SOUDAN

Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 22:19


Entretien avec Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l’Afrique.

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« La guerre au Darfour est terminée », a affirmé le président soudanais Omar el-Bechir au lendemain de la signature d’un accord de paix, mardi, avec le principal groupe, le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM). Enfin la paix au Darfour ? Ce n’est pas encore tout à fait acquis. Explications de Roland Marchal, chercheur au CNRS, spécialiste de la Corne de l’Afrique.

L’accord signé par Le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), dirigé par Khalil Ibrahim, mardi au Qatar, prévoit un cessez-le-feu et une « paix définitive » d’ici le 15 mars. Le président Omar el-Bechir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, n’a pas hésité à proclamer au lendemain de cette signature : « la guerre au Darfour terminée ». Pourtant de nombreuses zones d’ombres demeurent, d’autant que l’autre important groupe rebelle du Darfour, l’Armée de libération du Soudan d’Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid), a rejeté l’accord, fustigeant une « paix politicienne » visant à « obtenir des postes au gouvernement ». Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS/Ceri, spécialiste de la Corne de l’Afrique, nous éclaire sur le sujet.


Afrik.com : Le président Omar el-Bechir a affirmé que la guerre au Darfour était « terminée » au lendemain de l’accord de paix, signé mardi, avec le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), accord que d’autres mouvements rebelles rejettent. Peut-on dire que la paix est réellement possible au Darfour ?
Roland Marchal :


Afrik.com : Le mouvement d’Abdelwahid Nour, l‘Armée de libération du Soudan (SLA), est—il assez puissant pour nuire au projet de paix au Darfour ?
Roland Marchal :


Afrik.com : Pensez-vous que cet accord soit applicable sur le terrain ? _ Roland Marchal :


Arfik.com : Beaucoup pensent que les concessions faites par Omar El-Bechir ne sont en fait que des promesses de campagne, en prévision des élections - législatives, régionales, et présidentielle- prévues en avril prochain…
Roland Marchal :


Afrik.com : De nombreux observateurs estiment que la paix au Darfour reste pour le régime de Khartoum la meilleure façon de se concentrer sur la menace de sécession du Sud-Soudan. Quel est votre avis là-dessus ?
Roland Marchal :

Je pense que le vrai problème est celui de la légitimité d’Omar el-Bechir. Il a fait énormément de compromis pour qu’il soit réélu. L’ambigüité est qu’on ne sait pas ce qu’il va faire une fois réélu. S’il va tenir ses promesses ou pas. Je cois que s’agissant de l’indépendance du Sud-Soudan, tout le monde s’est fait à cette ’idée. La question porte, maintenant, davantage sur la gestion de l’Etat du Sud-Soudan indépendant. Sur le jour d’après, et les 9 thèmes de l’accord entre le gouvernement de Khartoum et les ex-rebelles du Sud (l’Armée populaire de libération du Soudan, SPLA). Notamment la question du partage des ressources. Je ne suis pas d’accord avec l’idée qui veut que le problème du Darfour soit ainsi lié à celui du Sud-Soudan. Il faut de toute façon régler la question du Darfour. Je reviendrai d’abord sur le JEM qui a appelé à ce que les élections soient reportées. Je ne pense pas que cela soit possible. D’un point de vue légal, la question ne relève pas du gouvernement mais de la commission électorale. Elle dépend aussi des autres partis qui participent aux élections et dont il faut prendre les visions, pas forcément partagées avec le gouvernement ou le JEM, en considération. Il y a une sorte de contradiction avec ces élections. On a l’impression que tout le monde et personne en même temps ne les veut. Pour en revenir à Omar El Bechir, le président soudanais tient absolument à se faire réélire et à se légitimer face à la Cour pénale internationale (CPI). C’est pour cela qu’il pousse à une attitude très conciliante. La mise en œuvre de l’accord sera très difficile. A moins que les pays arabes ne soient plus présent, et ne fournissent très rapidement une aide massive pour le Darfour et que le gouvernement de Khartoum soit prêt lui aussi à accepter cette aide. Le SLA représente une menace qui peut être contenue très facilement d’un point de vue militaire. Mais le mouvement d’Abdelwahid Nour a la capacité de mobiliser les gens contre le gouvernement de Khartoum. Je pense qu’il serait absurde de condamner cet accord. Un accord de paix vaut toujours mieux qu’une déclaration de guerre. C’est un accord de cessez-le-feu passé avec la principale force militaire rebelle au Darfour (JEM). On verra ce qui en sera du volet politique par la suite. Il faut en outre reconnaître que l’enthousiasme du président Omar el-Bechir est surévalué. Il y a d’autres groupes et factions, comme le SLA (Armée de libération du Soudan) d’Abdelwahid Nour, qui ne sont pas signataires de cet accord, qu’ils voient du plus mauvais œil. Dans cet accord, nous sommes face à des contradictions. Il est conclu avec le groupe le plus fort militairement mais qui ne possède pas la plus importante base populaire.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 01:16

 

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Ce texte représente la substance de l'Accord cadre de paix entre le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE).


