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"Autant l'Union fait la force, autant la discorde expose à une prompte défaite » disait Esope
A l'heure actuelle, il existe indubitablement des carences dans la
communication de la résistance nationale tchadienne. Il est impératif que tous les fils du Tchad luttant contre la dictature d'Idriss puissent exprimer leurs opinions et partager leurs
expériences, et que ceux-ci soient relayés par une structure de communication au sein de l'UFR, tout aussi bien au Tchad qu'en Europe. Non que le chargé des relations extérieures ait fait un
travail non exhsaustif au niveau de la charge qui lui incombe, mais il convient tout de même de lui donner quelques idées afin qu'il puisse améliorer l'image de marque de la résistance. Nos
propositions sont donc les suivantes :
Il faut impérativement que notre chargé de relations extérieures améliore la création, la qualité et la cohérence des formes et des contenus de communication interne ou externe, au service de la stratégie fixée par le bureau exécutif de l’UFR. De concert avec les porte-paroles, il doit concevoir ou mettre en œuvre tout moyen, action, réseau de communication visant à faciliter les relations du mouvement avec le monde extérieur. Bien évidemment, il ne s'agit pas ici de révéler à tous des secrets dont la divulgation à un groupe de personnes trop étendu risquerait d'être fatale à la résistance nationale mais bien d'agir en concertation avec les différentes composantes de l'UFR afin que les erreurs de l'incident de Genève ne se reproduisent plus. Il faut que tous les mouvements qui font le ciment de l'UFR se sentent impliqués dans la lutte ainsi que la diffusion de celle-ci, et ne se sentent plus lésés par une direction centrale à la politique de communication trop isolationniste.
En temps normal, le chargé de relations extérieurs a une véritable une fonction de direction, il gère, organise et coordonne les plans de développement de la
communication pour assurer la promotion de l'identité et des revendications de la résistance. Il doit se trouver sur le terrain bien qu'il ait à se rendre à l'étranger pour de courts séjours
afin de répandre la bonne parole et de rétablir la vérité sur les visées de l'UFR. Son rôle ne doit pas être confondu avec celui d'un représentant à l'étranger, il doit être un homme de
terrain, capable de prendre des contacts avec nos amis tchadiens mais aussi avec les pays limitrophes, de la sous region et occidentaux.
Mais il est aussi vrai que le chargé de relations extérieures se doit aussi de promouvoir l'action de l’UFR à l’étranger : se charger de rassurer davantage
les institutions internationales sur le respect des engagements (chartes et conventions internationales) pris par le Tchad dans ses relations avec les institutions régionales et
internationales. Une fois la résistance nationale au pouvoir, il sera adopté une ligne de politique étrangère claire consacrant le respect des principes du droit international dans son
ensemble. Cette volonté doit bien être transmise aux institutions et médias étrangers, afin que l'UFR cesse d'être vilipendée et ses militants, qualifiés de « bandits sans foi ni
loi » par la presse occidentale.
En fin de compte, il nous faut avouer que nous n'oublierons jamais tous ceux qui officieusement et de façon informel font et continuent de faire un travail formidable dans le sens de l'unité du peuple tchadien et du renversement de la dictature. Un adage tchadien dit « wadal far, Hafar », alors, monsieur diplomatie, montre-nous le chemin, montre-nous que tu peux rassembler des hommes autour d'une même cause, que tu peux aiguiller le bateau de la liberté vers la rade, porté par un vent d'est puissant. Le moment est à l'unité.
Mourad Saleh
Ndjamena
PETITION POUR LE PR.IBNI
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