Partager l'article ! Les hommages de Nabila Bichara Digui à son père victime d'Idriss DEBY ITNO.: M.Bichara Digui, homme politi ...

M.Bichara Digui, homme politique et opérateur économique tchadien.
Te
revoilà 16 août, 13 ans jour pour jour , tu reviens sans détour,
16 août où les bruits sonores de la mitaille a retentit à nos oreilles et nous a brulés les entrailles,
16 août nous a enlevés un être cher ,qui est un père ,on était ce jour comme des brebis en fuite certainement parce qu'on a perdu notre guide,
16 août nos larmes ont coulé et continuent à couler,
16 août, tu resteras pour nous, le jour le plus sombre et plus que dur de l'année,
16 août , je ne connais pas ce que veut dire papa heureusement, qu'il ya le courage inoui et le
dévouement de maman;
16 août, nous prions pour toi papa Bichara DIGUI , Je devine que tu es quelque part au bon coin du paradis;
Papa c'est aussi pour te dire que c'est amer la vie sans père, mais aussi pour de dire de te reposer en paix, on n' est pas dans la misère mais seulement un traumatisme hors paire
;
Rememerons ensemble ce jour avec les parents, les amis , les fréres et soeurs sans oublier Biltine, Iriba,Kouba , Moundou, Sarh, Abéché, Ndjamena pour ne pas dire
tout le TCHAD.
Nabila BICHARA DIGUI
Contact: diguinabila@yahoo.fr
M. Bichara Digui Arou, membre du Bureau politique, Responsable du département des affaires économiques et
financières du CNR, assassiné le 16 août 1996 sur ordre du Président Deby.
M. Bichara Digui Arou est né en 1949 à Kouba (sous/préfecture d'Iriba). Il a fait ses études primaires à l'école d'Iriba
avant d'entrer à l'école normale des instituteurs de Bongor (Mayo-Kebbi). Sorti diplômé en 1969, il était mis à la disposition de l'inspectorat du Chari-Baguirmi. Son premier poste d'affectation
fut à Massakory.
Enseignant consciencieux, profondément attaché à la liberté, à la justice et ayant un franc parler, le jeune
enseignant Digui ne tardera pas à entrer en conflit avec sa hiérarchie notamment avec l'inspecteur du Chari-Baguirmi. Ce dernier profitera de sa position et de ses relations au niveau du
gouvernement d'alors pour le faire licencier arbitrairement de la fonction publique pour «indiscipline et non respect de la hiérarchie».
Révolté par cette décision injuste, Bichara Digui tourne carrément le dos à l'enseignement et rentre dans le
privé où il obtint un poste à la coopérative des transports tchadiens (CTT).
En 1978, il bénéficie d'une bourse d'études au Canada pour faire l'Administration et Gestion des Finances,
dans la ville des Trois-Rivières. De retour au Tchad, il offre ses services à la compagnie nationale Air-Tchad. Nommé directeur général adjoint, il restera jusqu'en 1985 avant de quitter pour
s'occuper de ses propres affaires.
Ayant le contact facile, très connu dans les différents milieux tchadiens, M. Bichara Digui va rapidement
diversifier ses affaires dans les domaines du commerce du pétrole, le bâtiment et le transport...
Son esprit d'indépendance et son franc parler firent de lui l'opposant de différents régimes politiques qui
se sont succédés au Tchad (de Tombalbaye en passant par Goukouni, Habré et Deby).
Lassé d'être visé constamment pour son esprit d'indépendance par le régime de Deby, Digui décida de s'engager
ouvertement dans la politique en participant à la création du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP). Membre fondateur, il entre au Directoire du RDP et devient membre de la
commission économique et financière.
Très vite, il s'attire les foudres de Deby qui n'accepte pas qu'un membre de l'ethnie Zaghawa puise aller
militer dans un parti autre que le MPS. Malgré les intimidations et menaces, Bichara Digui était resté fidèle à ses engagements politiques.
Pour se débarrasser de lui, le régime l'accusa de fomenter un coup d'État en complicité avec le Colonel
Abbas, en juin 1992. Réfugié au Cameroun, il participe à la création du Conseil National de Redressement du Tchad (CNR), un mouvement politico-militaire d'opposition au régime du président Deby,
le 21 juin 1992. Élu membre du Bureau politique du CNR au Congrès de Maroua, il fut chargé du département des affaires économiques et financières du mouvement.
Fervent opposant des accords de Tripoli, Bichara Digui accompagna le colonel Abbas en N'djamena le 15 août
1993 pour entamer des discussions sur la paix et la réconciliation avec les trois institutions issues de la conférence nationale souveraine.
Le 22 octobre 1993, Deby fit assassiner le colonel Abbas, arrêta puis jeta Bichara Digui en prison sans
jugement. En prison, Deby use toute sorte de pressions physiques et morales pour obtenir la soumission de Digui mais en vain. Car, Bichara préféra moisir dans les geôles de Deby que de renier ses
opinions politiques.
Sous la pression des organisations de défense des Droits de l'Homme, Bichara fut libéré en décembre 1994.
Aussitôt libre et en attendant une possibilité de rejoindre le CNR, il décida de militer au sein de son ancien parti politique, le RDP, aux prix de sa vie.
Persuadé de ne pouvoir arriver à faire changer Bichara Digui d'opinion, le président Deby décida alors de
l'éliminer physiquement. Il a commencé d'abord à lui proférer directement des menaces de mort, à l'isoler ensuite et enfin de le faire assassiner le 16 août 1996, par un commando composé de trois
personnes devant son domicile de Klep-Matt, à N'djamena.
M. Bichara Digui Arou était un nationaliste convaincu, un homme d'une générosité et d'une sociabilité
inégalables. Marié et père de seize (16) enfants, il fut un père de famille exemplaire dont son seul défaut était d'avoir eu le courage de signifier clairement à Deby qu'il refuse de collaborer à
sa politique dictatoriale et clanique.
PETITION POUR LE PR.IBNI
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