SOUDAN

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 13:38

                                                                    

                                                                            Gibril Ibrahim, nouveau Président du JEM

Le nouveau chef du plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, Gibril Ibrahim, a affirmé jeudi que son mouvement ne dialoguerait pas avec Khartoum et continuerait à oeuvrer pour faire tomber le régime du président soudanais Omar el-Béchir.

Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) a choisi mercredi Gibril Ibrahim pour succéder à son frère Khalil, tué fin décembre par l'armée soudanaise, a expliqué son porte-parole, Gibril Adam Bilal, joint par téléphone par l'AFP à Khartoum.

Dans sa première interview à la presse, Gibril Ibrahim a affirmé à l'AFP ne pas penser "que le gouvernement veuille dialoguer avec nous maintenant". "Ils ont complètement détruit le climat des négociations" en tuant Khalil, a-t-il affirmé, joint par téléphone dans un lieu non précisé.

Les membres du JEM veulent maintenant venger la mort de Khalil et "je ne pense pas (qu'ils) soient prêts à parler de dialogue", a-t-il insisté.

La mort de Khalil Ibrahim avait créé une certaine incertitude quant à l'avenir du JEM, qui avait formé en novembre avec plusieurs autres groupes rebelles le Front révolutionnaire soudanais pour poursuivre la "rébellion armée" contre Khartoum.

Le chef de la mission ONU-Union africaine au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile, Ibrahim Gambari, s'était inquiété mercredi du fait que le JEM puisse se diviser en factions après la mort de Khalil Ibrahim.

Selon Magdi El Guizouli, du groupe de recherche Rift Valley Institute, le nouveau chef va hériter d'un mouvement miné par les divisions et une guerre chronique.

"Gibril ne va pas beaucoup changer la situation", a-t-il estimé. "A moins d'un soutien au niveau de la région, ses options sont limitées".

"Le JEM n'a jamais été aussi uni qu'aujourd'hui", a cependant assuré Gibril Ibrahim à l'AFP, ajoutant que le gouvernement "a plus peur du JEM que de n'importe quelle autre organisation au monde".

Les rebelles affirment lutter pour la "démocratie et les droits civiques" contre un régime dominé par les Arabes qui ne représente pas selon eux la diversité politique, ethnique et religieuse du pays.

Au moins 300.000 personnes ont été tuées depuis le début en 2003 de la guerre civile au Darfour, selon une estimation des Nations unies. Khartoum évoque de son côté le chiffre de 10.000 morts.

Gibril Ibrahim, qui a une formation d'économiste et a enseigné dans des universités à Khartoum et en Arabie saoudite, a assuré que le JEM suivrait la voie tracée par son frère pour obtenir un changement "démocratique" dans un pays selon lui dirigé par une clique. "Nous allons nous unir à d'autres mouvements de résistance", a-t-il dit.

Le JEM a refusé de signer l'accord de paix conclu en juillet à Doha entre Khartoum et le Mouvement de libération pour la justice (LJM, une coalition de petites factions rebelles).

Il estimait notamment que cet accord ne résolvait pas les problèmes clés du partage du pouvoir et des richesses, des violations des droits de l'Homme, et du sort des 1,8 million de déplacés.

Selon Gibril Ibrahim, le document de Doha ne s'attaque pas aux racines du conflit et le gouvernement n'est pas un partenaire fiable.

Le nouveau chef rebelle était récemment basé à Londres, où il a travaillé comme conseiller pour le JEM et responsable de ses relations avec l'étranger.

Alors que l'AFP lui demandait s'il allait rejoindre ses troupes, il a indiqué qu'"il serait basé où son travail l'exigera", ajoutant: "mon mouvement n'est pas confiné au Darfour". Il a néanmoins précisé qu'il n'aurait "aucun problème" à vivre sur le terrain avec les combattants.

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:32

 

 

Le président tchadien Idriss Deby Itno a épousé vendredi la fille du chef présumé de la milice janjawid au cours d’une cérémonie à laquelle a assisté le président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre au Darfour.


