, stratèges conséquents, mais plus grave, la volonté humaine et psychologique est absente ». De fait, il faut dire que tout cela n’est pas pour déplaire aux grandes puissances. Au moment où les Etats s’émancipent de plus en plus, les grandes puissances ont besoin des blocs régionaux qui soient assez fédérateurs et représentatifs.

Quand ils y trouvent des interlocuteurs, il leur est plus facile d’agir discrètement. Sans heurter les sensibilités nationalistes qui peuvent se manifester ça et là. Un schéma parfait pour les autorités françaises qui n’ont plus d’autre choix que d’afficher – ne sait-que par convenance – leur volonté d’en finir avec la françafrique. Heureuse coïncidence de l’histoire, au-même moment, le Tchad est en train de réaliser des prouesses militaires au Mali. Ce qui ne fait rien d’autre que renforcer son prestige diplomatique. Déby peut-il en être fier ? Oui évidemment ! Le Tchad s’affirme de plus en plus comme une puissance en Afrique. Et améliore son image, laissant derrière lui les tristes souvenirs d’un pays chroniquement en guerre, avec son cortège de morts.

D’un point de vue personnel, Déby devient sans aucun doute un interlocuteur privilégié des grandes puissances en Afrique centrale. A l’image de Blaise Compaoré en Afrique de l’Ouest. Le président tchadien peut donc envisager le fait que son pouvoir sera plus stable. Mais, pour cela, il faudra aussi qu’il serve lui-même d’exemple car, c’est tout le monde qui va désormais l’observer. Tout un challenge !

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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 19:02

2013 - 09:10 GMT

François Bozizé

 

Alors que s’ouvre ce mercredi à Ndjaména au Tchad, un sommet extraordinaire des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale sur la crise en République Centrafricaine, le président déchu, François Bozizé sort de son mutisme et exige « le retour à la légalité constitutionnelle ».

Dans une interview exclusive accordée au correspondant de la BBC à Yaoundé au Cameroun, où il s’est exilé, il accuse le Tchad, son ancien allié d’avoir aidé les rebelles à le renverser.

François Bozizé se défend aussi d’avoir violé les accords de Libreville signé le 11 janvier dernier, et qui était censé mettre fin à la crise après que les rebelles ont repris les armes en fin d’année dernière.

L’accord prévoyait un cessez-le feu entre le pouvoir de François Bozizé et la rébellion ainsi que le maintien au pouvoir de ce dernier.

Outre les chefs d’Etat de l’Afrique centrale, le sommet verra la participation du président béninois Yayi Boni et celui d’Afrique du sud Jacob Zuma.

Le président sud-africain est vivement critiqué dans son pays après le décès de treize soldats sud-africains lors de l’offensive des rebelles de la Séléka sur la capitale centrafricaine.

Le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia ne sera pas présent à Ndjaména, mais on notera la participation du premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye.

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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 18:59

 

Le Sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) s’ouvre ce mercredi à N’Djamena, la capitale tchadienne. Le Premier ministre centrafricain

Nicolas Tiangaye

, issu de la rébellion Séléka, est attendu avec sa délégation. L’enjeu est clair : les autorités de la transition doivent convaincre notamment le Tchad de leur légitimité. Décryptage.

Expliquer les raisons du coup d’Etat et légitimer le gouvernement de la transition. Tels sont les enjeux du Sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) qui s’ouvre ce mercredi à N’Djamena, la capitale tchadienne.

Gagner la confiance du Tchad

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, issu de la rébellion Séléka, est attendu avec sa délégation. Les nouvelles autorités de la Centrafrique doivent convaincre notamment le Tchad de leur bonne foi et exposer leur feuille de route pour les trois ans à venir.

Au lendemain du coup d’Etat qui a renversé François Bozizé, le dimanche 24 mars, Michel Djotodia, chef de la rébellion Séléka, s’est autoproclamé président de la transition. L’Union africaine (UA) a aussitôt suspendu la Centrafrique de l’organisation et gelé les avoirs de sept responsables rebelles. A défaut de gagner la confiance de la communauté internationale, le nouvel exécutif de la Centrafrique -le Premier ministre reconduit Nicolas Tiangaye et le président par intérim Michel Djotodia- se doit de légitimer son pouvoir acquis par la force auprès des chefs d’Etat de l’Afrique centrale. « C’est normal dit-il, les pays de la région ne peuvent pas officiellement aller à l’encontre des principes de l’Union africaine. Ce qui est important pour nous c’est d’éviter les sanctions », confie un ministre Séléka à RFI.

Les ex-rebelles doivent, en premier lieu, séduire le président Idriss Déby car le Tchad est un membre imminent de la Ceeac. C’est surtout le puissant voisin de la Centrafrique et allié historique de François Bozizé avant de le lâcher. C’est grâce au Tchad que le régime de l’ancien président centrafricain a tenu pendant dix ans, puisque la garde présidentielle de l’ex homme fort de la Centrafrique était essentiellement composée des forces tchadiennes et ce, jusqu’en octobre 2012. Pour toutes ces raisons, la rébellion Seléka se doit de gagner la confiance du Tchad.

