Partager l'article ! N’Djamena, une ville toujours dans le noir: Depuis plus d’un mois, les N’Djaménois n’ont ni eau ni électricité. Les machines de ...
Une situation qui plonge une grande partie de la population dans l’obscurité sans une solution. Certaines personnes ayant de
moyens sont obligés d’utiliser les groupes électrogènes, par contre, celles n’ayant pas de possibilités ne savent à quel saint se vouer. Un tour dans la ville nous permet de nous rendre en
évidence la situation. « Chaque année en période de chaleur, c’est la même situation. Nous sommes fatigués de vivre ce calvaire », s’indigne Martine, une enseignante au quartier
Sabangali.
Les entreprises, les sociétés, les hôtels et bien d’autres centres ne sont pas épargnés. « Nous utilisons plus de 200 litres
d’essence par semaine. C’est une situation qui nous pénalise en ce moment », confie Adam, chef d’une entreprise que nous avons rencontré. Beaucoup d’autres chefs d’entreprises abondent dans le
même sens. Aujourd’hui, les propriétaires des bars, des alimentations, des cabines téléphoniques et des ateliers de soudures, de coutures, les centres informatiques sont les plus touchés.
Certains responsables de ces centres préconisent fermer leur boutique si cette situation perdure.
Il est vrai que les N’Djaménois sont habitués aux délestages d’électricité et au manque d’eau potable, mais cette fois ci, cela
dure longtemps.

Dr N’golona Goundoul, l’Administrateur Provisoire de l’ex-STEE a annoncé il y a plus de deux semaines que cette situation
trouvera une solution d’ici quelques jours mais rien sur le terrain. Il a affirmé qu’une équipe des techniciens égyptiens arrivera à N’Djaména pour la réparation des groupes qui ont lâché et
l’entretien de ceux dont la capacité énergétique a baissé.
Pour lui, le fait que le groupe de Farcha et celui de la Direction de la STE ont lâché, ont provoqué une réduction ainsi que la
capacité de production de 11 Mégawatt(Mw), puisqu’ils fournissaient respectivement 7 et 4 Mégawatt chacun. Il fait remarquer aussi que les groupes de marque Mitsubishi ont aussi lâché réduisant
également leur capacité de fourniture d’énergie. C’est ainsi qu’au lieu de 3 Mégawatt comme auparavant, leur capacité est réduite à 1 Mégawatt (Mw). Une situation qui est à l’origine de la
baisse de production ne permettant pas de couvrir toute la ville. Car aujourd’hui, l’ex-STEE n’arrive plus à fournir 32 Mw pour couvrir la ville comme auparavant, mais ne fournit que 12 Mw
laissant ainsi les consommateurs dans le noir
Aucun commentaire pour cet article
PETITION POUR LE PR.IBNI
|