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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:52
 
TCHAD: Les dernières élucubrations de Deby.(Dr Bichara Idriss Haggar)

En 23 ans de règne sans partage, Deby a échoué sur tous les plans : politique, économique et social. Il a fait du Tchad un État néant et son régime des plus impopulaires et corrompus que le pays ait connus. Devenu infréquentable, Deby, pour redorer son blason, envoie sa milice au Mali sur le dos des contribuables tchadiens.


Revigoré par son intervention au Mali, il se croit tout permis. En effet, sous prétexte de conspiration, Deby continue d'éliminer et de faire taire toute forme d'opposition à son régime. Les dernières arrestations des parlementaires, universitaires, cadres, officiers, journalistes et les traques des opposants à l'extérieur… illustrent bien les signes avant-coureurs d'un régime répressif et antidémocratique en fin de règne.


Encouragé par les réactions timides de l'opinion nationale et internationale, le dictateur, se servant du procès Habré, dans lequel il est à la fois juge et partie, cherche désespérément à ternir l'image de tous ceux de ses adversaires politiques gênants qu'il n'a pas réussi à les abattre ou à les museler. Les condamnations à mort et à perpétuité en 2008, les liquidations physiques des leaders politiques tels que le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh…, et les soi-disant mandats d'arrêt contre certains opposants politiques, soigneusement ciblés ne sont qu'une manœuvre de plus pour camoufler son profond désarroi.


S'il y a une personnalité tchadienne qui devrait se retrouver à la barre pour le rôle joué dans l'ancien régime, ce serait bien Idriss Deby Itno. Inutile de chercher à divertir le peuple tchadien; il n'est pas dupe.


La vérité finira par triompher!


Dr Bichara Idriss Haggar.

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:23

 

La géostratégie est en train d’être redessinée au Sahel avec le conflit malien. – Malijet

Ni la bande d’Aozou, ni le Darfour, ni le conflit Libyen qui a balayé le régime de Khadafi, ni les rébellions touaregs qui ont secoué le Mali et le Niger, n’avaient réussi à bousculer aussi violemment le curseur de la géostratégie en Afrique. C’est vrai, Idriss Déby, n’est pas l’exemple du démocrate parfait en afrique, il est venu par les maquis et son régime ne fait pas du Tchad, un espace envié de liberté et de droits de l’Homme.

Mais en engageant massivement la crème de ses troupes d’élite au Mali au moment le plus critique des opérations Serval et Panthère, et en première ligne dans l’un des théâtres d’opération les plus difficiles en Afrique, il donne une autre dimension à son pays et prend le leadership africain au Sahel devant le Nigeria et l’Afrique du sud.

Idriss Déby à Yamoussoukro devant les dirigeants de la Cedeao, c’est un peu comme Staline à Yalta, devant Roosevelt et Churchill, car c’est lui qui peut ouvertement chambrer ses pairs africains de faire des efforts car c’est lui qui peut ouvertement parler de la mort des leaders d’Aqmi (Abou Zeid et Belmokhtar) avec une aisance déconcertante, même pas l’armée française avec ses 4000 hommes.

Et c’est encore lui qui perd le plus de soldats parmi les troupes étrangères au Mali. Ce leadership, Idriss Deby, le doit à son courage et à la bravoure de ses troupes d’élites, qualifiées de « précieux allié de la France au Mali » par les médias français, parce qu’elles sont au charbon dans les montagnes de l’Adrar et n’hésitent pas à attaquer l’ennemi héroïquement comme les russes l’ont fait de Stalinegrad à Berlin.

Pourtant le Tchad vient de loin, de la chaise musicale rebelle entre Goukouni Oueddei et Hissène Habré, il se retrouve avec Idriss Déby, lui même ancien rebelle ayant chassé Hissène Habré, et a fait sa guerre de contre la Libye et au Congo, sans compter les rébellions contre le régime Déby.

C’est donc un pays habitué des confrontations armées qui ne s’est pas soumis à son puissant voisin libyen comme l’a fait le Mali avec l’Algérie.

Si l’engagement tchadien au Mali à côté des forces françaises et en première ligne face à l’Aqmi, aura raison de cette organisation terroriste il est certain que le Tchad sera le nouveau gendarme du Sahel et un partenaire stratégique des grandes puissances militaires.

En tout cas, l’Algérie et la Libye et même la Mauritanie doivent désormais prendre en compte cette nouvelle donne au Sahel et revoir toute leur politique sous régionale de défense avec les pays africains au sud du Sahara.

Aliou Touré

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:21

Par RFI

Après l’émission d’un mandat d’arrêt international contre le général Mahamat Nouri et suite à la réaction -sur l’antenne de RFI- de ce proche de l’ex-président tchadien Hissène Habré pour s’insurger contre ce mandat qui le vise, le ministre de la Communication Hassan Sylla Bakari s’exprime à son tour pour justifier la démarche du gouvernement tchadien. Il indique qu’il n’y a pas de chasse à l’homme, contrairement à ce que dit le député Saleh Kebzabo, également convoqué par la justice alors qu’il se trouve en Afrique du Sud. Pour Hassan Sylla Bakari, le général Nouri était « l’homme de main du dictateur le plus sanguinaire que le Tchad ait jamais connu ».

Hassan Sylla, Porte-parole du gouvernement tchadien

HASSAN-SILLA

Nous nous étonnons que cet ancien homme de main du dictateur le plus sanguinaire que le Tchad ait jamais connu ait perdu la mémoire. Dans tous les cas, la justice l’atteindra là où il se trouve, et il répondra de ses actes.

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:18

 

Après la tentative présumée de déstabilisation au Tchad et les arrestations qui ont suivi, le président de l’Assemblée nationale et les présidents des groupes parlementaires dénoncent la violation des procédures. Dans deux lettres distinctes, ils montent au créneau.

Deputés tchadL’Assemblée nationale fait de la résistance. Son président l’avait déjà souligné dans une première lettre datée du 7 mai, il le rappelle dans sa nouvelle missive adressée au gouvernement: un député ne peut être arrêté ou poursuivi sans levée préalable de son immunité. C’est ce que dit la loi, sauf en cas de flagrant délit. Et c’est là dessus que s’appuie le ministère public. Mais, Haroun Kabadi insiste : selon lui les clarifications demandées puis fournies par le ministre de la Justice ne prouvent pas qu’il y a eu flagrant délit, les députés jouissent donc toujours de leur immunité et ne peuvent pas être légalement incarcérés.

C’est le sens d’une autre lettre signée par tous les présidents de groupes parlementaires à l’Assemblée, y compris le président du groupe MPS le parti au pouvoir. Dans ce texte, ils estiment que la représentation nationale a été « ridiculisée ».
Ils estiment que le gouvernement « ne semble pas disposé à fournir plus d’informations sur cette affaire » et demandent la libération « pure et simple des députés arrêtés ». « Le pouvoir s’entête », s’impatiente un signataire.