Se plier aux exigences de la communauté africaine

Le président centrafricain de la transition Michel Djotodia a assuré vouloir administrer la Centrafrique pendant trois ans et qu’il ne se représentera pas à l’élection présidentielle prévue pour 2016. Il en va de même pour Nicolas Tiangaye, le Premier ministre reconduit qui, conformément aux Accords de Libreville, ne doit pas non plus se porter candidat pour les élections législatives attendues pour la même année.

Le nouveau chef d’Etat de la Centrafrique a d’ores et déjà promulgué deux actes constitutionnels en vue de gouverner par ordonnances en Conseil des ministres et de permettre au Premier ministre de rester en fonction jusqu’à l’organisation des élections législatives et présidentielle.

Lors du Sommet de N’Djamena, le nouvel exécutif se devra de respecter cet agenda. En clair, la rébellion Séléka est contrainte de se plier aux exigences des institutions sous régionales pour s’assurer d’une légitimité auprès de la communauté africaine.

Le Sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) s’ouvre donc sous tension dans la capitale tchadienne. Rien ne dit que l’opération séduction du Séléka sera fructueuse. La rébellion a déjà prévenu que ses 3 000 hommes sont toujours stationnés à Bangui. Un nouvel enlisement n’est pas à exclure si les tractations échouent.

via Sommet de N’Djamena : le Séléka doit séduire le Tchad – Afrik.com : l’actualité de l’Afrique noire et du Maghreb – Le quotidien panafricain.

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Mardi 26 mars 2013 2 26 /03 /Mars /2013 20:17

 

L'ex-président centrafricain François Bozizé.
L'ex-président centrafricain François Bozizé.
AFP/Georges Gobet

Par RFI

Le Tchad n'est pas intervenu pour sauver le soldat Bozizé. Les militaires tchadiens intégrés au sein de la Fomac sont restés l'arme au pied et ont laissé la coalition rebelle Seleka poursuivre sans résistance leur avancée jusqu'à Bangui. Pourtant Ndjamena avait aidé le président Bozizé à arriver au pouvoir, il y a tout juste dix ans, l'avait soutenu lors des précédentes rébellions, allait même jusqu'à assurer sa sécurité. Alors que s'est-il passé?

Le président Deby a tout simplement perdu patience. C'est ce qu'explique son entourage. Il y a près d'un an, en mai 2012, il s'est rendu à Bangui et a appelé publiquement son homologue à dialoguer avec l'opposition. Signe du malaise qui existait déjà entre les deux chefs d'Etat.

En privé, Idriss Déby lui aurait aussi demandé d'abandonner son projet de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat. Il s'attirerait les foudres de la communauté internationale. Ce qu'évidemment François Bozizé a eu du mal à accepter de la part d'un parrain qui avait lui-même, en son temps, modifié la Constitution pour rester au pouvoir.

Dans les mois qui ont suivi, les relations n'ont fait que s'envenimer, François Bozizé soupçonnant son voisin du nord de soutenir les rebelles, puisqu'il accueillait deux de leurs leaders au moins sur son sol. Le même Bozizé a accusé la garde rapprochée tchadienne, mise à disposition par Idriss Déby, de commettre des exactions à Bangui. En octobre, elle a donc plié bagage. Et preuve d'ultime défiance, qui a choqué tous ses pairs de l'Afrique centrale, François Bozizé s'est tourné vers l'Afrique du Sud pour assurer sa protection.

Quand la Seleka a lancé sa première offensive sur Bangui, en décembre, les militaires tchadiens étaient intervenus. Principe de précaution, Ndjamena soupçonnait Michel Djotodia d'entretenir de bonnes relations avec la rébellion tchadienne. Mais dès janvier, le régime tchadien avait obtenu des chefs de la Seleka l'assurance que Bangui ne deviendrait pas la base arrière des opposants à Idriss Déby. Ce qui explique aussi pourquoi cette fois, les militaires tchadiens sont restés l'arme au pied.

Bozizé ignoré par Paris

Lorsqu'en octobre dernier, François Hollande annonce à Dakar la fin de la Françafrique, Francois Bozizé ne sait pas encore qu'il sera le premier chef d'Etat africain à subir l'épreuve de cette nouvelle logique.

Le président centrafricain le comprendra deux mois plus tard en décembre, lorsque les rebelles sont aux portes de Bangui. Paris répond à ses appels au secours par une fin de non-recevoir. Les soldats français ne sont plus là pour protéger un régime. Autre temps, autres mœurs.

Mais Francois Hollande applique finalement ce qui a déjà été amorcé par son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui a renégocié les accords de défense en les débarrassant des clauses secrètes permettant à l'armée française d'intervenir militairement.

Depuis mai dernier, Francois Bozizé n'aura pas réussi à renouer le contact avec les nouvelles autorités françaises. Pour ne s'être pas engagé à respecter la Constitution, c'est-à-dire à renoncer à un troisième mandat, le numéro un centrafricain n'aura pas obtenu son ticket pour une visite officielle à Paris.

