AFRIQUE

Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 17:37
Les présidents sud-africain et béninois (de g. à d.) à Cotonou, le 18 février 2012.

Quatorze chefs d'Etat africains ont évoqué samedi à Cotonou l'insécurité au Sahel, en particulier dans le nord du Mali où un regain de violences a provoqué une grave crise avec l'exode de dizaines de milliers de personnes.

 

Quatorze chefs d'Etat africains ont évoqué samedi à Cotonou l'insécurité au Sahel, en particulier dans le nord du Mali où un regain de violences a provoqué une grave crise avec l'exode de dizaines de milliers de personnes. Les participants n'ont publié aucun communiqué au terme de leurs discussions car il s'agissait d'une réunion informelle, selon des responsables du ministère béninois des Affaires étrangères.

 

La réunion d'un jour, conviée par le nouveau président de l'Union africaine (UA) et chef d'Etat béninois Thomas Boni Yayi, survient alors que la région du Sahel est bouleversée par la résurgence de la rébellion touareg. Dans son discours ouvrant le sommet, M. Yayi a souligné le "grand paradoxe" de l'Afrique, "continent de l'avenir" qui n'est "pas uni dans sa marche vers la paix, la stabilité (...) et le développement".

 

Beaucoup de troubles actuels "révèlent, si besoin en était, les limites de nos actions", a-t-il dit à ses homologues dont quatorze, sur les 25 attendus, étaient présents. L'UA regroupe les 54 Etats du continent. Il a cité en exemple "la persistance des crises et l'apparition de nouvelles menaces à la sécurité de nos Etats et de nos populations, telles que l'insécurité endémique et persistante dans la région sahélo-saharienne, avec sa cohorte de réfugiés et ses effets collatéraux sur les autres pays frères".

 

Depuis mi-janvier, le Mali est confronté à une offensive de la rébellion touareg, combattue par l'armée. Les violences ont provoqué un exode à l'intérieur du pays mais aussi vers le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie. Selon Amnesty International, il s'agit de "la pire crise des droits humains qu'ait connue le nord du Mali depuis vingt ans". Des dizaines de personnes ont été tuées depuis un mois, selon l'organisation. Au moins 60.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et 44.000 ont trouvé refuge dans les pays voisins.

 

"Recrudescence du terrorisme"

 

Le président Yayi a également évoqué "la recrudescence du terrorisme et des narco-trafiquants dans certaines régions" ainsi que "la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée et au large des côtes somaliennes". Les pays du Sahel font face à la menace de la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi) et d'autres groupes criminels, ainsi qu'à l'afflux d'armes, dont de l'armement lourd, issues du conflit libyen, tandis que le Nigeria est secoué depuis des mois par les attaques meurtrières du groupe islamiste Boko Haram.

 

Les conclusions des pourparlers à Cotonou feront l'objet de discussions au prochain sommet de l'Union africaine, prévu en juin au Malawi, a indiqué à la presse une conseillère du président Yayi pour les affaires étrangères, Mariam Aladji Boni Diallo.

 

Fin janvier, l'UA a prolongé le mandat de l'actuel président de la Commission de l'UA, Jean Ping, après avoir échoué à départager les candidats à sa succession - dont il fait partie - lors d'une élection. Dans son discours d'ouverture, M. Yayi avait indiqué que la délicate question de la désignation du président de la commission de l'UA n'était pas à l'orde du jour samedi.

"Un comité de 8 membres composé des 5 régions du continent avec l'appui du Gabon, de l'Afrique du Sud et du président de l'Union africaine a été mis en place pour examiner" cette question, a-t-il dit. Le président sud-africain Jacob Zuma a affirmé jeudi que son pays était déterminé à décrocher la présidence de la Commission de l'UA pour son ancienne ministre des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma, malgré un échec lors du dernier sommet du bloc régional.

 

Etaient présents à la réunion les présidents ou chef de gouvernement d'Afrique du Sud, du Bénin, du Burkina Faso, du Congo, de la Côte d'Ivoire, d'Ethiopie, du Gabon, de la Guinée, du Liberia, du Niger, du Nigeria, du Rwanda, du Tchad et du Togo.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Les troubles dans le Sahel au centre d'un mini-sommet de l'UA à Cotonou | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 17:19

 



Lagos, Nigeria - Le Nigeria signe un accord avec trois pays voisins pour lutter contre Boko Haram. Le gouvernement nigérian a signé un accord avec trois pays voisins dans le cadre de ses efforts pour endiguer la menace de la secte islamiste Boko Haram, responsable de la mort de 935 personnes en deux ans et demi.
Le quotidien privé Punch rapporte lundi qu’en vertu de cet accord signé avec le Cameroun, le Tchad et la République du Niger, ces pays vont collaborer en plaçant les suspects sur leur sol sous surveillance et partager leurs renseignements.

  
Toutefois, le journal ne précise ni la date ni le lieu de la signature dudit accord.

 
Les autorités nigérianes ont à maintes reprises déclaré que Boko Haram comprenait de nombreux étrangers en son sein.


La semaine dernière, le chef de l’armée, le général de corps d’armée Azubuike Ihejika, a réaffirmé la position du gouvernement selon laquelle, les activités de Boko Haram ne sont pas limitées au Nigeria et que la secte était une menace pour la sous région ouest-africaine.


‘Que la menace que représente Boko Haram dépasse nos frontières n’est pas quelque chose de nouveau. Le plus rapidement nous agirons avec fermeté, mieux c’est pour l’avenir de cette nation’, a-t-il dit.