« Nous sommes unanimes car dans ces conditions n’importe quel député pourrait être le prochain sur la liste. On se demande « à qui le tour ? » ».

Voici ci-dessous la lettre signée par tous les présidents de groupes parlementaires à l’Assemblée, y compris le président du groupe MPS le parti de Déby :

Lettre 1 de l'AN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre 2 à l'AN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TchadPages, Convergence pour une Émergence Citoyenne au Tchad

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:15



Idriss Ndele Moussa Yayami 

 

Nous venons d’apprendre avec tristesse et consternation le décès tragique de l'Honorable député Docteur Idriss Ndélé Moussa Yayami, actuel premier Vice Président de l'Assemblée Nationale du Tchad, Secrétaire Général Adjoint du MPS, président du Parlement Panafricain de 2009 à 2011 et grand commis de l’État. L'honorable Député Idriss Ndélé a trouvé la mort dans un tragique accident de circulation à N'Djaména dimache soir où plusieurs autres personnes ont été blessés. 
Dr Idriss Ndélé Moussa Yayami est né le 17 Avril 1959 à Faya (Borkou). Il était un chirurgien-dentiste, M. Moussa a été professeur adjoint à la Faculté des sciences de la santé à l’Université de N’Djamena, Il était marié et père de six enfants.
La disparition de l'Honorable Député Idriss Ndélé est une grande perte pour le Tchad, le BET et le Borkou d'où il est originaire. 
« De Faya au perchoir panafricain de Midrand », c’est par ce titre qu’en juillet 2009, N’djaména bi-hebdo rendait hommage au tout nouveau président du parlement panafricain. Alors que rien ne le destinait à la politique, relève le journal, le Dr Idriss Ndélé Moussa Yayami a parcouru en seize ans un chemin allant des bancs du Conseil Supérieur de la Transition à la présidence du parlement panafricain. Une consécration pour ce panafricaniste, partagé entre la santé, la société civile, l’enseignement et la politique. Le bi-hebdo écrit que grâce au soutien du Caucus Afrique central (groupe parlementaire) et de son gouvernement, Dr Ndélé a battu ses deux challengers Egyptien et Burkinabé et prend les rênes de cette institution pour 3 ans. 
Nous adressons nos condoléances les plus attristées à la grande famille Gorane et à tous ses proches. 
Que son âme repose en paix ! « Inna lillahi wa inna ilaïhi radjounne ». « Allah yakhfirlahou wa yarhama bel janna. » 

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:14

 

Par Talha Mahamat Allim

Genève, Suisse.


Depuis l’accession du Tchad à l’indépendance politique (le 11 août 1960), somme toute relative, le pays a traversé une situation conflictuelle quasi-permanente, qui demeure d’actualité. Tous les secteurs de la vie socio-économique et politique n’ont pas été épargnés. Les efforts des uns et des autres ont été anéantis par les conflits meurtriers inter-tchadiens qui n’ont apporté que malheurs et désolations au pays. Dans cette modeste contribution, nous essayerons de mettre en évidence la dimension de la coopération multilatérale du Tchad sous l’angle des transformations structurelles et responsabilités diplomatiques, avec comme approche déterminante l’analyse des opportunités qu’offrent les institutions internationales. En clair, une coopération multilatérale adaptée aux besoins du pays et de ses populations.


Il convient de souligner que ces dernières années, le monde a connu de grandes transformations du système international aussi bien dans les échanges économiques et financiers que dans les relations politico-diplomatiques et les enjeux géostratégiques. Les moyens classiques de négociation et de régulation sont devenus inefficaces, et de nouvelles règles manquent pour suivre le rythme de la globalisation des problèmes et des interdépendances, de l’émergence et de la multiplicité des centres de pouvoir, de l’accroissement de la pauvreté, des inégalités et des risques d’ordre écologique, avec des difficultés à moraliser le système économique et financier international.

Toutefois, les Etats ne restent pas inactifs ; ils essayent de reprendre le contrôle du système. Cela se voit à travers la multiplication des rencontres régionales et multilatérales, avec une présence marquée des experts de divers domaines concernés, dans l’optique de trouver de nouveaux cadres de négociation et instruments de régulation. En même temps, il se forme une dépendance croissante des pays les moins avancés à l’égard de diverses instances internationales qui s’accompagne, d’un côté, d’un affaiblissement des moyens dont disposent ces pays pour faire valoir leurs points de vue et défendre leurs intérêts, et de l’autre de leur marginalisation progressive.

En suivant les principales étapes de son évolution historique dans les relations internationales (Royaumes, colonisation et post-indépendance), le Tchad est progressivement entré dans le multilatéralisme en plus de ses relations bilatérales ; un système multilatéral qui, au-delà de l’ONU et des organisations apparentées, consiste en grande partie en des institutions et des mécanismes d’aide et de financement du développement, à travers notamment l’appui institutionnel, l’appui au développement rural et urbain ainsi qu’au cadre macro-économique et à la réduction de la pauvreté par l’aide budgétaire, etc.

Comme dans la plupart des pays africains, cela n’a pas entraîné le développement souhaité au Tchad ; bien au contraire, la situation socio-économique et politique n’est pas à la hauteur des attentes de la population. Ce qui implique la nécessité des réflexions sur les voies et moyens d’améliorer l’efficacité de notre coopération multilatérale et de l’image du Tchad dans ses relations internationales. Ce qui nous semble important aujourd’hui, c’est de dépasser le cadre classique de la diplomatie pour s’adapter aux enjeux et défis du moment de sorte que notre pays puisse tirer le maximum d’avantages pour son progrès et accroître sa marge de manœuvre en matière de développement.

Comme cela se fait traditionnellement, le Tchad peut continuer à bénéficier de l’expertise scientifique et technique ainsi que de l’appui financier et institutionnel sur le plan multilatéral. Cependant, d’une part, les partenaires multilatéraux s’emploient à traiter les symptômes (réfugiés, endémies, famines, conflits…) plutôt qu’à chercher à éradiquer leurs causes, notamment les contraintes dont souffrent les économies et les institutions africaines en général et tchadiennes en particulier. D’autre part, ils ne visent qu’à créer au Tchad un environnement favorable à l’épanouissement des affaires et des intérêts étrangers.

De ce fait, le Tchad devrait reprendre l’initiative de l’expertise et de l’action en définissant et proposant les domaines, les secteurs, les champs, les thématiques… sur lesquels il a besoin d’une expertise et de réalisations concrètes ; en lieu et place de ce qui est proposé, pour ne pas dire imposé, de l’extérieur par les partenaires multilatéraux. Sur ce plan, la ville de Genève offre un laboratoire approprié du fait de la concentration des organisations internationales qu’on y rencontre. Et les opportunités qu’elles offrent sont importantes diverses et variées. Pour reprendre l’initiative, et étant donné un contexte de plus en plus défavorable aux pays africains, le Tchad devrait chercher à mobiliser plus d’énergie, de temps et des moyens adéquats pour placer les ressources humaines, financières et matérielles là où l’exigent ses intérêts, et de manière à mener une politique étrangère plus audacieuse et plus offensive, a vec des objectifs plus ambitieux.

