Conseiller officier pour l’Afrique à l’Elysée, Robert Bourgi accuse Jacques
Chirac et Dominique de Villepind’avoir reçu des financements occultes de chefs d’Etat africains. L’ancien président a décidé de déposer plainte. Le PS demande l’ouverture
immédiate d’une information judiciaire.
Plusieurs dizaines de millions de dollars pour la campagne présidentielle 2002.
Robert Bourgi, dans une interview accordée au Journal du Dimanche, dit avoir été chargé de transferts de
fondsentre plusieurs chefs d’Etat d’Afrique francophone et l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac. Il évoque des sommes de plusieurs dizaines de millions de
dollars, ayant notamment servi à financer la campagne de Jacques Chirac pour la présidentielle de 2002.
« Il y a eu un transfert d’argent »
L’ex-numéro 2 du régime de Laurent Gbagbo, M. Mamadou Koulibaly, actuel président de l’Assemblée nationale, a confirmé à l’AFP
les accusations de l’avocat français Robert Bourgi, conseiller officieux pour l’Afrique du président français Nicolas Sarkozy.
« Robert Bourgi a parfaitement raison il y a eu un transfert d’argent entre Laurent Gbagbo (2000-2011) et Jacques
Chirac, en 2002 » a déclaré M. Koulibaly, faisant état « d’environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d’euros) transportés d’Abidjan vers Paris
par valise ».
M. Koulibaly a ajouté avoir « rencontré Robert Bourgi à la table de Gbagbo en 2002, venu solliciter de l’aide
en vue d’un financement de la campagne présidentielle en France ».
L’argent de l’Afrique dans le débat politique
Le financement occulte de politiques français par des dirigeants africains, comme l’évoque Robert Bourgi, est l’un des volets
de la « Françafrique », ces réseaux opaques d’influence entre Paris et ses ex-colonies.
« On sait que, depuis le général de Gaulle, des dirigeants africains ont financé des partis français et en
particulier les réseaux gaullistes. La toile de fond des révélations de Robert Bourgi est bien réelle », résume le journaliste spécialisé Antoine Glaser, ex-directeur de la Lettre
du Continent.
France-à-fric
Ces financements sont l’un des aspects les plus décriés de la « Françafrique » (qui peut
aussi s’entendre comme « France-à-fric »), expression utilisée pour dénoncer ce système de cooptation politique, réseaux occultes et chasses gardées commerciales
mis sur pied après l’indépendance des colonies d’Afrique noire par Jacques Foccart, le « M. Afrique » de la droite gaulliste.
En pleine guerre froide, l’objectif était de contrôler les dirigeants de ces pays, riches de matières premières vitales pour la
France, en tout premier lieu le pétrole.
Bourgi n’en est pas à sa première révélation
Dans un documentaire édifiant diffusé fin 2010 par la chaîne France 2, Albin Chalandon, PDG du groupe de 1977 à 1983, et Loïk
Le Floch-Prigent, président de 1989 à 1993, ont raconté comment l’entreprise publique arrosait généreusement le financement des campagnes électorales des grands partis en France grâce aux
énormes revenus générés par le pétrole africain.
Dans le même documentaire, Robert Bourgi expliquait que les hommes politiques français fréquentaient avec assiduité l’hôtel
Crillon à Paris où Omar Bongo avait ses habitudes…
La fin d’une époque
Pour Antoine Glaser, le fait même que ces informations sortent aujourd’hui montrent que « le système ne
fonctionne plus comme avant, sinon Robert Bourgi n’en parlerait pas », juge-t-il.
« Robert Bourgi est le dernier des Mohicans de la Françafrique. Les dirigeants africains ont maintenant moins
l’esprit Tour Eiffel et sont aussi tournés vers la Chine, les Etats-Unis, l’Inde… Ils font jouer la concurrence pour l’exploitation des matières premières », note-t-il.
Place à la justice
Jacques Chirac a décidé de déposer plainte en diffamation contre
l'avocat Robert Bourgi tout commeDominique de Villepin, alors que le premier
secrétaire du PS par intérim Harlem Désir a demandé dimanche qu'«une procédure judiciaire soit immédiatement ouverte». François Bayrou réclame lui aussi l'ouverture d'une
enquête préliminaire.
« Je me tiens à la disposition de la justice » a quant à lui assuré l’avocat ce dimanche sur
RTL.
Recueillement et solennité pour ces célébrations du 11 septembre 2001 à New York. Barack Obama et George W.Bush étaient réunis côte à côte, sur le lieu des attentats à Ground Zero, face
aux deux fontaines qui marquent désormais l'emplacement des tours détruites. Plusieurs plages de silence ont été respectées dans le pays pour marquer les différentes attaques, à New York, à
Washington et en Pennsylvanie, où le quatrième appareil s'est écrasé. Autre moment fort : la lecture des noms des 2 983 victimes.
Le Rafale confirme ses aptitudes pour toutes les missions.
Les moyens engagés sur des théâtres extérieurs par l'armée de l'air, en ce mois d'août, restent élevés. Ce sont quarante-quatre
appareils de combat qui sont engagés et déployés sur sept sites. Bien sûr, la poursuite de l'opération Harmattan en Libye mobilise les énergies et exige des disponibilités opérationnelles
conséquentes avec des personnels ayant une capacité réactive exemplaire. Cinq avions sont stationnés à Sigonella, en Sicile, tandis que seize sont accueillis à La Sude, en Crête. En Afghanistan, avec le remplacement de trois Mirage F 1 CR de l'escadron « Savoie » de la BA 112 « Commandant Marin-la-Meslée »
de Reims - désormais fermée - par des Rafale de la BA 113 « Commandant Saint-Exupéry », ce sont six appareils qui sont basés à Kandahar. Encore faut-il ne pas oublier les autres implications de nos aviateurs. La France participe à l'opération « Baltic 2011 » et, à
ce titre, met à disposition sur la base de Siauliai, en Lituanie, quatre avions.
Cet engagement de surveillance de l'espace aérien n'est pas accessoire, et les appareils français ont déjà démontré leur aptitude
d'interception d'aéronefs « égarés ». Le 9 août, le major général de l'armée de l'air, le général de corps aérien Joël Martel, s'est rendu sur place et a rencontré les aviateurs impliqués dans
cette zone. L'armée de l'air est toujours, pour l'instant, présente au Tchad, avec trois appareils qui peuvent décoller de N'Djamena et
accomplir avec leurs pilotes des missions qui leur seraient commandées. À Djibouti, ce sont sept appareils qui sont présents, ce que n'ignore pas le nouveau commandant du secteur, le général de brigade
aérienne William Kurtz, ancien patron du Sirpa Air et ex-leader de la Patrouille de France.
Enfin, sur la jeune base d'Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, trois avions sont signalés. Alors que l'armée de l'air dispose d'un peu plus de 230 avions de combat, ce déploiement conséquent confirme, malgré un flux
logistique complexe, une capacité d'adaptation exceptionnelle aux contraintes actuelles. Ce qui doit être inscrit au tableau d'honneur de cette arme, qui met en place dans le même temps une
profonde restructuration.
“Nous avons tué et capturé de nombreux mercenaires tchadiens”, porteurs de papiers d’identité de ce pays. De
violents combats étaient en cours mardi entre rebelles et forces pro-Kadhafi pour le contrôle de la localité stratégique de Zliten, à l’est de Tripoli, a affirmé à l’AFP un
porte-parole militaire de la rébellion...Lire&Commenter
On entend aujourd’hui plusieurs politiques et même certains spécialistes des relations internationales prétendre, avec
beaucoup d’emphase ou de rhétorique, qu’il était impossible de prédire l’explosion dans la région arabe de l’Afrique (on pense particulièrement à la Tunisie et l’Egypte) et aux remous au Maroc
et en Algérie. Le parallèle semble même poussé, au point de la comparer à la situation précédant la crise économique internationale. Est-il vrai qu’il était impossible de prédire un quelconque
soulèvement des africains du Nord ?
