Mardi 7 octobre 2008
2
07
/10
/2008
22:12
Pierre Brochand, ancien patron de la DGSE
Généralement bien informée sur la DGSE (Direction générale de la sécurité
extérieure), l'agence France Presse annonce lundi matin le départ du patron de l'institution, le diplomate Pierre Brochand. Selon toute vraisemblance, le nom de son successeur sera annoncé demain,
lors du conseil des ministres avancé qui se tiendra à l'Élysée. À ce jour, aucun nom de successeur potentiel n'a pris le dessus, même s'il est bien clair que son identité est connue du duo de
décideurs, à savoir Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.
Pour l'instant, l'hypothèse de la nomination d'un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, un préfet dont le nom est choisi, tient la corde. De multiples raisons ont plaidé, selon nos
informations, pour rejeter le choix d'un diplomate ou d'un militaire. Le nom du diplomate Bruno Joubert, membre de la cellule diplomatique de l'Élysée, était cité avec moins d'ardeur ces dernières
semaines, dès lors qu'une telle nomination aurait renforcé "l'empilement de diplomates", qui se limite pourtant à la présence de Bernard Bajolet au poste de coordonnateur national du renseignement.
Une source proche du dossier confie que "le diplomate, c'est Bajolet, il n'y a besoin de personne d'autre dans le circuit". Les armées, qui ont perdu ce poste majeur depuis la nomination du préfet
Claude Silberzahn en 1989, espèrent depuis longtemps placer l'un des leurs.
"Les militaires ne sont pas des gens fiables"
Les trois noms qui circulaient sont les suivants : l'amiral Pierrick Blairon, major général des armées et ancien numéro deux de la DGSE. Le général (de l'armée de terre) Bertrand Ract-Madoux, son
successeur et actuel numéro deux de la DGSE, et le général Stéphane Abrial, actuel chef d'état-major de l'armée de l'air. Seul problème : tout cela serait désormais écartée par l'Élysée, au motif,
selon une bonne source, qu'il faut "mettre un terme à la
guerre entre Bernard Bajolet et Jean-Louis Georgelin , le chef d'état-major des armées, qui prend des proportions trop importantes. Les militaires ne sont pas des gens fiables".
"Il était temps de changer Brochand", indique-t-on de bonne source, "même s'il n'y a pas de problème particulier". Le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant avait lui-même déclaré que le
terme normal de son mandat était l'été 2009, lorsque Brochand aurait été atteint par la limite d'âge. . Dans l'entourage de Pierre Brochand, on rappelle que ce dernier est en poste depuis plus de
six ans, et que donc son départ n'a rien de choquant. On se réjouit également que le président de la République n'ait rien à reprocher à cet homme "qui a restauré la place de la boîte dans
l'État".
Par Collectif Urgence Est-Tchad
0