Tout cela exige, d’une part, une volonté commune de changer, une vision partagée et claire, la définition de nouveaux principes d’action, l’explicitation des enjeux et des buts poursuivis, montrer en quoi le changement répond aux besoins des tchadiens, encourager l’innovation, promouvoir l’excellence…D’autre part, nos représentants doivent être compétents, de haute moralité et professionnellement à la hauteur de la mission confiée et des attentes nationales. Ils doivent aussi avoir une nouvelle vision, de nouvelles mentalités et habitudes. Pour aller plus loin, il devrait y avoir une politique de placement des tchadiens hautement qualifiés dans les institutions régionales et internationales ; ce qui augmenterait le pouvoir de négociation et d’influence du Tchad ainsi que sa capacité à tirer profit des diverses opportunités sur la scène régionale et internationale ; pouvoir qui peut être en outre renforcé en s’unissant avec d’autres pa ys ayant des ambitions et des intérêts convergents avec ceux du Tchad.

Dans cette perspective, il importe d’aller au-delà des perceptions mais aussi des déclarations de bonnes intentions. La route est longue, mais il n’est pas d’autre choix que celui d’accompagner les mutations du monde, de dépasser l’éphémère et de réformer ce qui peut l’être. Certes, les défis sont nombreux et l'esprit individualiste peut chercher à s’opposer à ce chantier malgré des arguments de bon sens et de la raison. Mais l’inertie n’est pas une solution et le chantier n’est pas impossible à réaliser ; une vigilance de tous les instants pour démasquer et décourager les caméléons, opportunistes et profiteurs de tout genre peut permettre à faire face à cette résistance des esprits individualistes.

Comme l’a si bien dit une personnalité africaine, « […] plus l'engagement est clair et non équivoque aux côtés de toutes les causes justes […], plus l'autorité morale et politique d'un pays est grande » et plus importante est sa grandeur. Essayons autant que faire se peut de cheminer vers la raison et le bon sens ; le chemin est long et difficile mais l’avenir reste ouvert.



Talha Mahamat Allim.

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:12

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DEFENSE DU PRESIDENT HISSEIN HABRE

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La défense du Président Hissein Habré porte à la connaissance de l’opinion publique africaine et internationale, qu’elle a saisi, le 23 Avril 2013, une nouvelle fois, la Cour de Justice de la CEDEAO en vue de faire constater la violation, par l’Etat du Sénégal, de ses droits humains.

Faut-il ici rappeler que, dans son précédent Arrêt en date du 18 Novembre 2010, cette haute juridiction a déjà jugé que l’Etat du Sénégal devrait « se conformer au respect des Décisions rendues par ses Juridictions Nationales notamment au respect de l’autorité de la chose jugée. » ; dans le dispositif de la même décision, il a été ordonné « au Sénégal de respecter le principe absolu de non rétroactivité ». La Cour communautaire, a par ailleurs, énoncé que l'Union Africaine (UA) n'est pas une Cour de justice, et que dès lors, son implication dans l'affaire Habré était à la fois abusive et illégale. Cet arrêt sanctionnait également les réformes législatives engagées sous la présidence du Président Wade qui ont eu pour incidence de modifier les dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale, mais aussi, celles de la Constitution, dans le seul et unique but de juger le Président Habré, et qui ont été jugées attentatoires aux droits de ce dernier.

Au mépris de cette décision, l’Etat du Sénégal, s’est résolument engagé, à travers la création des Chambres africaines extraordinaires, de type scélérates, dans une entreprise visant le re-jugement du Président Hissein Habré, et ce, sur des bases totalement illégales.

L’Accord Union africaine/Sénégal intervenu dans ce cadre et qui a permis la création desdites Chambres, véritables Comités administratifs extraordinaires, inféodées à l’exécutif sénégalais, ne repose en effet sur aucun fondement juridique tant national qu’international. Ces instruments, aussi bien sur la forme que sur le fond, violent ainsi de façon gravissime, l’ordre constitutionnel sénégalais.

C’est aussi, l’avis des sommités du droit sénégalais qu’on ne peut suspecter de partialité ; précisément, Ousmane Camara, ancien haut magistrat et ex-Médiateur de la République, Guibril Camara, ancien Président de la Cour de Cassation et enfin le Professeur Kader Boye, ancien Recteur de l’UCAD et ex-Doyen de la Faculté des sciences juridiques qui, tous et chacun, se sont prononcés sur le sujet dans les colonnes des périodiques locaux.

Bien d’autres universitaires, tout comme de nombreux citoyens sénégalais concluent à la poursuite de l’objectif de « chasse à l’homme », et sont indignés de constater d’une part, l’outrage infligé aux valeurs de civilisation fondatrices du Sénégal, notamment celles protectrices du réfugié, de la Téranga, et d’autre part, les pressions outrancières exercées sur l’Etat du Sénégal par certaines puissances néocolonialistes dans le traitement de cette affaire, pressions qui poussent le Sénégal à sortir des voies d'un État de Droit, pour réexaminer à l'infini une cause déjà jugée, et ce, tant que la cible des commanditaires de l’affaire n'est pas atteinte selon leur bon plaisir.

Et si l’organe judiciaire est vicié, que dire de la procédure mise en place ? Que dire d’une procédure dont les enquêtes manipulées par les services tchadiens seront simplement reversées et validées dans la procédure sénégalaise ?

L’Etat du Sénégal est si diligent que, d’ores et déjà une prison spéciale est en cours de construction pour recevoir l’homme qui semble être condamné d’avance, avant même qu’un seule enquête ait été initiée. Ainsi, les maîtres du « nouvel ordre mondial » pour qui la pratique du « deux poids, deux mesures » demeure, au plan international, la règle d’or de leur conduite, n’éprouvent aucun embarras à fouler aux pieds, quand cela les arrange, les principes de droit qu’ils ne cessent, par ailleurs, de brandir hypocritement, à tout moment et en tout lieu, comme bouclier protecteur.

A titre illustratif, deux exemples d’actualité viennent à l’esprit.

Au Mali, de militaires ont été froidement égorgés, de femmes et filles mineures violées, de simples citoyens ont eu des mains coupées ; et pourtant, parmi les auteurs, beaucoup sont, au demeurant, protégés et courtisés par ces puissances décidées à leur faire une bonne place dans le cadre des Institutions maliennes à venir.

Au Tchad, Idriss Deby dont le régime porte un lourd fardeau en matière de violations graves des droits de l’homme (assassinats d’opposants politiques, entre autres, Bisso Mamadou, Maître Béhidi, Abbas Koty, Guetti Mahamat, Laoken Bardé, Youssouf Togoïmi, Ibni Oumar Mahamat Saleh, Djibrine Dasser…sans même parler des victimes de tortures tels Ngarlédji Yorangar, Lol Mahamat Choua…), vient d’embastiller ces derniers jours de nombreuses personnalités civiles et militaires dont des députés et des journalistes.