Conformément aux dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies et des traités de l’Union Africaine, de la Communauté des Etats Sahélo-sahariens relatives au règlement  des conflits par la voie pacifique ; Conscients de la nécessité de l’instauration d’une paix juste et durable sur l’ensemble du territoire national soudanais,  particulièrement dans la région du Dar Four et de préserver l’unité du Soudan ;

Désireux d’œuvrer pour un développement équilibré de la nation soudanaise tenant compte de la disparité existant entre les différentes régions afin d’assurer le progrès social pour tous, le plein exercice des libertés fondamentales sur la base de l’égalité des citoyens,

Tenant compte de la Constitution de la République du Soudan, de l’accord de paix globale de Nevasha de février 2005, de l’accord de paix de l’Est et de l’accord du Caire avec le Rassemblement National Démocratique ;
Convaincus de la volonté claire du Gouvernement du Soudan et du Mouvement pour la Justice et l’Egalité ;
Le Gouvernement du Soudan et le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE) conviennent de ce qui suit :


Article 1
Proclamer un cessez-le-feu et engager des discussions immédiates pour parvenir à un accord pour son observation.


Article 2
La libération des prisonniers de guerre, des condamnés et des détenus du fait du conflit du Dar Four, des deux parties dès la signature du présent accord et amnistie générale à l’endroit des membres civils et militaires du Mouvement pour la Justice et l’Egalité.

Article 3
La participation du Mouvement pour la Justice et l’Egalité à tous les niveaux du pouvoir (exécutif, législatif,…) selon des modalités à convenir ultérieurement entre les deux parties.


Article 4
Le Mouvement pour la Justice et l’Egalité se constitue en parti politique dès la signature de l’accord final entre les deux parties.


Article 5
L’intégration des Forces du Mouvement pour la Justice et l’Egalité dans les rangs des forces de Défense, de Sécurité et de police. Cette mesure sera précédée par le cantonnement et la formation de ces forces sur des positions et un mécanisme à arrêter de commun accord par les deux parties.


Article 6
Le Gouvernement du Soudan prendra en charge les dépenses nécessaires à l’entretien des forces du Mouvement pour la Justice et l’Egalité à partir de la mise en œuvre du cessez-le-feu et durant toute la période de cantonnement et de formation.


Article 7
Seront réhabilités et avancés dans leur cadre d’origine tous les membres civils et militaires du JEM écartés de leur fonction.


Article 8
Le gouvernement du Soudan s’engage à dédommager de façon équitable les réfugiés, les déplacés ainsi que toutes les victimes du fait du conflit du Dar Four et à assurer le droit au retour volontaire, avec la réalisation d’infrastructures sociales adéquates, des réfugiés et des déplacés afin de leur garantir une vie digne sur leurs terres d’origine.


Article 9
La question de la restructuration administrative du Dar Four fera l’objet de négociation dans le cadre de l’accord final de paix entre les deux parties.


Article 10
Les questions de l’affectation des ressources, des terres et des «hawakirs» ainsi que toute question jugée nécessaire par les deux parties pour la finalisation des clauses de l’accord final feront l’objet de pourparlers entre les deux parties.


Article 11
L’application de cet accord se fera sur la base de la bonne foi, du partenariat et de la solidarité politique conformément aux principes partagés par les deux parties sur les questions nationales.


Article 12
L’accord final et les protocoles additionnels pour sa mise en œuvre seront élaborés et signés avant le 15 mars 2010

Fait à N'Djamena, le 20 février 2010


Pour le gouvernement de la République du Soudan
Dr GHAZI SALAHADINE AL ATBANI
Pour le Mouvement pour la justice et l'égalité
Dr KHALIL IBRAHIM
Pour la facilitation tchadienne, le ministre des Relations extérieures

MOUSSA FAKI MAHAMAT

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 10:20

Alors qu’approchent des élections au Soudan, le président El Béchir a signé un accord avec un important groupe rebelle du Darfour tout en poursuivant les combats contre un autre groupe

«La crise au Darfour est finie, la guerre au Darfour est terminée… Le Darfour est maintenant en paix », a affirmé mercredi 24 février le président soudanais Omar El Béchir, au lendemain de la signature d’un cessez-le-feu avec le plus puissant groupe rebelle de cette région de l’ouest du pays, le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM).

Au même moment, les forces progouvernementales menaient une violente offensive contre un autre groupe rebelle, relativisant la « paix » annoncée. L’ONG Médecins du monde (MDM) a été contrainte de suspendre mercredi ses opérations dans la région concernée, le Jebel Marra. « Déribat, ville de 50 000 habitants, a été attaquée ce mercredi, provoquant la fuite massive de la population et portant à plus de 100 000 le nombre de déplacés sur la zone », a annoncé MDM.

