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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 20:00

 


 
   
Après la cuisante défaite militaire et l’humiliation diplomatique en RCA: l’Afrique du Sud cherche-t-elle à se venger de Déby ?

Voilà près de deux semaines que François Bozizé a été chassé du pouvoir par la rébellion du Séléka. Et, à ce jour, tout semble aller normalement dans le pays. Car, après la confirmation de Nicolas Tiangaye à la Primature, le nouveau gouvernement a été mis sur pied en début de cette semaine. Et, à ce moment, la seule chose qui manque au nouveau régime centrafricain est la légitimité internationale. Une légitimité qui semble bien à sa  portée ; au regard de la souplesse avec laquelle la communauté internationale accueille  ce putsch de  Michel Djotodia.

En effet, afin d’apporter un «habillage constitutionnel » au coup d’Etat perpétré en Centrafrique à la fin du mois de mars dernier, les dirigeants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) se sont réunis cette semaine à Ndjamena la capitale tchadienne, dans le cadre d’un sommet extraordinaire. Et, presque à l’unanimité, ils ont prescrit aux nouvelles autorités centrafricaines de mettre sur pied et au plus vite un « Conseil National de la Transition »,  qui organiserait dans un délai de 18 mois une élection présidentielle libre et transparente.   Une prescription qui émanerait  de l’Union Africaine, qui est jusqu’ici le seul organisme à avoir condamné très fermement ce coup de force. Un responsable de cette organisation panafricaine  a d’ailleurs indiqué sur place à Ndjamena a l’hebdomadaire jeune Afrique que « La transition ne doit pas durer trois ans, on doit faire une courte transition. Et les bonnes transitions sont celles qui ne durent pas »

les présidents tchadien Idriss Déby, centrafricain François Bozizé et congolais Denis Sassou-Nguesso, le 25 juillet 2012 à Brazzaville

les présidents tchadien Idriss Déby, centrafricain François Bozizé et congolais Denis Sassou-Nguesso, le 25 juillet 2012 à Brazzaville

Et, ces jours-ci, Michel Djotodia s’évertue à mettre en place ce fameux conseil dont il sera vraisemblablement le Président. Entre temps, François Bozizé depuis l’Hotel Hilton de Yaoundé continue de pointer du doigt Idriss Deby, qu’il considère comme celui qui l’a renversé ; il l’a réitérer cette semaine sur les antennes de la BBC, non sans ajouté que la dizaine de soldats Sud-Africains a été massacrée par les forces spéciales tchadiennes. Une accusation que si elle est fondée risquerait de courroucer très profondément Jacob Zuma, qui a lui-même effectué cette semaine le déplacement de Ndjamena, pour  de s’enquérir davantage de la situation.

Dès lors, plusieurs spécialistes craignent de voir la République sud-africaine user à son tour de tous les moyens, pour renverser le régime d’Idriss Deby. Surtout que le régime tchadien fait lui-aussi face depuis plusieurs années à de nombreux mouvements rebelles. Cette fois, Idriss Deby comprendra qu’il ne sert à rien d’aller allumer le feu chez un voisin !

Ecrit par Alain Mukendi

Dans l’article de Jeuneafrique.com : Centrafrique : récit exclusif de la chute de Bozizé | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique, il a été question d’un renfort important tant en hommes qu’en matériel que les rebelles du Séléka ont reçu dans l’après-midi du samedi 23 mars. Il s’agirait d’une vingtaine de pick-up équipés de redoutables mitrailleuses de 14,5 mm et dont la provenance exacte mériterait d’être identifiée. Selon ce même article de JA, le renfort balaie les Faca de Damara et progresse vers Bangui avant de se heurter, au niveau du PK 19, aux deux cent cinquante Sud-Africains basés à l’école de police. Bien armés, équipés d’appareils de vision nocturne, les « Sudafs », Noirs et Blancs confondus, se battront pendant près de neuf heures à un contre dix avant d’être submergés et de demander un cessez-le-feu. Bilan officiel: 13 morts, 27 blessés et une quarantaine de prisonniers - qui seront rapidement rendus par la Séléka. Les rebelles ont perdu beaucoup plus d’hommes, mais le dernier obstacle qui les séparait de Bangui est désormais levé.

Le Président sud-africain, Jacob Zuma était l’invité d’honneur du sommet extraordinaire de la CEEAC consacré à la situation en RCA

Le Président sud-africain, Jacob Zuma était l’invité d’honneur du sommet extraordinaire de la CEEAC consacré à la situation en RCA