 

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 13:36

 

Un ingénieur allemand a été enlevé près de Kano, deuxième ville du Nigeria à nouveau secouée jeudi par une explosion, moins d'une semaine après une série d'attaques revendiquée par un groupe islamiste qui ont fait 185 morts.

Des ravisseurs en voiture ont enlevé dans la matinée Edgar Raupach, ingénieur travaillant pour la société de construction nigériane Dantata et Sawoe, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police, Magaji Majia.

"Ils l'ont menotté et mis dans le coffre avant de filer à grande vitesse", a-t-il poursuivi. Les ravisseurs, dont il a dit ignorer l'identité, n'ont pas contacté la police, a ajouté le porte-parole.

Un responsable de l'ambassade d'Allemagne au Nigeria a déclaré que son équipe était en train de vérifier les déclarations de la police. "Le ministrère des Affaires étrangères et l'ambassade d'Allemagne travaillent très dur" sur cette affaire, a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.

En mai 2011 deux ingénieurs, un Italien et un Britannique, ont été enlevés dans l'extrême nord-est. Ils sont apparus dans des enregistrements vidéo laissant entendre que leurs ravisseurs appartenaient ou étaient liés à Al-Qaïda et n'ont toujours pas été libérés.

Dans l'après-midi, une nouvelle explosion a retenti sur un parc d'autobus de la grande métropole du nord du Nigeria et deuxième ville du pays le plus peuplé d'Afrique.

"Personne ne peut indiquer la cause (de l'explosion). Aucun mort ou blessé n'a été signalé. La zone a été évacuée", a déclaré à l'AFP M. Majia.

Sur place, un soldat interrogé par l'AFP a également affirmé qu'il n'y avait ni mort ni blessé, mais la presse locale a fait état de cinq blessés.

Le 20 janvier, Kano a été frappée par une série d'attaques menées par le groupe islamiste Boko Haram, notamment contre des commissariats, et qui avaient fait au moins 185 morts.

Avant l'explosion de jeudi, la tension semblait être un peu retombée dans la ville où des commerces, fermés depuis cet assaut, avaient rouvert.

Parallèlement, selon une source policière haut placée, des membres présumés du groupe ont contacté la police pour un dialogue via l'émir de Kano, la plus haute autorité musulmane traditionnelle de la ville.

Boko Haram Les islamistes "disent qu'ils le veulent comme médiateur dans le dialogue qu'ils proposent", a affirmé la même source.

En septembre dernier, l'ex-président mais toujours influent Olusegun Obasanjo avait déjà tenté une médiation en rencontrant des membres de la famille du chef défunt de Boko Haram, tué lors de la répression d'un soulèvement islamiste fin 2009 (au moins 800 morts).

Selon un membre de la famille de Mohammed Yusuf, M. Obasanjo s'était "proposé pour faire la liaison entre le gouvernement fédéral et la secte Boko Haram pour mettre fin aux attaques meurtrières du groupe et pour ouvrir le dialogue avec la secte pour parvenir à une paix durable".

Les autorités sous le feu des critiques

Alors que les autorités sont très critiquées pour leur prétendue incapacité à mettre en échec Boko Haram, la source policière ayant requis l'anonymat a également indiqué que près de 200 personnes avaient été arrêtées suite aux violences de vendredi, dont une majorité de Tchadiens.

"80% (des attaquants) étaient des mercenaires tchadiens", a affirmé cette source affirmant que les Tchadiens auraient été payés pour participer aux récentes attaques attribuées à Boko Haram.

Un spécialiste du Nigeria à l'International Crisis Group (ICG) juge cependant peu probable que Boko Haram compte autant d'étrangers.

"Nous savons que certains étrangers ont été et sont encore impliqués, mais ce chiffre semble énorme", estime Kunle Amuwo.

Les forces de sécurité ont longtemps soupçonné Boko Haram d'introduire clandestinement des armes au Nigeria par la frontière poreuse avec le Tchad et le Niger, au nord-est du pays.

Un rapport de l'ONU rendu public mercredi évoque la menace que fait peser Boko Haram sur la région et les liens qu'il a tissés avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Si certains craignent de tels liens, d'autres estiment pour leur part que le groupe est la résultante de problématiques strictement nigérianes.

Boko Haram a revendiqué de nombreuses attaques ces derniers mois, dont l'attentat suicide d'août 2011 contre le siège de l'ONU à Abuja (25 morts), et la série d'opérations en particulier contre des églises le jour de Noël (49 morts).

Sous forte pression, le président Goodluck Jonathan a limogé mercredi le chef de la police et ses six adjoints, et annoncé une réorganisation "urgente" de cette institution.

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 20:36

 


«Acquérir des informations sur le statut de l’opposition politique burkinabè et le climat du dialogue entre cette dernière et la majorité présidentielle». Telle est la raison qui a conduit une délégation de l’opposition politique du Tchad à rencontrer, dans la matinée de ce vendredi 6 janvier 2011, Me Bénéwendé Sankara, Chef de file de l’opposition politique burkinabè (CFOP) au siège de ladite institution.
La délégation de l’opposition tchadienne était conduite par le député Ali Gabriel Golhor. Il s’est agit pour lui et les autres membres de la délégation de prendre des leçons en matière d’organisation du statut de l’opposition. «Nous avons reçu beaucoup d’informations d’une part sur le fonctionnement de l’institution chef de file de l’opposition et d’autre part sur ses rapports avec le pouvoir en place» a laissé entendre le chef de la délégation tchadienne à la fin de l’audience. «Toutes ces informations nous permettront d’améliorer le statut de l’opposition au Tchad qui connait beaucoup de difficultés» a-t-il ajouté.
Ali Gabriel Golhor a, en outre, loué l’initiative de l’Etat burkinabè de doter l’opposition burkinabè d’un siège entièrement pris en charge par le Trésor public. L’autre point positif qu’il n’a pas manqué de souligner est l’existence du dialogue entre l’opposition burkinabè et le parti au pouvoir, ce qui permet, a –t-il dit «d’éviter les tensions que les autres pays connaissent.» Cependant, il s’est refusé à notifier certaines insuffisances qu’il a relevées. L’important, pour lui, se résumant aux points positifs. Après le Burkina Faso, la délégation de l’opposition tchadienne déposera ses valises au Mali et en Mauritanie dans la poursuite du même objectif.