Une « paix définitive » d’ici au 15 mars « L’armée utilise l’artillerie lourde et effectue des bombardements aériens », a affirmé un responsable de l’Armée de libération du Soudan d’Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid). Figure historique de la rébellion au Darfour depuis la fin des années 1980, ce dernier a fédéré des milices pour créer en 2003 la SLA, qui a été la première à mener des opérations armées contre le gouvernement pour réclamer une meilleure répartition des richesses et du pouvoir. Une faction de la SLA a signé en 2006 un accord de paix avec le gouvernement, ce qui marqua le début de la fragmentation de la rébellion.

Le JEM, avec qui le gouvernement a signé mardi à Doha un accord politique prévoyant un cessez-le-feu et une « paix définitive » d’ici au 15 mars, est l’autre principal mouvement rebelle du Darfour. Armé à outrance par N’Djamena, le JEM a combattu aux côtés de l’armée tchadienne pour repousser les offensives des rebelles tchadiens, soutenus, eux, par Khartoum. Rebelles tchadiens et soudanais ont mené des actions d’éclat, lançant des offensives jusqu’aux portes des deux capitales.

Abdelwahid Nour refuse «une paix politicienne» Les autorités soudanaises ont libéré mercredi 57 membres du JEM arrêtés après l’attaque menée en mai 2008 contre Omdurman, la ville jumelle de Khartoum. Cent cinq membres du JEM avaient été condamnés à mort par des tribunaux pour leur participation à cette attaque, dont deux demi-frères de Khalil Ibrahim, chef du mouvement rebelle, qui devrait être intégré au pouvoir après la signature d’un accord de paix définitif. Le président El Béchir a garanti que les autres détenus, dont les deux demi-frères de Khalil Ibrahim, seraient libérés à la signature d’une paix définitive.

L’accord de Doha entre Khartoum et le JEM survient avec pour toile de fond le réchauffement des relations entre le Soudan et le Tchad. Plus vaste pays d’Afrique, le Soudan doit tenir du 11 au 13 avril ses premières élections multipartites depuis 1986. Aux yeux de nombreux observateurs, le président El Béchir tient à se présenter aux élections comme le candidat de la paix après avoir été inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale.

Ne reste sur son chemin qu’Abdelwahid Nour, qui refuse « une paix politicienne » visant à « obtenir des postes au gouvernement », mais qui, exilé de longue date à Paris, semble de plus en plus contesté par ses lieutenants.

Laurent D’ERSU

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 10:19


Carte du Soudan

L'accord de trêve qui doit être signé mardi à Doha entre le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), important groupe rebelle du Darfour, prévoit un partage du pouvoir, selon sa version en français obtenue par l'AFP.

AFP - le 23 février 2010, 10h05

L'article 3 prévoit "la participation du Mouvement pour la justice et l'égalité à tous les niveaux du pouvoir (exécutif, législatif...) selon des modalités à convenir ultérieurement entre les deux parties".

Dans son article 4, l'accord indique que "le Mouvement pour la justice et l'égalité se constitue en parti politique dès la signature de l'accord final entre les deux parties".

Dans son premier article, il énonce la proclamation d'un cessez-le-feu et des "discussions immédiates pour parvenir à un accord pour son observation".

Il prévoit aussi d'intégrer les combattants rebelles dans les unités de l'armée et de la police, la libération des prisonniers de guerre et l'aministie pour les membres civils et militaires du JEM.

L'accord évoque encore un dédommagement pour les déplacés ainsi que le développement du Darfour, longtemps négligé, et l'examen du partage des ressources.

Le partage du pouvoir et de la richesse a été l'épine dorsale de tous les accords signés par le gouvernement et les différentes rébellions comme celle de la faction du mouvement de libération du Soudan en 2006, un groupe du Darfour conduit par Minni Minnawi, qui a obtenu le poste de conseiller présidentiel.

Ce principe est également au coeur de l'accord de paix global signé en 2005 avec les anciens rebelles du sud, dont le chef Salva Kiir est devenu le premier vice-président du Soudan et dont le gouvernement se partage les revenus pétroliers avec Khartoum.

La fin de la rébellion dans l'est du pays en 2006 a pour sa part été rendue possible grâce à un accord qui a permis aux chefs des tribus Beja de se joindre au gouvernement et qui comporte la promesse de Khartoum de développer cette région qui dispose d'une façade maritime.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 10:17
Les Etats-Unis ont salué lundi l'accord de cessez-le-feu entre les autorités soudanaises et les rebelles du Darfour, le qualifiant d'"avancée significative" vers des négociations formelles sous l'égide de l'Union africaine et des Nations unies.

"Les Etats-Unis saluent l'accord-cadre entre le gouvernement soudanais et le groupe rebelle darfouri Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) comme une avancée significative vers des négociations formelles", déclare le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley, dans un communiqué.