En septembre, lors du sommet de la francophonie à Kinshasa, Francois Bozizé n'a eu droit à aucun aparté avec son homologue français. Dans cette nouvelle crise centrafricaine, Paris ne joue pas en première ligne mais garde la main à travers des piliers de la France en Afrique : le Tchad, le Congo-Brazzaville et le Gabon. La démocratie, se plaît à dire Francois Hollande, ne se négocie pas. On verra si ce principe sera imposé aux nouveaux maîtres de Bangui.

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Dimanche 24 mars 2013 7 24 /03 /Mars /2013 16:40

 

Entrés samedi à Bangui, les rebelles centrafricains ont pris le contrôle de Bangui. Le président Bozizé a pris la fuite. De nombreux pillages sont à déplorer.

Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui, demandant aux Forces armées centrafricaines (Faca) de ne pas combattre et au président François Bozizé de quitter le pouvoir qu'il avait conquis par la force en 2003. La France a envoyé des troupes en Centrafrique pour sécuriser l'aéroport de Bangui.

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16h25 : 350 soldats français ont été envoyés en renfort, selon une source proche du dossier.

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VIDEO Qui sont les rebelles de la Séléka ?

 

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15h17 : Les rebelles centrafricains du Séléka promettent l'organisation « d'élections démocratiques ». L'organisation, qui fédère plusieurs mouvements d'insurgés, s'est immédiatement attachée à rassurer la population après ce coup de force, affirmant que « la page Bozizé » était tournée et appelant à une « gestion consensuelle de la transition ».

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14h55 : Confusion sur la succession de Bozizé et sur le maintien en place du gouvernement d'union nationale du Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l'opposition. L'opposition et les rebelles du Séléka avaient obtenu des postes-clés dans ce cabinet, dont les ministères des Finances et des Mines. Le chef du Séléka, Michel Am Non Droko Djotodia, avait été désigné premier vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.

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14h10 : Le Séléka exprime « ses regrets les plus sincères pour toutes les victimes collatérales ». Parmi celles-ci, figureraient six soldats africains qui faisaient partie des quelque 400 hommes dépêchés en RCA par Pretoria pour entraîner et aider les troupes régulières. Une source au sein de la force régionale de maintien de la paix a affirmé que ces troupes avaient participé aux combats au côtés de l'armée centrafricaine. « J'ai vu les corps de six soldats sud-africains. Ils ont tous été abattus. Leurs véhicules ont été détruits et d'autres soldats sud-africains sont venus récupérer les corps », a raconté un témoin. Une source des Nations unies à Bangui a déclaré que les troupes sud-africaines se préparaient à quitter le pays. « Ils ont subi des pertes substantielles et ils ont demandé l'appui de la France pour l'embarquement de leurs troupes et pour leur départ », a dit cette source. Selon elle, le nombre de soldats sud-africains tués varierait entre deux et douze.

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13h51 : Paris confirme le départ du président Bozizé. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé dimanche le départ du président centrafricain François Bozizé de Bangui, la capitale tombée aux mains des rebelles, sans indiquer sa destination. « Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j'appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue », a déclaré M. Fabius dans un communiqué, indiquant que le dispositif français sur place « a été renforcé » pour assurer la sécurité des Français. « Nous renouvelons nos consignes de prudence à l'ensemble de nos compatriotes et nous leur demandons de restreindre leurs déplacements au strict minimum », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

 

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12h49 : Le président Bozizé introuvable. Une source bien informée a indiqué à l'AFP que le président avait « quitté le territoire national en hélicoptère » sans préciser sa destination. Il suffit de traverser le fleuve Oubangui pour rejoindre Zongo, en République démocratique du Congo (RDC) voisine. Toutefois, les autorités congolaises ont nié sa présence. « Le président Bozizé n'a pas demandé à venir en RDC, il n'y est pas arrivé, il n'est pas signalé » a affirmé à l'AFP M. Lambert Mendé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Le responsable a précisé qu'il s'était entretenu avec le maire de Zongo. Le Congo-Brazzaville a aussi réfuté sa présence sur le territoire. « Ni moi ni le président de la République n'avons été informés de son arrivée sur le sol congolais » a affirmé en fin de matinée M. Ikouebe.

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12h47 : Nombreux pillages à Bangui. De nombreux pillages, commis par des gens armés mais aussi de la population, ont lieu à Bangui prise par les rebelles dimanche matin, selon de nombreux témoins interrogés par l'AFP. Profitant de l'anarchie régnante, des hommes armés, des rebelles mais aussi sans doute des brigands ou membres des forces de l'ordre en civil, ont procédé à des pillages de magasins, de maisons particulières et de voitures. La population prenait ensuite le relais, ont rapporté des témoins dans divers endroits de la capitale.

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12h02 : Bangui est contrôlée par les rebelles. Bangui, la capitale centrafricaine, est sous le contrôle de la coalition rebelle Séléka, ont affirmé dimanche à l'AFP une source militaire centrafricaine et une source au sein de la force multinationale d'Afrique centrale (Fomac). « Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont pris la ville », a déclaré un haut responsable militaire centrafricain, sous couvert de l'anonymat, refusant par ailleurs de commenter la situation. « Les rebelles contrôlent la ville même s'il y a encore quelques tirs à gauche et à droite », a estimé par ailleurs une source au sein de la Fomac déployée en Centrafrique.