Les chiffres ont une forte propension à dire vrai. En se servant d’eux, certains économistes ont vu, et même prédit la crise, car
des déséquilibres qu’ils soient internes (effet de levier financier important des entreprises, endettement excessif des ménages, etc.) ou externes (balance des paiements fortement
déséquilibrée, importateurs net de produits alimentaires, dépendance énergétique, etc.) ne peuvent indéfiniment rester ainsi, sans créer des tensions in fine sur le plan social, économique ou
même politique. Sans se laisser aller à un économisme ou réductionnisme analytique, les appels au changement que l’on entend dans cette région de l’Afrique dépendent aussi des
déséquilibres.
Il est vrai que les équilibres macroéconomiques étaient relativement observés, avec des taux de croissance positifs avant la crise
; mais la simple observation de ces agrégats économiques sans approfondissement constituerait un trompe-l’œil. Alors qu’on se contentait des chiffres au niveau macroscopique, avec une approche
comptable, il y avait des problèmes sectoriels ou catégoriels importants. Un exemple : l’indice de la misère (misery index) (saisi par l’addition de taux de chômage et celui de l’inflation),
est depuis un certain temps en augmentation, surtout pour des jeunes. Cet indice est très élevé, dans cette région (au-delà de 20%). Dans des termes différents, les jeunes africains de la
région de MENA sont « malheureux ».
En parlant du chômage, le macroéconomiste Imad A. Moosa, dans une conférence internationale tenue en mars 2008, au Caire, en Egypte, intitulée « Unemployment in the Arab Countries », constate
l’absence d’application de la loi d’Okun, qui établit un lien entre croissance et emploi, en Algérie, en Tunisie, au Maroc et en Egypte. En simplifiant, cette absence d’application signifie que
la croissance ne fait pas baisser le taux de chômage, alors que théoriquement il devrait exister une relation inverse : la croissance conduisant à la baisse le chômage. Cela signifie, selon
Imad A. Moosa, au moins trois choses pour cette partie de l’Afrique : 1° le chômage est structurel et/ou d’appariement (matching). Structurel en ce sens que les compétences seraient en manque,
alors que les économies offrent des emplois, et d’appariement en ce sens que les compétences existent mais ne sont pas conscientes de la disponibilité des postes qui leur correspondent ; 2° la
rigidité du marché du travail dans cette partie de la géographie de l’Afrique, causée surtout par le fait que les gouvernements constituent la principale source de demande de main-d’œuvre ; 3°
les structures de ces économies dominées par les Etats, avec un seul secteur (pétrole, les hydrocarbures intensives en capital) . Il n’y a pas dans le secteur dominant de l’économie une forte
intensité en main-d’œuvre, mais ce secteur propulse le taux de croissance. Ce qui fait qu’on assiste à des croissances positives, mais pauvres en emploi.
En des termes moins techniques, cette partie de l’Afrique est celle où les réformes structurelles (notamment l’état de droit, la
liberté d’entreprendre, etc.) doivent être mises en place pour rendre efficace le marché du travail. Cette partie de l’Afrique n’échappe nullement à la corruption et à l’autocratie, donc au
népotisme, etc. Ainsi, on comprend facilement par exemple le problème de l’appariement dans la mesure où les chaînes de télévision ne cessent maintenant de montrer des jeunes magrébins qui se
plaignent du fait que trouver un emploi est une bataille de titan alors qu’ils ne manquent pas forcément d’éducation et donc de compétences. Cette bataille de titan n’est qu’une résultante du
népotisme : pour avoir un emploi il faut avoir un « piston » ou avoir l’argent pour corrompre. On comprend aussi facilement les autres raisons avancées par Imad A. Moosa : selon le Doing
bussiness 2011, de manière générale créer un emploi ou faire des affaires coûtent très chers étant donné le manque de liberté économique caractérisant ces pays. Selon l’indice de liberté
économique de Heritage Foundation et Wall Street Journal, ces pays
font partie dans l’ensemble de l’avant dernière catégorie des pays mal classés, appelées mostly unfree (quasiment non libre économiquement). Ils ont une note moyenne de 55,1 sur 100.
Dans des pays démocratiques, lorsque les frustrations s’accumulent dans la population a des moyens de se faire entendre. Ce qui n’est pas possible dans des régimes autocratiques, car les
fenêtres d’expression sont très réduites ou inexistantes. Et quand on est en face d’une population qui est éduquée (70 à 80% des jeunes de cette région sont instruits), et donc qui comprend, il
devient presque naturel que la manifestation (ou révolution) reste l’unique option plausible, en cas de non-changement impulsé par les autorités. C’est ainsi que les jeunes de cette partie de
l’Afrique ont fait entendre leur voix. Somme toute, s’il était impossible de savoir quand la révolution allait apparaître ou comment elle allait s’organiser, il était cependant prévisible
qu’une situation où un jeune avec une certaine compétence devant se résoudre à devenir vendeur ambulant (que l’on empêchait même parfois d’exercer, comme Mohammed Bouazizi !) ou une jeune bardé
de diplômes mais au chômage de longue durée, était intenable à long terme.
Par Oasis Kodila Tedika
Références :
Edward Glaeser, Giacomo Ponzetto & Andrei Shleifer (2007), «Why does
democracy need education? », Journal of Economic Growth, Volume 12, Issue 2, pp.77-99
Imad A. Moosa (2008), « The Unemployment in the Arab Countries », Caire, Egypte, Mars.
Brandie comme un étendard lors des révolutions dans les pays arabes du début de l'année, l'expression "dégage" a été
choisie comme "mot de l'année" 2011 par le jury du 7e Festival du mot de La Charité-sur-Loire (Nièvre), ont annoncé mercredi les organisateurs.
Cette annonce marque l'ouverture de ce festival qui se tient du 1er au 5 juin. Une très large majorité du
jury, présidé par le linguiste Alain Rey et composé de journalistes, écrivains, sociologues ou encore sémiologues, a choisi le mot "dégage" au sein d'une liste de termes
présélectionnés.
S'y côtoyaient également les termes "aggravation",
"déclinisme", "girouette", "indignation", "ingérence", "laïcité",
"mercato", "patrouilleur", "populisme", "ressortissant", "révolte", "succession", "syndrome",
"tablette".
"Cet impératif a été brandi en Tunisie au début d'un mouvement d'insurrection populaire et pacifique, devenu
une révolte puis une révolution. Dégage ! signifie à la fois partir, s'en aller, libérer ce qui est coincé, retenu ou encore déblayer, désherber, désencombrer", dit Alain Rey.
L'an dernier, la "dette" avait eu la faveur du jury,
succédant à "parachute doré" (2009) et "bling-bling" en 2008.
Le poids des mots, leur pouvoir d'évocation sont depuis plusieurs années au coeur du festival qui réunit à La
Charité-sur-Loire les amoureux des mots, ceux qui les manient et savent en jouer au cours d'ateliers, de conférences-débats ou d'expositions. Le programme est disponible sur le site
www.festivaldumot.fr.
Le festival du mot est organisé par l'association Mot-et-MOTS qui a pour objectif la promotion et la défense
du mot sous toutes ses formes artistiques et singulières. L'association encourage la diffusion de paroles venues d'ailleurs, les langues étrangères enrichissant la langue française et ses
accents savoureux.
Le monde entier s’est réveillé sur un mouvement vibratoire d’un mot désormais fétiche : « DEGAGE ! ». De la Tunisie à l’Egypte le
phénomène s’étend au Yémen, en Libye et en Syrie, le cas du Bahreïn et du Royaume Jordanien étant circonscrit pour le moment. Ce mouvement qui semble être inattendu ne s’inscrit-il pas dans la
droite ligne de la logique défendue en son temps par le président Bush-fils et sa Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice (le Moyen-Orient nouveau) où la démocratie était envisagée comme solution
miracle devant l’avancée de l’extrémisme islamiste...Lire
Incroyable et pourtant vrai ! Dans son dernier livre qui vient de paraître, M Roland DUMAS, ancien ministre des
affaires étrangères de François MITTERAND écrit expressément ce qui suit en page 296 au sujet d’une rencontre avec Kadhafi qui le reçut sous sa tente pour parler des termes d’un deal franco-
libyen au sujet du Tchad : Citation :
« -(Roland Dumas à Kadhafi) Vous n’allez pas au-delà du 15 °parallèle ;
vous retirez vos troupes et nous les nôtres.