"L'accord de cessez-le-feu entre le gouvernement soudanais et le JEM est un premier pas important vers la réduction de la violence au Darfour", ajoute-t-il.

Cet accord signé samedi au Tchad encadrera les négociations de paix directes entre le JEM et Khartoum qui doivent s'ouvrir en début de semaine à Doha, au Qatar. Le JEM et le gouvernement soudanais ont aussi signé un cessez-le-feu qui doit prendre effet immédiatement.

Le Darfour, vaste région de l'ouest du Soudan, est en proie depuis 2003 à un conflit opposant des mouvements armés aux forces armées soudanaises appuyées par des milices locales.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 23:47

Le président soudanais, Omar el-Béchir, a annulé samedi les peines de morts prononcées contre plus d'une centaine de rebelles darfouris du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). khalilibrahim.jpg

 

"J'annule toutes les sentences de pendaison prononcées contre des membres du Mouvement pour la justice et l'égalité", a déclaré le président soudanais lors d'un discours électoral devant des associations de femmes.
"Et demain nous allons libérer 30% des prisonniers" de la rébellion, a-t-il ajouté, après la signature samedi au Tchad d'un cessez-le-feu et d'un "accord cadre" ouvrant la voie à des pourparlers de paix directs entre le JEM, le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, et le gouvernement soudanais.

Le président Béchir doit se rendre dans les prochains jours à Doha, au Qatar, afin de signer ces ententes, a-t-il indiqué dans ce discours.

Le JEM avait lancé en mai 2008 une attaque sans précédent contre la ville jumelle de Khartoum, Omdurman. Les rebelles avaient été repoussés par les forces de sécurité à l'issue de violents combats qui ont fait 220 morts.

Des tribunaux spéciaux avaient été créés pour juger les personnes arrêtées dans la rafle ayant suivi l'attaque d'Omdurman. Cent cinq membres du JEM avaient été condamnés à mort pour cette attaque.

Pour être appliqués, les verdicts devaient être confirmés en appel puis par la plus haute juridiction soudanaise, avant d'être signés par le président Béchir.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 23:43

KHALILO.jpgN'DJAMENA, Tchad — Le plus important mouvement de rebelles du Darfour a conclu une trêve avec le gouvernement soudanais, ce qui marque le retour du Mouvement justice et égalité (JEM) à des pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit au Darfour, ont annoncé samedi les autorités.

La trêve entre le JEM et le gouvernement soudanais entre en vigueur immédiatement, a déclaré Idriss Deby, le président tchadien, dans un communiqué.

Le porte-parole du JEM, Ahmed Hussein, a affirmé que l'accord paraphé samedi ouvrait la voie à de futures négociations de paix, notamment des pourparlers sur un cessez-le-feu permanent. Il a précisé qu'il serait officiellement signé mardi à Doha, au Qatar, en présence d'Idriss Deby et des dirigeants du Soudan et du Qatar.

Le JEM participera aux pourparlers au Qatar, dont l'objectif est conclure un accord final d'ici le 15 mars, a précisé Idriss Deby.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 11:59


carte_Soudan.jpg Chacun ayant démontré à l’autre sa capacité de nuisance, c’est désormais l’équilibre de la terreur entre Deby et Bechir.

Une branche d’olivier ! Une colombe ! Le président tchadien Idriss Deby Itno n’a pas fait dans l’originalité pour un voyage historique au Soudan voisin. L’ancien commandant en chef des Forces armées du nord de Hissein Habré, ci-devant général de corps d’armée, est devenu colombe tendant une branche d’olivier à son ennemi juré soudanais Omar el-Béchir.

Annonce-t-il la fin du déluge à Noé en son arche ? L’arche, Noé presque Zoé, le souvenir ne doit pas être pourtant agréable. Mais il est vrai que dans l’islam qui unit les deux protagonistes, Mahomet recommande selon unehadith, le récit de ses compagnons, « Consommez de l’huile (d’olive) et frottez-vous en le visage, car elle provient d’un arbre béni ».

Le premier signe de rupture significatif est que les deux pays n’ont eu, cette fois, besoin de personne. Ce sont leurs intérêts bien compris qui les ont motivés.

La fin du déluge est loin d’être acquise malgré la volonté des ex-amis de pacifier leur frontière longue de 2000 km qui sera difficile à sécuriser. Les deux pays vont affecter une force mixte de trois mille hommes à cette tâche. Ce n’est pas gagné. On se demande d’ailleurs pourquoi Deby se prive de l’appoint de la force d’interposition onusienne dont il exige le retrait. A Doha, à Tripoli, à Dakar, les deux hommes avaient déjà signé des accords. Avec inéluctablement le même résultat. A peine l’encre avait-elle séché que les engagements étaient foulés aux pieds. Celui signé le 3 mai 2009 à Doha, était ponctué dès le lendemain par des affrontements entre l’armée tchadienne et les rebelles. L’accord signé à Dakar de mars 2008 avait tenu un peu plus. Quelques mois, avant que l’opposition tchadienne ne conduise un raid qui n’échouera qu’aux portes de Ndjamena.