Ni le président Deby ni la mariée, Amani Moussa Hilal, n’étaient présents à la cérémonie religieuse organisée dans un hôtel de luxe de Khartoum, selon certaines sources.


Amani, fille du chef réputé des janjawid Moussa Hilal, est arrivée après la cérémonie. Vêtue d’une robe blanche de mariée, elle a rejoint un millier d’invités pour une fête animée par des chanteurs soudanais.
En 2003, des rebelles du Darfour se sont soulevés contre Khartoum et se sont retrouvés confrontés aux janjawid soutenus par le gouvernement, entraînant une guerre qui a fait au moins 300.000 morts selon l’ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.
La Cour pénale internationale a ouvert une enquête pour « génocide ». Six suspects, dont le président Béchir sont actuellement poursuivis dans le cadre de l’enquête de la CPI sur le génocide au Darfour. Moussa Hilal n’en fait pas partie mais il fait l’objet de sanctions de l’ONU.
Le ministre de la Défense, Abdelrahim Mohamed Hussein, également recherché par la CPI, faisait aussi partie des invités.
Amani Moussa Hilal, récemment diplômée de l’université, était représentée par M. Béchir lors de la cérémonie présidée par un cheikh soufi.
Les raisons de l’absence de M. Deby n’étaient pas claires.
Les forces insurgées de M. Deby avaient trouvé refuge au Darfour voisin avant qu’elles ne renversent le président du Tchad, Hissène Habré, en 1990. M. Deby dirige depuis ce pays parmi les plus pauvres au monde.
Bien que le Tchad et le Soudan se sont accusés ces dernières années de soutenir les rebelles luttant contre leur régime respectif, leurs relations se sont améliorées ces deux dernières années.
Le Tchad a ainsi refusé d’arrêté M. Béchir lors d’une visite dans le pays, les 7 et 8 août 2011. Le Tchad est devenu signataire du statut de Rome, fondateur de la CPI le 1er janvier 2007 et avait donc l’obligation d’arrêter M. Béchir sur son sol.

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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 15:50

The Chadian president Idriss Deby is engaged to the daughter of the notorious Darfuri Janjaweed leader Musa Hilal, according to a news report.


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Leader of the Darfurian Arab Mahameed clan Musa Hilal (L) and Chadian president Idriss Deby (R)

The privately-owned al-Sudani newspaper said that Deby became engaged to Amani Musa Hilal during his most recent visit to Sudan, which took place last month.

Africa Alyom newspaper, quoting informed Chadian sources, said that Deby paid a $26 million dowry of which $25 million was paid to Musa Hilal and the rest to his daughter in the form of gold and jewelry.


The wedding is set to take place on 10 January 2012 at Rotana hotel in Khartoum, al-Sudani reported.

Hilal stands accused by many human rights groups of leading a terror campaign against the African tribes Sudan’s western region of Darfur.


The leader of the Darfurian Arab Mahameed clan has denied any wrongdoing and told Human Rights Watch (HRW) in a videotaped interview in 2005, that he only recruited militias on behalf of Sudan’s central government.


The Darfur conflict began in 2003 when an ethnic minority rose up against the Arab-dominated government in Khartoum, which then was accused of enlisting the Janjaweed militia group to help crush the rebellion.


The United Nations Security Council (UNSC) imposed travel and financial sanctions on Hilal and three other individuals in April 2006. However, unlike other individuals including Sudan’s president he is not wanted by the International Criminal Court (ICC).

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 22:18


 

The Sudan Justice and Equality Movement (JEM)

www.sudanjem.com
info@sudanjem.com

Martyrdom of President of JEM and Supreme Commander of its Armed Forces
A statement from JEM:

On Thursday, 23/12/2011, 3am, the President JEM and Commander of JEM forces was killed by missiles discharged by unidentified planes.  The accuracy of the missiles far exceeded familiar capabilities of the Khartoum government and was indicative of involvement of other parties.  The action resulted in immediate death of Dr. Ibrahim and one of his bodyguards.   