Mais pour faire diversion, les médias aux ordres ne relayent que principalement l’arrestation sur ordre d’Idriss Deby, dans la plus parfaite illégalité, de prétendus « anciens tortionnaires du régime Habré » (et ce, au grand mépris de la présomption d’innocence) cueillis, jetés aux fers sans aucune forme de procès ; d’autres sont pourchassés partout, y compris des réfugiés vivant dans de pays étrangers, tous menacés d’être envoyés devant les chambres africaines, alors que ces dernières n’ont pas initié la moindre enquête. Et, revoilà Deby, l’ex numéro 2 du régime du Président Habré, véritable maître de la procédure sénégalaise, initiant déjà des parades dérisoires contre la plainte déposée devant la Cour de la CEDEAO à l’encontre de l’Etat du Sénégal, déguisé en sympathique redresseur de torts aux yeux de ses amis occidentaux, des ONG droits-de-l’hommistes  et des médias aux ordres!

Il est à préciser que ces rafles et ces mandats d’arrêt internationaux sont engagés, selon les autorités tchadiennes, pour le compte de l’Etat du Sénégal dans le cadre de « l’affaire Habré ».  

Enfin, il est important  de rappeler que le fonctionnement des Chambres africaines extraordinaires est financé à hauteur de 50% par le Chef de l’Etat du Tchad, Idriss Deby, celui-là même qui, par un Coup d’Etat sponsorisé par la Libye de Kadhafi, la France de Mitterrand et le Soudan d’Oumar-Al-Béchir, s’est imposé à la tête du pays et y règne, depuis bientôt 23 années en despote tyrannique. C’est également lui qui, en réalité, va jouer le rôle d’enquêteur en chef et de procureur auprès desdites chambres.

On ne peut qu’être dégoûté et choqué par cette complicité agissante entre puissances néocolonialistes et Etats africains, tous solidaires et résolument engagés contre le Président Habré. En particulier et d’évidence, les bailleurs de fonds, partiaux et ennemis de l’ancien Chef de l’Etat tchadien, ont entraîné l’Etat du Sénégal dans leur sillage et lui font jouer le rôle de bras armé pour régler, à leur profit, de vieux comptes, à leurs yeux, non encore soldés.

Par conséquent, force est, pour la défense du Président Habré, de saisir à nouveau, la seule et unique voie de recours judiciaire qui s’offre à elle pour qu’une fois de plus, la justice se prononce et que le droit soit dit.

La Cour a fixé la première audience sur cette affaire au 12 juin prochain.

Francois SERRES
Avocat au Barreau de Paris 

Mamadou KONATE
Avocat au Barreau de Bamako 

Ibrahima DIAWARA
Avocat au Barreau de Dakar 


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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 14:09

Man 2

- Cliquez sur l'image pour voir plus de photos de la manif - 

 


La manifestation organisée hier samedi par le CNCD, contre les arrestations arbitraires opérées depuis le 1er mai par le régime d'Idriss Deby, a drainé une foule immense sur le parvis du Trocadéro (Paris). Son Excellence Ibn-Oumar Acheikh de l'UFR, M. Mahamat Assileck Halata de l'ANCD (directeur de la rédaction du site tchadanthropus), Mme Laokolé Annette du CNCD ainsi que d'autres pontes de l'opposition en France ont fait le déplacement de tous les coins de la France.

Les manifestants ont scandé le slogan habituel "Deby, assassin ! La France, complice !". Ils ont surtout exprimé le mécontentement des Tchadiens de France à travers des banderoles sur lesquelles on peu lire par exemple "20 ans de soutien militaire français au général Déby itno = 20 ans d'assassinats politique ! 20 ans de pillages !". 

Pour éviter les éventuels débordements, la Préfecture de police de Paris a mobilisé un impressionnant dispositif policier composé essentiellement de CRS, l'élite de la police urbaine.

Finalement, la manif s’est déroulée plutôt dans le calme. Aucune interpellation de manifestant n’a été enregistrée comme toujours. Ce qui, à notre avis, n’est pas de nature à impressionner le régime de N’Djamena qui ne comprend que le langage de la force. La prochaine fois, ceux qui initient les manifestations doivent oser d’autres attitudes plus marquantes. Il faut réfléchir à une nouvelle façon, plus énergique, d’exprimer la colère enfouie dans le ventre des Tchadiens.

Tchadoscopie

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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 14:33

 

MACT-TCHAD

 

La psychose est désormais totale au Tchad : A la suite de l’annonce brûlante d’une « conspiration » à dormir debout sortie d’on ne sait quel chapeau, le pouvoir d’Idriss Deby voit rouge et regarde toutes les personnalités et hommes politiques de travers. Conséquence, sortir du Tchad, ne fût-ce que pour aller faire un tour dans la ville camerounaise de Kousseri située juste en face, est carrément assimilé à une évasion. Ou à une tentative de fuite !

@AFP/Archives Issouf Sanogo
Des militaires de la garde présidentielle passent devant l’Assemblée nationale à N’Djamena.

