C’est à partir du Tchad , base arrière et redoutable
forteresse des rebelles soudanais, que le conflit du Darfour a éclaté en 2003, planifié, organisé avec l’aide logistique et militaire du régime de Ndjaména.
Devant cette situation de désastre humanitaire indescriptible qui s’est abattu sur cette région occidentale du Soudan, il convient de relever, en outre, que les
populations innoncentes sont exposées à un double drame d’un conflit armé et du manque criard de la compassion et charité internationale.
Les réfugiés du Darfour sont devenus une vache à lait, une source juteuse de financements pour les différents intervenants qui s’activent autour de cette crise aussi bien au Soudan, dans les camps au Tchad, en Afrique et en occident.
En effet, tout le monde est convaincu dans les pays arabes et en Afrique de la responsabilité américaine dans cette crise que connaît le Darfour.
Aujourd’hui, la crise dure à cause de la mauvaise volonté de tous les acteurs impliqués dans le processus de mise à
feu de cette région.
Selon nos investigations menées auprès des réfugiés du Darfour et des sources indépendantes de personnes travaillant à l’est du Tchad, il nous est permis de comprendre davantage que le conflit du Darfour reste entretenu et maintenu pour de raison de profits personnels des uns et des autres.
Il y a la responsabilité des ressortissants du Darfour eux-mêmes.
Le conflit du Darfour a non seulement divisé l’opinion internationale, mais aussi les populations darfouri entre elles pour de questions pécuniaires.
Au Soudan, les responsables politiques, chefs religieux, membres de la société civile qu’ils soient fours, zaghawa,
massalits, arabes et autres groupes sociologiques appartenant à la région du Darfour, trouvent leurs
comptent à la fois avec les autorités en place et les
pays occidentaux impliqués dans la crise.
Un réseau restreint est mis et piloté depuis les Etats-Unis par des ressortissants originaires du Darfour
qui canalisent leurs intérêts, en profitant du fonds alloué par des fondations et autres
organisations humanitaires américaines qui prétendent œuvrer en faveur des populations sinistrées.
Notre source nous a confié, que parmi les milliers de dollars investis en terme d’aide aux réfugiés et déplacés, moins d’ un (1) dollars ne parvient aux
concernés.
Il dit que les bailleurs de fonds américains mobilisent des moyens financiers colossaux mis à la disposition de la
crise, mais gaspillés inutilement dans des rencontres, conférences à n’en point finir sans résultats ni impacts immédiats sur le terrain alors que les populations déplacées continuent à mourir
de faim et de soif dans les camps.
Notre interlocuteur affirme que l’argent est détourné à la base depuis les Etats-Unis jusqu’aux personnels humanitaires en missions dans les camps des
réfugiés.
Au regard de ces informations alarmantes, il va sans dire que les populations innocentes du Darfour sont bien loin du bout de tunnel de leurs souffrances.
Pour que la crise du Darfour trouve un dénouement heureux et pacifique, il faudrait que la communauté internationale assure un rôle de vigilance et de veille sur
la gestion des ressources allouées aux populations victimes. Elle devra aussi impliquer des véritables acteurs soucieux de la recherche de la paix au Darfour et du retour des populations dans
leur pays.
La crise du Darfour est donc une crise savamment entretenue et gérée par des différents intervenants nationaux, sous-régionaux et internationaux qui ne soucient
ni des violations des droits de l’homme dont sont victimes les populations locales confrontées à la faim et à la soif, mais, plutôt pour leurs
intérêts propres et personnels sans aucun remords.
Par Makaila Nguebla