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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 12:07

Le Premier ministre tchadien Joseph Djimrangar Dadnadji, a reçu le 30 avril 2013 en audience, M.Michel Reveyrand de Menthon, l’ambassadeur de France au Tchad. Celui – ci est arrivé en fin de mission et a souhaité faire ses adieux aux autorités tchadiennes.

Reveyrand-de Menton MédailleA l’issue de cette audience, le diplomate Michel Reveyrand de Menthon, s’est vu élevé au rang d’officier de l’ordre national du Tchad par le premier ministre joseph Djimrangar Dadnadji.

Michel Reveyrand-de Menthon est né le 12 juin 1950. Il est l’époux de Marisol Touraine, l’actuel ministre français des Affaires sociales et de la Santé. Avec Marisol Touraine, ils sont les parents de trois enfants. Normalien, il est également diplômé en sciences économiques et sociales.

La France et le Tchad entretiennent des relations historiques qui remontent à l’époque coloniale. Joseph Djimrangar Dadnadji et Michel Reveyrand de Menthon ont revisité tout ce long trajet durant lequel leur pays respectif se sont mutuellement portés assistance.

Le diplomate français se dit témoin des efforts inlassables de développement entrepris par le gouvernement tchadien et l’encourage à persévérer sur cet élan. En retour, le gouvernement tchadien, a hautement apprécié les qualités du diplomate français durant son séjour au Tchad.

Alors quelle récompense mériterait-il plus qu’une élévation au rang d’officier de l’ordre national du Tchad ? Au nom du président de la république le premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji l’a décoré.

Ambiance sonore. Le geste va droit au cœur de Michel Reveyrand de Menthon qui dit tout le bien qu’il pense du Tchad. Michel Reveyrand de Menthon quitte le Tchad avec un bon souvenir, un pays aux immenses potentialités humaines matérielles, qui seront les socles de son imminente émergence, a-t-il soutenu.

Le diplomate Michel Reveyrand de Menthon vient d’être nommé “représentant spécial de l’Union européenne pour la région du Sahel”. Un nouveau poste créé afin de mettre en œuvre la stratégie européenne dans cette région troublée.

“Il jouera un rôle clé dans la mise en œuvre de la politique globale de l’UE au Sahel, par la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement et en liaison avec nos partenaires internationaux”, a déclaré Catherine Ashton, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, en annonçant sa nomination. La création du poste avait été annoncée dans le cadre de la mise en œuvre d’une “stratégie globale” pour la région, engagée par Bruxelles en début d’année, alors que la France menait une opération militaire, le 11 janvier, pour aider les autorités maliennes à reconquérir le nord du pays.

Les tchadiens lui souhaitent beaucoup de courage et de perspicacité dans ses nouvelles fonctions et garderont de lui le souvenir d’un homme de terrain, compétent et qui a beaucoup aidé leur pays.
On oublie pas un ami, les tchadiens n’oublieront pas M.Michel Reveyrand de Menthon.

©TchadPages, Convergence pour une Émergence Citoyenne au Tchad

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 01:33

Communiqué, le 29 Avril 2013

A l’unanimité et sans réel débat l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté lundi 22 avril 2013 la prolongation de l’opération militaire française Serval au Mali. Cette prolongation permettra à la France de continuer son intervention au Mali, de prendre part au commandement de la mission MINUSMA, créée le 25 avril par l’ONU, et de disposer d’une force militaire parallèle à la mission onusienne. Ainsi, la France continuera de peser lourdement sur les choix politiques maliens, comme elle le fait actuellement, en poussant à l’organisation d’élections suivant un calendrier irréaliste et en incitant les autorités maliennes à négocier avec le MNLA.

Mis à part les contributions critiques et l’abstention des députés GDR, les prises de paroles des groupes parlementaires à la tribune le 22 avril ont essentiellement repris les « éléments de langage » fournis par l’armée française depuis le début du conflit. Sans surprise, les parlementaires membres des commissions de la Défense ont été les plus zélés dans la promotion de l’armée française, à commencer par la présidente de la commission de la Défense, la socialiste Patricia Adam, pourtant chargée de conduire une mission parlementaire de suivi de l’opération Serval dont on attend toujours les premiers travaux.

L’opération est ainsi qualifiée par les députés de succès complet parce qu’elle aurait permis de stopper la descente des « islamistes » sur Bamako et de restaurer l’intégrité du territoire du Mali (à l’exception des zones qui échappent encore à l’armée malienne) mais surtout parce qu’elle aurait fait la démonstration du savoir-faire de l’armée française en terre africaine et du caractère « indispensable » de ses bases militaires permanentes. Ainsi, dans le Livre blanc de la défense qui est remis à François Hollande aujourd’hui, l’intérêt de disposer de forces prépositionnées en Afrique est réaffirmé. Cette guerre a, selon Laurent Fabius, « […] renforcé d’une façon singulière la puissance d’influence de la France » !

La guerre déclenchée par François Hollande au Mali, a donc été utilisée par l’Armée française, avec la complicité de nombreux parlementaires, comme argument pour sanctuariser ses budgets et ses bases permanentes africaines, symboles du néocolonialisme français en Afrique, dont la pertinence était pourtant très fortement remise en cause ces dernières années.

Au delà des aspects militaires, l’alignement des députés sur les décisions de l’éxécutif concerne également le volet politique. Hormis quelques réserves sur le respect du calendrier électoral imposé par François Hollande aux Maliens, malgré les nombreuses voix maliennes qui le jugent irréaliste et inapplicable, les députés se sont pour la plupart rangés aux scénarios politiques, économique (conditionnalités de reprise de l’aide, conférence des bailleurs co-présidée par la France) et diplomatiques imposés par Paris aux Maliens, au mépris de leur souveraineté.

La pression qu’exercent en France les militaires sur le pouvoir politique se vérifie également par la décision de la France de s’installer militairement de façon durable au Mali. La France a fortement appuyé la mise sur pied d’une mission de stabilisation de l’ONU au Mali, la MINUSMA, créée le jeudi 25 avril par la résolution 2100, lui permettant de garder en parallèle, sans limite de temps et sans contrôle onusien une force militaire autonome au Mali – soit en tout 1000 hommes à partir de fin 2013 selon les annonces du président. Pour contrôler la MINUSMA, la France souhaite placer des hommes dans son état-major et se reposera en toute confiance sur le chef des opération de maintien de la paix, le français Hervé Ladsous.