While declaring the martyrdom of it President, JEM takes this opportunity to offer its condolences to all Sudanese people and in particular, those who have been yearning for justice, whether in cities, towns, IDP or Refugee camps.  Dr. Ibrahim will remain a symbol of resistance and inspiration for those who are struggling of a Sudan of Justice, dignity and equality.

While mourning the heroic sacrifice and tragic loss of Dr. Ibrahim, JEM announces the following in no uncertain terms:

1 – That the blood of its leader will not go in vain and that those responsible for his death and indeed for death of many others will not go unpunished.

2 – JEM will continue its commitment to values laid down by its leader and will proceed with its struggle to build a Sudan of ethnic, cultural ad religious diversity and a nation committed to democracy, respect of human rights and rule of law.

3 – JEM affirms its commitment to all agreements, protocols and conventions that it has signed with national and international partners.

4 – It equally affirms its commitment to the Sudanese revolutionary forces and in particular the Sudanese Revolutionary Front of Kauda.

5 – JEM pledges to coordinate and work with all political forces, civic organisations and youth and women bodies to topple the Khartoum Government.

6.  In the shortest possible time, JEM will announce its administrative and political arrangements and will embark on military and political initiatives to the full satisfaction of all Sudanese people.

Gabriel Adam Bilal
Media and Spokesperson for JEM
London 25 December 2011

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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 15:11

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25/12 12:04 CET

Lecture/Arrêt Vidéo
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L’armée soudanaise annonce la mort de Kahlil Ibrahim, le chef de l’un des plus importants groupes rebelles du Darfour. Il dirigeait le Mouvement pour la justice et l‘égalité qui, contrairement à d’autres factions darfouries, avait refusé de signer le dernier accord de paix avec le gouvernement soudanais.

Le groupe rebelle n’a pas confirmé officiellement la mort de son chef qui, selon l’armée, aurait été tué dans des combats près de la frontière avec le Soudan du sud. Kahlil Ibrahim et ses milices se dirigeaient apparemment vers Khartoum avec l’objectif de renverser le régime du président el-Béchir.

Le Mouvement pour la justice et l‘égalité, qui compte dans ses rangs quelques milliers de combattants, accuse le gouvernement soudanais de négliger le Darfour au profit des tribus arabes du pays. Depuis 2003, le conflit armée dans la région aurait fait 300 000 morts selon les Nations unies.

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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 15:01

 




L'armée soudanaise a affirmé avoir tué dimanche Khalil Ibrahim, le chef d'un des plus importants groupes rebelles du Darfour, une région de l'ouest du Soudan, trois jours après l'annonce par ce groupe qu'il marchait sur Khartoum pour renverser le régime. 


Soudan : l'armée annonce avoir tué Khalil Ibrahim, chef rebelle du JEM
"L'armée soudanaise annonce qu'elle a tué Khalil Ibrahim dans des combats ce jour dans l'ouest de la ville de Wadbanda, au Kordofan-Nord", près de la frontière avec le Darfour-Sud, a rapporté l'agence de presse officielle Suna. 

Ibrahim dirigeait le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, ravagée depuis plusieurs années par une guerre civile. L'information n'a pas pu être confirmée auprès de dirigeants du JEM. Mais une source proche d ce groupe a indiqué: "Je suis quasiment sûr que c'est vrai". 

Le gouverneur de la province du Kordofan-Nord a indiqué sur la télévision d'État que des véhicules de rebelles avaient été vus en train de brûler après les affrontements. Vendredi, le porte-parole de l'armée, Sawarmi Khaled Saad, avait indiqué qu'un groupe appartenant à Khalil Ibrahim avait attaqué des civils dans cette région et visé des chefs locaux en pillant leurs propriétés. 