http://burkina-faso.senego.com

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 20:32

 

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Depuis presque un demi siècle, des générations entières d’Africains subissent la tyrannie, le mépris de M. Béchir Ben Yahmed et de son groupe de presse, et ce n’est pas fini, car ses rejetons sont là à l’œuvre et travaillent à pérenniser l’œuvre de colonisation de nos esprits et de dépouillement de nos deniers publics. Qu’a-t-il apporté ce groupe de presse aux Africains ?

 

Source: ici

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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 13:25

 

Idriss Deby Itno et paul Biya (Ph : Prc).

 

Le président tchadien Idriss Deby Itno se rend jeudi à Yaoundé pour une courte visite officielle auprès de son homologue Paul Biya, annonce un communiqué de la présidence camerounaise lu mercredi soir par la radio gouvernementale (CRTV) sans précision de l’objet de la visite.

 

 

Un "entretien privé" et un déjeuner officiel au palais présidentiel camerounais à Yaoundé constituent les temps forts de la rencontre entre les deux dirigeants d’Afrique centrale, indique le programme communiqué par le cabinet civil de la présidence camerounaise, lequel annonce l’arrivée du leader tchadien dans le pays à 11H00, heure locale, et le départ aux environs de 16H00 (15H00 GMT).

Sans compter la participation aux festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun en mai 2010, c’est la deuxième visite officielle en deux ans d’Idriss Deby Itno au Cameroun, après celle d’octobre 2009 destinée, avait-il justifié à la presse, à renforcer la coopération bilatérale et l’intégration régionale de l’Afrique centrale confrontée à des écueils structurels.

A l’époque, le numéro un tchadien présidait la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui, en plus du Cameroun et du Tchad, regroupe en outre l’ Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC) et Sao Tomé & Principe.

Il avait confié avoir discuté avec son homologue camerounais, parmi des sujets de préoccupation pour la région, d’un scandale financier déclaré à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et géré par la suite par la nomination de nouveaux responsables à la tête de cette banque centrale lors d’un sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) tenu en janvier 2010 à Bangui en RCA

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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 17:01

Un attentat, revendiqué par l'organisation islamiste Boko Haram, a fait plus de 27 morts près de la capitale Abuja.


 

Une voiture près de l'église où a explosé une bombe le 25 décembre, à proximité de la capitale du Nigéria, Abuja. (AFP)


 

Une explosion a fait au moins vingt-sept morts dimanche de Noël dans une église catholique près de la capitale du Nigeria, selon les secours, quelques jours seulement après une vague d'attaques meurtrières dans le nord-est revendiquées par la secte islamiste Boko Haram.

Dans le centre du pays, un policier a été tué dans un attentat le même jour contre une église de Jos.

L'attentat le plus meurtrier a été renvendiqué par l'organisation islamiste Boko Haram, qui a frappé l'intérieur de l'église Ste Theresa à Madalla, en périphérie de la capitale Abuja.

"Nous avons dans ces trois véhicules (ambulances) 15 cadavres", a dit à l'AFP le secouriste. Il craignait que le bilan ne s'alourdisse car d'autres les opérations de dégagement de corps se poursuivaient.

L'explosion, dont l'origine n'a pas été précisée immédiatement, s'est produite alors que des personnes se trouvaient à l'intérieur de l'église Ste Theresa de Madalla, en périphérie de la capitale Abuja, pour le jour de Noël.

Boko Haram a revendiqué de nombreux attentats

Le chaos régnait autour du bâtiment après l'explosion. Des jeunes en colère ont allumé des feux et menacé d'attaquer un commissariat de police des environs. Les policiers ont tiré en l'air pour les disperser et fermé un grand axe routier.

Aucune revendication n'a été rendue publique dans l'immédiat mais le Nigeria est régulièrement secoué par des attaques et des attentats, souvent attribués à la secte islamiste Boko Haram.

Ce mouvement, qui dit vouloir imposer un Etat islamique, a revendiqué l'attentat suicide d'août 2011 contre le siège des Nations unies à Abuja, qui avait fait 24 morts.

Il s'était également attribué la responsabilité d'une vague d'attaques sanglantes le 24 décembre 2010, veille de Noël, qui avaient visé plusieurs églises et fait des dizaines de morts.

Jeudi et vendredi derniers, une série d'attaques dans trois villes du nord-est du pays, où Boko Haram est particulièrement active, ont donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre. Ces violences pourraient avoir fait jusqu'à 100 morts, ont estimé samedi une source policière et un responsable d'ONG.

Le chef d'état-major des armées du Nigeria, le général Azubuike Ihejirika, cité par des médias locaux samedi, a affirmé que l'armée avait tué 59 membres de la secte à Damaturu.

