Le Maire de N'djamena, ZENE-BADA pour les intimes mais Mahamat Zéne BADA pour ceux qui le connaissent, est devenu le bras armé de Deby pour démolir, casser et
spolier les maisons des ndjamenois. Ces ndjamenois qui ont osé sortir, le 02 février 2008, acclamer les rebelles venus pour renverser le régime de Deby. Ce dernier, homme a une rancune et
haine tenaces contre ceux qui s'opposent à sa politique ou à sa personne.
Deby à longtemps voulu démolir la maison de Timan Erdimi, le rebelle. Il avait à cet effet instruit, à plusieurs reprises, l'ancien maire de N’djamena pour s'occuper de cette sale besogne.
Devant son refus d'exécuter cette sale besogne, Idriss Deby l'a viré et l'a remplacé par un homme susceptible de faire l'affaire. Son dévolu est tombé sur ZENE-BADA qui est devenu son Mahamat
Fadil, le tueur à gage de Hissène Habré. Des hommes sans foi ni loi, des petits délinquants, tueurs à gage prêts à tout faire contre récompense. Les deux hommes (ZENE-BADA et FADIL), comme
d'ailleurs Idriss Deby Itno lui même, sont les produits de cette machine à tuer fabriquée par Habré.
Idriss Deby Itno s'acharne pour détruire la maison de Timan Erdimi pour la bonne et simple raison que le terrain en question était sa propriété à lui. L’espace appartenait à l’UNIR, que les dignitaires du MPS se sont partagés dès les premiers jours de leur arrivée. Deby avait cédé sa portion gracieusement à Tom Erdimi, le frère jumeau de Timan, quand ce dernier était son Directeur de Cabinet. Tom et Timan ont oublié une caractéristique importante de leur parent : il te donne tout ce que tu lui demandes quand vous êtes en bon terme et envoie reprendre ce qu'il a donné dès que vous vous fâchez, comme un gamin en somme. C'est pourquoi ceux qui le connaissent bien revendent tout de suite, à un tiers, les cadeaux qu'il leur fait. Contrairement aux maisons de Maldom, Bichara et consort, celle de Timan, ou plutôt la parcelle de Idriss Deby Itno, n'est pas située sur une réserve. Alors ZENE-BADA et son mentor cherchent inlassablement la solution. En plus du caractère de règlement de compte et de punition collective des ndjamenois, l'opération de démolition et de déguerpissement est une affaire très lucrative pour les deux larcins (IDI et ZB).
Pour «dédommager» leurs victimes, des sommes colossales (plusieurs milliards) ont été retirées du trésor public. Tout de suite ZENE-BADA a vu là une occasion en or pour s'enrichir. Il a mis en place une commission, à la tête de laquelle, il a placé ses hommes qui négocient ardemment avec les victimes. Ils leurs proposent une somme importante, disons 30 millions, qu'ils repartissent comme suit 25 millions au Maire et ses hommes et 5 millions à la victime. A ceux qui crient au scandale ou refusent la transaction, on leur fixe 3 millions et on les envoie au diable, à prendre ou à laisser, allez circulez, il n'y a rien à cirer. C'est comme ça que se débrouille ZENE-BADA. Mais quels sont les intérêts de son chef ?
L'opération démolition et déguerpissement sont pour Idriss Deby Itno et sa famille deux bonnes affaires :
- punir collectivement les ndjamenois qui ont acclamé les rebelles et démolir les maisons de ceux qui s'opposent à eux ;
- se faire payer 15% sur tous les marchés, largement surfacturés et donnés gré à gré à des nouvelles entreprises, nouvellement créés à tour de bras, mais toutes propriétés des membres du clan Itno.
Il s'agit donc pour le clan des Itno de punir les ennemis et ceux qui ne les aiment pas et voler et surtout piller l'argent du pétrole, à travers des marchés largement surfacturés (béton et bitume) sur lesquels 15% sont systématiquement versés au Chef d'orchestre : IDRISS DEBY ITNO, le plus grand prédateur et voleur de tous les présidents du Tchad.
Pour mettre en musique ses partitions, ZENE-BADA a été choisi par Idris Deby Itno comme soliste.
Mahamat Ahmat
N'djamena