Faire tomber le régime 

Le JEM avait affirmé jeudi que ses troupes avaient commencé à se déplacer du Darfour vers l'Est, en direction de Khartoum. Gibril Adam Bilal, un porte-parole du JEM, affirmait que les rebelles avaient atteint En Nahoud, à quelque 120 km à l'est du Darfour, dans l'Etat du Kordofan-Nord, et continuaient d'avancer dans le but de faire tomber le régime du président Omar el-Béchir. 

Khalil Ibrahim avait soutenu le coup d'Etat du président el-Béchir en juin 1989, avant de tourner le dos au gouvernement et de fonder à la fin des années 1990 un groupe de dissidents dénonçant la "domination" des Arabes sur la vie politique et économique. 
Exilé aux Pays-Bas, Khalil Ibrahim avait annoncé la formation du JEM, de tendance islamiste, dont la base est limitée à la branche Kobe des Zaghawas, groupe ethnique présent au Soudan et au Tchad. 

Le JEM a refusé de signer l'accord de paix du Darfour de mai 2006, estimant que "les mesures sur le partage des ressources et du pouvoir ne répondaient pas de façon adéquate aux causes profondes qui avaient mené à la rébellion: l'inéquité structurelle entre le centre (Khartoum) et les régions périphériques" comme le Darfour, selon International Crisis Group (ICG). 

Accord de paix
 


Le gouvernement soudanais a signé en juillet un accord de paix à Doha avec une coalition de petites factions darfouries rebelles, le Mouvement de libération pour la justice (LJM). Les principaux groupes armés au Darfour, le JEM et les factions de Armée de libération du Soudan (SLA) dirigées par Minni Minnawi et Abdelwahid Nour, ne l'ont pas signé. 

D'une centaine d'hommes à ses débuts, le JEM compterait aujourd'hui quelques milliers de combattants. En mai 2008, plus de 200 personnes avaient été tuées lorsque des rebelles du JEM avaient traversé plus de 1.000 km de désert pour attaquer Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, liée à la capitale par un pont sur le Nil. Plusieurs rebelles ont été jugés et condamnés à mort pour cette attaque. 

A la télévision d'Etat, le porte-parole de l'armée Sawarmi Khaled Saad a indiqué que les forces gouvernementales avaient tué, lors d'affrontements, Khalil Ibrahim et un "groupe de ses chefs" au moment où le chef rebelle entreprenait de se rendre au Soudan du Sud. 

Le Sud du pays est devenu indépendant en juillet après un référendum en janvier, après des décennies de guerre civile avec le Nord. Mais les tensions restent très vives. Khartoum accuse les autorités sud-soudanaises de soutenir les rebelles nord-soudanais, ce que Juba dément, accusant à son tour Khartoum d'armer les milices rebelles actives au sud de la frontière. 

Au moins 300.000 personnes ont été tuées et 1,8 million déplacées depuis le début en 2003 de la guerre au Darfour entre des groupes rebelles autochtones et le régime de Khartoum, selon une estimation des Nations unies. 

Jeuneafrique.com
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 03:21

Le-siege-de-la-Cour-penale-internationale-a-La-Haye-jpgLa Cour pénale internationale (CPI) a décidé mardi que la République du Tchad n'a pas respecté son obligation de coopérer pleinement avec la Cour en ne procédant pas à l'arrestation et à la remise du Président du Soudan, Omar Al Bachir à la Cour, lors de sa visite au Tchad les 7 et 8 août derniers.

 

La Chambre préliminaire I a décidé d'en référer tant au Conseil de sécurité des Nations unies qu'à l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, a indiqué la Cour dans un communiqué de presse.

 

Le Président du Soudan fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI qui l'a inculpé pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide.

