Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 13:50
       Abdoulaye Salah : "Ils sont dans le TOP10 des pions qui portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle du Dar Tama et plus généralement dans le Wadi-Fira. "

  D'après le site internet du palais des Itno, "M. Yaya Garfa Saraf est nommé Sultan du Dar-Tama, sous-préfecture de Guéréda, préfecture du Dar-Tama, région du Wadi-Fira", c'est en fait une confirmation. Le nouveau Sultan confirmé à ce poste par nomination par Idriss pour remplacer celui qui n'est autre que son cousin, en l'occurrence M. Haroun Mahamat Abdoulaye (Un homme sage et conciliant, promotionnaire de Deby à Biltine et Abéché, ancien haut cadre de la Coton Tchad et  fils ainé du Sultan MAHAMAT ABDOULAYE) qui, à en croire les fanfarons du palais rose, serait "révoqué de ses fonctions pour abandon de poste, insubordination, mauvaises manières de servir et défiance à l’autorité de l’Etat".

D'autre part notons bien que c'est une fois de plus un non événement qui rejoint la longue liste. En effet cette tare de cadet du Général Garfa qui nous le savons est un allié sure d'aujourd'hui, personne connu pour plier l'échine devant le bourreau du Dar Tama et ses acolytes. Hier enfant chéri d'idriss, après l’avoir utilisé pour satisfaire ses sombres besognes au Dar Tama, l’a jeté comme un kleenex puis l'a récupérer comme Conseiller. Celui que certains ont qualifié de Ministre le plus nul, le plus inutile et le plus nuisible pour sa région natale a cautionné et même encouragé et appuyer Idriss dans sa politique de terre brulée dans le Dar Tama. En compagnie de son poulain, l'invétéré bouffon Souleymane Hammat et de son frère Souleymane, ces traitres du Dar Tama en sont pour beaucoup dans l'arrestation du sultan, et la suite c'est à dire la nomination de Yaya. Ils sont dans le TOP10 des pions qui portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle du Dar Tama et plus généralement dans le Wadi-Fira.

On aurait aimé avoir des informations sur la disparition du Pr.Ibni dont il est très proche dans tous le sens sauf dans les idées, mais il est resté sourd, aveugle et muet.

On se rappelle qu'après les événements survenu à Birak en 2007, le sultan M. Haroun a été arrêté par les éléments de la GSP, ligoté et transféré dans une prison de Tanoua dans l'extrême nord et cela sans que nos droit de l'hommistes n'en font échos. Il faut dire que ses liens directs avec le Général Mahamat Nour ne lui ont pas été d'un grand service depuis son intronisation.
Rappelons aussi le langage sec et frontale tenu par l'ancien leader du FUC, l'enfant terrible du Dar Tama en marge du sommet de Syrte, Notre rédaction vous a rapporté qu'i
driss a tenté encore une fois une conciliation en proposant des postes de responsabilité et différents avantages au Général Mahamat Nour. Ce dernier a posé des conditions on ne peut plus claires et précises qui ont irrité notre président dictateur. En effet, le Général a demandé expressément que la lumière soit faite sur les enlèvements et disparitions survenues au cours des évènements de février 2008, en particulier celle du leader charismatique de l'opposition civile, le Pr.Ibni Oumar Mahamat Saleh ou la démission pure et simple d'idriss. Il n'a pas du tout gobé cette parenthèse et cela doit être pour beaucoup dans les différentes décisions passionnelles (radiations des frères Abdelkérim ABDOULAYE et autres) qui ont fusé ses dernier jours contre l'entourage familial.

Avec idriss ainsi vont les choses, la lune de miel fini avec un proche parent et reprend avec un autre car nous constatons aussi avec amertume que Brahim MAHAMAT ABDOULAYE se retrouve SGG Adjoint malgré l'acharnement envers l'entourage familiale de ce dernier.

Ce qui a retenu l'attention de nos confrères de TCHADOSCOPIE et la notre aussi, c'est le fait que même dans une République bananière, s'il est incontestable qu'un Sultan est toujours originaire du Sultanat sur lequel il règne, il n'en reste pas moins vrai qu'un Sultan, héritier soit-il, peut être révoqué par simple décision du ministre de l'intérieur et remplacé par un valet du tyran s'il ose défier l'auguste "autorité de l'Etat". Ainsi, le tout puissant Déby peut-il nommer et révoquer qui il veut sans égard aux lois et traditions reconnues dans notre pays. Responsables gouvernementaux ou chefs traditionnels, tous sont sur un strapontin. "Tu te soumets à mes désirs, mêmes les plus vils, ou je te démets de tes fonctions, impériales soient-elles à tes yeux", tel est manifestement la règle sacrée à ne pas enfreindre sous aucun prétexte.

Dans cette République bananière qu'est le Tchad, Coutumes et valeurs républicaine modernes font un super ménage.

 

Abdoulaye Salah

Ndjaména,

TCHADENLIGNE

 

Par TCHADENLIGNE - Publié dans : TCHAD
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