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1 1h35 : La RDC a demandé l'aide de l'Onu pour transporter le clan Bozizé. La République démocratique du Congo (RDC) a sollicité dimanche l'aide du Haut Commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR) pour transporter la famille du président centrafricain François Bozizé, contrainte de fuir son pays par les rebelles du Séléka, a annoncé un représentant des Nations unies ayant requis l'anonymat. Les autorités de RDC « ont demandé au HCR de transporter 25 membres de la famille de Bozizé de Zongo (localité de RDC frontalière de la Centrafrique, ndlr) à Gemena », dit-il dans un SMS.

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10h06 : Le président se serait enfui au Congo. Les membres de l'administration du président François Bozizé confirment que les rebelles centrafricains du Séléka se sont emparés de Bangui et indiquent que le président François Bozizé s'est enfui en République démocratique du Congo (RDC). « Les rebelles contrôlent la ville. J'espère qu'il n'y aura pas de représailles », a déclaré Gaston Mackouzangba, porte-parole du chef de l'Etat. Selon Crépin Mboli-Goumba, porte-parole du gouvernement, les rebelles du Séléka tiennent tous les points stratégiques de la capitale. Un conseiller du président ayant requis l'anonymat a indiqué qu'il avait traversé le fleuve Oubangui dans la matinée pour gagner la RDC.

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Centrafrique : 350 soldats français envoyés en renfort

9h45 : Les rebelles annoncent avoir pris le palais présidentiel mais ne pas avoir trouvé Bozizé. Les rebelles de la coalition centrafricaine du Séléka ont pris dimanche le palais présidentiel de Bangui, a annoncé à l'AFP un de leurs chefs militaires, le colonel Djouma Narkoyo, précisant que le président François Bozizé ne s'y trouvait pas. « Nous avons pris le Palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole », a-t-il déclaré. « Nous savions que Bozizé n'était pas là », a-t-il précisé. Une source militaire sous couvert de l'anonymat a confirmé la prise de la présidence par le Séléka, soulignant qu'il y avait encore « des poches de résistance dans la ville » mais que le « rapport de force était clairement en faveur des rebelles ». L'assaut de la rébellion a commencé vers 07H30 (6h30 GMT)

 

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7h45 : Tirs et détonations à Bangui. De nombreux tirs et détonations étaient entendus dimanche vers 07h45 (06h45 GMT) à Bangui que les rebelles de la coalition de la Séléka ont infiltré en vue de renverser le président François Bozizé, selon un journaliste de l'AFP sur place et un responsable militaire régional. Ces tirs et détonations étaient très audibles dans les quartiers sud où se trouve le journaliste mais aussi dans le nord de la capitale, selon une source militaire au sein de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) qui a confirmé la « reprise des tirs » vers 07h45. Des détonations avaient eu lieu samedi vers 18h à l'entrée de Bangui mais la capitale avait été relativement calme pendant la nuit.

 

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6h06 : « La journée d'aujourd'hui (dimanche) décisive » pour les rebelles à Bangui. La rébellion centrafricaine de la Séléka, dont certains éléments ont déjà pris position dans la capitale, a estimé que dimanche serait une « journée décisive » dans sa volonté de prendre Bangui et de renverser le président François Bozizé. « La journée d'aujourd'hui sera décisive. Nos hommes sont dans Bangui, on prend nos emplacements », a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires de la Séléka sur le terrain. « Les Faca (Forces armées centrafricaines) et les Sud-Africains sont massés autour du palais » présidentiel au centre de Bangui. « Nous lançons un appel à nos frères des Faca: ils n'ont qu'à déposer les armes et suivre ce qui va se passer », a-t-il poursuivi.

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Dimanche 24 mars 2013 7 24 /03 /Mars /2013 16:36

 

Laurent Fabius confirme que la sécurité des Français est assurée alors les rebelles de la coalition Séléka ont pris le contrôle de la capitale.

L'armée tchadienne vient en renfort au président François Bozizé menacé par les rebelles de la coalition centrafricaine du Séléka.L'armée tchadienne vient en renfort au président François Bozizé menacé par les rebelles de la coalition centrafricaine du Séléka. © Sipa / Sipa
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Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé dimanche le départ du président centrafricain François Bozizé de Bangui, la capitale tombée aux mains des rebelles, sans indiquer sa destination. "Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j'appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue", a déclaré M. Fabius dans un communiqué, indiquant que le dispositif français sur place "a été renforcé" pour assurer la sécurité des Français.

 

Les rebelles contrôlent Bangui

Bangui, la capitale centrafricaine, est sous le contrôle de la coalition rebelle Séléka, ont affirmé dimanche à l'AFP une source militaire centrafricaine et une source au sein de la force multinationale d'Afrique centrale (Fomac). "Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont pris la ville", a déclaré un haut responsable militaire centrafricain, sous le couvert de l'anonymat, refusant par ailleurs de commenter la situation. "Les rebelles contrôlent la ville, même s'il y a encore quelques tirs à gauche et à droite", a estimé par ailleurs une source au sein de la Fomac déployée en Centrafrique. "Nous avons pris le palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole", a déclaré un des chefs militaires des insurgés, le colonel Djouma Narkoyo. "Nous savions que Bozizé n'était pas là", a-t-il assuré. Le président au pouvoir depuis dix ans n'est plus apparu en public depuis une brève visite vendredi à son allié sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria. 

