Partager l'article ! UFR : Formation idéologique pour une convergence des idées (Mourad Saleh ): Depuis notre indépendance à ce jour, aucune vision politique incl ...
Depuis notre indépendance à ce jour, aucune vision politique inclusive présentant un brin de réalisme n’a pu voir le jour. Entre parti unique et parti-Etat, nous n’avons pas eu ce déclic
qui aurait pu voir émerger une classe politique ou ne serait ce qu’une conscience collective à même d’asseoir les concepts d’Etat et de République : la démocratie serait un luxe, elle peut
attendre.
Tiraillés entre le tribalisme, l’analphabétisme, le déni d’autrui, le non respect de la culture des autres, les tchadiens ont cessé de croire en des discours creux qui sont contredits dans les faits et les injustices quotidiennes.
Mais quand les tueries, les assassinats, les viols et les crimes de masse dont les tchadiens dans leur ensemble en ont pâtis, les vents de l’Est les ont appelé pour que se redessinent une fois pour toute les contours d’un projet de société qui met les droits et le respect de l’Homme comme le seul rempart contre les abus.
Un projet de société qui après tant d’années d’inexistence juridique effective, met l’Etat, la démocratie, les libertés fondamentales, le développement, la responsabilisation, l’inclusivité , l’Etat de droit au centre de son édifice.
Le Tchad est l’un des plus grands chantiers d’Afrique vu son état de délabrement avancé dans lequel ses personnages politiques l’ont plongé. De guerre en guerre, les tchadiens ont commencé à entretenir l’idée de laisser le pays à des prédateurs pour pouvoir bénéficier d’un semblant d’aisance matériel au Tchad ou à l’étranger.
Le régime actuel de N’djamena est l’un des plus pervers que le Tchad ait connu depuis son indépendance et cela est favorisé par cette drogue qui avilie les peuples : la résignation et la complaisance cupide.
Jadis connu en Afrique pour notre fierté et notre orgueil, nous sommes entrain de vendre notre âme au diable en courbant l’échine et en baissant la queue au lieu de nous révolter pour regagner notre dignité bafouée par une poignée d’incultes sanguinaires qui sacrifieraient femmes et enfants pour jouir de l’ivresse d’un pouvoir combien de fois éphémère.
Les révolutions n’aboutissent pas tant l’armature de leur conceptualisation n’est pas clairement expliquée aux différents acteurs actifs ou passifs. Les contributions doivent être substantielles, claires et ordonnées pour que notre voix porte aussi loin que notre combat l’exige.
Mourad Saleh
Ndjaména
PETITION POUR LE PR.IBNI
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