Pire, le gouvernement français appuie ouvertement le souhait de l’armée tchadienne d’assurer le commandement de la MISMA. Ce soutien éhonté du gouvernement français au régime tchadien – comme celui des députés parmi lesquels certains ont salué l’engagement au Mali des troupes d’Idriss Déby – contribue ainsi à réhabiliter sur la scène diplomatique l’un des pires dictateurs du continent, très compromis dans la crise centrafricaine actuelle. Rappelons que l’opération supposée temporaire « Epervier » au Tchad, dure depuis 27 ans et qu’elle n’a jamais assuré que la stabilité de la dictature tchadienne.

Survie dénonce le renoncement des parlementaires à assumer leur mandat de contrôle de l’éxécutif, face à ces actes d’ingérence militaire et politique perpétrés par la France au Mali avec la complicité de l’ONU.

L’association réitère sa revendication de mettre fin à la présence militaire française en Afrique, qu’il s’agisse de bases militaires ou d’ intervention sous commandement ou uniforme français.

Contact presse :

Danyel Dubreuil
danyel.dubreuil@survie.org
Tél : 01 44 61 03 25

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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 19:45

 

  Conseil de sécurité de l' ONU photo Afp Par Talha Mahamat Allim

 Genève, Suisse.

 

Pour la première fois de son histoire sur la scène internationale, notre pays – le Tchad, espérons-le, est dans les dispositions particulières lui permettant d’être élu membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU lors des élections d’octobre 2013 à New-York ; il a une réelle chance d’y accéder.

 

Membre de la Communauté internationale à part entière, le Tchad, de par sa position géostratégique et géopolitique – y compris son récent rôle déterminant sur le continent africain, sera de ce fait appelé à être à la hauteur des nouveaux enjeux internationaux et géostratégiques tout en s’efforçant de sauvegarder, promouvoir et consolider ses intérêts vitaux. Sa visibilité internationale dépendra aussi de la vision que le Tchad va mettre en avant, des projets qu’il va porter, des perspectives qu’il va tracer ainsi que de l’énergie et des acteurs qu’il va parvenir à mobiliser.

 

Cela passera nécessairement par la conscientisation citoyenne et la mobilisation sincère de la classe politique, des diplomates, de la société civile, des intellectuels, des journalistes et des citoyens en général dans l’amélioration de son aura, en promouvant ses multiples atouts ; et Dieu seul sait combien ils sont nombreux aussi bien sur le plan politique, social, culturel que de son potentiel économique.

 

Sa participation active aux opérations de maintien de la paix dans le monde et son hospitalité légendaire malgré ses moyens limités (accueil des milliers des réfugiés soudanais, centrafricains, libyens…) pourront également servir de levier dans ses différentes démarches, en l’occurrence  dans son lobbying diplomatique. C’est aussi une occasion pour le Tchad de démontrer au plus haut niveau sa solidarité internationale et son expérience acquise dans divers domaines, mais aussi pour être à l’écoute des autres et en particulier des États membres des Nations unies.

Il sera également pertinent de mettre en avant la défense des principes et des objectifs consacrés dans la Charte des Nations Unies, en portant les défis du moment et en s’impliquant dans la résolution des différends internationaux par la coopération bilatérale et multilatérale. Le Tchad devra aussi être engagé et convaincre ses divers partenaires dans les discussions nécessaires sur les réformes du Conseil de sécurité

C’est pourquoi, la candidature du Tchad au Conseil de Sécurité mérite d’être soutenue et valorisée par les amis du Tchad et tous les tchadiens au-delà de toute divergence, au nom de l’esprit citoyen et républicain. La participation du Tchad  à ce niveau, est non seulement une fierté nationale, mais aussi une opportunité pour le Tchad de participer activement aux évolutions actuelles du monde et d’en tirer profit.

 

De ce point de vue, et pour que cela devienne véritablement une réalité, il incombe singulièrement aux autorités tchadiennes, à la classe politique dans son ensemble et surtout aux missions diplomatiques de mener une campagne très offensive et très intelligente au niveau bilatéral et multilatéral (Groupe africain, asiatique, européen, nord et sud-américain, monde arabe…)  pour obtenir ce siège. Il devra non seulement convaincre de sa capacité à être à la hauteur des défis et enjeux internationaux, géopolitiques et géostratégiques ; à apporter une valeur ajoutée indéniable à la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité internationale, dans le contexte actuel de transformations rapides des relations et enjeux internationaux. Il devra aussi mobiliser les élites politiques, économiques, culturelles, intellectuelles, diplomatiques et médiatiques.

La préparation adéquate de cette candidature passe aussi par la mise à disposition des ressources humaines et matérielles nécessaires et suffisantes pour le lobbying, mais aussi par l’implication soutenue des Missions diplomatiques tchadiennes, en particulier celles de New-York, Genève, Bruxelles, Addis-Abeba, Doha, Pékin, Paris, Washington, Moscou, Pretoria, etc. Et il est plus qu’urgent que le Tchad s’y mette car, à titre indicatif, il y a certains pays qui sont déjà en campagne pour l'élection de 2022.

Au-delà des règles et conventions internationales auxquelles le Tchad a souscrit, la candidature du Tchad au Conseil de sécurité est un véritable test de la capacité de notre pays à user de ses ressources (réseaux, talents…) et de son habileté à se faire entendre sur la scène régionale et internationale en général, et plus spécifiquement dans le jeu bilatéral et multilatéral. C’est aussi un test de son adaptation à la nouvelle configuration internationale aussi bien au niveau des acteurs que des relations et des enjeux, dans laquelle la communication joue un rôle essentielle.

Rappelons, en passant, que depuis 1965, le Conseil de sécurité des Nations unies compte, outre ses cinq (5) membres permanents, dix (10) membres non permanents qui sont élus pour deux ans à la majorité des deux tiers par l'Assemblée générale des Nations unies, et renouvelés par moitié tous les ans. Auparavant, de 1946 à 1965, il ne comptait que six (6) membres non permanents. Il convient de  rappeler également que plusieurs pays africains ont déjà occupé un poste de membre non permanent au Conseil de Sécurité. C’est autour du Tchad, espérons-le.