- Kadhafi : Et pour ce qui concerne notre revendication sur la bande
d’Aouzou ?
- Dumas : Saisissez la Cour internationale de la Haye
!
- Kadhafi : Pourquoi la cour de la Haye ?
- Dumas : Parce qu’elle va reconnaître vos
droits.
Je bluffais car je n’avais aucune idée de ce que dirait la Cour
internationale.
Et il a effectivement gagné. La bande d’Aouzou a été attribuée à la
Libye, compte tenu de titres anciens reconnus par les juges. »Fin de citation.
Terrible mensonge et falsification volontaire de l’histoire
contemporaine du Tchad par un homme qui a occupé des fonctions ministérielles à un poste stratégique et au cœur du conflit entre le Tchad et la Libye.
Falsification et non erreur de la part d’un homme, avocat
international de surcroît, qui, prenant sa plume, a voulu apporter son témoignage pour l’histoire concernant des faits auxquels il s’était étroitement mêlé de par ses fonctions
d’alors.
Comment peut-on imaginer une seule seconde que Roland Dumas ait oublié
que le conflit territorial entre le Tchad et la Libye n’a pas été porté par la Libye, auprès de la dite cour ? De plus, les autorités libyennes étaient parfaitement au courant du rôle de la
Cour de la Haye et avaient choisi volontairement de ne pas la reconnaître, ce qui, neutralisait les démarches de saisine du gouvernement du Président Hissein Habré auprès de la Cour
Internationale de la Haye tendant à faire reconnaître que Aozou était une terre tchadienne. La Cour de la Haye ne peut se déclarer compétente pour trancher un litige entre deux pays que si et
seulement si les deux pays reconnaissent sa compétence et la saisissent tous les deux pour demander que le jugement de leur différend soit tranché. Et, une seule chose a fait plier Kadhafi : ce
sont les prisonniers militaires libyens capturés sur les fronts de combat à Fada, Ouaddi-Doum, Faya et Aozou par les Forces Armées Nationales Tchadiennes. Après avoir, en vain, essayé de
racheter à prix d’or ces milliers de militaires capturés, la Libye confrontée à la détermination de l’ancien Président HH à ne pas marchander l’intégrité territoriale du Tchad, se résolut à
accepter la juridiction de la Cour internationale de la Haye dans un accord cadre avec le Tchad.
Roland Dumas pouvait-il ignorer l’Arrêt rendu le 3 février 1994 par la
CIJ (La Cour Internationale de Justice de la Haye) - par 16 voix pour contre une - et établissant que Aouzou était une terre tchadienne ? Alors même qu’il était encore en fonction en 1993.
Certainement pas.
Comment expliquer une telle falsification, une telle légèreté de la
part d’un homme qui, après avoir quitté son poste de Ministre des affaires étrangères, a rejoint le Conseil Constitutionnel français comme Président et de ce fait restant toujours à des
positions stratégiques et politiques?
Comment se permettre d’écrire et de publier des contre-vérités aussi
grossières ? M Dumas a circulé sur tous les plateaux de télévision pour assurer la promotion de son livre, la plupart des journalistes français qui ont lu son livre l’ont interrogé, surtout sur
ses aventures amoureuses et sur ses révélations concernant, tenez vous bien, l’amant de Mme Danielle MITTERAND qui vivait, d’accord parties, avec le couple Mitterrand dans un coin de leur
maison ; l’amant en question était le chef de la sécurité personnelle de l’ancien président français, et par ailleurs, professeur de gymnastique de son épouse Danielle, laquelle appréciera
cette inqualifiable légèreté d’un homme prétendument ami des Mitterand et éclaboussant de ses débordements indécents une vieille dame.
D’un autre côté, cette attitude scandaleuse démontre qu’un personnage
politique aussi important peut se permettre d’écrire finalement ce qu’il veut, dès qu’il s’agit de l’Afrique. Qui s’en soucie ! Elle éclaire aussi sur les réels sentiments du chef de la
diplomatie française quand il affirme à Khadafi « la Cour reconnaîtra vos droits », son parti pris flagrant et certainement très intéressé éclaire sur les graves difficultés rencontrés par
l’ancien Président tchadien HH pour asseoir, organiser et porter la défense des intérêts du Tchad, en sacrifiant quelque part ses propres intérêts, en terme de conservation du pouvoir .
D’ailleurs, plus loin dans son livre, Dumas affirme que « Kadhafi nous a demandé notre soutien pour renverser Hissein Habré ».
Plus profondément, l’incroyable mensonge relatif au verdict de la CIJ
révèle l’engagement d’un homme, finalement douteux, dont les accointances avec les autorités libyennes n’ont jamais échappé aux autorités tchadiennes de l’époque.
Plus tard, Roland DUMAS s’est illustré par des démarches au Nigeria,
visant à aider l’extradition et la livraison de centaines d’opposants tchadiens réfugiés dans ce pays à la dictature d’Idriss Deby. La plupart de personnes extradées ont perdu la vie dans les
geôles d’Idriss Deby.
Cette falsification de l’histoire contemporaine de notre pays par un
homme acteur clé au moment de la guerre entre le Tchad et la Libye, apporte la preuve qu’il ne peut, au crépuscule de sa vie, toujours pas assumer les actes qu’il a posés dans l’exercice de ses
fonctions. Pourquoi est-ce si facile de truquer la vérité ? Parce que tout simplement le système médiatique occidental accorde une présomption de vérité à tout propos qui est tenu ou écrit par
un homme appartenant au sérail des pays dominants du Nord.
Pris en flagrant délit ou délire de mensonge, M Roland DUMAS continue
et livre aussi son témoignange sur la piste de Ouaddi-Doum bombardée par l’aviation française. Selon lui, ce fut un brillant succès, alors qu’en réalité ce fut un échec dans la mesure où les
bombardiers ont pratiquement raté leur cible, occasionnant en tout et pour tout deux petits cratères peu profonds dont l’un était situé à la périphérie de la piste ; donc il n’y eut aucun
impact important. La preuve, il a fallu moins de quarante huit heures à l’aviation libyenne pour réutiliser la piste de Ouaddi-Doum et bombarder les forces armées
tchadiennes.
Mensonge, falsification, légèreté et finalement discrédit et imposture
d’un homme qui a eu à occuper d’importantes fonctions dans l’appareil politique, administratif et judiciaire de l’Etat français et qui ose écrire à 89 ans de faux
témoignages… Lire
la suite sur Zoomtchad.
Où est la France de Sarkozy qui doit aller chercher du Tchad, la bande à BRETEAU, du fameux "Arche de Zoe", quoi qu'ils aient fait?"
Ces voyoux cachés sous le label d'une hypothètique ONG dont les vraies mobiles et motivations ne sont jusqu'aujourd'hui non élucidées. Mais qui ont bénéficié du
déplacement en personne de Son Excellence le Président Sarkozy au Tchad, pour remettre en cause toutes les declarations tonutruantes des autorités Tchadiennes, y compris l'arrêt de leur justice
et de les faire rapatrier en France, puis la suite, tout le monde le sait.
Quand même bien que nous savons tous que Eric Breteau et sa clique n'étaient et ne demeurent que des vulgaires anonymes. Et, poutant, étant citoyens Francais, le
devoir du Président de la République Francaise, nonobstant leurs crimes ou délits, foulant aux pieds les lois, moeurs ou cutumes du pays ou les délits sont commis, est venu les chercher comme
il l'avait déclaré.
Maintenant, ce que nous autres Tchadiens ne comprenons pas, c'est le cas de monsieur Dominique Strauss Khan DSK: Ancien ministre socialiste des Finances de
MITTERAND, actuel Directeur du Fonds Monetaire International(FMI) au nom de la France et peut être de toute l'Europe, candidat potentiel du Parti Socialiste Francais à la Présidentielle de
2012, dont tous les sondages le donnent favoris, donc remplacant probable de Nicolas SARKOZY.
