Nicolas Sarkozy était samedi à Doha, au Qatar, pour participer à la conférence des Nations unies sur le financement et le développement. En tant que président en exercice de l’Union européenne, il en a profité pour donner l’assurance aux pays pauvres que les engagements de l’Europe à leur égard seraient bien tenus. « Je le dis à nos amis africains : nous serons au rendez-vous du développement », a insisté le Président, en rappelant que l’Europe était d’ores et déjà à l’origine de 60 % de l’aide publique au développement. Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé pour une meilleure représentation des pays pauvres dans les institutions internationales : « Il n’est pas raisonnable qu’il n’y ait pas un seul pays africain membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. On ne peut pas résoudre les grandes affaires du monde en considérant qu’un milliard d’habitants sur le continent africain n’ont pas leur part. »
En marge des discours officiels sur le développement, la conférence a aussi été l’occasion de contacts informels entre les dirigeants. Ainsi a-t-elle été le
théâtre de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le président soudanais Omar al-Bachir. L’occasion pour les deux chefs d’Etat d’évoquer le conflit au Darfour. « Je l’ai vu seul. Je lui ai dit
que la tragédie du Darfour durait depuis trop longtemps, qu’il fallait prendre des initiatives et qu’il fallait faire bouger les choses », a affirmé le président de la République, qui avait
proposé en septembre dernier de suspendre les poursuites du tribunal pénal international contre le président Bachir.
Edition France Soir du lundi 1 décembre 2008 page 6

“L'homme n'est jamais plus libre que lorsqu'il assujettit ses passions à la raison, et sa raison à la
justice.”