Ce bilan lourd pour l’armée sud-africaine (selon des sources diplomatiques, les pertes sud-africaines dépassaient les 40 morts sur les 250 engagés) a suscité des vives critiques sur la présence des forces sud-africaines. Le principal parti d’opposition sud-africain, l’Alliance démocratique (AD) avait annoncé son intention de déposer une motion parlementaire pour contraindre le gouvernement à retirer immédiatement ses troupes de Centrafrique. Et depuis vendredi 5 avril, toutes les troupes d’Afrique du Sud déployées en République centrafricaine sont revenues au pays. Ce qui certain, ce que le gouvernement sud-africain est en train de faire des enquêtes sur les circonstances exactes de l’attaque contre les soldats sud-africains à Bangui. Certains observateurs ont constaté que le Président Zuma était remonté à bloc contre les rebelles de la Séléka et n’avait pas son sourire habituel au sommet de N’Djaména. Officiellement, l’Afrique du Sud a envoyé des militaires à Bangui dans le cadre d’un accord entre les deux pays portant sur la formation et le conseil à l’armée centrafricaine. Mais,RFI, sur son site internet, évoque plusieurs contrats miniers et pétroliers signés directement entre des sociétés sud-africaines et la présidence centrafricaine. Selon toujours RFI, le numéro Un sud-africain, appuyé par l’Union africaine, avait tenté d’imposer à N ‘Djaména un schéma destiné à mettre hors jeu Michel Djotodia en le remplaçant par le président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet. Une formule déjà appliquée pour la transition malienne. Mais l’idée a été rejetée par la CEEAC. Bienvenue au syndicat des  » frères  » qui se tiennent par la main ! Le président de l’Assemblée centrafricaine est, en effet, un partisan pur et dur de Francois Bozizé et de son parti le Kwa Na Kwa.Défaite militaire, humiliation et fiasco diplomatique, Pretoria n’est pas parvenue à faire entendre son point de vue dans l’élaboration du processus de transition. Selon l’hebdomadaire Mail & Guardian, si les circonstances autour de l’attaque à Bangui ne sont pas encore claires, « une chose est certaine : c’est un désastre sans précédent, international et intérieur, pour le président Jacob Zuma et son gouvernement ».

Il faut rappeler que, ces dernières années, le Président Idriss Déby a tissé des très bonnes relations avec les dirigeants sud-africains et avec l’ANC à tel point que le 9 avril 2012, il fait une déclaration pour faire connaître la position du Tchad au sujet de l’élection du président de la commission de l’Union Africaine. En effet, Idriss Deby a affirmé soutenir le candidat de l’Afrique du Sud. Le gouvernement gabonais avait rappelé qu’Idriss Deby est président en exercice de la CEEAC, par conséquent, le gouvernement gabonais interpelle le président tchadien pour qu’il apporte la précision suivante : son soutien annoncé au candidat de l’Afrique du Sud reflète t-il la position de la seule république du Tchad ou aussi celui de la CEEAC dont il est le président en exercice ? Certains analystes voyaient, dans ces relations avec l’afrique du Sud, un projet du Président Déby à vouloir s’installer en Afrique du Sud le jour où il serait amener à quitter le pouvoir au Tchad. L’afrique du Sud, un pays anglophone, stable, loin du Tchad et qui cherche à s’affirmer sur la scène africaine, serait donc idéal pour y faire une future base-arrière pour lui et sa famille. Seulement, avec le président Déby, un projet chasse l’autre, il n’y a pas de suivi des projets et les décisions se prennent à chaud, souvent sur un coup de tête ou après une manipulation de l’extérieur. La crise centrafricaine va-t-elle à terme éclabousser le président Déby et porter un coup fatal aux relations très chaleureuses entre N’Djaména et Pretoria ?


A trop vouloir jouer avec le feu, on finit un jour par se brûler !



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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 19:55

 

Partie I : La dernière béquille d’une dignité africaine chancelante
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L’intervention militaire tchadienne au Mali est largement médiatisée. Une divine surprise pour beaucoup. Cependant, l’activisme militaire extérieur du pouvoir tchadien a une longue histoire. Seulement, les épisodes très controversés en Centrafrique, dans le Darfour soudanais, comme les « vraies-fausses » interventions en Libye et en RDC, sont généralement occultées. Ce phénomène est à placer dans le cadre de sa stratégie interne et régionale, et dans celui plus vaste des crises perlées qui minent les Etats africains, et dont le Mali ne constitue que l’épisode le plus récent et le plus voyant. Dans cette série de billets, je me propose d’apporter quelques éléments de réflexion sur cette problématique. 

Par Acheikh IBN-OUMAR

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Je ne suis sûrement pas le seul Tchadien à avoir vécu récemment ce genre de scène :
« Je suis de tel pays d’Afrique et vous ? »
« Moi je suis du Tchad ».
Le mot « Tchad » provoque aussitôt une hausse d’adrénaline chez l’interlocuteur : la taille se redresse, les mâchoires se relâchent, le regard brille, la voix s’aiguise :
«Aaaah, vous êtes du Tchad ?!  Vraiment, votre armée est com-me çà ! Elle sauve l’honneur de l’Afrique au Mali».
Un autre intervenant, à qui on n’a rien demandé, s’invite dans l’échange :
« C’est bien vrai çà ; les Tchadiens, ils font un boulot tellement extraordinaire que les Français en sont jaloux, ils ne veulent pas reconnaitre que ce sont nos braves frères Tchadiens et non pas leurs soldats qui avaient liquidé les chefs terroristes Abouzeid et Belmokhtar ».
D’autres se mêlent et il s’en suit un brouhaha confus d’où émerge surtout le mot «dignité».