 

Talha Mahamat Allim.

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Dimanche 3 février 2013 7 03 /02 /Fév /2013 01:56

 

 
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Hollande conduit la France dans une guerre sur la base d’un mensonge comme Bush l’a fait avec les armes de destruction massive en Irak, ou Sarkozy en Libye. Une fois l’opération militaire française lancée, dont le but était initialement de bloquer une colonne d’une dizaine de véhicules de djihadistes vers le sud, l’objectif a évolué, puisqu’il s’agit désormais d’éradiquer le terrorisme au Mali.

Le gouvernement français tente de donner un vernis légal à cette intervention, répondant à l’appel du Président malien, un Président élu par personne, contesté par beaucoup de monde, qui a été mis en place par la Cedeao, elle-même dirigée par Alassane Ouattara qui doit son pouvoir à l’armée française…
Quant à la résolution de l’Onu 2085, elle parle d’une intervention militaire seulement des troupes africaines.
Enfin, l’accord de coopération militaire entre le Mali et la France n’autorise pas une intervention des troupes françaises mais l’interdit expressément. Dans son article 2, il est stipulé que les militaires français « ne peuvent, en aucun cas, prendre part à la préparation et l'exécution d'opérations de guerre, de maintien ou de rétablissement de l'ordre ou de la légalité » et l’article 12 « exclut toute possibilité de stationnement d’unités constituées des forces armées françaises sur le territoire malien ».
Alors, la classe politique, dans un beau consensus, argue que si la France est intervenue, c’est parce que c’est un pays ami. Conscients que l’explication est un peu courte, certains nous expliquent que les relations entre la France et le Mali sont historiquement proches et privilégiées. En d’autres termes, si la France peut se permettre d’intervenir en toute impunité c’est parce que le Mali est une ancienne colonie.
Pourtant on se rappellera que trois mois plus tôt, Hollande dans son discours à l’Assemblée nationale à Dakar déclarait : « Le temps de la Françafrique est révolu » et plus précisément, « La France apportera un appui logistique. Mais à sa place. C'est dans cet esprit que je conçois la résolution de la crise malienne. »

Conséquences néfastes

Au lieu de protéger les pays voisins du nord Mali, un des buts affichés de cette guerre, cette opération pousse les djihadistes à étendre leur champ d’intervention avec des conséquences dramatiques, comme la prise d’otages du centre gazier In Amenas qui s’est terminée tragiquement. Inédit, même au plus haut niveau de la guerre civile en Algérie dans les années 90.
Par contre, les dictateurs africains profitent pour l'instant pleinement de cette crise. Ainsi au Togo, Faure Gnassingbé, qui envoie 500 hommes, peut emprisonner les dirigeants de l’opposition. Quant à Idris Déby, il devient courtisé lui qui est responsable au Tchad, des multiples atteintes aux droits humains et de la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, au prétexte qu’il envoie 2 000 hommes en renfort de l’armée française.
La menace d’une crise humanitaire se précise. Les fermetures des frontières empêchent la circulation des denrées alimentaires et bloquent le carburant nécessaire à l’alimentation en eau potable dans les villes. Situation aggravée par l’impossibilité pour les populations de pratiquer les cultures de contre-saison. Enfin dans cette région où les différentes communautés restent divisées, les risques de règlements de compte et de vengeances peuvent engager un cycle de violence.

Pourquoi ?
L’enjeu de cette guerre est d’abord de sécuriser les mines d’uranium du Niger dans la région d’Arlit proche du nord Mali, exploitées par la multinationale Areva. Les enjeux sont importants car Areva vient de mettre la main sur le gisement d’Imouraren, un des plus grands du monde.
Il est aussi géopolitique. En effet, la politique interventionniste de la France permet de conforter son pré carré africain et ainsi de maintenir sa stature de puissance mondiale avec là aussi des retombées économiques importantes pour les capitalistes. La reconstruction de la Côte d’Ivoire est une aubaine pour les entreprises françaises. Quant à la Libye, il est déjà acquis que la France pourra faire main basse sur une partie de son pétrole.
C’est peut-être le général de division Desportes, ancien directeur du CID (Collège interarmées de défense) qui résume le mieux la situation : " Nous ne pouvons pas espérer conserver nos modes de vie et notre prospérité si nous n'allons pas à l'extérieur du territoire national participer à la stabilisation et au règlement des crises…"
Paul Martial

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Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 02:12


Le 6 mai 2012, l'ancien secrétaire général du PS François Hollande est élu président de la République. A sa droite, Harlem Désir lui succèdera à la tête de la principale formation de gauche.
Le 6 mai 2012, l'ancien secrétaire général du PS François Hollande est élu président de la République. A sa droite, Harlem Désir lui succèdera à la tête de la principale formation de gauche.
AFP PHOTO / THOMAS COEX

Par Florent Guignard

Le congrès du Parti socialiste s'ouvre ce vendredi 26 octobre à Toulouse et se poursuivra dans une atmosphère apaisée jusqu'au dimanche 28 octobre pour introniser Harlem Désir comme nouveau premier secrétaire. Il succède à Martine Aubry avec, comme enjeu, la définition du rôle des socialistes quand ils sont au pouvoir...

C’est un congrès bien apaisé qui s'annonce. Beaucoup plus apaisé que le congrès précédent, à Reims. Il y a quatre ans, les socialistes s'étaient déchirés entre Martine Aubry et Ségolène Royal ; le parti avait failli imploser.

A Toulouse, ce sera beaucoup plus calme, puisque tout s'est joué avant. La succession de Martine Aubry s'est décidée dans les arrières-cuisines du PS au terme d'un bras de fer feutré entre la première secrétaire sortante et quelques poids lourds, la fameuse « bande des quatre », les ministres Manuel Valls, Pierre Moscovici, Vincent Peillon et Stéphane Le Foll, soucieux de contrôler leurs intérêts au sein de l’appareil.