Entre le jeudi 9 et dimanche 12 mai dernier, trois députés de l’Assemblée nationale Tchadienne on tenté, chacun à son tour, de traverser les fleuves Logone et Chari, comme le font dans les deux sens des milliers de tchadiens chaque jour depuis toujours. Malheureusement ils se sont vus priés de faire demi tour et de regagner illico leurs domiciles à N’Djamena.
Le comble étant qu’ils étaient à bord de leurs véhicules de fonction. L’un de ceux-ci a tenté de refaire l’expérience à bord de son véhicule personnel quelques heures plus tard. Sans plus de succès.
Il est donc clair que la police politique est à la manœuvre, et a l’œil sur tous les tchadiens. Autant dire que les choses sont au plus dans ce pays où le potentat Idriss Deby Itno, convaincu d’être l’héritier putatif de Kadhafi, pulvérise tous les records de mégalomanie ces derniers temps.
Il faut croire que ses actions d’interventionnismes militaires exécutés tour à tour en Centrafrique  et au Mali lui ont définitivement donné la grosse tête, et lui font désormais croire qu’il pourrait se permettre toutes les lubies.
Tirant une fierté surdimensionnée des exploits de son Armée dans la traque des djihadistes au nord du Mali, le despote tchadien a décidé de traumatiser durablement la classe politique tchadienne en procédant à des arrestations en vrac d’hommes politiques, de militaires et surtout des journalistes les plus virulents à l’égard de son régime.
Enorgueilli par les satisfécits incessants des puissances occidentales quant à l’efficacité des troupes tchadiennes, le Président Sultan tchadien n’a pas trouvé mieux que d’inventer un « complot » et de faire arrêter des personnalités à la pelle, sans qu’il soit établi le moindre lien entre elles.
Le communiqué officiel avait parlé de « tentative de coup d’État », mais encore plus fumeux, Idriss Deby a tranché pour une « conspiration », avant de parler « d’été tchadien ».
Il faudrait donc savoir !
Mais pour justifier l’opération d’épuration actuellement en marche au Tchad, Idriss Deby joue de la mauvaise foi et du cynisme le plus abject, invoquant l’indépendance de la justice. Un pouvoir judiciaire qui n’a pas cru devoir respecter le principe de la séparation des pouvoirs en violant tranquillement la loi quant il s’est agi d’arrêter et d’incarcérer des députés en fonction sans avoir, au préalable, levé leur immunité par les voies prévues par la loi.
Le constat est donc là, aussi triste qu’angoissant : le Tchad vit, à l’heure qu’il est sous la coupe réglée des éléments des « services de défense et de sécurité » qui n’attendent que le moindre ordre pour arrêter et embastiller à volonté.
Et pour la simple raison que l’intervention des militaires tchadiens au Mali a rendu Idriss Deby un peu plus fréquentable du côté de l’Elysée, il semble ne rien redouter. Ni les admonestations des organisations des droits de l’homme, ni les récriminations de la communauté internationale qui tremble à la seule idée que le président va-t-en guerre ne retire ses troupes des montagnes dans l’Adrar des Ifoghas au nord du Mali.
Et, comble du cynisme, au moment où tous les tchadiens sont tenus en joue par la peur des arrestations illégales, Deby organise une démonstration de force en ramenant au Tchad près de 700 militaires qu’il s’est empressé de décorer sur la place de la Nation ce lundi 13 mai, histoire de faire un peu plus peur en exhibant ses « vaillants » militaires. Il montre ses muscles en somme !
Mais il les exhibe davantage à l’attention de ceux qui seraient tentés de passer à l’action en ce moment où les esprits sont particulièrement chauffés à vif au Tchad.
Le Tchad une prison géante ? Malheureusement oui, surtout que, en guise de renfort des matons, le dictateur vient de ramener au pays, des militaires dont les futures missions sont connues. En principe, un militaire a pour principale mission à servir son pays, protéger le peuple et non sauver un régime dictatorial à bout de souffle. À méditer.
 
La Rédaction
(Lundi 13 mai 2013)
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 14:32

 

Par Talha Mahamat Allim

Genève, SuisseQuelle orientation politique doit-on opérer pour se préoccuper de l’apport indéniable de la diaspora tchadienne dans le développement national ? Quels types de rapports construire entre les instances dirigeantes du Tchad et la diaspora tchadienne ? Faut-il amorcer une véritable rupture ? L’analyse de la place et de l’apport de la diaspora tchadienne permet d’aborder ces questionnements et, ce faisant, contribue à mettre en lumière quelques pistes à explorer pour une meilleure prise en compte des apports potentiels et effectifs de la diaspora.

 

L’importance de la diaspora tchadienne à travers le monde est aujourd’hui une réalité incontestable. Alors que le Tchad compte plus de 11 millions d’habitants, sa diaspora serait aussi importante avec une forte présence en Afrique, en Arabie Saoudite, en Europe, au Canada et aux États-Unis d’Amérique. Ces trente dernières années, le flux migratoire des tchadiens vers les différents continents ne cesse d’augmenter.

L’émigration des tchadiens dans d’autres pays s’explique entre autres par les événements malheureux qu’a connus le Tchad. Malgré tout, les tchadiens où qu’ils se trouvent gardent un attachement important à leur pays. Il est vrai que la progression rapide de la mobilité des tchadiens s’inscrit dans un cadre migratoire relativement récent. Cependant, il faut reconnaître que cette diaspora, qui repose sur des tchadiens de toutes catégories socio- économiques et professionnelles, est l’un des principaux acteurs du rayonnement culturel, politique et économique du Tchad à l’étranger et pourrait servir de cas de figure pour le pays en vue d’accélérer le processus de son développement.

En dépit de son importance, la diaspora tchadienne a été pendant longtemps ignorée, voire piétinée et apparaissait dans le rôle de faire-valoir des intérêts, projets, ambitions ou discours des politiciens et de leurs manœuvres politiciennes. Elle apparaît le plus souvent comme incontournable dans les différents discours officiels ; néanmoins dans la pratique, elle est écartée des processus majeurs de (ré) construction du Tchad. Pourtant, la diaspora tchadienne constitue un levier essentiel pour le développement, comme cela s’observe dans la plupart des pays les moins avancés dont le progrès a été significatif ces dernières années grâce, entre autres, aux apports multiples et variés de leurs diasporas. Son potentiel considérable en termes de savoir et de savoir-faire n’est pas suffisamment mis en valeur pour stimuler et entretenir le développement, la réconciliation et la paix au Tchad.

Cette absence de prise en compte et de mise en valeur de ce potentiel se reflète, entre autres, dans les relations de la diaspora avec les institutions de la République ou du moins avec les autorités ayant en charge la gestion de ces institutions qui, malheureusement perçoivent la réalité uniquement du point de vue exclusif de leur propre fenêtre. C’est pourquoi, il nous semble important que le dialogue, la communication, l’écoute, la nécessaire humilité sont des valeurs à promouvoir de part et d’autre pour bâtir une confiance mutuelle et travailler ensemble pour la promotion et la défense des intérêts du Tchad et des tchadiens.

Il faut substituer à l’image de la gestion personnelle et autoritaire des différentes institutions tchadiennes, celle d’une administration inclusive, responsable et soucieuse de l’intérêt général. Il importe tout simplement de rester conforme aux valeurs tchadiennes, garder l’indépendance d’esprit et agir avec lucidité, sincérité, transparence et bons sens, tout en développant une conscience solidaire et responsable.

Il convient de rappeler que la situation de notre pays interpelle chacun de nous en tant que citoyen. Les acteurs politiques, les opérateurs économiques, la société civile, la diaspora…, tout le monde s’accorde à reconnaître que notre pays a besoin de la synergie d’action de tous ses enfants pour son décollage socio-économique véritable. Le bon sens nous invite à l’éveil de la conscience citoyenne responsable.

D’autre part, les mécanismes organisationnels et institutionnels doivent être mis en place pour rationaliser l’implication de la diaspora dans la vie de notre pays, en capitalisant son potentiel et en le mettant au service du développement national, notamment à travers le transfert des connaissances, du savoir-faire, des investissements…

Par ailleurs, aujourd’hui plus qu’hier, le Tchad devrait s’appuyer véritablement sur sa diaspora pour rehausser son image et défendre ses intérêts à l’échelle locale, régionale et internationale. L’exemple de l’intégration et la valorisation des apports des diasporas chinoise et indienne par leurs États, qui sont au cœur des mutations profondes de leurs pays respectifs, doit nous rappeler en permanence cette évidence.

La diaspora constitue un capital humain considérable et d’une importance stratégique comme a su en prendre conscience le Premier Ministre indien Rajiv Gandhi à partir de 1984, qui la considère non pas comme une fuite des cerveaux, mais comme une banque de cerveaux qui accumule des intérêts et qui attend uniquement d’être retirée des pays d’accueil pour être à nouveau investie dans les pays d’origine.

