Mercredi 2 juillet 2008
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11:00
L’Iran calme le jeu après le durcissement de ces derniers mois. Entre les Occidentaux et le régime mais aussi au sein même de ce dernier. Face à l’intransigeance du président Mahmoud Ahmadinedjad,
Ali Akbar Velayati conseiller diplomatique du Guide - suprême autorité de la République - a affirmé dans une interview au quotidien
Jomhuriye Eslami (République islamique) que
les discours
«provocateurs» sont dommageables à la cause de Téhéran. Des thèmes qu’il développe dans le texte transmis à
Libération alors que les tensions internationales se
précisent. L’administration américaine rappelle que
«toutes les options sont ouvertes» tout en assurant privilégier la voie diplomatique et le
New York Times affirmait dans son
édition de dimanche qu’elle s’apprêtait avec l’accord du Congrès à donner son feu vert pour des opérations clandestines. Les autorités israéliennes font aussi monter la pression après avoir
organisé début juin d’importantes manœuvres aériennes - avec la Grèce en Méditerranée, avec exercices de frappes à très long rayon d’action. Les Européens ne sont pas en reste.
«Il n’est
pas question d’intervention militaire mais de fermeté et de durcissement les sanctions», précise-t-on à l’Elysée. Berlin est sur la même ligne. Les inquiétudes occidentales ont été accrues par
le dernier rapport de l’AIEA, publié fin mai, qui estimait que Téhéran n’avait pas apporté les clarifications nécessaires sur ce qui est soupçonné d’être le volet militaire de son programme (lire
page 6). Le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, s’était rendu à Téhéran il y a quinze jours pour porter la dernière offre des «six» (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine,
Allemagne) proposant notamment à l’Iran de l’aider pour le nucléaire civil à condition qu’il arrête totalement son programme d’enrichissement. Il a aussi suggéré une suspension de ce programme le
temps des négociations.
Jusqu’ici il n’y a pas eu de réponse claire de Téhéran et divers officiels répétaient simplement que l’occident ne devait pas s’attendre «
à ce que le peuple iranien oublie ses droits». Une
précédente offre en 2006 avait été rejetée par Téhéran après trois mois d’ambiguïtés.