Damaturu et Potiskum, dans l'Etat de Yobe, et Maiduguri, capitale de l'Etat voisin de Borno, avaient été secouées par des explosions et des tirs jeudi, suivis de combats avec policiers et soldats.

Les violences se sont poursuivies vendredi à Damaturu et samedi, le calme semblait de retour dans les trois villes où les forces de l'ordre patrouillaient. Un couvre-feu a été instauré dans l'Etat de Yobe.

Un homme s'exprimant régulièrement au nom de Boko Haram, Abul Qaqa, a déclaré vendredi à l'AFP que ces attaques avaient été menées "pour venger la mort de nos frères tués par les forces de sécurité en 2009".

Il faisait référence à une insurrection de la secte en 2009 qui avait été brutalement réprimée par les autorités, faisant des centaines de morts.

Le porte-parole, s'exprimant par téléphone, a assuré que Boko Haram continuerait de commettre des violences jusqu'à la création d'un Etat islamique au Nigeria.

Ce pays le plus peuplé d'Afrique (160 millions d'habitants) compte environ autant de musulmans, plus nombreux dans le nord, que de chrétiens, majoritaires dans le sud.

Les actions menées par Boko Haram ont évolué, devenant plus sophistiquées, avec des bombes activées à distance par exemple, et plus mortelles depuis des mois.

Des observateurs craignent que des membres de la secte, qui semble divisée en plusieurs factions, aient développé des liens avec la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

(AFP)

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 16:36

debyetbechir200.jpgSi Omar El-Béchir doit être jugé, il faut que ce soit en Afrique, conformément aux recommandations de l'Union africaine (UA), a estimé le président tchadien, Idriss Déby Itno, en  réponse aux demandes incessantes de la Cour pénale internationale (CPI) de se faire livrer le président soudanais. 'Je suis certes signataire du statut de Rome, mais je suis aussi membre de l’Union africaine, laquelle a une position divergente sur cette affaire. J’ai choisi de suivre l’avis de l’UA : il n’est pas question qu’El-Béchir, s’il doit être jugé, le soit ailleurs qu’en Afrique', déclare notamment le chef de l'Etat tchadien dans une interview parue ce lundi dans le magazine Jeune Afrique.

La Chambre préliminaire de la CPI, dans un communiqué rendu public, a informé le 13 décembre 2011 le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Assemblée des Etats parties de la non-coopération du Tchad quant à l’arrestation et la remise d’Omar El-Béchir à la CPI lors de sa visite au Tchad en août dernier.

Pour la Chambre de la CPI, 'il n’est pas possible pour les Etats parties, ainsi que pour l’Union Africaine, de se fonder sur l’article 98-1 du Statut de Rome afin de refuser d’exécuter les demandes de coopération adressées par la Cour aux fins de l’arrestation et de la remise de M. Al Béchir'.

Outre le Tchad, Djibouti, le Kenya et le Malawi ont été indexés par la Chambre de la CPI pour non coopération lors de visites effectuées par le président soudanais sur leurs territoires.

'S’il veut que la paix revienne au Darfour et s’il veut sécuriser sa frontière est, le Tchad n’a pas d’autre choix que d’avoir les meilleures relations possibles avec le Soudan, quel que soit le régime en place à Khartoum' explique Idriss Déby Itno, se voulant pragmatique.

'Nous avons un vaste projet commun d’interconnexion avec le réseau ferroviaire soudanais, qui permettra de relier Abéché à la mer Rouge : c’est cela qui nous importe', ajoute-t-il.

Le 4 mars 2009, rappelle-t-on, la CPI avait délivré un premier mandat d’arrêt à l’encontre de El-Béchir, considérant qu’il y a des motifs raisonnables de croire que ce dernier avait a engagé sa responsabilité pénale pour cinq chefs de crimes contre l’humanité et de deux chefs de crime de guerre.

Un second mandat d’arrêt avait été délivré à son encontre le 12 juillet 2010, pour trois chefs de crime de génocide.

Cependant, si le président Idriss Déby est contre le transférement d’El-Béchir à la CPI, il n’a pas été choqué par celui de Laurent Gbagbo car, a-t-il fait remarquer, comme pour l’ex-président libérien, Charles Taylor, qui y est déjà, 'l’Union africaine a eu sur ces deux cas une position sans ambiguïté : cela procède de la volonté des Ivoiriens, il n’y a donc aucun problème'.

Mais le président tchadien a averti 'qu’il serait bon que la CPI ne s’en tienne pas qu’aux Africains dans son combat contre l’impunité', parce que, selon lui,'l’Afrique ne l’accepterait pas'.

Concernant le cas de l'ancien président tchadien, Hissène Habré, réfugié depuis plus de dix ans au Sénégal, Idriss Déby Itno estime que la meilleure solution serait de le faire juger au Rwanda, ce pays s'étant proposé pour organiser son procès.

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 11:11

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

BANGUI — Le chef rebelle tchadien Baba Laddé du Front populaire pour le redressement (FPR), dont les hommes vivent actuellement dans le centre de la Centrafrique, a démenti mercredi les actes de violences dont il est accusé et s'affirme "toujours prêt à négocier".


"Nous n'avons rien à voir avec l'attaque de lundi. Cette attaque est l'oeuvre de rebelles manipulés par l'ambassade du Tchad", a affirmé à l'AFP par téléphone satellitaire le général Baba Laddé à propos de l'attaque lundi d'un convoi par des coupeurs de route qui a fait trois morts à Libi village entre Damara (60 km nord de Bangui) et Sibut (100 km nord Bangui).