Un premier secrétaire sous surveillance

Tous les ténors et tous les ministres socialistes du gouvernement, ont ensuite été priés de se ranger derrière la candidature de la majorité, Harlem Désir, sorti « gagnant » de sa « primaire secrète » face à Jean-Christophe Cambadélis. Et ce, au terme d’un processus finalement bien peu démocratique au regard de la primaire de l’an passé, Harlem Désir a fini par recevoir l’onction des militants : 72% des voix face au représentant de l'aile gauche du parti, Emmanuel Maurel. Un score un peu décevant pour un premier secrétaire sous surveillance. Qui tenait, dès le soir de son élection, à mettre les points sur les « i » : « Ma légitimité procède du vote des militants. Je veillerai toujours à ce qu’ils décident souverainement de l’avenir du parti socialiste. » Ca va mieux en le disant.

« Moi, président, je ne serai pas un chef de parti »

L’ancienne figure de SOS-racisme et de la génération Mitterrand dans les années 80 a perdu en charisme et gagné en langue de bois. Député européen, il devient à 53 ans le successeur lointain de François Mitterrand ou de François Hollande. Le président de la République avait d’ailleurs salué son élection d’une manière un peu étonnante, en plein Conseil européen à Bruxelles. « Harlem Désir est un vrai premier secrétaire du parti socialiste. Son score est appréciable ; il aurait fait davantage que c’eût été suspect, il aurait fait moins que c’eût été inquiétant. »

Lui, président, ne serait pas chef de parti. Mais voilà, quoiqu'il en dise, François Hollande reste très attaché à la formation qu'il a dirigé pendant onze ans. Il a suivi de près toutes les négociations et les marchandages dans la répartition des postes au sein de la direction. Certains ont même brandi des SMS du chef de l'Etat pour dire qu'ils avaient son soutien. Rien ne bien neuf en fait sous la Ve République : le président a besoin d'un parti qui le soutienne.

Un parti godillot qui marche au pas ?

Le PS est-il alors condamné à jouer les godillots, les anciennes chaussures des soldats français ? Faut-il un PS qui marche au pas ? Quel est le rôle du parti quand les socialistes sont au pouvoir ? C'est l'un des enjeux de ce congrès.

Depuis quelques mois, le parti a un peu flotté, on l'a peu entendu. « Il était aux abonnés absents », confiait cette semaine un poids lourd du gouvernement. D'abord parce que tous ses ténors sont devenus ministres. Ensuite parce qu'on était dans un entre-deux, Martine Aubry déjà parti, Harlem Désir pas encore investi.

Mais cette fois, c'est fini, assurent en choeur tous les socialistes. Et puisque les débats politiques ne peuvent pas avoir lieu au sein du gouvernement -sinon ça devient des couacs- c'est au PS que le débat doit avoir lieu. « Le gouvernement ne peut pas avoir le fonctionnement du parti,explique ainsi Marilyse Lebranchu, la ministre de la Réforme de l'Etat. Le PS doit écrire le rassemblement des socialistes autour de leur gouvernement, et préparer le programme de François Hollande en 2017. Un parti politique, c’est un lieu de débat permanent. »

« Rien sous le tapis »

Un PS, aiguillon de la majorité ? L’idée fait son chemin. Un parti en lien à la fois avec le Premier ministre et avec le Parlement. « On dit toujours que le fait d’être dans la majorité amène à une certaine indolence, avec des députés godillots, regrette le député Jean-Jacques Urvoas. Au contraire, c’est le rôle du parti socialiste de faire en sorte qu’aucun sujet ne soit abandonné. Il n’y a aucune raison de mettre sous le tapis les difficultés. »

Rien sous le tapis : sur les contrôles d'identité, le droit de vote des étrangers, ou encore la procréation médicale assistée pour les couples homosexuels, le PS, et notamment l'aile gauche du parti sortie renforcée de ce congrès, entend jouer la vigie des promesses de François Hollande, sans gêner un gouvernement déjà bien malmené. Harlem Désir a aujourd'hui tout à prouver.

TAGS: FRANÇOIS HOLLANDE - HARLEM DÉSIR - MANUEL VALLS - MARTINE AUBRY - POLITIQUE FRANÇAISE - SÉGOLÈNE ROYAL
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Vendredi 31 août 2012 5 31 /08 /Août /2012 13:43





   
AFRIQUE/FRANCE: François Hollande participera au sommet de la francophonie à Kinshasa en Octobre (Jeune Afrique)

François Hollande a décidé de se rendre en RDC pour participer au sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa du 12 au 14 octobre. Le président français devrait annoncer sa décision lundi prochain.



Selon nos informations, François Hollande a tranché : il participera finalement au sommet de la Francophonie, du 12 au 14 octobre, à Kinshasa. Le président français devrait annoncer sa décision lundi 27 août au soir, lors de son discours de politique étrangère inaugurant la traditionnelle conférence des ambassadeurs, à Paris.



Une mission préparatoire des services de sécurité de l’Élysée doit d’ailleurs se rendre dans la capitale congolaise dans les tout prochains jours pour organiser la venue du chef de l’État. Une visite qui risque de ne pas être de tout repos.

L’opposition congolaise a en effet critiqué à de multiples reprises la tenue du sommet à Kinshasa, un événement qu’elle considère comme une légitimation inacceptable de Joseph Kabila, réélu dans des circonstances controversées en novembre 2011. L’association Convergence pour l'Émergence du Congo (CEC) a même engagé à la mi-août une action en référé devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour obtenir une relocalisation du sommet hors de RDC, comme cela avait été le cas il y a deux ans quand Madagascar plongeait en pleine crise politique.

Les gestes de Kinshasa



Reste que la présence de François Hollande ne va pas sans quelque contrepartie. S’il « a compris que l'Organisation internationale de la francophonie [OIF] était un cadre intéressant pour faire avancer la démocratie en Afrique, sans trop mettre la France en avant » - comme le confiait à Jeune Afrique en mai un diplomate qui le connaît bien -, sa décision d’aller à Kinshasa s’explique aussi par certains signaux émis par Joseph Kabila.



