Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 11:26
Insécurité, chômage, vie chère



Ebi Dari. Un nom qui a marqué les Camerounais en 2008, surtout ceux du Sud-Ouest et particulièrement de la zone de Bakassi. Avec l’accalmie observée ces derniers temps, on pourrait croire que les assauts des “ Bakassi freedom figthers ” relèvent du passé. Que non ! Si on s’en tient aux propos de celui qui se présente comme le commandant Ebi Dari, la zone restera troublée pendant longtemps. L’on ne serait donc pas surpris qu’en 2009 il y ait encore des attaques contre l’armée et contre les populations dans le littoral camerounais. Les “ Bakassi freedom fighters ” ne sont pas les seuls. Il y a aussi les éléments de l’armée équato-guinéenne qui se montrent de plus en plus méchants sur les eaux territoriales camerounaises, tuant au passage de paisibles pêcheurs camerounais. Au nord, si on n’y prend garde, l’armée et l’administration tchadiennes pourront consolider leurs positions sur les îles du Lac Tchad appartenant au Cameroun. Toute tentative de revendication des pauvres Camerounais pourra se solder par des coups de feu… et qui sait ?
Les rebelles centrafricains et tchadiens pourront continuer leurs incursions en territoire camerounais pour couper les routes et, en bonne intelligence avec des Camerounais sans foi, opérer des rapts. A l’intérieur du pays, les coups opérés par les malfrats pourraient être réédités, si des mesures particulières ne sont pas prises pour protéger les populations et leurs biens. Dans son discours à la nation, le président de la République a présenté ses solutions pour traverser la conjoncture économique. Il n’a en revanche formulé aucune proposition concrète contre l’insécurité qui pourrit la vie sociale aux frontières et à l’intérieur du pays, non seulement dans les domiciles et dans la rue, mais aussi dans les cabinets ministériels.
Déjà angoissés par l’insécurité ambiante, les Camerounais, surtout les jeunes, pourraient être amenés à supporter davantage les effets du chômage. Le nombre de diplômés qui sortent de l’enseignement du second degré et des Universités chaque année est impressionnant : environ 100.000. Ces derniers viennent grossir le rang des chômeurs ou des personnes sous-employées. A chaque concours, on enregistre environ 30.000 dossiers pour parfois 1000 places seulement. C’est dire l’étendue de la demande ! Les recrutements autorisés par le président de la République à la fonction publique sont loin de satisfaire la demande. Les entreprises privées, quant à elles, n’investissent pas assez pour que l’on espère la création massive de nouveaux emplois. Sans revenu adéquat, les Camerounais trouveront la vie davantage chère.
Cette cherté s’explique à la fois par la faiblesse du pouvoir d’achat et la fluctuation des prix due à la conjoncture internationale. Une situation face à laquelle les efforts du ministre du Commerce ne peuvent pas grand-chose.
 

 

Source : Le Messager

Par Rédaction de D.A.S
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