Cet homme là, est debarqué de Air France, menotté à l'Aeroport JFK de New York et conduit par des flics pour une banale histoire de sexe avec une jeune femme agee
de 33 ans, employée à Sofitel ou logeait DSK et qui s'est retrouvée dans sa chambre d'Hotel pendant qu'il était dans la douche! Quelle histoire face à laquelle ni Sarkozy, ni la
Grande France ne peut lever ne serait ce que le petit doigt pour s'indigner? Non, il y a intrigue!? Quelque chose cloche! Mais, bon Dieu? C'est qu'en même DSK? L'une des 5 personnalites les
plus puissantes en ce moment? D'accord, l'on veut nous faire avaler que la justice Americaine est indépendante et toute puissante? Mais, sarkozy et la france sont bien places pour dire aux
Americains que ce n'est qu'en meme pas le premier scandale de sexe d'un haut responsable aux USA?
De mon point de vue, ce silence ou ce camouflet, ne constitue pas seulement la chute ou la fin politique de DSK, mais c'est aussi et surtout l'effondrement de la
France dirrigée par Sarkozy qui ressemble comme deux gouttes d'eau à nos républiques bananiéres ou, l'on reconnait tantôt les Etats quelqu' en soient les dirigeants, tantôt l'on reconnait
les rebelles par ce que les dirigeants ont mis plus de vingt ans au pouvoir.
Au demeurant, pendant que CHIRAC passera en justice et qu'on ignore ce qui sera réservé à Giscard, Mitterand, Pompidou et De Gaulle se retourneront dans leur
tombe pour se demander: Mais que veut Sarko finalement?
Une femme de chambre de 32 ans accuse le président du FMI de tentative de viol.
Très peu d'informations circulent lundi sur la présumée victime de Dominique Strauss-Kahn. La jeune femme de 32 ans est une femme de chambre d'un hôtel de New-York. Elle a porté plainte samedi pour
agression sexuelle à l'encontre du directeur du FMI. Dans la nuit de dimanche à lundi, elle a d'ailleurs affirmé avoir reconnu formellement DSK comme son agresseur.
La jeune femme est décrite par l’un de ses collègues comme une mère célibataire bien élevée et au tempérament calme, travaille
depuis trois ans au Sofitel de New York. Son employeur a assuré qu’elle donnait entière satisfaction.
Mère célibataire d’origine africaine, elle habite le Bronx avec sa fille. Elle a raconté aux policiers avoir subi une tentative de
viol par le socialiste samedi, vers 13h, alors qu’elle venait de rentrer dans la suite de DSK. Selon le New York Post, "Dominique Strauss-Kahn était dans la salle de bain et en est sorti nu. Il
a ensuite enfermé la jeune femme dans la chambre où il lui a sauté dessus". La chaîne MSNBC a précisé qu'il l'avait contrainte à faire une fellation.
La présumée victime, au casier judiciaire vierge, a été hospitalisée pour des blessures superficielles.
Il y a quelques semaines, un officier de l'ANS (la police politique secrète de
Déby) qui avait un peu trop bu au bar d'un hôtel de Douala a un peu trop parlé et s'est vanté que Deby et l'ANS avaient fabriqués de nombreux plans diaboliques grâce à l'argent du pétrole. On
connait déjà les manoeuvres autour du nouvel aéroport d'Am Djeress et avec l'opposition libyenne du Cl Khalifa Aftar. En voilà quelques autres:
- Déby et l'ANS disent pouvoir déclencher des émeutes dans n'importe quel pays du monde. Par exemple en France, ils connaissent des policiers ripoux qui aiment l'argent des Tchadiens. Si Deby
leur demande, ils peuvent tuer "accidentèlement 2 ou 3 jeunes d'une cité de banlieue. Le soir même des gens de cette cité, payés par Deby, manipuleront les jeunes pour faire une émeute. Puis le
lendemain des "salariés" de Deby déclencheront des émeutes dans 20 ou 30 villes de France, même en outre-mer. Si tout va bien, Deby payera des fascistes d'extrême-droite pour tuer 2 ou 3
syndicalistes et quelques noirs et arabes. Il payera des militants d'extrême-gauche pour tuer quelques policiers et payera des islamistes et des mafieux pour faire exploser des bombes. Voilà à
quoi Deby et l'ANS réfléchissent pour l'avenir de la France.
Mais plus grave, ils ont fabriqué des opérations pour déclencher pas seulement des émeutes mais une vraie guerre civile dans de nombreux pays africains. Ces pays sont: l'Algérie, la Mauritanie,
la Libye, l'Egypte, le Soudan, l'Erythrée, Djibouti, l'Ouganda, le Kenya, la République Centrafricaine, le Rwanda, le Burundi, la République Démocratique du Congo, le Cameroun, le Congo, le
Gabon, la Guinée Equatoriale, l'Angola, le Nigeria, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Benin, le Togo, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, la Sierra
Leone, le Liberia, les Comores et Madagascar. Ca fait donc presque les 3 quarts des pays africains. Et pour chacun un projet de guerre civile a été fabriqué.
Par exemple au Soudan (ne parlons pas du Darfour on sait déjà que c'est Deby qui y fait la guerre) Deby paye des officiers de l'armée et des services secrets, des membres importants du Parti du
Congrès National (المؤتمر الوطني) (au pouvoir), des membres importants du Parti Oumma (حزب الأمة ), du Parti Unioniste Démocratique (Democratic Unionist Parti- Al Hizb Al-Ittihadi Al-Dimuqrati-
الحزب الإتحادي الديموقراطي ), du Congrès Beja, des Lions Libres des Rashaida, des membres de la SPLM du Sud-Soudan, des proches de Gabriel Tang et des proches de Riak Mechar. Si Deby leur
demande, ses traitres lui obéiront et tueront leurs chefs, attaqueront les administrations ainsi que d'autres groupes politiques. Le MJE et des hommes de Tahir Erda pourraient aussi attaquer
Abyei pour relancer le conflit nord-sud.
Deby essaye aussi de s'allier avec des tribus arabes de l'est du Darfour, du Kordhofan et du Bahr el Gazal. C'est aussi pour cela qu'ils essayent de se rapprocher des Arabes du
Tchad.
- Le projet de rapprochement avec les Arabes: Deby est de plus en plus arabophobe et islamophobe. Quand il voit un Arabe, il a envie de le mettre en prison. Tout ça même si il reste musulman et
marié avec une Arabe. Mais il a décidé du rapprochement avec les Arabes. Deby a déclaré à ses proches qu'il fallait regarder le Mali. Dans ce pays, les Maliens les plus motivés pour combattre
al-Qaida sont les Arabes Bérabiches, alors que certains clans bérabiches ont fait des mariages avec des chefs d'Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Les Maliens les plus motivés pour combtattre
les rebelles touareg d' Ibrahim Ag Bahanga sont des Touaregs de Gao. Pour mieux combattre les rebelles arabes et des pays arabes, il faut donc que Deby s'allie avec des Arabes. Il essaye de faire
revenir de nombreux rebelles arabes. Il leur promet que les Arabes vont être privilégiés. Après les Zaghawas Bideyat, ce sera les Arabes qui vont avoir les meilleurs postes dans l'armée, dans
l'administration et dans les ministères. Ils seront plus privélégiés que les Zaghawas Kobé. Ainsi ils combattront les Arabes restés dans la rebellion. Et surtout grâce à eux, Deby peut séduire
des Arabes Libyens et Soudanais dans son projet de déstabiliser ces deux pays. Pour l'autre grand ennemi, les Dazas, ça va être pareil. Il prévoit de privilégier les Kredas et les Tedas et de les
mettre en conflit avec les Dazas. Puis il veut que la plupart des clans Daza combattent le clan Anakaza. Mais après quand Deby n'aura plus besoin d'eux, l'agent ivre de l'ANS nous l'a dit, ces
Arabes ou ces Kredas seront chassé du pouvoir.