Dans un communiqué mercredi, le ministère centrafricain de la Défense a affirmé avoir déployé dans le secteur des hommes de la Garde républicaine qui "ont mis en déroute les malfrats. A l'heure actuelle toute la localité est sous contrôle des éléments des forces armées centrafricaines et la population vaque librement à ses occupations".


"Nous avons toujours lutté contre les coupeurs de route. C'est nous (le FPR) qui avons sécurisé les axes dans le passé", a-t-il assuré alors que le président centrafricain Bozizé l'a accusé lors des fêtes du 1er décembre d'être un "escroc" et un "voleur de bétail qui dépossède les éleveurs peuls de leur bétail".

"Il affirme être un défenseur des éleveurs peuls, mais c'est tout à fait le contraire. Il les traque, il vole leur bétail, il vole leur argent. Mais ceux-ci finiront par se retourner contre lui", avait déclaré le président Bozizé, alors que le préfet de la région de Bambari a accusé les hommes du FPR de vivre de pillage et de racket, ainsi que d'enrôler des jeunes peuls de force.


Joint depuis Libreville, Baba Laddé a aussi démenti ces accusations, reconnaissant toutefois prélever "une cotisation en contrepartie des services rendus pour assurer la tranquillité et la sécurité" des éleveurs peuls. "Ce sont nos gens, nous les protégeons. Je peux comprendre le président Bozizé, nous sommes dans son pays", a-t-il ajouté "Mais, nous voulons la paix. Nous sommes toujours prêts à négocier".


Baba Laddé a accusé le président tchadien Idriss Deby Itno de "ne pas vouloir négocier". "Il dit qu'il veut discuter avec tous les Tchadiens mais de quels Tchadiens parle-t-il? Nous voulons des négociations avec la présence de la communauté internationale", a ajouté Baba Laddé.


Le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir.


Le 10 août, le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo avait affirmé avoir convaincu le général Abdel Kader Baba Laddé de se rendre à N'Djamena pour discuter, mais celui ci s'était refusé fin août à toute négociation sans la présence de l'ONU.

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 11:04


par William Leday, coordonnateur du pôle international et défense de Terra Nova

L’effervescence médiatique retiendra le rôle de la France et de la coalition internationale dans la chute de Mouammar Kadhafi. Une fois cette écume dissipée, l’histoire se gardera évidemment de porter un jugement lapidaire sur le sens de cette chute mais mettra probablement en exergue les conséquences pour le moins paradoxales de cette intervention, notamment l’interprétation abusive dont la résolution 1973 a fait l’objet. Plusieurs éléments interrogent, certains relèvent du déni de complexité, d’autres de la morale.

Ce déni de complexité peut être mesuré à deux niveaux. Localement tout d’abord, puisqu’à la reconnaissance hâtive du Conseil national de transition (CNT) a correspondu de la part de l’Elysée une réelle méconnaissance de la complexité de la révolution libyenne dans ses composantes et sa mécanique. De façon connexe, l’Elysée a fait preuve d’une même méconnaissance de la géopolitique libyenne qui se décompose schématiquement en trois sous-ensembles ethnolinguistes (la Cyrénaïque, la Tripolitaine, le Fezzan) sur lesquels se superpose un système tribal et lignager dense. La reconnaissance du CNT s’est faite sans qu’une contrepartie politique autre que le simple renversement du régime soit négociée. Or, la révolution libyenne dans ses prémisses, à l’image des révolutions tunisiennes et égyptiennes, véhiculait des revendications portées par une jeunesse désabusée et une classe moyenne souhaitant prendre en main son destin. Celles-ci ont été confisquées par le CNT dirigé par une poignée d’ex-ministres du régime, d’islamistes et leaders berbérophones. Comment alors s’étonner que la charia soit proclamée ? Comment imaginer que des élections puissent être organisées dans huit mois dans un pays où la société civile et politique est tout juste à l’état de gestation ?
Par-delà la complexité propre à la Libye, l’intervention exerce une résonnance largement occultée au sein de l’espace régional et sous régional. En effet, les pays sahéliens (Niger, Mali, Tchad…) subissent plus ou moins directement les répercussions de la déflagration libyenne. Au-delà des flux d’armements bénéficiant à AQMI, les flux migratoires, l’instrumentalisation des mercenaires subsahariens par l’ancien régime, la déstabilisation des institutions régionales (notamment l’Union africaine financée à 45 % par la Libye) posent question et sont encore difficilement mesurables. L’omniprésence d’Alger qui s’est distinguée par un soutien sans faille au guide libyen, la veille du cinquantenaire des accords d’Evian, interroge. De même que la présence de militaires qataris auprès des forces du CNT interpelle. L’analyse des dimensions géopolitique et géostratégique manquent cruellement.
Au nom de principes qui ne sont pas sans rappeler ceux justifiant une « guerre juste », cette intervention pose également des problèmes moraux, à commencer par l’interprétation abusive de l’esprit de la résolution 1973. Pour rappel, celle-ci s’adossait sur le viol du principe incombant aux Etats de « responsabilité de protéger les populations civiles ». Or, dès l’origine, la coalition internationale, par le truchement de Barack Obama et Nicolas Sarkozy, a fait savoir que l’objectif de l’intervention était la chute de Mouammar Kadhafi. Dès lors, dédiée à la protection des populations civiles, l’opération a basculé ipso facto vers une logique d’assistance militaire pure et simple à l’une des parties prenantes, en l’occurrence les forces du CNT.
Indirectement et ce n’est pas le moindre des paradoxes, l’interprétation abusive de la résolution 1973 n’a pas fait seulement choir le régime libyen, il a également réduit les probabilités d’adoption d’un texte soutenant matériellement les révolutionnaires syriens ou yéménites. Il sera bien évidemment difficile pour eux de voter un texte similaire en faveur du peuple syrien ou yéménite compte-tenu de la réticence initiale de la Russie et de la Chine (sans compter celle des autres BRIC). Utilisé pour la première fois, ce principe dégagé en 2005, concrétisation édulcorée du droit d’ingérence, se trouve aujourd’hui irrémédiablement compromis. Son usage était délicat et imposait de la subtilité, or l’intervention de la coalition s’est affranchie de la mesure découlant de l’usage de la force.
Au-delà, l’Occident serait travaillé par une compassion sélective, ils existeraient donc des révolutions que l’on soutient (Libye) d’autres que l’on néglige (Yémen, Syrie), « pire », que l’on occulte par une neutralité active pour des raisons géostratégiques (Bahreïn). Enfin, toujours dans le même registre, certains aspects de cette séquence militaire, que d’aucuns qualifieraient de « seconds », suscitent d’autres interrogations morales comme le traitement des prisonniers par le CNT, la chasse à l’homme dont de nombreux émigrés d’Afrique subsaharienne ont été victimes, le lynchage du guide libyen…
Comme il eut été plus avisé d’intervenir plus tôt au bénéfice de la seule protection des populations civiles, il eut été aussi opportun de « maîtriser » la violence, favoriser la fixation des rapports de force et obliger les parties prenantes à la solution négociée. Une autre intervention était possible, sur des modalités différentes et par une lecture conforme de la résolution 1793. Moins glorieuse en apparence, celle-ci aurait permis d’asseoir une communauté internationale, aujourd’hui singulièrement désarmée face au régime de Bachar al-Assad.
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:49