Le Congo nie heberger Bozizé

Paris confirme le départ de Bangui du président Bozizé, alors que d'autres sources avaient déjà indiqué son départ, probablement vers la République du Congo. Toutefois, les autorités congolaises nient sa présence. "Le président Bozizé n'a pas demandé à venir en RDC, il n'y est pas arrivé, il n'est pas signalé", a affirmé à l'AFP M. Lambert Mendé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Le responsable a précisé qu'il s'était entretenu avec le maire de Zongo. Le Congo-Brazzaville a aussi réfuté sa présence sur le territoire. "Ni moi ni le président de la République n'avons été informés de son arrivée sur le sol congolais", a affirmé en fin de matinée M. Ikouebe.

Pillages de magasins

À Bangui, les rebelles sont "en train de (se) déployer dans l'ensemble de la capitale pour lancer les opérations de sécurisation et éviter les pillages", a affirmé un des porte-parole du Séléka, Éric Massi depuis Paris. Selon plusieurs témoins, de nombreux pillages de magasins, de restaurants, mais aussi de maisons de particuliers et de voitures se produisaient dans la matinée.

Dimanche matin, le colonel Narkoyo avait averti : "La journée d'aujourd'hui sera décisive. Nos hommes sont dans Bangui, on prend nos emplacements". L'assaut de la rébellion a commencé vers 7 h 30 (6 h 30 GMT). "Nos éléments ont lancé l'offensive en début de matinée passant le bouchon du PK10 (point kilométrique 10, à une dizaine de kilomètres du centre et du palais présidentiel) près de la base sud-africaine pour aller vers le centre-ville", a expliqué Éric Massi.

Les échanges de tirs ont été très intenses vers 8 heures (7 heures GMT), mais sont devenus plus sporadiques, a constaté un journaliste de l'AFP proche de la zone des affrontements dans le centre. Les rebelles avaient commencé à entrer dans la capitale samedi en fin d'après-midi après avoir repris les armes la veille.

Première offensive des rebelles en décembre 2012

La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et avait enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées avant d'arrêter sa progression sous la pression internationale à 75 kilomètres au nord de Bangui.

Gouvernement d'union nationale

Des accords de paix signés à Libreville le 11 janvier avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale composé du camp Bozizé, de l'opposition et de la rébellion.
Mais arguant du non-respect des accords par le clan Bozizé, les rebelles ont déclenché une nouvelle fois les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s'ils prenaient Bangui.

"Tirs partout dans la ville"

Une femme qui s'était rendue dimanche à la messe de la cathédrale, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel, a raconté : "On a entendu des tirs partout dans le centre-ville, et c'était la débandade. Tout le monde s'est mis à courir dans tous les sens. Je me suis cachée pas loin", a-t-elle dit. "On vient d'abattre quelqu'un. Je ne sais pas si c'était un militaire ou un civil, mais il essayait de fuir sur sa moto quand il a été tué", a poursuivi la témoin.

Dans la nuit, les rebelles avaient envoyé un communiqué dans lequel ils expriment leur "attachement à une dynamique inclusive pouvant présider à la conduite de la transition", excluant "toute entreprise de vengeance et d'exclusion".

Le président Bozizé réélu en 2011 après un scrutin très critiqué

Arrivé au pouvoir par les armes en 2003, le président Bozizé avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d'un scrutin très critiqué par l'opposition qui avait crié à la "mascarade". "La Centrafrique vient d'ouvrir une nouvelle page de son histoire", concluaient les rebelles avant même la chute du palais présidentiel.

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole d'une plate-forme politique rassemblant des partis d'opposition et des associations de la société civile à Paris, a estimé dimanche que "le plus dur commençait". "Nous avons un grand travail de reconstruction nationale à faire. Nous ne voulons pas de chasse aux sorcières. On a besoin de tout le monde".

Au début de l'année, lors de la prise de contrôle de la majorité de la Centrafrique par les rebelles, le président français François Hollande avait refusé son soutien au régime Bozizé. La France, ancienne puissance coloniale, a envoyé 250 hommes à Bangui pour sécuriser l'aéroport et assurer la sécurité des 1 250 Français de Centrafrique

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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 17:17

 

DÉCLARATION DE LA COALITION SÉLÉKA No_038/SG/RCA/22/03/13

Nous apprenons, par les médias, des informations erronées faisant état de profondes divisions, de dissidence, voire de dissension, par l’existence de deux factions rivales au sein de notre Coalition. Ces informations bien surprenantes, parce que montées de toutes pièces par ceux-là même à la solde du Général François BOZIZÉ, sont préjudiciables à l’Unicité de notre Détermination. Cliquez ici pour lire la déclaration dans son intégralité.