- autre plan: des agents de l'ANS ont pris contact avec des marchands d'armes en Russie, Ukraine, Moldavie, Bielorussie, Arménie et Kazakhstan. Ils iront bientôt dans quelques-un de ces pays pour
acheter des quantités très importantes d'armes légères comme des kalashnikov ak47 et des munitions pour armer des milices paramilitaires: Deby a décidé de créer des groupes d'autodéfenses
anti-rebelles dans tout le Salamat, Guéra, Kanem et Lac. Tout les hommes agé de plus de 14 ans recevront une arme (sauf les familles de rebelles) et chaque village aura ses "Bergers du Peuple',
c'est comme ça que ces milices seront appellées. Des Bergers du Peuple seront aussi fait chez Bideyat et les Kobé. L'Ethiopie pourrait aussi fournir des armes pour les milices. L'agent de l'ANS
va nous expliquer après pourquoi l'Ethiopie.
- devenir le héros de l'occident: il veut devenir le héros de l'occident en détruisant un groupe d'al-Qaida et accuser le Soudan. Mais avant il faut fabriquer ce groupe, voici la recette de
l'ANS: on prend 2 ou 3 contrebandiers qui étaient mêlés au trafic d'armes entre l'Iran et le Hamas palestinien qui avaient été détruit par l'armée israéliennes près de Port Soudan. On y rajoute
des membres d'Al Qaida venant d'Algérie, du Mali, du Yemen et de Somalie. On rajoute quelques islamistes du Nigeria (notament de la secte Boko Haram dit des "Taliban" basé à Kanamma dans l'état
de Yobe qui vient de faire une action hier à Bauchi), des islamistes de Libye et d'Egypte. Puis on met quelques Goranes, Ouaddaiens et Arabes tchadiens. On pimente en y ajoutant quelques membres
du MJE, quelques hommes qui ont quitté la SLA de Minni Minnawi, plusieurs anciens djandjawid et quelques militaires soudanais. On mélange le tout grâce aux dollars du pétrole et on a un beau
cocktail "Al Qaida au Tchad". On transporte ce cocktail dans l'est du pays, on lui fait attaquer une patrouille de militaires français et tuer des Français, puis massacrer des civils. Tout de
suite après, le groupe alqaida se réfugie au Darfour. Quelques heures après l'armée tchadienne entre au Darfour et tue tous les membres de ce commando al qaida. Deby vient de sauver l'occident et
il accuse le Soudan d'avoir créé ce groupe terroriste. Les soldats de l'ANT trouvent même sur les cadavres des ordres d'Omar el Bechir ainsi que des correspondances entre Oussama Ben Laden et el
Bechir et entre al Bechir et AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique). Peut-être aussi des messages entre al-Qaida et Nouri, Erdimi ou Adoum Yacoub Kougou.
- annexer la République Centrafricaine et le Darfour. Il ne faudra pas s'étonner si un matin des chars de l'armée tchadienne encercle le parlement centrafricain à Bangui et que les députés
assiégés votent la fusion et nomment Déby président et Bozizé vice-président. Il a aussi un fantasme, que tous le Lac Tchad (même les zones asséchés) appartienne au Tchad, ainsi que les ville de
Kousseri, Goulfey et Maltam. Pour l'annexion du Lac Tchad aucun plan n'a encore été préparé mais Cameroun, Nigeria et Niger sont maintenant prévenu que le fou du Palais Rose veut s'agrandir. Un
autre de ses fantasmes, mais pour l'instant n'est qu'un rêve, est d'annexer Al Qatrun et Koufra en Libye, Diffa, Bilma, Dirkou, Djado, Fachi, Toummo au Niger et même le plateau Gif al Kabir ou
Hadabat al Jilf al Kabir dans le sud-ouest de l'Egypte !!! Pour Idriss Déby, tout ces territoires sont Tchadiens et devront un jour revenir au pays.
- des plans pour assassiner Hissène Habré, pour assassiner les présidents Omar el Bechir, Hosni Moubarak, Blaise Campaoré, Muammar Kadhafi, Paul Biya et Issayas Afeworki. Il peut surprendre que
Deby veuille s'attaquer au président de l'Erythrée Issaias Afeworki, celui-ci étant un opposant du Soudan et un soutien du MJE. Mais l'Erythrée soutien les insurgés islamistes en Somalie. Deby
veut d'abord être l'allié des occidentaux et d'Israel. Il a donc décidé de s'allier avec l'Ethiopie contre l'Erythrée. Un programme est en cour pour éliminer les militants du MJE proche de
l'Erythrée ainsi que les militants MJE trop proche d'Hassan al Tourabi.
Il y a un plan pour assassiner Khalifa Aftar et accuser la Libye. Un plan pour assassiner Abdelwalid al Nour de la SLA, Dr Khalil Ibrahim du MJE, Bahar Idriss Abou Garda (MJE-FRU), Hassan al
Tourabi, Salva Kiir Mayardit (président du Sud-Soudan) et Sadiq al Mahdi (ancien premier ministre, leader du Parti Umma et leader de la confrérie Ansar), pour accuser Khartoum de ces assassinats.
Il y a également un plan pour assassiner le premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas et accuser l'opposition tchadienne. Et enfin le meilleur... Déby a imaginé une opération pour faire un
attentat contre lui même, où il devra être blessé mais survivre et déclarer la guerre au Soudan.
L'interlocuteur de l'ANS finit par nous révéler une affaire gravissime et je vais le citer ses paroles m'ayant marqué:
"On est très très puissant... il y a 20 jours, la mort de Djermakoye au Niger, vous croyez que c'est une crise cardiaque naturelle? Je vous dit un secret, il ne faudra pas le dire. 2 jours après
sa mort, j'ai entendu mon supérieur au téléphone qui disait "vous êtes parti de Niamey? ... à quelle heure vous serez ici? ... ok très bien ... pour Djermakoye tout c'est bien passé inch'allah?
... personne n'a de soupsons? ... (rire) bien sûr son coeur a laché à cause de la chaleur (rire) ... le président vous récompensera ... ambakir... kiné lafia" [ je suppose que l'agent de l'ANS à
Niamey était un Sara car le chef a dit kiné lafia, au revoir en sara] eh oui Djermakoye c'est nous, c'est l'ANS. Peut être que c'est le président Tandja qui nous a demandé, ou bien un politique,
un militaire, un homme d'affaire. Mais peut-être qu'aucun Nigerien n'a demandé et c'est Deby qui a décidé tout seul, par stratégie ou pour s'amuser. Vous savez Deby se moque du Niger. Un jour il
peut soutenir le Tazarché de Tandja et le lendemain il est contre le tazarché. Un jour il peut décider de soutenir une rebellion et le lendemain décider de soutenir le gouvernement nigerien. Il
peut se dire que la paix c'est bon pour le business et les trafics, et le lendemain se dire qu'une guerre civile au Niger lui serait favorable, il pourrait manipuler, s'enrichir et ça peut-être
très drôle. Et je vous dis autre chose: nous même on a le droit de décider qui on va tuer. Il faut juste le dire à nos chefs avant. Ils nous disent toujours "ok" et là on élimine. Tu veux coucher
avec une femme, mais son mari refuse de te la donner contre 10000 CFA. Tu le tortures devant sa femme et ses enfants, tu le tues puis tu fais disparaitre son corps. Et avec 15 ou 20 collègues tu
passes sur la femme que t'a ramené dans nos locaux. Parfois on la viole pendant une semaine, tellement d'hommes passent dessus que ses organes génitaux sont détruit. Une fois on a coupé le sexe
d'un homme encore vivant et on l'a fait manger à sa femme devant lui. Tu sais, après ça les voisins acceptent toujours de nous laisser leur femme ou leur fille. C'est même eux qui nous proposent
10 000 CFA pour qu'on prenne leur femme sans la torturer (rire)".
J'étais tellement choqué que moi aussi je me suis mis à boire, qu'Allah me pardonne. Et il a finit en nous racontant le dernier projet de Déby. Idriss veut convaincre les narcotraficants
sudaméricains de cocaine de passer par Douala puis N'djamena pour emmener cet "or blanc" vers l'Europe par 2 routes: par la Libye puis l'Italie, ou par le Proche-Orient, la Turquie puis les
Balkans.