 



30/11/2011 par Sarah Tisseyre
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à Korhogo, le 2 mai 2011.

Le procureur de la République de Côte d’Ivoire a signifié à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le mandat d’arrêt émis hier, mardi 29 novembre 2011 contre lui par la Cour pénale internationale (CPI). Laurent Gbagbo est arrivé ce mercredi 30 novembre 2011 à La Haye, aux Pays-Bas, où il a été incarcéré dans le centre de détention de la Cour pénale internationale.

De notre correspondante à La Haye LA SUITE >
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 02:12

Luis Moreno-Ocampo, procureur de la CPI en visite à Tripoli, affirme que la Libye peut juger Seif al-Islam.
Luis Moreno-Ocampo, procureur de la CPI en visite à Tripoli, affirme que la Libye peut juger Seif al-Islam. REUTERS/Mohammed Salem Par RFI
En visite depuis mardi 22 novembre dans la capitale libyenne, le procureur de la Cour pénale internationale s’est exprimé au sujet de Seif al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien leader libyen arrêté samedi dernier. De nouveau, Luis Moreno-Ocampo n’a pas exclu que celui-ci soit jugé en Libye malgré les craintes des organisations des droits de l’homme de voir un procès expéditif.
Pour le procureur Luis Moreno-Ocampo, cette question n’est pas de son ressort. « Nous devons simplement nous assurer qu’il n’y a pas impunité. LA SUITE >

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 18:39


La foule se presse à l'aéroport de Zenten où s'est posé l'avion qui amène Seif al-Islam, le 19 novembre 2011.
La foule se presse à l’aéroport de Zenten où s’est posé l’avion qui amène Seif al-Islam, le 19 novembre 2011. REUTERS/Ismail Zitouny Par RFI
Seif al-Islam, dernier fils encore en fuite de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit du 18 au 19 novembre 2011, dans le sud de la Libye par une brigade d’ex-rebelles, celle de Zenten. C’est dans cette ville que Seif al-Islam a été emmené par avion. Le Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, a précisé que Seif al-Islam se trouve sous le contrôle des combattants de Zenten qui l’ont capturé. Les chefs des combattants de Zenten voient dans cette capture un moyen de se faire entendre à Tripoli. Et le débat sur le futur procès du fils Kadhafi a également commencé. 
L’arrestation de Seif al-islam par des combattants de Zenten, tombe à pic pour les officiels de la ville qui aspirent à jouer un rôle politique national dans la nouvelle Libye. Voilà des semaines que certains réclament plus de considérations dans les négociations gouvernementales actuelles.
La nomination, sans concertation de Khalifa Haftar comme nouveau chef d’état-major, a par exemple déclenché, jeudi 17 novembre, la colère d’Abdullah Naker, le chef zenteni de l’Union des Thowar de Libye, une organisation qui coiffe plusieurs factions armées à Tripoli. Plusieurs milliers de combattants rattachés à des milices du djebel Nefoussa, font le pied de grue dans la capitale. Leurs chefs disent ne vouloir en partie qu’une fois un gouvernement nommé et l’autorité centrale renforcée.
Seif al-Islam, une monnaie d’échange
Désormais ces mêmes leaders militaires ont un argument supplémentaire pour peser sur les tractations en cours : ils ont déjà averti que le transfert de Seif al-Islam vers Tripoli ne se ferait pas avant l’annonce de la composition du gouvernement par intérim. Si des raisons de sécurité sont invoquées officiellement, Seif al-Islam pourrait dans ce contexte être surtout une excellente monnaie d’échange.
Quel procès pour le fils Kadhafi ?
Seif al-Islam sera-t-il transféré à la CPI ou les Libyens le garderont-ils pour le juger ? C’est la question qui se pose désormais.
Pour Otmane Bensassi, membre du CNT, joint à Tripoli, les Libyens ont besoin de connaître la vérité et doivent pouvoir le juger les premiers.
«Nous espérons qu’il soit d’abord jugé ici»
Otmane Bensassi est membre du CNT, le Conseil national de transition.
Bien sûr, on va étudier les demandes qui vont être faites soit par le Tribunal pénal international, soit par les pays qui veulent le juger, mais… le peuple libyen veut aussi juger quelqu’un de l’ancien régime pour savoir ce qui s’est passé…
Écouter (00:41)