A titre illustratif, l’importance de la diaspora des pays africains se reflète par exemple dans le volume de leurs apports. Les statistiques internationales confirment que les contributions des africains de l’étranger dépassent largement l’aide publique au développement (APD). Ce qui fait de la diaspora tchadienne un atout considérable dont il faut tenir compte pour le progrès du Tchad.

Ainsi, faire de la diaspora tchadienne un acteur majeur du développement, de la réconciliation et de la paix au Tchad constitue l’un des enjeux majeurs de ce siècle pour notre pays. Cela passe par le changement de la représentation souvent négative que la plupart de nos décideurs politiques ont de la diaspora. Il est nécessaire de rompre avec les discours qui la dévalorisent en l’assimilant à une bande de donneurs de leçon, d’assistés, d’agitateurs, de mercenaires, de profiteurs, d’opposants etc. comme si les membres de la diaspora étaient des éléments nuisibles à l’avenir de leur propre pays.

Au-delà de ce changement de mentalités, la volonté politique et sociale est vitale car cette transformation passera par celle de tous les tchadiens en général et de nos décideurs politiques en particulier ; il ne suffit pas de changer de discours pour que la situation change. Encore faut-il que les pratiques suivent, que la méthode soit adaptée et que les moyens soient à la hauteur !

Le Tchad n’est pas condamné au sous-développement ni à des embrasements tragiques, qui n’ont cessé de créer et de raviver des haines entre tchadiens, car il a des ressources naturelles et humaines propices à sa prospérité et à sa paix. Elles ne demandent qu’à être mobilisées et mises en valeur de manière efficace, efficiente, cohérente et responsable.

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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 14:29

 

Soudan: la lutte entre le Sultan Idriss Déby et son frère déchu Timan Déby par rébellions du Darfour interposées

 

Mohamed Bachar et Arko Dahiya ont trouvé la mort dans une attaque attribuée à des combattants appartenant à un groupe rival. L’attaque survenue en territoire tchadien a été condamnée par le régime en place à N’Djamena.

Les deux leaders rebelles ont été tués à leur retour du Qatar où ils ont signé, le 6 avril 2013, un accord de paix avec le pouvoir du Soudan. Or, une partie de leur mouvement rebelle d’origine, le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) est opposée aux négociations démarrées depuis juillet 2011 au Qatar. L’embuscade qui a coûté la vie aux deux hommes est donc attribuée à des combattants appartenant à la faction rebelle hostile à l’accord de Doha.

Le pouvoir au Tchad se sent concerné

Selon des informations émanant du ministère tchadien des Affaires étrangères, l’assassinat serait survenu dans une zone située dans l’est du Tchad à la frontière avec le Soudan. Dans un communiqué en date du lundi 13 mai 2013, la diplomatie tchadienne dit condamner « énergiquement » la mort des deux chefs rebelles.

Mais selon Acheik Ibni Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad et actuellement basé en France, la réaction énergique du gouvernement tchadien révèle l’antagonisme existant au sein du régime à N’Djamena :

Timan Déby Itno, Sultan déchu du Dar Bilia

Timan Déby Itno, Sultan déchu du Dar Bilia

« Cet incident malheureux réflète plus les luttes au sein du régime à N’Djamena que les luttes au sein du Mouvement pour la justice et l’égalité du Darfour. Au sein du régime de N’Djamena il y a une aile au sein de la famille [du président] Déby Itno, à commencer par son frère, le sultan déchu Timan Déby qui soutient l’aile de Khalil Jibril leur leader légitime, et une aile dissidente que soutient Idriss Déby lui-même. Donc ça réflète aussi un conflit interne au sein du pouvoir tchadien. »

Quelle conséquence sur le terrain ?

Est-ce que la mort des deux chefs rebelles aura une conséquence négative sur les efforts de paix au Darfour, notamment l’accord de paix de Doha ? Non, selon l’humanitaire Jacky Mamou spécialiste de la crise du Darfour. Pour lui, l’accord de Doha n’était d’ailleurs pas une garantie de paix :

« Il n’y a aucun groupe important qui a signé ces accords de paix ! Ce ne sont que des petits groupes marginaux qui se sont engagés dans un processus de paix qui est sans cesse interrompu et qui n’a aucune valeur efficace sur le terrain. Il n’y a pas de processus de paix au Darfour ! C’est une blague ! C’est la blague que prolonge éternellement le gouvernement soudanais pour donner quelques gages à la communauté internationale et pendant ce temps, il continue ses exactions. »

Le Darfour est le théâtre d’un conflit qui a commencé en 2003, avec le soulèvement de groupes non arabes contre le régime de Khartoum, et qui a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés, selon l’ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.

Source : dw.de

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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 19:44

220px-Le_monde_-groupe-_logo.jpegEditorial du "Monde". La réponse de François Hollande a été laconique, vendredi 10 mai, sur le perron de l'Elysée. Faut-il s'inquiéter de la vague d'arrestations d'opposants et de journalistes qui s'abat sur le Tchad depuis la découverte d'un présumé complot ourdi contre le président Idriss Déby ? "Les principes que nous posons doivent être respectés, y compris au Tchad." Quels sont ces principes que le président français ne juge pas utile de citer ? Ils s'appellent liberté de la presse et respect de l'Etat de droit. Tous deux sont bafoués au Tchad. Ne fallait-il pas le rappeler ?

Quelques jours auparavant, le ministère français des affaires étrangères dosait également son langage vis-à-vis d'Idriss Déby. Le Quai d'Orsay se limitait à prendre "note avec préoccupation des dernières informations en provenance de N'Djamena" et appelait "le pouvoir et l'opposition à poursuivre un dialogue serein". Ce dialogue n'existe plus depuis longtemps. Les arrestations arbitraires, elles, se multiplient. La dernière vague remonte au 1er mai. Ce jour-là, N'Djamena a annoncé avoir déjoué "une conspiration" et arrêté ses instigateurs. Des combats auraient provoqué la mort de trois à huit personnes ainsi que blessé une quinzaine d'autres. Le conditionnel est de mise faute d'éléments fournis par la police, la justice ou le gouvernement tchadiens.

Le pouvoir d'Idriss Déby a procédé à l'arrestation d'au moins une vingtaine de personnes, dont deux députés d'opposition et deux généraux. Deux autres élus sont recherchés. Dans d'autres affaires, des critiques de l'homme fort tchadien, des journalistes, des blogueurs, des syndicalistes sont emprisonnés, poursuivis, expulsés. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) dénonce une "vague d'arrestations, d'intimidation et de harcèlement qui visent l'opposition politique, les journalistes et la société civile".