Voilà ce que j'ai appris en parlant avec ce monstre de l'ANS
Entretien d’Alain Juppé avec le ministre des Affaires étrangères tchadien, Moussa Faki Mahamat (16 mai 2011)
Le ministre des Affaires étrangères tchadien, Moussa Faki Mahamat, sera reçu le lundi 16 mai par Alain Juppé.
L’entretien portera sur les questions régionales, notamment la crise libyenne.
La situation intérieure au Tchad, qui a tenu des élections présidentielles le 25 avril dernier, ainsi que les relations
bilatérales entre nos deux pays seront également évoquées.
Le Tchad est un partenaire important de la France, auquel elle apporte une aide annuelle globale de près de 28 millions d’euros,
en particulier dans les secteurs clé de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement et de la santé. Elle a débloqué une aide alimentaire de 3 millions d’euros en 2010 pour répondre aux
situations de malnutrition dans plusieurs régions du pays.
Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) avait disparu de nos écrans radars tout le temps des mouvements des pays du Maghreb pour réapparaitre curieusement lors de la guerre en Libye.
Dans son dernier numéro, Billets
d’Afrique se faisait l’écho de l’interview d’Idriss Déby (Jeune
Afrique du 28 mars) niant toute aide militaire à Kadhafi. Hostile à l’intervention en Libye et comme justification implicite de cette aide, le président tchadien, « sûr à
100% », agitait opportunément le spectre « des
islamistes d’Al-Qaïda qui ont profité du pillage des arsenaux en zone rebelle pour s’approvisionner en armes, y compris en missiles sol-air ». Au point de transformer le groupuscule
d’un petit millier de combattants d’Aqmi en « l’armée
la mieux équipée de la région ». Rien de moins.
Etonnant alors que les insurgés libyens eux-mêmes, qui ont pris d’assaut les arsenaux de l’armée manquent de moyens, que les principaux dépôts d’armes et de munitions ont été bombarbés dans les
premiers jours de l’insurrection par l’aviation de Kadhafi.
Une affirmation retrouvée dans le Canard
enchainé du 30 mars qui cite cette fois les services français. Ceux-ci « assurent
(…) qu’Aqmi a déjà récupéré plusieurs missiles sol-air pour leur usage futur (…).
Une autre source sécuritaire, jamais avare d’une manipulation quant au péril islamiste, criait aussi au loup courant avril : la sécurité algérienne reprenant la propagande grossière de
Kadhafi sur la déstabilisation de son pays par les groupes radicaux islamistes.
Plus mesurés et surtout moins catégoriques, l’amiral américain James Stavridis, commandant des forces alliées en Europe (Saceur), ainsi que l’Otan, indiquaient qu’ils avaient détecté des
« signes »
de présence possible de militants d’Al-Qaïda ou du Hezbollah dans les rangs des rebelles libyens(L’express,
18 avril). Enfin, le 29 avril, les chefs d’état-major du Mali, du Niger et d’Algérie, ainsi que le chef d’état-major adjoint de la Mauritanie étaient réunis à Bamako pour renforcer la lutte
contre l’insécurité due aux activités d’Aqmi dans la bande sahélienne mais Aqmi en Lybie n’était pas au menu des discussions….
Curieusement, l’interview de Déby intervient après le veto catégorique,
début mars, par le ministère français des affaires étrangères sur une commande des autorités tchadiennes de trente véhicules de l’avant blindés (VAB) et fourgons dédiés à la lutte
anti-émeute, (Lettre
du Continent, 24 mars).
Paris avait surtout menacé de détruire, d’après la lettre d’information spécialisée dans le domaine de la défense ttu.fr, une colonne de 110 véhicules transitant, fin mars, vers la Libye avec équipement et mercenaires à destination des forces loyalistes.
Tensions franco-tchadiennes
Car avec ses moyens militaires au Tchad et la proximité de ses services de renseignements « qui
coopèrent avec leurs homologues tchadiens et les estiment » (Le Canard
enchaîné, 30 mars), la France n’ignore rien de l’aide militaire fournie par Déby à son parrain Kadhafi. Ce n’est donc pas le moindre des paradoxes de voir les renseignements des deux pays
communiquer en stéréo sur la présence d’Aqmi en Libye.
Toujours selon ttu.fr (30 mars), citant plusieurs services de renseignements, « le
président tchadien et le Guide libyen ont été en communication constante depuis le début des hostilités. Deby aurait chargé son frère Daoussa, ambassadeur tchadien à Tripoli, l’attaché
militaire de l’ambassade, le général Mohamed Bechir Sawa (alias Chaouich), et le général Bichara Bob Mahamat Adam de coordonner l’aide aux forces de Kadhafi ». Ce que disait déjà Ali Zeidan, porte-parole de la Ligue libyenne des Droits de
l’homme : « Il
y a près de 25 000 mercenaires en Libye, mais tous n’ont pas encore été déployés. Ils sont dirigés par deux généraux tchadiens aux ordres de l’ambassadeur du Tchad en Libye, Daoussa Deby, le
propre frère du président tchadien Idriss Deby ». « Deby
est au centre des récriminations du Conseil national libyen qui ne cesse de dénoncer, auprès de la communauté internationale, l’engagement de l’armée nationale tchadienne (ANT) dans le
conflit libyen. La France a jusque-là manoeuvré pour ne pas exposer sa marionnette tchadienne à la face du monde. Mais il y a une limite à ne pas franchir surtout lorsque cette communauté
internationale se retrouve dans une impasse et cherche même à intervenir au sol. » (tchadonline,
16 avril 2011).
Idriss Deby a donc fait rapatrier daredare à Ndjamena ses principaux généraux pour les exhiber à la presse et assurer ainsi qu’ils n’étaient pas engagés sur le terrain libyen. Car s’il perd son
parrain libyen, grand fournisseur d’armes du continent, Deby a tout intérêt à ne pas fâcher son parrain français alors qu’il serait menacé d’être inscrit sur la « liste noire »
officieuse des Nations unies de dirigeants ayant soutenu le Guide libyen. De là à dénoncer la quatrième réélection fraduleuse de Déby le 25 avril, il y a un pas que Paris ne franchira pas.
Ibni Oumar Saleh, la déclassification ?
Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, et son ami Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, se battent depuis plusieurs années pour obtenir la déclassification des documents diplomatiques et
militaires français relatifs à la disparition de l’opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh en février 2008. En séance du 26 avril dernier au Sénat, le ministre de la Coopération Henri de
Raincourt a répondu que, « sur
le principe », le ministère des Affaires étrangères « n’y
a pas d’objection », et que « [leurs]
services s[eraie]nt en train de rassembler les documents pour faire droit à [sa] demande ».
Qu’en est-il des documents concernant le ministère de la Défense ? La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a-t-elle émis un avis sur ces derniers ?
Doit-on prendre cette déclaration ministérielle obtenue de longue lutte par ces deux élus au pied de la lettre ?
Barack Obama a annoncé dimanche soir (5 H
38 heure française) qu'Oussama Ben Laden, l'ennemi juré des Américains depuis les attentats du 11-septembre 2001, avait été tué, par un commando américain, le dimanche 1er mai près
d'Islamabad, au Pakistan. Cette annonce a immédiatement provoqué de nombreuses réactions à travers le monde et des scènes de liesse dans plusieurs villes américaines, dont New
York. Mais elle fait craindre aussi des représailles terroristes dans les pays occidentaux.
18H30 : Jean-Marc Ayrault demande le retrait des troupes françaises en
Afghanistan "Il faut amorcer le retrait de nos troupes en Afghanistan pour montrer que l'issue n'est pas que militaire mais politique", réclame
sur son compte twitter Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l'Assemblée.
17H30. Une analyse ADN confirme la mort de Ben Laden Un haut responsable américain a confirmé que de l'ADN prélevé sur le corps d'une des personnes tuées lors d'une fusillade dimanche dans une ville au
nord d'Islamabad correspondait à celui du chef terroriste.
