Partager l'article ! RCA : Bozizé fixe la prochaine échéance du dialogue politique inclusif: ...
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Le président centrafricain, François Bozizé, a décrété le 16 novembre à Bangui la tenue du dialogue politique inclusif censé rétablir la paix en République
centrafricaine du 5 au 20 décembre prochain. Cette concertation du pouvoir avec l’opposition et les groupes rebelles avait d’abord été programmée pour le début du mois d’août 2008, mais
avait dû être repoussée en raison des désaccords persistants entre les différentes parties sur les préalables au dialogue.
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"Les assises du dialogue politique inclusif sont convoquées du 5 au 20 décembre inclus", indique le décret présidentiel. Le président Bozizé avait reçu le 7 novembre dernier les forces vives au palais présidentiel à Bangui pour statuer sur la tenue effective du dialogue, lors de laquelle il avait déjà émis l’idée du 5 et le 22 décembre. Toutefois, cette décision reste soumise à l’appréciation du chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, médiateur des affaires centrafricaines dans la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). En accord avec son homologue gabonais, le président Bozizé avait soumis aux forces vives qu’ils l’ont validée, une liste de quatre personnalités parmi lesquelles devra être choisi le président du dialogue. La liste présente les anciens chefs d’Etat Pierre Buyoya et Alpha Oumar Konaré, l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères Amara Essy et l’ancien Représentant des Nations Unies pour les Grands Lacs Aldo Ajelo. Réunie le 24 octobre dernier à Libreville, la 2e session du Comité de suivi de l’accord de paix global avait fixé le cap du désarmement des troupes rebelles et organisé la révision de la loi d’amnistie générale, dont les termes sont encore contestés et grippent le processus de paix. La presse centrafricaine relatait le 17 novembre dernier la présence du célèbre avocat français, Jacques Vergès, à Bangui, invité du président Bozizé. Le président Bozizé serait menacé de la délivrance imminente à son encontre d’un mandat d’arrêt international par la Cour pénale internationale (CPI). Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, lui aurait adressé le 10 juin dernier une lettre faisant état de sa grande préoccupation quant aux nombreuses violations de droits de l’homme et graves exactions commises depuis 2005 par la garde présidentielle de Bozizé dans plusieurs préfectures du Nord de la République centrafricaine, crimes de guerre au sujet desquels la CPI serait en train de mener des enquêtes. Des démêlés du président centrafricain avec la justice internationale pourraient perturber la tenue effective du dialogue politique inclusif et faire rétrograder le processus de paix. En revanche, si Bozizé parvenait à esquisser un rétablissement durable de la paix en RCA à l’échéance de décembre, il disposerait de solides arguments face à la CPI pour enrayer le processus. |
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| Publié le 18-11-2008 Source : Gaboneco.com Auteur : Gaboneco | |||||||
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