20/11/2011 par Marie-Pierre Olphand
Au bureau du procureur de la Cour pénale internationale, l’arrestation du dernier fils Kadhafi encore en fuite, a été saluée et on assure que des discussions sont en cours avec le CNT sur l’avenir judiciaire de Seif al-Islam. Les explications de Amadi Bah, chef de la coopération internationale au bureau du Procureur de la CPI :
«Le procureur est en contact permanent avec le CNT et s’y rend la semaine prochaine»
Amadi Bah est le chef de la coopération internationale au bureau du Procureur de la CPI
20/11/2011
par Sarah Tisseyre
Écouter (01:08)

Jean-Marie Fardeau
Directeur du bureau français de Human Rights Watch
20/11/2011
par Marie-Pierre Olphand
Écouter (00:57)

Pour le directeur du bureau français de l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, Jean-Marie Fardeau, il est important que Seif al-Islam soit jugé par la CPI. Il revient sur les conditions «bizarres» de la mort de Mouammar Kadhafi et son autre fils Mouatassim et sur les promesses de la nouvelle Libye en matière de justice internationale.
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 18:38

Khadafi
Après que le président américain Barack Obama eut déclaré que la mort de Kadhafi était une leçon pour les dictateurs, cette thèse a été relayée avec enthousiasme par la presse d’Europe occidentale, à l’exception de l’Allemagne. 
On se demande alors de quelle leçon il s’agit. 
Qu’est-ce qui a été une plus grande leçon : L’exécution sommaire de Mussolini suspendu la tête en bas avec sa maîtresse, ou le procès de Nuremberg qui a révélé le fond haineux du régime nazi ? Je pense que la réponse va de soi en dépit de l’incompatibilité de l’ampleur du contexte historique et des protagonistes. 
Si la leçon consistait à effrayer le président syrien Bachar al-Assad et son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh, cette tentative serait vouée à l’échec. Les Etats-Unis se sont empressés d’offrir la tête de Hosni Moubarak (ex-président égyptien) à l’opposition, bien qu’il ait été un allié loyal pendant de nombreuses années. Au contraire, impressionnés par le lynchage de Kadhafi, lesdits dictateurs devraient être poussés à mener une lutte encore plus intransigeante contre l’opposition. En Syrie cette lutte est susceptible de conduire à un bain de sang.
Certains ont tout de même exprimé leur désaccord timide avec l’opinion générale. Ainsi, le sociologue suisse Jean Ziegler a reconnu qu’il espérait que Kadhafi serait arrêté et qu’il répondrait de ses crimes devant la Cour pénale internationale de La Haye. Il est à noter qu’aucun des chefs de la coalition Défenseur unifié n’a exprimé un tel regret. Pourquoi ?
Une question se pose alors: qu’est-ce que Kadhafi aurait pu raconter à la Cour internationale ?
L’ancien dirigeant libyen était très connu pour ses talents oratoires. Encore plus pour sa façon de communiquer. Selon Mikhaïl Gousman, qui a réalisé un entretien avec lui pour la télévision russe, il a une manière désagréable pour ses interlocuteurs de toujours dire ce qu’il pense, indépendamment de ce qu’on lui demande ou de ce qu’on attend de lui. La comparaison Kadhafi-Milosevic, formulée juste après la délivrance d’un mandat d’arrêt par la Cour pénale internationale (CPI), était désavantageuse pour ce dernier.
Cependant, il ne s’agit pas des qualités d’orateur de Kadhafi. Il n’y a pas de pétrole en Serbie, ce qui n’est pas le cas de la Libye, où il y en a beaucoup et de bonne qualité. Aujourd’hui, si vous êtes proche du pétrole, vous êtes proche de la politique mondiale et vous connaissez les mécanismes qui la régissent. Non seulement la sphère de votre compétence, mais également le cercle de vos connaissances et la qualité de votre communication avec des gens de premier plan et de l’élite politique et commerciale s’élargissent à l’infini.
Le chef de la Jamahiriya libyenne a été un ami et un partenaire convoité par tout le monde : les présidents, les rois, les magnats du pétrole, les présidents de sociétés transnationales. Même Leonid Brejnev est venu l’accueillir en personne au bas de la rampe de l’avion au mépris du protocole, et le premier ministre italien Silvio Berlusconi lui a baisé la main dans un élan de reconnaissance.
En termes de réserves avérées de pétrole, la Libye occupe la première place en Afrique. En 2008, près d’un tiers du pétrole était extrait par des sociétés conjointes américano-libyennes. Cependant, selon les informations dévoilées par WikiLeaks, à la veille de la visite de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à Tripoli en 2008, une dépêche diplomatique avait fait part des « signes de croissance du nationalisme pétrolier libyen. »
Kadhafi avait l’intention d’augmenter la part des revenus de la Libye et d’augmenter les prestations compensatoires des compagnies étrangères. Il avait déclaré : « Les compagnies pétrolières sont dirigées par des étrangers qui ont gagné des millions de dollars. Désormais, ce sont les Libyens qui doivent prendre leur place pour profiter de cet argent. »
Comme je l’ai déjà dit, il n’existe aucun secret particulier uniquement lié au pétrole, il y a toujours des dessous politiques. Les pays occidentaux, et notamment les Etats-Unis, menaient des négociations non seulement économiques, mais également politiques avec Kadhafi. Les réserves monétaires immenses permettaient à ce dernier de régler dans son pays les problèmes sociaux, ce qui attirait la main d’œuvre d’Egypte, de Tunisie et d’autres pays voisins, et servaient également de ressource pour son activité politique en dehors de la Libye.
Kadhafi aimait être pris en photo sur fond de carte de l’Afrique revêtu de tenues africaines de couleurs vives. Vers la fin de son règne, il se sentait de plus en plus dans le rôle de leader et de porte-parole des intérêts du continent. Dans les dernières années, il a lancé la mise en œuvre d’un plan audacieux: en s’appuyant sur l’argent accumulé provenant des ventes du pétrole, Tripoli élaborait un système de prêt panafricain avec un taux d’intérêt insignifiant, parfois même nul, sabotant ainsi l’influence économique et politique du Fonds monétaire internationale (FMI).
Les Etats-Unis craignaient en particulier l’idée de Kadhafi d’instaurer une monnaie africaine unique, le dinar or, qui pourrait nuire considérablement au dollar. L’Afrique est pratiquement la dernière ressource de la mondialisation à n’avoir pas encore été engloutie. Et les tentatives du colonel libyen pour exercer son contrôle sur cette ressource sont une marque d’insolence, évidemment, inacceptable aux yeux de l’Occident, sachant également qu’à terme Tripoli pouvait espérer compter sur une alliance avec Pékin.
Qu’est-ce que Kadhafi aurait pu dire devant la Cour pénale de La Haye ?
Mouammar Kadhafi aurait pu dire beaucoup de choses sur l’affaire UTA: l’attentat contre un avion français au-dessus du Niger en 1989. La France a réussi à obtenir des compensations pour les victimes, bien que les sommes payées aient été largement inférieures au montant que Kadhafi a accepté de verser aux victimes de la catastrophe de Lockerbie.