17H00. ABCNews diffuse des images de la cache de Ben Laden après
l'intervention
Un responsable américain a confirmé que l'immersion du corps d'Oussama Ben Laden avait déjà eu lieu. Deux autres ont expliqué les
raisons de ce choix : il s'agissait d'éviter notamment de creuser une tombe qui serait devenue un lieu de pèlerinage pour les jihadistes, et un haut lieu de recrutement.
16H10. Guéant : les risque terroriste en France "reste élevé" "La mort d'Oussama Ben Laden ne diminue absolument pas le risque terroriste" souligne Claude Guéant. Le ministre de l'Intérieur estime
que le "risque terroriste reste élevé" en France. "Le plan Vigipirate est adapté en permanence en fonction de toute situation nouvelle".
16H00. L'islam contre l'immersion d'un corps en mer "S'il est vrai que l'on a jeté son cadavre en mer, l'islam est tout à fait contre", a déclaré à l'AFP Mahmoud Azab, conseiller du grand imam Ahmad al-Tayeb
pour le dialogue inter-religieux. Ce matin, des médias américains indiquaient que le corps d'Oussama Ben Laden avait été immergé en pleine mer, dans un lieu non précisé.
15H10. CIA : les terroristes vont certainement tenter de venger Ben Laden Il est "presque certain" que les terroristes vont tenter de venger Oussama Ben Laden, a mis en garde le directeur de la CIA, Leon Panetta.
14H30. Ben Laden tué : "mauvaise nouvelle" pour les otages d'Aqmi La mort d'Oussama Ben Laden est "une mauvaise nouvelle" pour les quatre otages français détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), car elle risque de
retarder et durcir les négociations en vue de leur libération, ont affirmé à l'AFP des sources du Sahel proches du dossier. "Chez les gens d'Aqmi, il y en a qui étaient en rapport avec
Ben Laden, son entourage. Donc ces gens là peuvent durcir les négociations". Une autre source indique qu'ils vont probablement "pleurer" d'abord la mort de leur chef Ben Laden. "Après, ils
vont décider en tenant compte du nouveau chef d'Al-Qaïda qui sera désigné".
14H20. Ryad espère que la mort de Ben Laden va renforcer la lutte
antiterroriste L'Arabie saoudite a exprimé l'espoir que l'élimination d'Oussama Ben Laden, déchu de sa nationalité saoudienne, "contribuera à
renforcer" la lutte internationale "contre le terrorisme", dans un communiqué officiel.
13H20. L'Inde dénonce le Pakistan comme un "sanctuaire"
terroriste L'Inde estime que la mort d'Oussama Ben Laden au Pakistan montrait à quel point son voisin d'Asie du sud était
un "sanctuaire" pour les terroristes, appelant une nouvelle fois Islamabad à arrêter les cerveaux présumés des sanglants
attentats de Bombay en 2008, qui firent 166 morts.
13H00. Les talibans pakistanais jurent d'attaquer Américains et
Islamabad "Quand nos propres sources nous confirmeront (le martyre d'Oussama ben Laden)", déclare le porte-parole du Mouvement des
Talibans du Pakistan (TTP), Ehsanullah Ehsan, "nous vengerons sa mort et lancerons des attaques contre les gouvernements américains et pakistanais ainsi que leurs forces de sécurité".
12H : la photo présentée comme étant celle de Ben Laden serait un montage La photo montrant le visage ensanglanté et tuméfié d'Oussama Ben Laden, diffusée par plusieurs télévisions pakistanaises,
serait truquée. L'AFP a soumis cette photographie à un logiciel spécial qui a permis de prouver que le cliché avait été truqué en empruntant la barbe et la partie inférieure du
visage d'une photo plus ancienne de Ben Laden.
10H55 : La mort de Ben Laden "résultat majeur" dans la lutte antiterroriste selon
l'Union européenne La mort de Ben Laden est "un résultat majeur" dans la lutte antiterroriste qui rend le monde "plus sûr", ont estimé dans un
communiqué les présidents de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
10H37 : une "grande victoire" selon le Premier ministre pakistanais Le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a qualifié l'opération
militaire américaine au Pakistan de "grande victoire" contre le "terrorisme", dans un entretien avec l'AFP.
10H35 : le président afghan appelle les talibans à cesser le combat Le président afghan Hamid Karzaï appelle les insurgés talibans à "tirer les leçons" de la mort du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden et à "cesser le
combat".
10H13 : Une responsable européenne des droits de l'Homme regrette qu'Oussama ben Laden ait été tué La
disparition d'Oussama ben Laden suscite des réactions partagées au sein du Parlement européen, où une responsable des questions de droits de l'Homme a regretté que le chef d'Al-Qaïda
ait dû être tué lors d'une opération ciblée.
9H55 : Menace terroriste accrue selon Interpol Interpol appelle à des "mesures spéciales de vigilance" après la mort du chef d'Al-Qaïda
Oussama ben Laden, tué au Pakistan lors d'une opération américaine, estimant dans un communiqué que la menace terroriste était "accrue" dans le monde.
9H53 : le corps d'Oussama Ben Laden immergé en mer Le corps d'Oussama ben Laden, le chef d'Al-Qaïda a été immergé en mer, ont annoncé les
chaînes de télévision
CNNet MSNBC. "Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux", a affirmé un haut
responsable de l'administration Obama lors d'une conférence téléphonique. Le corps d'un musulman doit être lavé par des hommes de confession musulmane et inhumé dès que possible, généralement
dans les 24 heures suivant le décès. En général, un linceul blanc recouvre le corps, qu'il soit enterré ou immergé.
9H45 : Le Pakistan confirme l'intervention américaine Le Pakistan confirme qu'Oussama ben Laden a été tué au cours d'une opération menée
"directement" par les forces américaines sur son sol conformément à l'engagement de Washington de le tuer ou le capturer n'importe où dans le monde.
9H40 : la Russie salue l'opération américaine La Russie salue l'annonce de la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a indiqué
le Kremlin dans un communiqué. [Toutes les
réactions]
9H30 : La Grande-Bretagne renforce la sécurité dans ses ambassades Londres a ordonné à ses ambassades dans le monde de revoir leur dispositif de
sécurité, après la mort d'Oussama ben Laden. Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, appelant à "encore plus de vigilance".
9H30 : Les Etats-Unis ont agi sans prévenir le Pakistan Les Etats-Unis n'ont pas prévenu les autorités pakistanaises de l'opération contre
Oussama ben Laden et justifient la violation de la souveraineté pakistanaise par "l'obligation légale et morale d'agir", a affirmé un haut responsable de l'administration
Obama.
9H25 : Ben Laden a "payé pour ses actes" Le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden a payé pour ses "actes", a déclaré le président afghan Hamid Karzaï. [Toutes les
réactions]
9H20 : Réunion d'urgence au Pakistan Le président pakistanais Asif Ali Zardari a convoqué une réunion d'urgence avec son Premier ministre et
les chefs des forces de sécurité après que les Etats-Unis ont annoncé avoir tué Oussama ben Laden au Pakistan, a annoncé la présidence.
9H13 : "Une page se tourne" selon Martine Aubry La première secrétaire du PS, Martine Aubry, salue "le succès de l'action américaine qui a
conduit à la mort de Ben Laden" estimant qu'"une page se tourne" avec la disparition du chef d'Al-Qaïda, "un des visages majeurs de la terreur".
9H07 : la bourse de paris ouvre en hausse La Bourse de Paris était en hausse de 0,75% à l'ouverture pour s'inscrire à 4.137,75 points, dans un
marché marqué par l'annonce de la mort de Ben Laden et par une détente sur le pétrole.
8H50 : La France salue la ténacité des Etats-Unis La France salue "la ténacité des Etats-Unis" après la mort de ben Laden,
qu'elle qualifie d'"événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme", dans un communiqué de l'Elysée. [Le communiqué de l'Elysée]
8H28 : "Une victoire du bien contre le mal" selon l'Italie La mort d'Oussama ben Laden "est une victoire du bien contre le mal, de la justice contre la cruauté", a déclaré le ministre italien des Affaires
étrangères Franco Frattini dans un communiqué. [Toutes les
réactions]
7H52 : la cadavre d'un homme présenté comme étant Ben Laden présenté à la télévision
pakistanaise Des chaînes de télévision pakistanaises ont montré le visage partiellement défiguré d'un homme qu'elles présentent comme
Oussama Ben Laden, sans pouvoir cependant authentifier l'image.