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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 17:04

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Des combats se déroulaient vendredi entre la coalition rebelle Séléka et l'armée centrafricaine dans l'importante ville de Bossangoa, dans l'est de la Centrafrique (250 kilomètres de Bangui), a affirmé à l'Agence France-Presse une source militaire centrafricaine. Selon cette source, qui a requis l'anonymat, "une attaque de la rébellion contre la ville de Bossangoa est en cours, il est difficile de savoir ce qui se passe exactement, parce que les liaisons téléphoniques viennent d'être coupées".

 

Joint par l'Agence France-Presse, le porte-parole du Séléka, Éric Massi, a affirmé en début de matinée que la rébellion avait "pris Bossangoa". "Il y a eu très peu de combats, puisque les Forces armées centrafricaines (Faca) étaient déjà parties. La prise de la ville n'a pris que 15 minutes, et nous sommes actuellement en train de la sécuriser", a déclaré le porte-parole. Un habitant de Bangui qui avait joint un proche à Bossangoa en matinée a lui aussi fait état de combats.

Non-respect des accords de paix

Il s'agit de la première attaque de la coalition depuis son annonce de reprise des hostilités mercredi en raison du non-respect des accords de paix de Libreville, selon la rébellion. Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords. Depuis ce jour, elle retient à Sibut (160 kilomètres au nord de Bangui), cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville. Parmi les ministres retenus, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, jusqu'ici chef officiel de la rébellion, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur les revendications du Séléka, et a notamment fait libérer "tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville". Toutefois, le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion, avait estimé insufisant le geste du président : "Il (Bozizé) a fait semblant de signer des décrets, mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises."

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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 17:02

 

Des rebelles de la Séléka patrouillent aux environs de Damara.
Des rebelles de la Séléka patrouillent aux environs de Damara.Après avoir forcé le barrage tenu par la force militaire des États d'Afrique centrale (Fomac) à 75 km au nord de Bangui, les rebelles de la Séléka veulent prendre possession de la capitale centrafricaine.

Les rebelles centrafricains de la Séléka ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, annonçant leur intention d'entrer dans la capitale centrafricaine où ils ont appelé les populations «au calme». «Nos troupes viennent de prendre Damara», barrage tenu par les troupes de la force africaine à 75 km au nord de Bangui, a déclaré à l'AFP, Éric Massi, un porte-parole de la Séléka. «Nous appelons tout le monde, civils et militaires, au calme en attendant l'arrivée de nos troupes à Bangui, afin d'éviter des combats inutiles», a-t-il poursuivi.

«Il y a eu des tirs sans faire de blessés, les rebelles ont forcé le barrage de Damara et sont passés» vers midi (heure locale), a expliqué une source au sein de la Force militaire des États d'Afrique centrale (Fomac), dont les hommes étaient positionnés sur ce barrage. «Ils sont sur la route de Bangui. Nous sommes en alerte maximum», selon cette même source.

Des forces centrafricaines mal équipées et peu efficaces

L'annonce de la nouvelle s'est immédiatement répandue dans Bangui. «Tout le monde rentre chez soi. Les élèves ont été libérés des cours, on va attendre. On est inquiets», a témoigné une commerçante. Au port de Bangui, des «centaines de gens» tentaient de traverser le fleuve Oubangui pour rallier la République démocratique du Congo (RDC) voisine, à bord des pirogues qui font régulièrement la navette, selon un piroguier sur place.

La localité de Damara était considérée par la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (Cemac) qui fournit les troupes de la Fomac, comme ceux de «la ligne rouge» à ne pas franchir pour les rebelles de la Séléka. Ce barrage était tenu par des soldats tchadiens et gabonais, selon cette source au sein de la force africaine, qui n'a pas précisé leur nombre.

Plusieurs barrages de l'armée (Faca) et de la gendarmerie centrafricaine sont installés sur la route menant de Damara à Bangui. Mais ces forces centrafricaines sont notoirement mal équipées et peu efficaces, et avaient été balayées lors de la précédente offensive de la Séléka en janvier plus au nord du pays.

250 soldats français

Des troupes sud-africaines, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense, sont positionnées au nord de la capitale, près du «PK 12» (point kilométrique 12) qui est la véritable porte d'entrée de la ville. Il reste à savoir quelle sera l'attitude de ces troupes bien équipées face aux rebelles.

Quelque 250 soldats français se trouvent actuellement à Bangui, dans la zone de l'aéroport, situé au nord de la ville. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier dernier, le président français, François Hollande, avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les «ressortissants et intérêts français».

La Fomac, constituée de Tchadiens, Gabonais, Camerounais et Congolais, compte environ 500 soldats.

En janvier, le général Jean-Félix Akaga, le commandant gabonais de cette force, s'était montré ferme devant le franchissement de Damara, dernier verrou avant Bangui. «Si les rebelles attaquent Damara, c'est une déclaration de guerre, cela veut dire qu'ils ont pris la résolution d'engager les dix États d'Afrique centrale. Je ne pense pas sincèrement qu'ils en arriveront là», déclarait alors ce haut gradé.

Maître de la ville en 15 minutes

Dimanche, la rébellion de la Séléka avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier et d'autres revendications restées lettre morte, selon elle. Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants de la Séléka dans l'armée.

Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur ces revendications, et a notamment fait libérer «tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville». Le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion, avait estimé insuffisant le geste du chef de l'État.

Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une offensive sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays. Une source militaire a fait état de combats. La Séléka affirme s'être rendue maître de la ville en 15 minutes.

(Avec agences)

LIRE AUSSI:

» ÉDITION ABONNÉS: Centrafrique: les troupes de la Séléka soignent leur image

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Dimanche 17 mars 2013 7 17 /03 /Mars /2013 23:27

 

Le gouvernement tchadien devrait arrêter le Président du Soudan Omar el-Béchir ou lui interdire l’entrée au Tchad, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

De nouvelles informations indiquent qu’el-Béchir se rendra au Tchad pour participer à la Conférence de la Communauté des États sahélo-sahariens sur le projet de « ceinture verte », le 18 mars 2013. El-Béchir fait l’objet de deux mandats d’arrêt délivrés par laCour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis au Soudan dans la région du Darfour.

« Le Tchad devrait se joindre aux nombreux pays africains qui ont indiqué leur intention d’arrêter el-Béchir ou d’empêcher ses visites », a déclaré Elise Keppler, juriste senior au programme Justice internationale à Human Rights Watch. « Des militants de toute l’Afrique ont exhorté le Tchad à se tenir aux côtés des victimes et à faire en sorte que le président soudanais soit remis à la CPI pour être jugé. »

En tant que pays membre de la CPI, le Tchad a l’obligation de coopérer avec la Cour dans la remise de fugitifs, a souligné Human Rights Watch. D’autres membres africains de la CPI – notamment l’Afrique du Sud, le Malawi, le Botswana, la République centrafricaine, la Zambie et le Kenya –ont précisé qu’el-Béchir serait arrêté, ou ont annulé des visites ou même déplacé des conférences pour faire en sorte qu’il ne pénètre pas sur leur territoire.

Le Tchad soutient qu’en accueillant el-Béchir, il applique une décision de l’Union africaine (UA) appelant les gouvernements africains à ne pas coopérer à son arrestation. Toutefois, sur le plan du droit international, les décisions de l’UA ne peuvent contredire les obligations du Tchad en tant que membre de la CPI, selon Human Rights Watch.

Trois autres membres africains de la CPI seulement – Djibouti, le Malawi et le Kenya – ont autorisé des visites d’el-Béchir depuis qu’un mandat d’arrêt a été émis à son encontre en 2009. Toutefois, le Malawi et le Kenya ont annulé des visites ultérieures, à la suite des protestations diplomatiques et publiques.

Le Tchad est le seul membre de la CPI à avoir autorisé el-Béchir à se rendre en trois occasions sur son territoire. En février, en prévision d’une visite précédente, près de 100 organisations ont appelé le président tchadien à arrêter el-Béchir. La CPI, ainsi que l’Union européenne et le Royaume-Uni, ont également appelé le Tchad à coopérer à l’arrestation d’el-Béchir.

« Les obligations du Tchad au regard des traités internationaux ne peuvent pas être balayées par une décision de l’UA », a conclu Elise Keppler. « Le Tchad devrait arrêter el-Béchir, et non l’accueillir. »

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Mercredi 13 mars 2013 3 13 /03 /Mars /2013 19:06

 

Jean-Jacques Demafouth a été ministre de la Défense sous Ange-Félix Patassé.

L’ancien ministre centrafricain Jean-Jacques Demafouth est arrivé au Tchad mercredi matin où il "demande protection" aux autorités après avoir échappé, dit-il, à une arrestation suite à des accusations de soutien à la rébellion de la Séléka, dont des éléments sont encore en guerre contre Bangui.


C’est à moto que plusieurs témoins ont vu arriver Jean-Jacques Demafouth, mercredi 13 mars au matin à Goré, ville tchadienne frontalière de la Centrafrique. Il venait de Paoua d’où, dit-il, il serait parti dans la nuit de mardi.


« Plusieurs sources à Bangui m’ont indiqué que je serais arrêté à mon retour dans la capitale », a indiqué à Jeune Afrique le leader de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui se trouvait en mission au nord de la Centrafrique dans le cadre des opérations de désarmement et de réinsertion.


« Avant de partir, j’ai eu le ministre de l’Administration du territoire au téléphone qui m’a accusé d’aider les rebelles de la Séléka avec l’appui du Tchad », a ajouté Demafouth, qui dit demander protection aux autorités de N’Djamena auxquelles il s’est présenté mercredi matin.

 

Inquiétude

 

Pour l’heure, il indique n’avoir aucun projet et se dit inquiet pour la mise en œuvre des accords de Libreville signés entre le gouvernement centrafricain et les rebelles de la Séléka qui ont failli renverser François Bozizé début 2013.

 

Ancien ministre de la Défense sous Ange-Félix Patassé, opposant armé avant de revenir à la légalité, Jean-Jacques Demafouth est le vice-président du comité de pilotage du programme de démobilisation, désarmement et réinsertion des anciens rebelles en Centrafrique.

________

Par Madjiasra Nako, à N'Djaména


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Mercredi 6 mars 2013 3 06 /03 /Mars /2013 21:40

L'armée française a mis en déroute les islamistes armés qui tenaient le nord du pays.