Le président français conditionnait sa venue à des avancées concrètes en matière de démocratie et de respect des droits de l’Homme et notamment à une réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui garantirait la transparence des futures élections provinciales, ainsi qu'au jugement des « vrais coupables » dans l'affaire Floribert Chebeya.



Les autorités congolaises ont assuré à la ministre française déléguée à la Francophonie, 
Yamina Benguigui, lors de sa visite de quatre jours à Kinshasa à fin de juillet, que la Ceni serait restructurée dans les prochains mois. Et que le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, son président très contesté, ne serait pas reconduit. 




Jeune Afrique
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Samedi 25 août 2012 6 25 /08 /Août /2012 11:01

 


 

Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre, est candidat au poste de premier secrétaire avec Juliette Méadel. Il dénonce les motions, mais pourrait pourtant en déposer une pour faire pièce au texte de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, trop "centriste" à son goût. Interview. 

 


Gaëtan Gorce: "Au PS, les motions ne servent qu'à préserver les clans"

UNIVERSITE D'ETE DU PS (LA ROCHELLE) - Le sénateur PS de la Nièvre Gaëtan Gorce, 53 ans, est candidat au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, en "co-direction" avec Juliette Méadel, conseillère municipale dans le XIVe arrondissement de Paris.

afp.com/MEHDI FEDOUACH

Cette université d'été du PS a-t-elle un goût particulier pour vous, quelques mois après les victoires électorales de votre camp?

C'est toujours plus agréable de se réunir dans un contexte de victoire, surtout après dix années passées dans l'opposition. Nous sommes toutefois conscients des difficultés qui nous attendent. Je souhaite ardemment que nous discutions de la place du parti, mais cet appel a reçu un écho limité auprès de la direction. 

Justement, quelle place pour le PS aux côtés du gouvernement? Quel est son rôle?

On sait ce qu'il faut éviter. La période 1981-1988 a été très difficile pour Lionel Jospin, alors premier secrétaire, parce que le PS n'était pas associé aux débats du gouvernement. Aujourd'hui, le parti doit jouer le rôle de défricheur d'idées, anticiper les rendez-vous, dans le dialogue et l'échange. Mais pour qu'émerge une nouvelle pensée, il faut s'en donner les moyens et réorganiser le parti. Cette question peut sembler secondaire, mais elle reste un préalable indispensable.  

Quelles lignes doit suivre cette réorganisation?

Le parti ne doit pas se montrer frileux, il doit se tourner vers les Français, comme lors des primaires. Le repli n'est jamais la bonne réponse. Il faut accorder plus de pouvoir aux militants, élire directement le premier secrétaire du parti et affaiblir les motions. Ces motions ne servent qu'à préserver les clans, c'est en leur nom que les responsables se répartissent les postes à l'heure actuelle. C'est le moment de changer nos mécanismes qui ont démontré leurs faiblesses.  

Vous avez déposé une contribution co-signée avec Juliette Méadel dans laquelle vous exposez votre démarche. Vous vous êtes portés candidats, ensemble, à la direction du PS. Déposerez-vous aussi une motion (avant la date butoir du 12 septembre) au nom de la nécessité d'avoir un débat, face au texte de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault?

Ce serait évidemment un paradoxe pour nous, mais on va en débattre. Cela dépend de ce que la direction est disposée à entendre. Pour l'heure je suis assez inquiet de la réponse apportée par la direction qui approuve le principe du renouveau... sans faire de proposition concrète. 

La motion centriste réunit tout le monde sans rien trancher et dit "oui au changement mais pas trop" 

Cela dépend aussi de notre capacité à regrouper ceux qui veulent faire bouger les lignes. Il ne s'agit pas d'entamer un rapport de forces mais un rapport d'idées, face à une motion centriste qui réunit tout le monde sans rien trancher, qui hésite et qui dit "oui au changement mais pas trop".  

Quel changement de fond espérez-vous?

 

Il faut rompre avec cette pensée de l'entre-deux qui reste conservatrice. Plus de démocratie et plus d'écologie sont, je le crois, les ingrédients pour transformer le parti, revaloriser la coopération et la solidarité, et mener la bataille intellectuelle face à l'hyperlibéralisme. Un gros travail intellectuel nous attend. 

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Lundi 13 août 2012 1 13 /08 /Août /2012 23:10

 

Près de 57 % des sondés estiment que François Hollande tient les engagements qu'il a pris pendant la campagne présidentielle. Crédits photo: Abaca.
Crédits photo: Abaca.

Monsieur le Président,

 
A l’occasion de la fête nationale du Tchad, j’ai le plaisir de vous adresser, à titre personnel et au nom du peuple français, mes plus sincères félicitations, ainsi que mes vœux de paix et de prospérité pour le peuple tchadien.


La stabilité dont votre pays bénéficie actuellement doit aussi être mise à profit afin de poursuivre résolument votre programme de réformes et de développement, ainsi que le dialogue politique avec l’opposition.


Soyez assuré que, dans ce contexte, la France entend maintenir et développer un partenariat confiant et attentif avec le Tchad.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Le Président de la République Française

François HOLLANDE

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Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 20:39



“Nous avons un accord avec le Tchad, nous mettrons en oeuvre cet accord.” Le ministre de la Défense, Hervé Morin, s’est-il trop avancé, jeudi à Washington, en évoquant la crise tchadienne? Officiellement, la France et le Tchad sont liés par un accord bilatéral “d’assistance logistique et de renseignement”. Mais il existe aussi un accord secret toujours en vigueur…

Le laboratoire des liens militaires franco-africains
 

Les africanistes ont coutume de décrire le Tchad comme le coin supérieur droit du pré carré. S’il tombe, alors tout l’édifice s’écroule. Une vision un peu mécanique, mais qui a toujours inspiré les chefs des armées de la Ve République. Le Tchad fait en effet partie des premiers signataires des accords de défense ratifiés par la France dans la période des indépendances.
 

Puis, en 1976, sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, les deux pays remplacent l’accord de défense par un accord de coopération militaire technique. La principale différence de ce type d’accord tient au contenu de l’article 4, qui définit le cadre d’intervention des forces françaises:

Les personnels militaires français servent dans les forces armées tchadiennes avec leur grade. Ils revêtent l’uniforme tchadien ou la tenue civile suivant les instructions de l’autorité militaire tchadienne. (…) Ils ne peuvent en aucun cas participer directement à l’exécution d’opérations de guerre, ni de maintien ou de rétablissement de l’ordre ou de la légalité.”