Ainsi va le Tchad, dont le Quai d'Orsay préfère saluer "le rôle stabilisateur dans la région, en s'impliquant dans la lutte contre l'insécurité au Sahel et dans le règlement des crises, notamment en République centrafricaine". A Idriss Déby, la France reconnaissante ? La contribution tchadienne aux efforts militaires français menés au Mali, notamment dans les régions du Nord, où s'étaient réfugiés les groupes djihadistes, a été indéniablement efficace. La présidence française envisage d’inviter des soldats tchadiens à défiler sur les Champs-Elysées, le 14 juillet. Des faits d'armes de ses troupes dans le désert malien, Idriss Déby semble avoir tiré la conclusion qu'une totale impunité lui serait accordée par Paris en ce qui concerne les méthodes dont il use et abuse dans son pays.

Cette indulgence française est une erreur. Elle envoie un message d'accointances à l'ancienne en Afrique, de piétinement des principes au nom d'arrangements géopolitiques et d'échanges de bons procédés : le soutien militaire au Mali récompensé par un silence sur la répression au Tchad. La France doit dénoncer les détentions arbitraires et l'attitude d'Idriss Déby, qui apparaît de plus en plus comme un président autoritaire, s'appuyant sur un clan et un système de corruption. Le silence est un début de complicité.

 

Source : Arrestations au Tchad : le silence regrettable de Paris - Le Monde

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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 19:43

 

rue89En janvier dernier, alors que l’armée tchadienne donnait la chasse aux islamistes d’Ansar Dine dans les montagnes de l’Adrar des Ifoghas, aux confins du Niger et du Mali, au nom de la liberté et de la justice, le gouvernement qui envoyait cette armée bafouait ces mêmes principes dans son propre pays.

Ainsi, une révision constitutionnelle majeure, posant le glaive et la balance de la justice dans les mains du seul pouvoir exécutif reçut l’onction des députés du pays. Ce n’est pas que cette justice fut auparavant un parangon subtropical d’impartialité.

Comme si le glaive auxiliaire tchadien dans le désert malien voilait ou légitimait les turpitudes imposées aux sujets du régime de N’Djaména.

Le rôle des blogueurs

Il est remarquable que cette information fut relayée pour l’essentiel, par les blogueurs tchadiens.

En ce moment, une répression sans précédent s’abat sur ceux qui éditent ou font circuler la parole en public, notamment sur les réseaux en ligne. Et voilà que le bras de N’Djaména atteint aussi ceux qui se croyaient protégés parce qu’ils sont au delà des frontières du pays.

Encore plus étonnant, le missi dominici des actions liberticides de celui qui, dit-on, se rêve remplaçant de Mouammar Kadhafi dans la région est un avocat, ancien défenseur des droits de l’homme passé maître inquisiteur, l’actuel ministre de la Justice, Jean-Bernard Padaré.

Makaila Nguébla arrêté et expulsé du Sénégal

Le 7 mai, Makaila Nguébla, correspondant d’Internet Sans Frontières, en exil forcé au Sénégal depuis huit ans, a été arrêté par les autorités du pays et expulsé, en violation totale de la Constitution sénégalaise qui garantit la liberté d’expression à tous les êtres humains.

Nous pensons qu’elle la garantit probablement plus à ceux qui sont persécutés dans leur pays pour leurs opinions et trouvent refuge au Sénégal.

Pis, le Sénégal a ratifié et transposé les dispositions de la convention onusienne sur les réfugiés et apatrides qui lui imposait au minimum de faire prononcer cette expulsion vers la guinée voisine, par un juge indépendant.

Cette expulsion illégale intervient quelques 48 heures après que le tout frais nommé ministre tchadien de la justice eût signé un accord de coopération judiciaire et obtenu ensuite une audience avec le président du Sénégal.

Qu’un ancien défenseur des droits de l’homme demande la tête d’un blogueur et réfugié politique démuni à un homme élu à la suite d’une opiniâtre bataille pour les libertés étonne. Ce qui surprend encore plus est de savoir que la femme de ce ministre et ses enfants sont ici, en Ile-de-France, et ont le statut de réfugiés politiques.

Quelques jours auparavant, deux sources de notre correspondant, Eric Topona et Jean Laokolé, étaient arrêtées au Tchad. Le second a subi de terribles tortures par les sbires du régime dans l’ancien camp de la force européenne au Tchad.

Leur crime ? Avoir révélé sur le blog de Makaila les détournements de fonds, la prédation de fonds publics et le réseau de clientélisme qu’aurait érigé le sieur Padaré alors qu’il était ministre des Domaines.

Espionnage électronique

Les circonstances de leur arrestation montrent la fébrilité du régime au regard de ce qui touche aux communications électroniques. Dans le cas Jean Laokolé, qui bloguait sous un nom de plume différent sur la plateforme de Makaila, dévoiler son anonymat requerrait d’espionner depuis le Tchad les communications électroniques envoyées par Makaila.

Il en va de même pour Eric Topona, dont les communications électroniques ont également été mises sur table d’enregistrement.

Nous en voulons pour preuve les e-mails échangés par ces trois personnes, qui leur ont été signifiés et présentés à la fois par les autorités tchadiennes et les autorités sénégalaises.

Il est de ce point de vue étonnant d’imaginer un ministre de la Justice qui voyage avec dans sa serviette, des copies d’e-mails interceptés frauduleusement.

Qui est l’Amésys tchadien, du nom de cette entreprise française qui donna au régime de Tripoli les moyens d’espionner électroniquement et même de reconstituer le réseau des opposants du « guide » ? Nous l’apprendrons peut être un jour, peut être jamais.

Peur en deçà du fleuve Bénoué [Chari, note de Tchadoscopie]

Aujourd’hui, aucun blog dissident n’a droit de cité au Tchad, pour peu qu’il ait une adresse de domaine unique, et ne soit pas hébergé par une plateforme. Le blog de Makaila dérangeait parce qu’il était impossible de le filtrer, puisqu’il était hébergé chez overblog, il aurait fallu pour cela bloquer tous les blogs de la plateforme, c’eût été trop visible, et ça aurait fait désordre.

Les blogueurs, « Facebookeurs », « Twittos » qui vivent à N’Djaména traversent la frontière pour se rendre dans la ville proche située à quelques kilomètres de l’autre côté de la rive du fleuve bénoué [Chari, note de Tchadoscopie], pour pouvoir y écrire sans peur, parce que trois mots de trop en ligne peuvent vous valoir au pire la proscription, au mieux l’occision.

 

Source : Rue89

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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 19:41

Mediapart.jpgDeby se croit tout permis. Fort de son engagement militaire au Mali, le président tchadien a choisi son moment pour faire le ménage à N'djamena. Et ce ne sont pas ses voisins africains et encore moins l'allié français qui vont lui tirer les bretelles. Tant pis pour les sacro-saints droits de l'homme.