MONDE

Morts de Belmokhtar et Abou Zeid : bataille de communication entre la France et le Tchad

6 mars 2013 à 16:31 (Mis à jour: 19:23)
Jean-Yves Le Drian à l'Elysée ce mardi.
Jean-Yves Le Drian à l'Elysée ce mardi. (Photo Bertrand Langlois. AFP)

ANALYSE Le sort des otages français pourrait expliquer les divergences affichées par Paris et N'Djamena sur la mort présumée des deux chefs jihadistes.

Par THOMAS HOFNUNG

Le feuilleton macabre continue. Au lendemain de la publication par RFI et Paris Match de la photo du cadavre d’un jihadiste présenté par les uns comme celui de Mokhtar Belmokhtar et par les autres comme celui d’Abou Zeid, il n’y a toujours aucune certitude sur la mort de deux des principales figures de la nébuleuse islamiste dans le Sahel.

En déplacement à Varsovie, François Hollande a toutefois évoqué, pour la première fois, l'élimination de responsables jihadistes, sans aller jusqu'à mentionner leurs noms. Des «chefs terroristes ont été anéantis»dans le massif des Ifoghas, a-t-il dit, à la faveur d’une «offensive»menée par les forces françaises. Il a également assuré que les militaires français amorceraient leur retrait du Mali «à partir du mois d'avril».

Ces derniers jours, cette incertitude persistante sur la mort de Abou Zeid et Belmokhtar a suscité des remous diplomatiques entre Français et Tchadiens, alliés sur le terrain militaire contre les jihadistes dans le massif de l’Adrar des Ifoghas (nord-est du Mali).

Depuis que le président tchadien lui-même a annoncé la mort d’Abou Zeid le 1er mars, puis entériné celle de Mokhtar Belmokhtar trois jours plus tard, Paris se refuse à confirmer – ou infirmer – ces déclarations. Ainsi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a expliqué le lendemain dans un entretien à La Dépêche du Midi se refuser «de parler au conditionnel». Et d’ajouter : «J’en appelle à la prudence et à l’esprit de responsabilité à l’égard d’indications que nous ne sommes pas en mesure de confirmer matériellement à ce stade.»

Ces déclarations adressées aux médias français semblent avoir piqué au vif le régime tchadien, qui a perdu de nombreux soldats sur le champ de bataille et a présenté la mort des deux figures terroristes comme un grand succès, apte à regonfler le moral des troupes et à justifier l’engagement militaire de N'Djamena aux yeux de son opinion. «C’est en respect aux principes de l’islam que les dépouilles de ces deux terroristes n’ont pu être exposées. C’est sur cette base que je peux répondre au ministre français de la Défense (Jean-Yves Le Drian, ndlr)qui souhaiterait avoir des preuves», a répliqué Idriss Déby, le président tchadien, lors de l’inauguration d’une centrale électrique en banlieue de N'Djamena, le 4 mars.

Hiatus

Le même jour, la photo du jihadiste tué commençait à circuler dans les rédactions, pour être finalement publiée coup sur coup par RFI et Paris Match.

Ce hiatus entre Tchadiens et Français soulève de nombreuses interrogations. Sur le terrain, dans l’Adrar des Ifoghas, les deux forces agissent de manière coordonnée. Selon des sources concordantes, des élements français (officiers de liaison issu des forces spéciales ou du service action de la DGSE) seraient aux côtés des soldats tchadiens. Paris peut-il vraiment ignorer les «preuves» dont Idriss Déby affirme disposer ?

Les autorités françaises l’affirment, allant même jusqu’à lui demander de les lui fournir. Dans le doute, Paris explique attendre une déclaration du mouvement jihadiste qui reconnaîtrait lui-même le décès des deux chefs et annoncerait dans la foulée les noms de leurs successeurs.

Otages

Mais l’attente de cette déclaration peut durer un certain temps.«Bousculés et traqués, les jihadistes sont extrêmement prudents dans leur communication, confie un spécialiste de la région. Ils savent que le simple envoi d’une vidéo ou d’un message audio peut suffire à trahir leurs positions. Toute la zone est sous surveillance électronique et satellitaire permanente.»

Abou Zeid et Belmokhtar sont peut-être morts, mais Paris n’aurait-il pas intérêt à gagner du temps ? Leur capture aurait pu relancer les négociations pour la libération des otages français aux mains d’Aqmi. A l’inverse, leur disparition, si elle était confirmée, peut susciter des représailles.

Interrogé par l’AFP, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki, a écarté toute idée de tension avec la France au sujet de la mort annoncée par le président Déby des chefs islamistes :«Il n’y a pas de tension (...) Laissons le temps. Nous comprenons. C’est un théâtre (d’opérations), il y a des otages, et notre objectif est de tout faire pour les libérer sains et saufs. Ce sont des questions militaires, je ne veux pas commenter.»

Confronté à la mort de plus d’une vingtaine de ses hommes, parmi lesquels des membres clés de son clan zaghawa, le président tchadien a peut-être parlé trop vite. Du moins aux yeux de Paris.

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