En théorie, les soldats français de la coopération militaire n’ont pas le droit de faire la guerre. En pratique, il suffit qu’ils soient en dehors de ce cadre de coopération pour jouer un rôle actif. Tous les observateurs ont en mémoire le massif déploiement aérien d’avril 2006 qui, non content d’effrayer les rebelles, avait surtout permis de fournir aux forces tchadiennes des renseignements indispensables pour mettre en déroute la colonne de pick-up menaçant N’Djaména.
 

Une convention secrète de maintien de l’ordre remontant à l’indépendance

Cette dernière précision sur le “maintien de l’ordre” n’est pas anodine, car dans plusieurs états africains, une convention secrète de maintien de l’ordre a été signée, dès les années 60, pour garantir aux potentats locaux la tranquillité. Une sorte d’assurance-vie ou plutôt d’assurance de conserver le pouvoir. Comme ces textes secrets prévoient une intervention, à la discrétion du président de la République française, en faveur des présidents africains qui en font la demande:

► Premier point: la France “peut” intervenir, mais n’a aucune obligation de le faire. C’est à la discrétion du président de la République française, seul décisionnaire sur ce sujet. La demande passe par l’ambassadeur de France.

► Deuxième point: c’est le chef de l’Etat africain qui formule sa demande “dans une situation particulièrement grave”. Laquelle situation n’est pas plus détaillée: il n’est pas fait mention d’agression extérieure ou de menace quelconque. Les termes restent suffisamment vagues pour justifier toute demande.

► Troisième point: le commandement des troupes locales et l’usage du feu sont immédiatement transférés à l’officier français envoyé sur place.

Ces textes seraient toujours en vigueur, si l’on en croit du moins les explications données en mars 2006 par le général Henri Bentégeat au Sénat, qui venaient compléter ces propos de 2002 tenus à l’Assemblée nationale:

Personne n’imagine aujourd’hui une application des accords de défense en dehors des situations ne correspondant pas à une agression extérieure, même si certains accords de défense passés par la France comportent des clauses secrètes prévoyant des cas d’intervention plus larges.”

En résumé, si la France n’intervient pas, ce n’est pas parce que le cadre réglementaire le lui interdit, mais bien sur une décision politique. Un sujet auquel le législateur devrait s’attaquer, car ces textes semblent bien obsolètes dans le contexte actuel.
 

L’invention du Dami pour le renseignement et le maintien de l’ordre

L’histoire du Tchad prouve que les nouveaux accords des années 70 n’ont rien changé à la conception foccaro-gaulliste de l’Afrique. Aussitôt conclus, les nouveaux accords de coopération vont se doubler d’un dispositif ad hoc baptisé Dami, pour Détachement d’assistance militaire et d’instruction. Officiellement, il s’agit de promouvoir une coopération plus légère, plus efficace et plus professionnelle.

En fait, les Dami, composés de troupes issues des forces spéciales -très souvent les 1er et 8e RPIMa-, vont devenir des unités de renseignement et de protection du pouvoir en place. Placés du sommet à la base de la hiérarchie de l’armée tchadienne, les conseillers Dami forment une chaîne de commandement parallèle à la hiérarchie officielle. Cela permet à la France de maintenir ou de changer les dirigeants en place, avec l’intervention discrète de la DGSE si nécessaire. Hissène Habré, puis Idriss Déby en sont les exemples achevés.
 

Ainsi, au printemps 2006, lors d’une précédente tentative de coup d’Etat, Idriss Déby fut protégé par un petit Dami composé d’hommes du 1er RPIMa. Des “gros” -leur surnom dans le milieu- pour assurer une protection personnelle au chef de l’Etat. Aujourd’hui, cette protection a disparu. Nul hasard. La coopération militaire est donc loin de jouer son rôle officiel, dont l’objectif est ainsi décrit sur le site de l’ambassade de France:
 

► “Accompagner d’une part l’armée nationale tchadienne dans sa réorganisation conforme à la stratégie nationale de bonne gouvernance.

► Conforter d’autre part sa capacité à garantir la souveraineté de l’Etat tchadien.”

Au sud du Sahara, la “bonne gouvernance” est toujours aussi fluctuante

A voir:

► La carte du dispositif militaire Epervier.

► L’accord de coopération militaire technique de 1976.

► La convention de soutien logistique aux forces armées tchadiennes.

► Le protocole additionnel de 1990.

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Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 20:36

 

 

Morano : "Ma meilleure amie est tchadienne, donc plus noire qu’une arabe".

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Nadine Morano se rend au bureau politique extraordinaire de l'UMP le lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. (Photo Laurent Troude pour Libération)

Nadine Morano se défend d'être "raciste" en affirmant qu'elle a des "amis arabes"


L'ancienne ministre UMP Nadine Morano s'est défendue, jeudi 20 juin, d'être raciste, en affirmant qu'elle avait des "amis arabes" et une amie "tchadienne, donc plus noire qu'une arabe". Invitée de l'émission de divertissement "C àvous", sur France 5, elle a déclaré : 
 
"Me faire passer pour quelqu'un par exemple qui serait raciste, alors que j'ai des amis qui sont justement arabes, et dont ma meilleure amie qui est tchadienne, donc plus noire qu'une arabe, je trouve ça choquant. C'est choquant vous savez pour qui ? Pour ma famille, que je dois protéger. Moi aussi j'ai des enfants. Dans quelques jours, je vais avoir un petit-fils. J'ai pas envie qu'on laisse accroire que Nadine Morano est raciste, parce qu'ils savent très bien que c'est pas vrai, tout ça fait du dégât, ça fait mal au cœur."

Mme Morano, qui n'a pas été réélue, le 17 juin, au second tour des élections législatives, députée de Meurthe-et-Moselle, a été critiquée jusque dans son camp pour avoir accordé un entretien à Minute et pour avoir dialogué en sympathie avec un faux Louis Aliot (FN) dans un canular de l'imitateur Gérald Dahan.