Rupture

Le premier signe de rupture significatif est que les deux pays n’ont eu, cette fois, besoin de personne. Ce sont leurs intérêts bien compris qui les ont motivés. Le premier séjour depuis six ans du président tchadien ponctue un processus entamé en octobre 2009 pour aboutir le 15 janvier dernier à la signature d’un accord de normalisation et d’un protocole additionnel de sécurisation des frontières.

L’accord s’est fait sur le dos des rébellions dans les deux pays. N’Djamena somme les rebelles soudanais de quitter son territoire le 21 février prochain au plus tard. Khartoum offre aux rebelles tchadiens de « se rallier à N’Djamena ou partir ».

La paix enfin, ou, à tout le moins, la fin de la belligérance. Le temps est venu d’avaler les rancœurs. Le Soudan qui a porté Deby au pouvoir en 1990 avec la complicité passive de la France, qui a refusé à Habré les renseignements qui lui auraient permis de frapper les colonnes de Deby, et qui n’a jamais avalé l’oubli de Deby. Oubliant peut être que celui-ci n’avait guerre le choix et ne pouvait, devant les exactions contre les siens au Darfour, que leur offrir gite et armes. Béchir a commencé alors à faire pour les ennemis de Deby ce qu’il lui avait fait pour lui, contre Habré. Sauvé de justesse par la France, Deby a montré qu’il pouvait en faire de même et a porté une colonne de rebelles jusqu’aux portes de Khartoum. La paix signée est donc d’abord un équilibre de la terreur. L’efficacité de l’arme de la rébellion éprouvée, il s’agit de ne plus y recourir. C’est la bombe nucléaire des pauvres. Elle ne doit plus que dissuader, ne jamais servir donc.

Motivation supplémentaire

Les préoccupations internationales constituent une motivation supplémentaire. La fameuse communauté internationale dans sa nouvelle version pour l’Afrique, la Cour pénale internationale. Avec des législatives cette année et une présidentielle en 2011, Deby ne veut pas risquer de fournir quelque grief, une répression qui tourne mal par exemple, et de conduire la CPI à s’autosaisir.

Béchir a déjà maille à partir avec elle. Ses élections générales en avril et surtout le référendum d'autodétermination du Sud en janvier 2011 suffisent à sa peine. Mais aucun des deux hommes n’a toutes les cartes en main. Les capacités des rebelles à faire le dos rond, à trouver d’autres alliances rouvriraient des plaies encore trop récentes pour ne pas nourrir la suspicion et relancer, le cas échéant, les hostilités entre les deux hommes forts, qui mettent leur sécurité propre au dessus de toute autre considération, y compris l’accord qui vient d’être signé.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 10:42

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Malgré les nombreux contacts avec le régime soudanais en vue d’un rétablissement des relations normales, Deby se prépare activement et intensivement à attaquer le Soudan et l’UFR. En témoignent les derniers actes et paroles de Deby à l’adresse de Dr Khalil. Depuis ses nombreuses déconvenues avec l’armée soudanaise, le MJE et son Chef étaient en perte de vitesse. La plupart des groupuscules ethniques qui composaient le MJE ont quitté le bateau en naufrage, ralliant le gouvernement soudanais ou d’autres groupes armés.L’armée soudanaise empêchait toute incursion des hommes du MJE à l’intérieur du territoire soudanais. Le mouvement soudanais croupissait dans les grottes d’Amdjeress (Tchad), se rongeait les ongles en regardant fuir ses éléments un à un.

Aujourd’hui, la situation est quasiment renversée : Deby a «ravivé» le MJE. Par plusieurs tranches, Deby a garni le parc auto du MJE ; selon plusieurs sources concordantes, dans les derniers 4 mois, Deby a remis au mouvement du Dr Khalil pas moins de 120 Toyota militaires, des quantités importantes des armes dont plusieurs anti chars « Milan » de fabrication française et minutions. En plus du matériel, il a mis des hommes à la disposition du MJE : des ralliés recyclés, des tchadiens appartenant à des différents groupes ethniques vivant à la frontière Est et parlant un arabe proche de celui du soudan, enrôlés de force et formés à Moussoro et Koundoul. Le MJE ainsi remonté en bloc et appuyé par les éléments de la Garde Républicaine (GR) vient de quitter Amdjeress ; se dirigeant vers l’est, ayant pour cible l’UFR.

