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Les ravisseurs de l'humanitaire demandent une rançon
(Le Monde 14/11/2009)
Les ravisseurs de l'employé français du
CICR (Comité international de la Croix-Rouge), enlevé lundi 9 novembre dans l'est du Tchad, ont exigé 1 million d'euros contre sa libération, a appris vendredi l'AFP auprès d'une source proche de
la Coordination nationale d'appui à la force internationale à l'est du Tchad (Conafit).
"L'otage a téléphoné jeudi à ses responsables à N'Djamena pour leur dire que [ses ravisseurs] demandent 1 million d'euros avant de le libérer, sans donner d'autres précisions", a indiqué cette
source sous le couvert de l'anonymat.
Employé par le CICR, Laurent Maurice, un agronome qui se trouvait dans la région pour évaluer les récentes récoltes, a été enlevé lundi soir par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa, à
dix kilomètres de la frontière avec le Soudan.
Un responsable de la Conafit (organisme officiel chargé de faire le lien entre les organisations humanitaires, les autorités et la force internationale déployée au Tchad), le général tchadien Oki
Dagache, avait alors évoqué des "malfrats venus du Soudan".
Selon lui, les ravisseurs sont retournés avec leur otage en territoire soudanais, au Darfour (province de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile). Après cet enlèvement, le CICR a décidé de
suspendre ses activités dans la région.
Après avoir critiqué, mardi, le CICR et l'ONG Médecins sans frontières, qui refusent les escortes armées, le général Dagache a demandé vendredi à toutes les organisations humanitaires de
désormais "coordonner" tous leurs déplacements "avec la Conafit et le commandant des opérations du détachement intégré de la sécurité, basés à Abéché". "Le non-respect de cette procédure, outre
qu'il entraînerait de graves risques pour la vie de vos personnels, pourrait également, en cas d'incident grave, porter atteinte à l'image du Tchad", a-t-il déclaré lors d'une réunion regroupant
toutes les organisations humanitaires opérant dans le pays.
"Toute organisation qui ne se conformera pas à cet impératif de coordination et d'information pourra voir ses activités dans ces zones (est du Tchad) remises en cause", a averti le général
Dagache.
LEMONDE.FR avec AFP |
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