 

La Chambre préliminaire a aussi conclu que la République du Tchad ne s'est pas acquittée de l'obligation qu'elle avait de consulter la Chambre en ne lui soumettant pas la question de l'immunité d'Omar Al Bachir. Elle a également rappelé sa décision sur non-coopération de la République du Malawi avec la Cour, délivrée le 12 décembre 2011, et a réaffirmé qu'il n'y a pas de conflit entre les obligations des Etats parties au Statut de Rome vis-à-vis la Cour d'arrêter et de lui remettre le suspect et leurs obligations en vertu du droit international coutumier.

 

Par conséquent, il n'est pas possible pour les Etats parties, ainsi que pour l'Union Africaine, de se fonder sur l'article 98-1 du Statut de Rome afin de refuser d'exécuter les demandes de coopération adressées par la Cour aux fins de l'arrestation et de la remise de M. Al Bachir.

 

Le 4 mars 2009, la Chambre préliminaire I de la CPI avait délivré un premier mandat d'arrêt à l'encontre de M. Al Bachir, considérant qu'il y a des motifs raisonnables de croire que le suspect a engagé sa responsabilité pénale pour cinq chefs de crimes contre l'humanité et de deux chefs de crime de guerre. Un second mandat d'arrêt avait été délivré à son encontre le 12 juillet 2010, pour trois chefs de crime de génocide.

 

Dans d'autres décisions, la Chambre avait informé le Conseil de sécurité des Nations unies et l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome des visites effectuées par Omar Al Bachir à Djibouti, au Tchad et au Kenya, ainsi que de la non-coopération de la République du Malawi quant à l'arrestation de M. Al Bachir.

 

« Il revient au Conseil de sécurité et à l'Assemblée des Etats parties de prendre toute mesure qu'ils jugeront appropriée pour assurer la pleine coopération avec la CPI », affirme la CPI.

Source : ONU

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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 20:36

 

Le berger Hassan Bichara, proche du régime, serait le chef d’une des colonnes qui ont occupé la ville de Misrata avant l’arrivée du CNT. Comme il a confirmé dans l’interview, il fut un temps, un berger à Amdjaress mais très vite devenu un colonel car sous ce régime injuste et corrompu, tout est possible.

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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 00:38

 

KHALILO.jpg Journal Al-Hayat: Mohamed Almakky Ahmed.

LE porte-parole de Mouvement MJE a catégoriquement démenti que son mouvement ait donné une quelconque protection au fils du colonel Kadhafi dans la région de Darfour, contrairement à ce qu’a annoncé Khartoum.

Mr Jibril Bilal porte-parole de MJE joint au téléphone par le correspondant de Hayat, a déclaré que l’information est totalement fausse et a accusé le journal « El’intibah » de colporter des fausses accusations contre le MJE, et d’ajouter que le Dr Khalil était en résidence surveillée à Tripoli pendant plus de 17mois et il a pu quitter la Libye pendant la révolution ainsi il est inconcevable que la victime puisse secourir son bourreau qui l’a placé en résidence forcée pendant si longtemps !

Mr Seif El-Islam était la semaine dernière à Syrte selon les informations émanant des révolutionnaires eux-mêmes, les mêmes informations ont été relayées par les agences de presse et les chaînes satellitaires du monde entier lesquelles ont affirmé qu’un convoi de véhicules transportant Mr Seif El-Islam a été bombardé par l’Otan à proximité de Syrte. Est-il concevable que les agences de presse et les chaînes satellitaires affirment la présence de Seif El-Islam la semaine dernière à Syrte alors que le journal El-Intibah affirme que Seif El-ISLAM se trouve à Darfour depuis le mois d’Août ? C’est illogique, a-t-il souligné. Selon le porte-parole, le gouvernement soudanais cherche à semer la zizanie, le doute et un mauvais climat de détérioration des relations historiques entre le MJE et le peuple libyen ; par ces fausses informations, le gouvernement soudanais voudrait dire aux nouveaux responsables libyens que les soudanais constituent encore un danger pour la révolution libyenne et incite en conséquence le CNT à frapper les soudanais et les noirs d’une manière générale. Voilà le racisme du gouvernement soudanais qui vise à exposer les ressortissants de Darfour et du Kordofan au danger permanent. Le régime soudanais a déjà par le passé exposé tous les soudanais résidents en Libye au danger quand il a déclaré sans pudeur que le MJE se battait aux côté des unités kadahafistes ; il répète encore les mêmes insinuations.