Le Pacte Deby/Khalil Ibrahim - Avant de préparer et convoyer le MJE vers l’Est, Deby et sa famille ont une très importante réunion avec le Chef du MJE, entouré de quelques membres de sa famille et de ses proches collaborateurs. Voici en verbatim les paroles de Deby à l’adresse du Chef du MJE : « Cette réunion est très importantes et historique et écoutez bien ce que je vais dire au Dr Khalil et ses collaborateurs. Dr, ce qui se passe actuellement entre le Tchad et le Soudan, ne vous concerne pas. Cela n’aura aucun impact sur mon soutient et appui à vous personnellement et à votre mouvement. Pour que ma position vis-à-vis de vous évolue, il faut que le régime du soudan désarme tous les mercenaires, récupère les véhicules et mette Timan et ces deux adjoints en résidence surveillée à Khartoum et ceci publiquement et officiellement. C’est seulement dans ce cas et uniquement dans ce cas seulement que je vais me serrer la ceinture pour vous aider à vous réconcilier sincèrement avec le régime du Soudan. Autrement dit, tant que je suis vivant je vous supporterai pour que vous atteigniez vos objectifs. Si par volonté de Dieu, nous échouons ; alors soyez rassuré que vous serez mon second au Tchad.»

C’était dit avec beaucoup de conviction et solennité que certains participants ont versé des larmes d’émotion. Le serment sur le Saint Coran a clôturé la réunion.

Mahamat Ahmat
N’djaména
Tchadactuel

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 23:19


Des affrontements armés ont eu lieu mercredi dans un secteur clé du Darfour entre l'armée soudanaise et un important mouvement rebelle, ont indiqué des sources au sein de la rébellion et des casques bleus.

"Nous avons pris Gulu", localité du Jebel Marra, piémont fertile au coeur du Darfour, a déclaré à l'AFP Ibrahim al-Hillu, le porte-parole de l'Armée de Libération du Soudan d'Abdelwahid Mohammed Nour (SLA-Abdelwahid), un des grands mouvements rebelles darfouris.

L'aviation soudanaise avait auparavant bombardé des positions de la rébellion dans les secteurs de Jebel Moon, près de la frontière avec le Tchad, et de Jebel Marra, a indiqué M. Hillu, qui a fait état de victimes au sein de la rébellion, de l'armée et des civils.

"Aujourd'hui, il y eu des accrochages" entre le SLA-Abdelwahid et l'armée, a indiqué de son côté à l'AFP un responsable de la mission de paix ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) sous couvert d'anonymat. Ce responsable n'a toutefois pas confirmer une prise de la ville de Gulu par les rebelles.

"Quelques ONG sont sur le terrain et assistent la population locale", a ajouté cette source, qui n'a pas précisé si des travailleurs humanitaires avaient été victimes de ces nouveaux affrontements.

Au cours des derniers jours, l'aviation soudanaise a aussi bombardé des positions du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM, l'autre grand mouvement rebelle du Darfour), dans le secteur de Jebel Moon.

Le conflit au Darfour a fait 300.000 morts depuis 2003 selon les estimations de l'ONU 10.000 d'après Khartoum et plus de 2,7 millions de déplacés. Les affrontements opposaient au début deux mouvements rebelles à l'armée soudanaise appuyée par des milices locales, en grande partie arabe.

Mais le conflit s'est progressivement transformé: la rébellion s'est fragmentée en une pléthore de mouvements, et des milices arabes ont remis en cause leur allégeance au gouvernement. Les affrontements entre rebelles et forces armées sont devenus moins fréquents mais l'insécurité croissante, avec une vague d'enlèvements de travailleurs humanitaires.

Le processus de paix entre la rébellion du Darfour et les autorités soudanaises doit reprendre au cours de la prochaine semaine au Qatar.

Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) avait signé en février 2009 un "accord de confiance" avec les autorités soudanaises qui devait déboucher sur une conférence de paix sur le Darfour.

La Libye et les Etats-Unis ont fédéré chacun de leur côté des petits groupes rebelles darfouris afin d'unir les revendications de la rébellion et faciliter une résolution pacifique du conflit. Mais le leader historique du SLA, Abdelwahid Mohammed Nour, qui vit en exil à Paris, refuse toujours de participer au processus de paix.

Le Tchad et le Soudan entretiennent depuis plusieurs années des relations chaotiques et s'accusent mutuellement de soutenir des mouvements rebelles hostiles à leur pouvoir.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 12:09

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Les Toro-Boro, rebelles Soudanais du Darfour, supplétifs des troupes de Deby (Crédit Photo : data.orizon)

 

De source très proche du Palais Rose, une colonne de rebelles du MJE (appelé communément Toro-Boro, rebelles Soudanais du Darfour, supplétifs des troupes de Deby) - sanglée de la tenue de combat de la milice debyenne - et, bien évidemment équipée par le dictateur de N'djamena, se dirigerait depuis jeudi 07 Janvier 2010 tout droit vers la ville Soudanaise de EL GENEINA, située dans la province du Darfour Ouest - à environ 20 kms de la frontière avec le TCHAD.
Et selon la même source, ce vaste mouvement de troupes hostiles aurait pour seul et unique objectif d'attaquer et de détruire toute troupe ou campement de l'UFR croisée sur son chemin.
Il est ainsi clair comme de l'eau de roche que ces troupes maléfiques mises en mouvement par le tyran poursuivent un double objectif satanique :
- Faire capoter la prochaine rencontre de N’Djamena,
- faire échouer le sommet de DOHA -pour la normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan - prévu le 18 janvier prochain. Dont acte.