 

Voir : Nadine Morano piégée par Gérald Dahan : "Marine Le Pen a beaucoup de talent"
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Mercredi 20 juin 2012 3 20 /06 /Juin /2012 14:22

 

Le Canard Enchainé Lire la suite sur le Canard Enchainé

 

Abakar Adoum Manany, ce franco-tchadien, ancien conseiller spécial du Président tchadien Deby fait parti de l’un des personnages les plus dorlotés par les services secrets français. Intermédiaire entre les libyens et de grandes firmes françaises, facilitateur dans les grands contrats franco-arabes, notamment avec le moyen orient. Il facilita le réchauffement entre Paris et Kigali et le contact entre les soudanais et le Quai d’Orsay au temps du Kouchner.

Cet homme choyé par la République et particulièrement la droite Gaulliste a longtemps bénéficié des largesses et des faveurs de l’Etat français.

D’abord proche de la chiraquie avec en première ligne De Villepin puis de Guéant, ce Djouhri tchadien risque de prolonger ses jours heureux au pays des Gaulois où il semble détenir encore de lourds secrets.

 

Abdoulaye Salah

La rédaction de TCHADENLIGNE.COM

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Lundi 18 juin 2012 1 18 /06 /Juin /2012 18:11

 

 Elue dans la 5e circonscription (IIIe et Xe arrondissements), Seybah Dagoma ne veut pas être cantonnée au rôle de « candidate de la diversité ».

Elue dans la 5e circonscription (IIIe et Xe arrondissements), Seybah Dagoma ne veut pas être cantonnée au rôle de « candidate de la diversité ». 



Pour une première, c’est une réussite. Avec 70,1% des voix, Seybah Dagoma, avocate en droit des affaires et candidate  dans la 5e circonscription (IIIe et Xe arrondissements), fait trois points de plus que  au second tour de la présidentielle. Benjamin Lancar, son challengeur , n’a pas franchi la barre des 30%.

Chaleureusement applaudie dans le grand hall de la mairie du Xe lorsque le maire, Rémi Féraud (PS), a proclamé les résultats, la nouvelle députée, née à Nantes de parents tchadiens en 1978, a dans son premier discours, peu après 22 heures, fixé ses priorités : « Le logement, la santé, l’emploi, l’école et la préservation des services publics. 
» Avant de rappeler sa « fierté d’appartenir à la majorité socialiste ».

La seule Noire d’origine africaine de l’hémicycle


Pur produit de l’école républicaine, la jeune femme, qui a grandi à Sarcelles (Val-d’Oise), sera aujourd’hui la seule Noire d’origine africaine à l’Assemblée nationale lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux élus. Egalement adjointe au maire de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire, Seybah Dagoma ne se reconnaît pas dans l’étiquette de « candidate de la diversité » que certains aimeraient lui coller. « Ma victoire est celle des socialistes, c’est-à-dire d’acteurs politiques qui veulent mettre en place une politique de justice sociale, de progrès partagé et d’émancipation des individus », affirme-t-elle.

Lorsqu’elle a appris sa victoire, sa première pensée, confie-t-elle, est allée à sa mère, aujourd’hui retraitée à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Le maire du Xe, Rémi Féraud (PS), conclut : « Seybah Dagoma est un symbole de la diversité de la société française, mais elle ne veut pas être qu’un symbole. Elle veut d’abord être une députée socialiste. »


Le Parisien

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Vendredi 15 juin 2012 5 15 /06 /Juin /2012 14:36

 

PARIS, HIER. Seybah Dagoma, ici avec Pierre Aidenbaum, maire du IIIe arrondissement, est arrivée en tête dans sa circonscription au premier tour.
PARIS, HIER. Seybah Dagoma, ici avec Pierre Aidenbaum, maire du IIIe arrondissement, est arrivée en tête dans sa circonscription au premier tour. | (LP/OLIVIER CORSAN.)

 
« Quand Seybah arrive, le soleil est là! » Pierre Aidenbaum, le maire du IIIe arrondissement de Paris, et suppléant de Seybah Dagoma, décide de laisser son imperméable chez un commerçant ami du quartier le temps d’une éclaircie, hier après-midi, pour aller tracter avec « sa » candidate.
Costume-pantalon noir et corsage blanc, la candidate socialiste, elle, s’inquiète de la mobilisation pour ce 2d tour.
« Autant dire que c’est déjà joué! » vient de lui confier dans la rue une dame qui a en tête son score (43,60%) au premier tour dans cette 5e circonscription de Paris (3e et 10e arr.). L’UMP Benjamin Lancar arrive loin derrière avec 21,30%.  « Mais non, rien n’est fait, je compte sur vous! » répond Mme Dagoma à la passante. Un peu plus loin, une autre habitante de cet arrondissement du cœur de la capitale la rassure : « Ne vous inquiétez pas, de toute façon je vote à gauche depuis que je suis née! »
Sauf catastrophe électorale, Seybah Dagoma sera donc députée dimanche soir. Seule Noire d’origine africaine dans l’hémicycle. « Les gens mesurent le symbole que représente Seybah : femme, jeune, issue de la diversité », assure Cyrille Peyraub, militant PS du Xe. Née à Nantes en 1978 de parents venus du Tchad, Seybah a grandi à Sarcelles (Val-d’Oise). Sa mère, cantinière, élève seule cette grande fille qui deviendra avocate spécialisée dans le droit des affaires dans un cabinet américain. Hostile au communautarisme, Seybah Dagoma veut représenter la « diversité sociale et la diversité des parcours ». Sa priorité : lutter contre les discriminations sociales.
SUR LE MÊME SUJET
 Bientôt des députés de la diversité à l’Assemblée Bientôt des députés de la diversité à l’Assemblée

http://www.leparisien.fr/politique/legislatives-le-symbole-seybah-dagoma-14-06-2012-2048598.php

 

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Mardi 12 juin 2012 2 12 /06 /Juin /2012 12:09

 

François Hollande (droite) et Mahamadou Issoufou, en conférence de presse, à Paris, le 11 juin 2012.
François Hollande (droite) et Mahamadou Issoufou, en conférence de presse, à Paris, le 11 juin 2012. Reuters/John Schults - Par Ursula Soares

 
Le président nigérien Mahamadou Issoufou a été reçu, ce lundi 11 juin, par son homologue français François Hollande. La situation dans le nord du Mali inquiète les deux chefs d’Etat. François Hollande redoute « l’installation de groupes terroristes » dans cette région. Pour Mahamadou Issoufou, il s’agit d’une menace pour la région mais aussi « pour le monde ». L’option militaire, sous l’égide des Nations unies, est de plus en plus envisagée.