En conclusion, le porte-parole a indiqué que le MJE a salué la déclaration de CNT et de ce fait il est impossible pour nous d’hébergeiions les membres de la famille de Kadhafi au Darfour ; d’ailleurs nous sommes intimement solidaires à la révolution du 17 février, il est hors de question qu’on devienne leurs ennemis.

Journal Al-Hayat: Mohamed Almakky Ahmed.

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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 13:41


 
KHALILO.jpg Un important chef rebelle du Darfour (Soudan), Khalil Ibrahim, de retour d’exil en Libye, a affirmé à l’AFP qu’il oeuvrait avec d’autres mouvements rebelles du pays pour renverser le régime de Khartoum


« Je suis revenu pour me battre pour les droits du peuple dans toutes les régions du Soudan … et pour mettre en place un programme pour la prochaine étape dans la résistance à ce régime tyrannique », a indiqué le leader dans une réponse écrite à des questions envoyées par courriel. « Nous sommes en communication avec toutes les parties (rebelles)… et nous essayons d’organiser une alliance pour renverser le régime » du président Omar el-Béchir.


Ibrahim dirige le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le groupe rebelle le plus lourdement armé au Darfour (ouest). En 2003, avec plusieurs rebelles non-arabes, il avait pris les armes contre le gouvernement de Khartoum, dominé par les arabes. Mais il a ensuite cherché refuge au Tchad, d’où il a été expulsé en mai 2010 après un rapprochement surprise du pouvoir tchadien avec Khartoum. Il s’est alors rendu en Libye, où le dirigeant d’alors Mouammar Kadhafi l’a accueilli.


Les autres principaux chefs rebelles du Darfour Minni Minnawi et Abdelwahid Nur sont actuellement basés dans la capitale ougandaise Kampala.


Des observateurs du conflit ont mis en garde concernant une possible escalade de la violence au Darfour après le retour d’Ibrahim, malgré une certaine accalmie enregistrée depuis le début 2011.


Pour le chef rebelle, la baisse du nombre des attaques doit être tempérée car les raids des forces gouvernementales se poursuivent, avec notamment « l’aviation (qui) conduit des vols au Darfour à une fréquence quasiment quotidienne et ils continuent de cibler les sites civils au hasard ». « Ces derniers jours, des dizaines de puits ont été détruits et de nombreuses fermes incendiées et des civils tués dans trois Etats du Darfour. Dans le même temps, les milices gouvernementales ciblent les femmes et les enfants et les violences sexuelles, les viols continuent dans les camps de déplacés ».


Depuis le retour de Libye du chef rebelle, un nouveau conflit a éclaté à la frontière entre le Soudan et le nouvel Etat du Soudan du Sud, dans l’Etat du Nil Bleu, entre l’armée et un parti de l’opposition qui s’est transformé en mouvement rebelle, le SPLM-Nord, qui se bat également dans le Sud Kordofan. Le SPLM-Nord a rencontré début août les leaders des trois principaux groupes rebelles du Darfour pour former une nouvelle alliance.
Ibrahim a confirmé que son mouvement se bat aux côtés du SPLM-Nord dans le Sud-Kordofan. Selon lui, ses combattants sont aussi présents dans l’Est du Soudan, où une rébellion contre le pouvoir de Khartoum s’est achevée, après 10 ans de conflit, avec un fragile accord de paix signé en 2006. Son mouvement était le seul groupe rebelle important à avoir assister aux négociations de paix sous l’égide du Qatar mais a refusé de signer en juillet un « Document pour la paix au Darfour ».