Par D.L | Ndjamena-matin

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 19:31
L’épreuve perdure pour les collaborateurs du CICR Gauthier Lefèvre, enlevé au Darfour Ouest le 22 octobre, et Laurent Maurice, kidnappé dans l’est du Tchad le 9 novembre, soit il y a près de deux mois. Daniel Duvillard, chef des opérations du CICR pour l’Afrique de l’Est, décrit la situation. Daniel Duvillard, chef des opérations du CICR pour l’Afrique de l’Est Le CICR a-t-il des informations récentes sur la situation de Gauthier et de Laurent ? Le CICR a été en contact direct avec eux. De plus, nous maintenons des contacts avec les ravisseurs et avec les autorités nationales et locales. Nous suivons de près l’évolution de la situation. Nous continuons de faire tout notre possible pour que nos collègues soient rapidement libérés sains et saufs. Toutefois, nous ne pouvons pas évoquer ces efforts dans le détail, afin de ne pas compromettre leur sécurité ni nos chances d’obtenir leur libération. Que peut faire d’autre le CICR ? Notre priorité est de veiller à ce que Gauthier et Laurent restent sains et saufs et soient relâchés immédiatement et sans condition. Évoquer dans le détail les efforts entrepris serait contre-productif. La responsabilité de bien traiter Gauthier et Laurent et de veiller à leur santé incombe à leurs ravisseurs. Nous sommes toujours préoccupés par leur sécurité comme nous l’avons été dès le premier jour de leur détention. C’est notre souci premier. Seule une libération immédiate et sans condition pourrait mettre un terme à cette situation très pénible. Nous sommes pleinement conscients de la douloureuse épreuve que vivent les familles de nos deux collègues. Nous voulons qu’elles sachent que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir leur prompte libération. Nous tentons bien sûr de les réconforter, mais seule la libération de leurs proches pourra les soulager. Dans quelle mesure cette situation a-t-elle un impact sur vos activités au Soudan et au Tchad ? Dans la mesure où la sécurité est une préoccupation majeure, la situation est réévaluée en permanence. Nous prenons toutes les précautions possibles pour que notre personnel puisse travailler en toute sécurité. Bien que nous ayons dû renoncer à certains déplacements et adapter notre présence dans l’est du Tchad et au Darfour Ouest, nous nous efforçons de maintenir les services de base que personne d'autre n'est en mesure de fournir. En particulier, nous poursuivons nos activités dans le camp pour personnes déplacées de Gereida (Darfour Sud) et faisons en sorte que les gens puissent continuer de bénéficier de services vitaux tels que le programme chirurgical d'urgence à l'hôpital d'Abéché (est du Tchad). Nous soutenons aussi toujours un certain nombre de centres de soins de santé primaires et d’autres établissements dans ces régions, ainsi que les activités du Croissant-Rouge soudanais et de la Croix-Rouge du Tchad. Dans certaines parties reculées du Darfour et de l'est du Tchad, où très peu d'autres organisations sont présentes, le CICR était engagé dans diverses activités : il assurait notamment l'approvisionnement en eau potable et aidait les personnes à subvenir à leurs besoins par le biais de projets dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage. Du fait que nous avons été obligés de réduire notre présence sur le terrain, nous ne sommes plus en mesure d'offrir les mêmes services. Nous déplorons vivement cette situation. Notre priorité absolue est d'obtenir la libération de nos deux collaborateurs dans les meilleurs délais, ce qui nous permettra de rétablir nos activités et de poursuivre le travail humanitaire à accomplir. Enfin, nous tenons à souligner que même si nous avons réduit nos activités dans certaines régions, notre présence est restée inchangée ailleurs au Tchad et au Soudan.
Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 13:01
Le gouvernement soudanais va envoyer une délégation militaire de haut niveau au Tchad pour peaufiner un accord précédemment conclu sur la surveillance de la frontière entre les deux pays qui ont été dans une situation de guerre.
 
© D.R
 
Le ministre soudanais des Affaires étrangères a affirmé que les relations entre son pays et le Tchad vont connaître une avancée considérable les jours à venir, après que les deux pays ont trouvé un accord sur les actes essentiels et fondamentaux à poser pour redynamiser les relations diplomatiques entre les deux pays.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Muawiya Osman Khalid, a indiqué lors d'un point de presse, lundi, que les accords ont été signés au cours d'une récente visite de la délégation tchadienne en vue de la cessation de toutes formes d'hostilité entre les deux pays.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a salué l'accord trouvé entre les deux pays pour normaliser leurs relations, refroidies ces dernières années.