Après avoir reçu le président béninois et actuel président de l’Union africaine, Boni Yayi, il y a deux semaines, le président français a reçu, cette fois-ci à l’Elysée, Mahamadou Issoufou – deux entretiens qui ont porté sur un même sujet : la crise malienne et la menace jihadiste.


La présence de groupes terroristes venus de pays étrangers se confirme, selon le chef d’Etat français, lors de la conférence de presse, à l’issue de l’entretien. « Il y a une intervention extérieure qui déstabilise le Mali et qui installe des groupes dont la vocation est une intervention qui va bien au-delà du Mali, en Afrique et peut-être au-delà », a-t-il déclaré.


Le président nigérien Mahamadou Issoufou a, lui, précisé qu’il s’agit de « jihadistes afghans, pakistanais, en tout cas étrangers au Mali qui entraîneraient des groupes terroristes ».


Soutien de la France et des Etats Unis

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Mercredi 6 juin 2012 3 06 /06 /Juin /2012 13:09

Kofi Yamgnane, le conseiller Afrique de F Hollande partage son travail:

 

 

 

Francafrique - François Hollande

François Hollande, une chance pour l'Afrique.

 

Concernant la nouvelle politique africaine de la France, François Hollande nous a demandé de travailler à achever la décolonisation et mener en Afrique une politique cohérente avec les autres Européens. Il entend respecter la démocratie là où elle existe et soutenir tous ceux qui se battent ailleurs à son avènement.

 

Ce travail, nous le déclinons selon 5 axes prioritaires.

 

Tout d'abord, tirer le bilan de 50 ans de relations ambigües

 

En tant qu'humaniste et homme de gauche, François Hollande privilégie une approche plus respectueuse des peuples par la reconnaissance des aspirations populaires trop souvent brimées par des régimes autoritaires et parfois corrompus.

 

Lancer une opération vérité sur la politique d’aide publique au développement

 

Expliquer le caractère fantaisiste et mensonger des déclarations d’aide au développement et d’engagements internationaux jamais tenus. La France déclare 10 milliards d’euros d’Aide Publique au Développement (APD) à l’OCDE, alors que l'APD n'a représenté que 3.3 milliards d’euros en crédit de paiement dans la loi de finances 2012. Il faut rétablir tout à la fois la vérité et la crédibilité de cet instrument. Depuis 5 ans, la politique de coopération se caractérise par une «bulle déclarative», avec un énorme écart entre les coûts pour l’État (0.25% du PIB), et les sommes déclarées (près de 0.5% du PIB).

 

Ensuite, refonder ces relations sur des bases saines

 

Tourner définitivement la page de la colonisation, en finir avec les formes plus ou moins subtiles du paternalisme néo colonial, regarder l'Afrique comme elle est aujourd'hui et pressentir ce qu'elle sera demain, entrer dans une coopération sur la base de l’égalité et du respect mutuel et s'appuyer sur les forces qui feront l'Afrique de demain: étudiants, jeunes entrepreneurs, diplômés au chômage, artistes, écrivains, diasporas...

 

Aider les pays africains à contenir la fuite de ses cerveaux et à la transformer en gain de cerveaux; encourager partout les transferts de technologies; engager les entreprises françaises travaillant en Afrique sur la voie de leur responsabilité sociale, sociétale et environnementale; faire respecter une éthique de la transparence...etc.

 

Enfin, disons-le tout net: aux yeux de beaucoup d’Africains, l’interventionnisme armé de la France et le recours très «sélectif» à la Cour Pénale Internationale incarnent une nouvelle «mission civilisatrice occidentale», rappelant à bien des égards la douloureuse «pacification» de l’ère coloniale. François Hollande veut en finir avec ces méthodes surannées.

 

Prendre en compte l'impératif démocratique

 

Au Sud comme au Nord du Sahara, la jeunesse Africaine nourrit une vraie aspiration à la démocratie, à la liberté et au respect de ses droits élémentaires. Elle est partout exaspérée face à l’injustice sociale, la pauvreté, les inégalités, les manquements à la liberté de la presse ou à l’indépendance de la justice, et exprime colère et révolte face à la confiscation du pouvoir par un clan.

 

Les mêmes ingrédients – aspirations au changement, dignité, fin de la prédation et de la corruption, etc. – sont présents chez tous les peuples d’Afrique... des réalités différentes, mais un rêve commun...

 

La France saura se comporter en partenaire attentif devant des événements tels que ceux intervenus au Maghreb s'ils venaient à se reproduire. Elle encouragera la recherche de solutions pacifiques négociées conformément à la culture et aux civilisations africaines: à l'instar du Président Nelson Mandela, François Hollande encouragera partout le pardon et la réconciliation pour éviter l'affrontement et la violence. Contrairement à ce que dit la droite par la bouche de Nicolas Sarkozy, l'Afrique a son Histoire et ses Civilisations et François Hollande le sait et entend respecter l'une et les autres.

 

Enfin participer au renforcement de la sécurité collective en Afrique

 

François Hollande souhaite repenser la politique de lutte contre le terrorisme, en particulier au Sahel, pour permettre aux forces nationales concernées de lutter plus vigoureusement contre Al-Qaïda au Maghreb Islamique et les entités qui collaborent ou commercent avec cette organisation.

 

Dans ce domaine, en partenariat avec l'UE et l'ONU, l'Union Africaine et les organisations régionales et sous-régionales africaines (CEDEAO, SADC, UEAC...) doivent jouer le rôle qui est d'abord le leur, à savoir: définir l’architecture de défense du continent.

 

Kofi Yamgnane

 

Conseiller aux Relations africaines de François HOLLANDE.

 

 

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