Des cartes d'identité de réfugiés, ont commencé à être délivrées aux Soudanais abrités dans l'est du Tchad, a-t-on appris vendredi auprès du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
L'opération, qui été lancée par une cérémonie symbolique le 1er juin à Gaga, près d'Abéché (est), vise "tous les réfugiés de plus de 18 ans, Soudanais et Centrafricains" abrités dans une douzaine de camps dans l'est du Tchad, a affirmé Serge Malé, chef du HCR au Tchad, joint depuis Libreville.
Ces documents donnent aux réfugiés "une existence légale" et "facilitent leurs mouvements" par rapport aux sauf-conduits précédemment requis pour leur déplacement, a expliqué M. Malé.
Ils leur permettent également l'accès aux soins et au travail.
Le HCR, qui imprime ces cartes d'identité de réfugiés délivrées par le Tchad après "enregistrement et vérification", espère en distribuer "plus de 100.000" avant la fin de l'année, en collaboration avec la Commission nationale tchadienne pour l'accueil et la réinsertion des réfugiés.
"Le processus de vérification a débuté en mars dans tous les camps", avant d'être interrompu à cause d'une "situation sécuritaire instable" en mai, a indiqué Serge Malé, en référence à l'offensive de rebelles tchadiens venus du Soudan, leur base-arrière, et qui ont été repoussés par l'armée tchadienne après de violents combats dans l'est du Tchad.
Pour ce travail, "on a besoin d'un environnement sécuritaire stable. (...) On espère qu'il n'y aura pas d'autre interruption", a-t-il ajouté. Depuis l'attaque rebelle, les humanitaires opérant dans la région sont confrontés à des restrictions sécuritaires, selon des organisations sur le terrain, alors que l'armée tchadienne a assuré fin mai continuer à bombarder les positions des rebelles.
D'après le HCR, les convois humanitaires ont été temporairement suspendus le 2 juin, après un bombardement à 2 km du camp de réfugiés d'Oure Cassoni, proche de la frontière soudanaise.