Tout commence le 1er mai. Les autorités tchadiennes annoncent avoir déjoué « une conspiration » et arrêté ses investigateurs à la caserne de Gassi, une division de blindés de la garde présidentielle à la sortie sud de la capitale. Des combats auraient éclaté et tué entre trois et huit personnes. Difficile d'en savoir plus. S'en suit une vague d'interpellations de députés et de généraux. Au total, selon RFI, radio france internationale, une dizaine de personnalités, civiles et militaires, ont été inculpées dans le cadre de cette tentative présumée de déstabilisation du pouvoir. Parmi elles : deux députés de l'opposition, et celui qui est présenté comme le cerveau du complot, l'ancien rebelle Moussa Tao Mahamat. Le collectif d'avocats qui défend les accusés dénonce le non-respect de la procédure : absence de levée de l'immunité parlementaire pour les députés, descente aux domiciles sans mandat, maintien en garde à vue malgré l'expiration du délai légal,.. Pour le parti d'opposition CPDC, la Coordination des partis pour la défense de la Constitution, il est clair que le président tchadien instrumentalise la justice pour se débarrasser de ses opposants politiques. C'est aussi la crainte de la Fédération internationale des droits de l'homme qui rappelle que « l’histoire récente du Tchad a montré que les tentatives de coup d'Etat, avérées ou non, servent le plus souvent à des purges ou à des règlements de compte ».

La presse attaquée 

Tant qu'à faire, Deby profite du moment pour faire taire les journalistes de la presse indépendante et d'opposition. Des acteurs de l'information gênants. Après l'arrestation du blogueur Jean-Etienne Laokolé le 23 mars, c'est au tour du journaliste Eric Topona de se voir inculpé lundi 6 mai pour « atteinte à l'ordre constitutionnel ». Eric Topona, par ailleurs correspondant de la Deutsche Welle la radio internationale allemande au Tchad, est le secrétaire général de l'Union des journalistes tchadiens. Le lendemain, mardi 7 mai, le trésorier de ce même syndicat, Moussaye Avenir de la Tchiré, directeur de publication du journal Abba Garde, est arrêté. Il est poursuivi pour « incitation à la haine et au soulèvement populaire ». Tous ces journalistes sont accusés d'avoir échangé des mails subversifs, en clair d'avoir appelé à un printemps arabe au Tchad. Ils démentent. Dans tous les cas, leurs boîtes mails ont été piratées (pour avoir accès au contenu), il est dès lors difficile de savoir qui a réellement écrit ces mails. Une chose est sûre : leur vie privée a été violée. Et ces journalistes vont devoir attendre encore quelques semaines en prison : le juge chargé de leur dossier est en voyage, et ne devrait revenir à N'djamena que fin mai, selon un proche de l'un des accusés. Quel bel hasard !

Dans cette même affaire, un autre blogueur tchadien en exil est dans le viseur des autorités tchadiennes. Son nom : Makaila Nguebla. Son blog (http://makaila.over-blog.com/ )critique du régime de Déby est très suivi à Ndjamena et par la diaspora tchadienne. Makaila vivait à Dakar depuis 2005, sans n'avoir jamais obtenu l'asile politique. Il est expulsé du Sénégal dans la nuit du 7 au 8 mai vers la Guinée...trois jours après la visite du ministre tchadien de la justice Jean-Bernard Padaré à Dakar. Depuis, les organisations de défense de la presse appellent Conakry à ne pas extrader le blogueur vers le Tchad, où sa vie serait menacée. Et elles dénoncent le comportement des autorités sénégalaises. La honte pour un pays considéré comme un modèle démocratique sur le continent. Quant à l'ONG Reporters sans frontières, elle parle d'une « lourde opération anti-presse » en cours au Tchad.

Un silence qui en dit long

Bref, voilà qui doit bien embarrasser le chef d'Etat français François Hollande. Lui qui avait juré d'en finir avec la Francafrique, mais qui a besoin d'Idriss Deby, aujourd'hui plus que jamais. Le président tchadien est devenu l'homme fort de la région. Depuis la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi, il n'y a plus grand monde pour lui faire de l'ombre. Et Deby a su gagner en puissance ces derniers mois. Il y a tout d'abord eu la crise en Centrafrique. Le chef d'Etat tchadien lâche son poulain François Bozizé qu'il avait installé à Bangui par un coup d’État en 2003. Et il soutient -plus ou moins- l'avancée des rebelles de la Seleka qui prennent le pouvoir fin mars. La Centrafrique reste ainsi dans le pré-carré du président tchadien. Victoire.

Et puis, le 11 janvier, la France lance l'opération Serval au Mali. Le Tchad est l'un des premiers pays à répondre présent. Au total,N'djamena a envoyé 2000 hommes qui ont combattu en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, où étaient retranchés les djihadistes. Avec 38 soldats tués au combat, le Tchad a payé un lourd tribu. Et puis, ce sont ses troupes qui auraient tué Abou Zeïd, le haut responsable d'AQMI, Al-Qaïda au Maghreb islamique. Pas étonnant dès lors d'apprendre que Paris aurait invité l'armée tchadienne pour le défilé du 14-Juillet, même si l’Élysée n'a pas confirmé.

Pas étonnant, mais honteux. Le gouvernement français préfère faire la sourde oreille. Quoi ? On réprime au Tchad ? Mais non, qui vous le dit ? Personne, d'ailleurs, regardez : très peu de médias en parlent. Il aura fallu attendre un point de presse et une note de bas de page pour obtenir lundi 13 mai une simple déclaration d'usage : le Quai d'Orsay estime que « les personnes mises en cause doivent pouvoir se défendre et bénéficier de la présomption d'innocence » et redit son attachement « au respect des droits de l'Homme et de l'État de droit au Tchad ». Circulez, y'a rien à voir. Rien à dire. Continuons à nous taire. Après tout, Idriss Deby mérite bien cette récompense de la part de la France : un silence sur sa politique de répression.

 

 Source : Cliquez sur Silence, on réprime au Tchad ! - Mediapart

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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 20:34

Arrestations au Tchad : Paris "préoccupé"

Fabius-Tchad.jpgLa France a fait part lundi de sa "préoccupation" après les arrestations de députés et journalistes au Tchad, dans le cadre d'un complot présumé début mai contre le régime du président Idriss Deby Itno.

"Nous sommes préoccupés par les récentes arrestations de députés et de journalistes tchadiens. Les personnes mises en cause doivent pouvoir se défendre et bénéficier de la présomption d'innocence", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

"La France est attachée au respect des droits de l'Homme et de l'Etat de droit au Tchad comme partout dans le monde" et "réaffirme son attachement à la stabilité du Tchad et au renforcement du dialogue politique et de l'Etat de droit dans ce pays", a ajouté le porte-parole du Quai d'Orsay.

Le 1er mai, le gouvernement tchadien a affirmé avoir déjoué un complot d'un "groupuscule d'individus mal intentionnés". Au moins trois personnes avaient été tuées à N'Djamena et plusieurs autres, dont des députés, arrêtées. Le lendemain, le Quai d'Orsay s'était borné à appeler le gouvernement et l'opposition au Tchad à dialoguer.

 

Source :http://www.europe1.fr/International/Arrestations-au-Tchad-Paris-preoccupe-1515027/

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