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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 00:48
Par Edouard Takadji
 Les commerçants font à leur tête et la population continuent à vivre le calvaire au quotidien.

 

Alors qu’un comité de suivi des prix des denrées alimentaire est mis en place et sillonne les marchés de la capitale, les commerçants campent sur leur position. Les prix des denrées galopent sans cesse mettant plusieurs familles dans une situation intenable. « Nous avons cru que la décision du gouvernement venait mettre fin à notre souffrance mais c’est le contraire. Les commerçants refusent de baisser Les prix des produits alimentaires et on ne sait que faire », a lancé au marché de Dembé une dame dans la foule.
La Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) s’insurge le comportement des commerçants aujourd’hui. Pour la CLTT, la vie devient de plus en plus chère et que le comité de suivi de contrôle de prix mis en place par le gouvernement n’a pas montré ses capacités à faire face de la situation sociale. Car, les denrées de premières nécessités n’ont pas baissé mais augmentent au contraire. « Les commerçants de leur côté continuent à fixer les prix comme ils veulent plongeant à nouveau la population dans la désolation totale sans une réelle solution à cette crise sociale » a confié Brahim Ben Seid, secrétaire général de la CLTT. La CLTT cite en exemple qu’aujourd’hui, le sac de maïs passe de 12500 à 17 500 F CFA ; celui de riz de 50 kg à 22 500 voire 25000 F CFA puis le sac de riz de 100 kg passe de 23 500 à 28 500 Fcfa et même 40000 F CFA. Le litre d’huile passe de 750 à 1000 F CFA. Selon la CLTT, malgré l’absence des barrières sur les principaux axes, le coût de transport demeure toujours cher.

 


© google-images.fr

Pour beaucoup de Tchadiens, le gouvernement est responsable de cette situation, car il est incapable d’obliger les commerçants à réduire les prix de ces produits alimentaires. « Nous constatons qu’il y a un manque réel de volonté du gouvernement dans cette affaire. Pourquoi ailleurs les gens ont trouvé une solution et qu’au Tchad on ne pourra pas ? L e gouvernement prend des décisions sans faire le suivi, c’est ainsi que cela continue ainsi », a confié un infirmier interrogé.
C’est depuis plus d’un an que le gouvernement à pris de décision pour demander aux commençants d’arrêter d’augmenter les prix des produits alimentaires, mais ces derniers font à leur tête. Le gouvernement a du pain sur la planche et peine à mettre en application cette décision.

Par Abdoulaye Salah - Publié dans : SOCIETE
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