Partager l'article ! Revue de presse tchadienne CEFOD : Semaine du 23 au 29 avril 2012.: La libération du député Gali Ng ...
La libération du député Gali Ngothé Gata, l’adoption en conseil des
ministres du projet de loi portant régime de prévention et de répression de l’enrichissement illicite en gestation, l’arrestation du secrétaire général de la Présidence de la République, Mahamat
Saleh Annadif, entre autres, ont constitué les temps forts de l’actualité tchadienne cette semaine.
Le député Gali Ngothé Gata est libre
« Gali est libre », titre L’OBSERVATEUR daté du 25 avril 2012 dont
l’éditorialiste écrit qu’après avoir été la risée du monde et bu leur honte jusqu’à la lie, les juges ont fini par s’incliner devant la vérité. Contrairement aux desseins de ceux qui ne
cherchaient qu’à le salir, Gali est sorti grandi de ce procès et c’est notre justice qui est penaude, laissant d’ailleurs ses plumes.
« Le député Gali enfin libre ! », s’exclame à sa Une N’DJAMENA
BI-HEBDO dans sa parution du 26 avril. On peut voir à la photo de couverture le député du Lac Iro, levant la main en signe de victoire, à la sortie du palais de justice de Moundou. Selon le
BI-HEBDO, il a fallu un coup de théâtre, le désistement d’un conseiller, et une bataille juridique épique avec les avocats du parlementaire, pour amener la Cour d’Appel de Moundou à se résoudre à
prononcer la nullité de la procédure. Commentaire du BI-HEBDO : « Le plan machiavélique mis en place, visant à confirmer la condamnation du tribunal de 1ère instance de Sarh, de faire
subir à Gali l’humiliation de la prison pour ensuite bénéficier d’une grâce présidentielle, ce qui l’aurait politiquement achevé, s’est quelque peu embourbé ».
Un projet de loi portant régime de prévention et de répression de l’enrichissement illicite en gestation
Le Bihebdomadaire de l’Agence tchadienne de presse, L’INFO, daté du 23 au 25 avril
2012 publie in extenso le compte rendu du conseil des ministres du jeudi 19 avril dernier. Le conseil a examiné et adopté le projet de loi portant régime de prévention et de répression de
l’enrichissement illicite. Ce projet de loi qui intervient dans un contexte d’amélioration du classement de notre pays en matière de lutte contre la corruption, rapporte L’Info, permettra de
combler un vide juridique. Les principales innovations apportées par ce projet de loi énumérées par le journal sont les suivantes : la définition précise du délit d’enrichissement illicite,
la confiscation de biens saisis, l’obligation pour tout responsable public de déposer sa déclaration de patrimoine lors de sa nomination et lorsqu’il aura cessé ses fonctions.
Mahamat Saleh Annadif incarcéré à Moussoro
L’OBSERVATEUR revient sur la mise aux arrêts de l’ex-secrétaire général de la
présidence de la République qui est transféré à Moussoro à plus de 300 km de N’Djaména. Le confrère informe que selon une source, une fiche des enquêteurs dans l’affaire du présumé détournement
de 2 milliards FCFA par Zène Bada (ex-Directeur général des Grands projets présidentiels) compromettant pour Annadif aurait été déposée sur le bureau du chef de l’Etat. Hors de lui, Le président
Déby aurait appelé en toute urgence le ministre de la Justice et de l’Assainissement public, Abdoluaye Sabre qui se trouvait en conseil de cabinet de l’Etat lui aurait donné illico des
instructions pour mettre Annadif aux arrêts.
N’DJAMENA BI-HEBDO de son côté fait écho des inquiétudes des avocats de Mahamat
Saleh Annadif, Me Serge Terracol-Lajeune, Me Sobdibé Zoua, Me Ngadjadoum Josué, qui déplorent le fait que malgré les démarches menées auprès du juge d’instruction afin d’entrer en connaissance
des pièces versées dans le dossier de leur client, ils n’ont pas obtenu gain de cause. Le journal précise que gardé à vue depuis son arrestation le 17 avril 2012 dans les cellules de la brigade
des stupéfiants du VIème arrondissement de N’Djaména pour complicité de détournement de deniers publics, l’ancien secrétaire général de la République, a été transféré à la maison d’arrêt de
Moussoro, au petit matin du 22 avril dernier.
LE TEMPS dans sa manchette du 25 avril 2012 pense que ce qui tient lieu de chasse
aux corrupteurs et corrompus actuellement est un vaste cirque qui permet au président de la République et à ses affidés, d’humilier ses propres collaborateurs pour mieux les asservir. « On
ne peut donc faire une véritable guerre contre la corruption, quand on ménage sa famille », affirme-t-il. L’hebdo fait remarquer des BTP aux routes, en passant par les services, personne
n’ignore la voracité de certains turbulents membres de cette famille, mais personne n’est inquiété.
« Après Annadif, à qui le tour ? », s’interroge l’hebdomadaire
L’UNION dans son numéro 0000 paru le 24 avril 2012. Le confrère, citant une source proche du dossier, affirme que la Direction générale des grands projets présidentiels, rattachée au secrétariat
général de la présidence de la République, était sous la coupe de Mahamat Saleh Annadif. C’est pourquoi, poursuit le journal, M. Annadif aurait usé de son titre pour instruire la direction
de la Société Générale Tchad (SGT) à transférer des fonds du compte du Hadj précédent à celui de la Direction générale des grands projets présidentiels.
Lancement du Prix de l’excellence en journalisme édition 2012
« Le HCC pérennise le prix de l’excellence en journalisme », titre
L’INFO, parlant du lancement le 20 avril 2012 du Prix de l’excellence en journalisme édition 2012 par le Haut Conseil de la Communication (HCC). Ce prix vise à distinguer les meilleures œuvres
journalistiques de l’année, de relever et d’encourager les jeunes talents, écrit le confrère. Peut concourir tout candidat qui a 40 ans au maximum. Les candidats de la presse écrite doivent
rédiger un grand reportage ne dépassant pas trois pages dactylographiées ; Ceux de la radio et de la télé doivent réaliser un dossier ou un magazine d’actualité ne dépassant pas 5
minutes.
Vente du ciment made in Chad dans les quincailleries
Le quotidien LE PROGRES mentionne dans sa Une du lundi 23 avril dernier que la
Société Nationale de Ciment (SONACIM) et quelques entreprises locales spécialisées dans la commercialisation du ciment viennent de signer, à la fin de la semaine dernière, le contrat de
distribution du produit de Baoré. Des sources proches des quincailliers espèrent que d’ici à trois jours, les formalités administratives seront réglées pour commencer la distribution du ciment
aux revendeurs, ajoute-t-il.
Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric
PETITION POUR LE PR.IBNI
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