7H47 : le Pakistan est un "sanctuaire" pour les terroristes La mort du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden non loin d'Islamabad reflète l'inquiétude
selon laquelle le Pakistan offre un "sanctuaire" aux terroristes, estime le ministre indien de l'Intérieur, P. Chidambaram.
7H22 : Israël satisfait L'Etat d'Israël s'est félicité de l'élimination du chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden, affirmant que sa mort constitue
un "grand succès (...) pour le monde libre". [Voir toutes les
réactions]
6H45 : La crainte de violences anti-américaines Les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à la prudence à l'étranger, disant redouter
"des violences anti-américaines" à la suite de l'annonce de la mort d'Oussama Ben Laden.
6H11 : le dollar monte après l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden Le dollar a grimpé face aux principales devises après l'annonce de la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden. L'euro ne valait plus que 1,4793 dollar peu après 04H00 GMT, contre 1,4864 dollar peu avant 01H00 GMT.
Sa majesté le sultan président de la République – il faudra bien s’habituer à cette appellation – Idriss Deby Itno se
rendra à la fin de ce mois en France pour effectuer une « visite de travail ».
Au centre de celle-ci, ce n’est un secret pour personne, l’avenir immédiat du dispositif militaire Français (EPERVIER) au
Tchad. Restera ? Ne restera pas ? La question brûle toutes les lèvres. Même celles des analystes les plus lucides de la politique Africaine qui se demandent dubitativement si le régime Deby a
eu une bonne idée en appelant au dégagement des militaires Français du Tchad...
La France a –t- elle réellement l’intention de lever totalité ou partie de ses troupes militaires stationnées au Tchad depuis 26
ans ? La question, il faut le dire n’en finit pas de susciter émoi et conjectures dans tous les cercles Africains et Européens, tant les uns et les autres savent à quel point la présence
militaire au Tchad a concouru au maintien d’une certaine stabilité – en réalité, elle vise plutôt à exercer son influence politique dans la sous-région - dans ce pays balloté depuis plus de
quarante ans par toutes sortes de rébellions et de frémissements militaires.
Les experts des questions militaires savent, certes, que la France n’a pas fait mystère depuis près de dix mois de sa
détermination quant à alléger son dispositif militaire déployé aux quatre coins de l’Afrique, pour ne conserver que les bases du Gabon et de Djibouti. Et ce, pour mieux canaliser ses forces
dans la lutte contre AQMI.
En tout cas, personne n’ignore que la présence statique des légionnaires français au Tchad depuis 25 ans a énormément servi le
régime d’Idriss Deby Itno depuis 1990.
Une présence qui, entre 1995 et 2009 a systématiquement brisé les assauts de la Résistance armée du Tchad qui – surtout en 2006,
2007, et 2008 - avait été à un doigt de culbuter Idriss Deby du pouvoir.
Deby qui n’avait dû son salut qu’à la participation directe et éhontée des unités d’élite Françaises qui se sont toujours activées
à repousser les rebelles. Au nom d’accords de « coopération militaire » aux clauses non écrites suspectes d’interventionnisme total.
Très froidement, la France a pris acte de la nouvelle tocade des autorités de N’Djamena qui semblent subitement faire preuve de
pas mal d‘inconséquence en pensant qu’elles n’auront plus besoin des forces militaires françaises. C‘est ainsi que, sur un ton imperturbable, mais révélateur d’une intense gravité, le ministre
français de la Défense Alain Juppé a indiqué mardi 11 Janvier dernier lors des célébrations du cinquantenaire de l'indépendance du Tchad que « Paris est prêt à faire "évoluer" le dispositif
militaire français Epervier au Tchad. »
"Nous ne souhaitons pas rester forcement dans le format actuel, a précisé le patron de la Défense Française, nous
sommes prêts à évoluer vers quelque chose qui évolue davantage vers la coopération entre le dispositif Epervier et l'armée tchadienne. ».
Mais pour faire bonne mesure, Alain Juppé a mis les points sur les i, histoire de prendre tous les sceptiques à témoin : "Le
dispositif Epervier est au Tchad à la demande des autorités tchadiennes dans le cadre de l'accord qui lie les deux pays (...) nous ne nous imposons pas" (…)"Epervier a pour mission la
coopération en matière de formation, le soutien actif et la participation à la sécurité générale de la région".
Traduction : « Nous sommes au Tchad depuis plusieurs décennies à la demande des autorités de ce pays, nous avons mille et une
fois sauvé la mise à Deby. Mais s’il décide de ne plus nous voir sur son territoire, pas de problème, nous ne forcerons rien mais tant pis pour la suite. »
Litote ou froide mise au point, Alain Juppé sait très bien que celui qui a tout à perdre de la présence des militaires Français au
Tchad, c’est bel et bien Idriss Deby qui, malgré la factice apparence de bonnes relations avec le Soudan, doublées de l’atomisation de la rébellion armée, ne réalise même pas que de gros nuages
autrement plus menaçants s’amoncellent au dessus de son régime depuis quelques temps.
En effet, personne – surtout au Tchad – n’ignore rien de l’incandescente tension qui chauffe à blanc la communauté Zaghawa depuis
que le dictateur a eu l’idée saugrenue de destituer son propre demi-frère de sa fonction de « Sultan » de Dar-Bilia (chef traditionnel !) – A-t-on le droit moral de renier notre histoire? Non ! Ce titre est d'ailleurs une création artificielle d’Idriss Deby pour
assouvir sa mégalomanie galopante et son égocentricité surdimensionnée identique à l’image qu’offre son protégé, Kadhafi « le roi des rois » – … pour se l’octroyer lui-même. Et
quand l’on sait que ce « Sultan » destitué est le cousin germain de Khalil Ibrahim, le chef des rebelles du MJE, rien n’empêche que d’ici quelques temps une nouvelle rébellion – mais celle ci
encore plus féroce que les précédentes, puisque fratricide – ne fonde sur le président Sultan.
Mais, il faut le craindre, les mascarades - très imminentes échéances - électorales tchadiennes pourraient être extrêmement
perturbées par cette grave crise inter Zaghawa qui a même poussé Deby à virer tous les fils et neveux de son demi frère Sultan qui, jusque là occupaient de confortables postes dans
l’Administration, l’Armée, ou les régies financières Tchadiennes.
Pire, et ce n’est pas le moindre danger, la spectaculaire chute du despote Tunisien semble n’avoir suscité aucune graine chez le
potentat Tchadien, plus buté que jamais, qui se pense définitivement inexpugnable de ses différents trônes, et qui, comme tous les tenants du pouvoir absolu rendus absolument fous, ne réalise
certainement pas que ce n’est pas une bonne idée que de monter la direction de la porte aux militaires français. Ce genre d’ingratitudes porte malheur. Surtout que, avec les fortes dissensions
ballottant actuellement l’« Armée Tchadienne » – par ailleurs fortement tribalisée – une révolution de palais ne serait pas impossible. Les dernières nouvelles le disent ouvertement aujourd’hui
: c’est plus une révolution de Palais qui a poussé le président Zine El Abidine Ben Ali. Inéluctablement, l'effet domino ne tardera pas à se produire
partout en Afrique – que d’aucun appelle « l’effet de contagion » - Si la France ne revoit pas très rapidement sa politique d'interventionnisme néocolonial basée sur un système de relations occultes et incestueuses avec les Etats d'Afrique
francophone.
En tout cas, il y en a beaucoup au Tchad qui se frottent déjà les mains et croisent les doigts. Ils n’attendent que le départ des
Français pour s’affairer à tourner la page Deby.
En l’absence des militaires Français, ce sera plus facile. Inch’ ALLAH !
« C’est tout à fait clair ! Nous condamnons la prise de pouvoir par les armes, mais il faut aussi être clair, nous condamnons par la
même force sa confiscation par les armes »Pr.IBNI