Le 14 juillet, Khartoum avait dû se contenter de la seule signature du Mouvement pour la libération et la justice (MJL), une coalition de petits groupes rebelles sans capacité de nuisance sur le terrain. Au moins 300.000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre du Darfour en 2003 entre des groupes rebelles autochtones et le régime de Khartoum, selon un bilan des Nations unies.


Le gouvernement affirme de son côté que le bilan est de 10.000 morts et affirme que les causes du conflit sont d’origine tribale et liées au banditisme.
AFP

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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 19:22

khalilibrahim.jpgA la faveur des événements en Libye, le chef du Mouvement de la Justice et de l’Egalité (JEM), Khalil Ibrahim, a réussi à rentrer au Darfour.

Ibrahim était en résidence forcée à Tripoli depuis plus d’un an, les autorités du Tchad lui ayant demandé de quitter ce pays après l’accord de réconciliation conclu avec le Soudan, au terme duquel chacun de ces deux pays s’engageait à arrêter de soutenir les mouvements de rébellion de l’autre.

Le colonel Kadhafi l’avait empêché de quitter le territoire libyen pour l’empêcher de participer aux négociations de paix avec Khartoum menées à Doha. Tous les efforts pour convaincre l’ancien Guide de le laisser partir avaient échoué.

Le leader du JEM a donc profité de la prise de Tripoli par les rebelles pour quitter la capitale libyenne, escorté par un important groupe armé de ce mouvement venu du Soudan. Ibrahim s’est dirigé vers le Niger, tandis que ses partisans se regroupaient dans une zone du Sahara voisine du Tchad.

Selon des sources militaires tchadiennes, ce groupe armé, circulant à bord d’une centaine de véhicules 4x4 lourdement armés, est entré au Soudan par le territoire tchadien, non loin de la frontière libyenne. Pendant ce temps, une autre force du JEM a quitté sa base vers la frontière soudano-libyenne, pour occuper l’armée soudanaise, qui s’était déployée à la frontière libyenne.

Le convoi d’Ibrahim s’est dirigé vers le sud, traversant une région du Tchad tenue par l’ethnie zagawa, pour gagner le Soudan, à partir d’une zone située au nord de la ville tchadienne d’Abéché. Le leader du JEM a bénéficié du soutien d’éléments de l’ethnie zagawa, à laquelle appartient le président Idriss Deby.

Ce dernier a assuré son homologue soudanais, Omar Bachir, qu’il n’était pas informé des plans d’Ibrahim pour regagner le Darfour et que le Tchad respectait toujours ses engagements avec le Soudan. Toujours est-il que le retour du chef du JEM au Soudan est une mauvaise nouvelle pour Khartoum, en butte à une recrudescence des activités de divers mouvements rebelles, avec de récents affrontements dans le Nil bleu, le Kordofan méridional et le Darfour, et ce quelques mois après la sécession du Sud.

Ces mouvements sont entrés en pourparlers pour la formation d’un commandement politico-militaire unifié, dirigé contre Khartoum. Une adhésion du JEM à ce commandement serait une mauvaise nouvelle de plus pour le gouvernement soudanais.

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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 18:49



L’armée soudanaise a attaqué un convoi lourdement armé de rebelles du Darfour près de la frontière avec la Libye, faisant un mort, et saisi un camion chargé d’armes, a annoncé mardi un porte-parole.
Lundi, « alors que les forces armées soudanaises tentaient de fermer la frontière qui relie le Soudan, la Libye et le Tchad, des affrontements ont éclaté avec un petit groupe du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) », a indiqué à l’AFP Sawarmi Khaled Saad. 
Les rebelles circulaient à bord de deux gros véhicules, l’un rempli d’essence et l’autre d’armes, dont ils s’étaient emparés en Libye, selon M. Saad. Les deux véhicules ont été détruits et les rebelles ont pris la fuite mais l’un d’eux a été tué.
Le mouvement rebelle n’a pas pu être joint dans l’immédiat pour confirmer. Le porte-parole du JEM, Gibril Adam, avait déclaré début septembre que les gouvernements du Tchad et du Soudan planifiaient des attaques conjointes contre les positions de son mouvement. Selon un officier tchadien, une centaine de véhicules et des armes fournis aux rebelles avaient traversé la frontière de la Libye avec le Tchad.
M. Adam a démenti ces affirmations, mais il a confirmé à l’AFP la semaine dernière que le chef du groupe rebelle, Khalil Ibrahim, était rentré au Darfour, après avoir trouvé refuge à Tripoli à la suite de son expulsion du Tchad en mai 2010.
Au moins 300.000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre du Darfour en 2003 entre des groupes rebelles autochtones et le régime de Khartoum, selon un bilan des Nations unies.
© 1994-2011 Agence France-Presse