L’affaire Lockerbie reste floue malgré l’enquête. Sa clôture est en fait une transaction entre Tripoli et Londres, qui a permis la libération du terroriste condamné pour l’attentat, Abdelbaset Megrahi, accueilli à Tripoli en août 2009 comme un héros, après un examen médical et humanitaire (formellement, sur décision du tribunal écossais indépendant de Londres). En échange, les Britanniques, avant tout British Petroleum (BP), ont obtenu des contrats pour 18 milliards de dollars pour la production de pétrole et de gaz en Libye.
Hormis ces affaires, on pourrait mentionner l’attentat dans le club La Belle à Berlin-Ouest, dans lequel des militaires américains ont été tués, dont les Libyens ont également été accusés, et suite à quoi l’aviation américaine et britannique a bombardé Tripoli et Benghazi en avril 1986.
Les Libyens étaient en relation étroite avec diverses organisations palestiniennes, notamment le Front de libération de la Palestine d’Abou Nidal, dont les forces ont été utilisées pour des opérations militaires en Afrique, par exemple contre le Tchad. Ils savaient beaucoup de choses au sujet des contacts entre les organisations terroristes et les services de renseignement.
Kadhafi a directement financé l’Armée républicaine irlandaise, l’Autrichien Jörg Haider, le Mouvement des droits civiques aux Etats-Unis et la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Tony Blair a également eu sa part du gâteau.

Avant les événements récents en Libye, la fortune personnelle de Kadhafi était estimée à 110 milliards de dollars. Aujourd’hui, après le gel des fonds libyens, ses héritiers détiennent près de 38 milliards de dollars dans les banques d’Afrique, d’Asie et de certains pays d’Amérique Latine.
Pendant le règne de Kadhafi, la corruption était purement familiale, tribale et même systémique, car la Libye était une « société d’actionnaires Kadhafi et fils. » Les fils de cette corruption conduisaient loin derrière les frontières du pays.
La révélation de l’exploitation impitoyable des ressources libyennes et africaines (Kadhafi en était parfaitement conscient) n’était qu’un désagrément dérisoire à côté de ce qui aurait pu se produire si l’affaire Kadhafi s’était terminée devant la Cour pénale.
La révélation des faits ignorés de corruption aurait pu conduire à une explosion bien plus puissante lourde de graves conséquences pour beaucoup. C’est la raison pour laquelle, selon les ambassadeurs russes, Kadhafi ne devait en aucun cas se présenter à la Cour pénale internationale de La Haye.
Source : New-26.com, par Armen Oganesian

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 18:36

 

Seif al-Islam, dernier fils encore en cavale de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi dans le sud de la Libye par des combattants ex-rebelles, auxquels il a demandé qu'on le tue.
Seif al-Islam, dernier fils encore en cavale de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi dans le sud de la Libye par des combattants ex-rebelles, auxquels il a demandé qu’on le tue.
« Seif al-Islam a été arrêté à 01H30 dans la nuit de vendredi à samedi » dans la région de Wadi al-Ajal, dans le Sud désertique, a raconté Al-Ajmi al-Atiri, le chef de la brigade de Zenten qui arrêté le fugitif, lors d’une conférence de presse.

 
« Nous avons reçu des informations de quelqu’un qui assurait la sécurité de Seif al-Islam. Il nous a dit que ce dernier envisageait de se rendre au Niger ». LA SUITE >

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