Le patron de l'Union africaine a bien accueilli "les résultats positifs réalisés par le Tchad et le Soudan", à la suite de la rencontre entre les délégations des deux pays à Khartoum, au Soudan, le 25 décembre.

Il s'est dit encouragé par la décision des experts militaires et ceux de la sécurité des deux pays de se retrouver le 7 janvier 2010, à N'Djaména, au TChad, pour réfléchir sur les modalités du déploiement de la Force de surveillance à la frontière entre les deux pays, dans les meilleurs délais.

"L'UA considère cette avancée comme étant un pas significatif et très apprécié vers une rapide et effective normalisation des relations entre les deux pays frères. Cela est d'autant plus significatif que cette évolution positive est le résultat de contacts directs entrepris par les deux pays ces derniers mois", a-t-il souligné.

L'UA a constamment encouragé les deux pays à normaliser leurs relations.

M. Ping a réitèré la disponibilité de l'UA à appuyer les efforts des deux pays visant à consolider les acquis et à appliquer les accords conclus.

Les accords conclus entre les deux parties portent sur le secteur militaire et celui des medias et visent à renforcer les activités politiques communes aux deux pays à travers des échanges de délégations à différents niveaux, y compris au niveau local dans chacun des pays.

Il a ajouté que les deux parties ont manifesté un ardent désir d'améliorer leurs relations.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a souligné que la percée récente dans les relations n'avait rien à voir avec les négociations de Doha ou du Darfour et qu'elle représentait une question stratégique pour les deux voisins avec des intérêts communs pour les deux pays.
Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 14:00

http://blauesauser.free.fr/usa/wp-content/2008/11/barack-obama-president-des-usa.jpg

Washington - Les Etats-Unis ont salué mardi l'engagement du Soudan et du Tchad à poursuivre la normalisation de leurs relations, soulignant qu'une telle avancée pourrait aider à ramener la paix au Soudan.


    A Khartoum, le Tchad et le Soudan se sont engagés la semaine dernière à poursuivre la normalisation de leurs relations, souvent tumultueuses en raison des rébellions actives sur leur territoire.


    "Les Etats-Unis saluent l'engagement pris par le Tchad et le Soudan pour normaliser leurs relations, comme cela a été discuté au cours de réunions la semaine dernière (...)", est-il écrit dans un communiqué du porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly.


    "Les Etats-Unis sont rassurés par la décision de ces deux pays voisins de mettre en application le protocole d'accord bilatéral sur la sécurité de 2006", poursuit le communiqué. "Nous pressons les deux parties de respecter leur engagement et d'organiser un mécanisme efficace de contrôle de leur frontière commune, dès que possible", est-il ajouté.


    Les deux voisins sont liés par une série d'accords sur le contrôle de leurs frontières pour empêcher les infiltrations de rebelles tchadiens venant du Soudan et de rebelles soudanais venant du Tchad. Ils ont signé en mai au Qatar un accord de réconciliation prévoyant notamment la réactivation de ces pactes.


    "Une complète normalisation des relations, comprenant la fin du soutien de groupes rebelles armés des deux côtés, si elle est complètement appliquée, constitue un élément clé pour avancer dans le processus de paix au Darfour", précise M. Kelly. Une paix entre le Tchad et le Soudan est jugée essentielle pour résoudre le conflit de plus de six ans au Darfour, région soudanaise frontalière du Tchad, qui a fait jusqu'à 300.000 morts, selon l'ONU, 10.000 d'après Khartoum.




Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 22:14
carte_Soudan.jpgLe Soudan et le Tchad ont convenu de relancer l'accord de sécurité sur le contrôle des frontières et d'interdire toutes les activités des groupes armés rebelles dans les deux pays, ont déclaré vendredi des responsables soudanais et tchadiens à Khartoum.

"Nous avons convenu de relancer l'accord de sécurité à travers une réunion conjointe des responsables militaires et sécuritaires des deux pays qui doit avoir lieu dans deux semaines dans la capitala tchadienne", a indiqué le ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, soulignant que le Soudan était sérieux de normaliser ses relations politiques avec le Soudan et résoudre toutes les différends.

"Nous avons eu des discussions approfondies et sérieuses à Khartoum. Nous sommes venus ici pour confirmer notre réel désir de surmonter les différends et faire en sorte que nos frères soudanais partagent ce désir", a dit le chef de la diplomatie tchadienne.

M. Mahamat a exprimé par ailleurs la volonté du Tchad de soutenir les négociations de paix de Doha entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles du Darfour.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOUDAN
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