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 14:59

Khartoum, AkhirLahza.

khalilibrahim.jpg Le journal soudanais AkhirLahza a appris des sources bien introduites que le CNT a écrit directement, sans passer par une médiation au gouvernement soudanais lui demandant la confiscation et la restitution des biens matériels et financiers pillés et emportés par le mouvement rebelle JEM de Dr Khalil Ibrahim.

Le CNT indique avec insistance que ces biens n’appartiennent ni Kadhafi ni à ses collaborateurs, mais ils appartiennent à la Libye et au peuple libyen,(sic).

Les mêmes sources indiquent que le Dr Khalil qui est arrivé au Darfour il y a 3 jours souffrirait de fatigue et de surmenage, et qu’il ne s’est pas encore complètement rétabli des séquelles dues à son empoisonnement ; sa santé reste donc chancelante et très aléatoire. Sa fuite de Tripoli vers le Darfour a été une opération très périlleuse, ce qui lui a causé encore un affaiblissement.
Par ailleurs les mêmes sources indiquent que depuis son arrivée au Darfour, le Dr a adopté un profil bas en utilisant un langage de paix et de dialogue, or pour le gouvernement soudanais ce ne sont des stratagèmes utilisés pour prendre du souffle et se préparer en conséquence ; il en est de même pour ses clins d’œil en direction du Président tchadien./

Commentaire : les milieux diplomatiques pensent que si le CNT s’est permis d’adresser une lettre pour la moins amicale aux autorités de Khartoum qui sont rappelons-le les amis de la 1ère du CNT, c’est ce que le Dr s’est bien ravitaillé et ce, directement du guide. Le CNT n’a effectué une telle démarche ni en direction de Niamey ni en celle d’Alger, ce qui sous-entend la disparition des armes de haute technologie des magasins de Syrte. Ainsi donc l’arrivée de Dr au Darfour inquiète paradoxalement tout le monde : le Cnt et ses alliés de l’Otan , mais aussi Al Béchir et Deby.

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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 19:06

 

Depuis quelques jours on annonce une attaque concertée sur les positions du (MJE) entre Déby et Albéchir. Mais le plus véhement dans cette histoire est le dictateur tchadien qui craint le renforcement du MJE depuis la Libye et qui risquerait de mettre sur orbite une certaine rebellion tchadienne. Devant cette menace, 460 Zaghawa de l'armée de Déby ont régagné le MJE avec armes et bagages...Ecouter

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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 16:36

Yasser Arman, secrétaire général du SPLM ,Mouvement de libération du peuple du Soudan.
Yasser Arman, secrétaire général du SPLM ,Mouvement de libération du peuple du Soudan. Photo: Isam Al-Haj / AFP Par RFI
Le principal parti d’opposition au Soudan a promis le 3 septembre 2011 de se battre pour un changement de régime par la lutte armée et les manifestations de masse. Cette déclaration intervient à la suite de violences dans l’Etat du Nil bleu où des combats opposent l’armée soudanaise et des rebelles liés aux forces du Soudan du Sud. Ce sont deux régions frontalières. L’état d’urgence a été proclamé vendredi dans cet Etat du Nil Bleu. LA SUITE >

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