L’admiration, l’euphorie même, de beaucoup d’Africains, du fait de l’engagement rapide des Tchadiens aux côtés des Français dans les combats de l’extrême nord-est malien, est réelle.

Cependant, après quatre décennies de déchirements et de destructions, beaucoup d’entre nous Tchadiens rêvent de voir notre pays briller par des qualités plus constructives que les prouesses guerrières.

De plus, nous ne sommes pas si impressionnés que cela par les exploits de nos militaires, car nous savons que nos forces armées auraient pu faire mieux, plus tôt, et à moindre coût.

C’est qu’en réalité, la qualité de notre armée a plutôt baissé tout au long de ces vingt-trois années de gestion erratique du MPS (Mouvement Patriotique du Salut, parti du pouvoir), en termes d’intégration nationale, de respect des biens publics et même de combativité. Aussi, tout en respectant le sacrifice de nos compatriotes, ces éloges dithyrambiques nous irritent parfois.

Cependant, l’enthousiasme des Africains est tout à fait compréhensible.

Sans le coup d’arrêt militaire porté aux groupes djihadistes, Bamako serait tombé, avec les conséquences apocalyptiques pour le Mali et d’autres pays africains.

Mais, qu’on ne s’y trompe pas, les admirateurs les plus naïfs savent au fond d’eux-mêmes que, sans l’action décisive de la France, les hordes fanatisées du MUJAO, AQMI et autres Ansar Dine n’auraient jamais évacué les villes occupées.Armée France1

Sans la dislocation du dispositif opérationnel des djihadistes par les frappes aériennes françaises, ni le Tchad, ni aucun régime africain ne se serait brusquement découvert une âme de secouriste au profit du « peuple frère malien, victime des narcoterroristes ».

Pourtant, c’est bien cette même France du colonialisme, du néocolonialisme et de la Françafrique, dont nous avions toujours pensé qu’elle ne pouvait être animée que par des calculs diaboliques vis-à-vis du Continent, indépendamment des changements de majorité politique. Cette France synonyme des massacres anti-UPC et anti-FLN, de sabotage de la Guinée indépendante, d’imposition de chefs d’Etats autoritaires, incompétents et corrompus, voilà cette même France, en quelques heures seulement, revêtue du manteau immaculé du « Sauveur suprême ».

Mis en regard du spectacle ridicule des réunions d’Etat-major des pays dits « du champ », des nombreux sommets des chefs d’Etat de la CEDEAO, et des batailles de cour de récréation au sein de l’élite politique et militaire malienne, ce geste de sauvetage a, en même temps, un arrière goût de frustration, voire d’humiliation.

Humiliation,  car cela confirme le glissement de l’Afrique dans le gouffre infernal de la dépendance et de l’impuissance, cinquante années après la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine, dont la mission essentielle était « la libération et l’unification du Continent ».

Humiliation pour le Panafricanisme qui avait fait de la rupture, surtout militaire, avec l’ancienne puissance coloniale, le préalable évident à tout redressement de nos pays.

Pour remuer le couteau dans la plaie, les experts hexagonaux poussaient l’outrecuidance jusqu’à expliquer que les Africains sub-sahariens, seraient par nature de piètres guerriers. De plus, selon ces mêmes experts, le climat du Sénégal ou du Burkina ne disposerait pas les ressortissants à supporter la chaleur, alors qu’apparemment, le climat de la Normandie ne poserait aucun problème d’accoutumance au désert !

L’Américain Michael Sheehan, conseiller du secrétaire à la Défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité, de renchérir : «A ce stade, la force de la Cédéao n’est capable de rien. C’est une force totalement incapable, ça doit changer »

On a oublié que ce sont ces mêmes nègres dont on avait chanté la bravoure et l’adaptation aux rudes climats pendant la Seconde Guerre Mondiale. Dans la passe de Korizo, à la frontière entre le Tchad et la Libye, on peut encore voir aujourd’hui les carcasses des blindés italiens, cramés par les troupes de Leclerc, composées de Congolais, de Gabonais, de Guinéens, de Tchadiens de la savane, etc.  Ceux  qui avaient traversé le désert, la Méditerranée, l’Italie, et qui étaient entrés à Strasbourg et avaient fini par libérer Paris.

Tout cela a été oublié, et nous étions contraints d’avaler les inepties des experts,  alors que nous savons que l’état lamentable de nos armées est le résultat de la gestion des régimes en place, qui se traduit par un délabrement généralisée des institutions, délabrement auquel l’institution militaire ne saurait échapper.

Au vu de tout cela, la présence des troupes tchadiennes sur les lignes avancées dans le massif des Ifoghas, permet d’atténuer cette image négative des armées africaines. La traque des terroristes dans leurs bastions n’est pas le monopole des éléments français ; de ce fait, ce n’est pas tant l’efficacité opérationnelle qui est importante, mais la portée symbolique.

Plus que l’impact militaire de l’action tchadienne, c’est donc une bouée de sauvetage psychologique, qui permet de dire que les Africains ne sont pas si nuls, et  que l’ancienne puissance coloniale ne peut prétendre être la seule à pouvoir libérer ce pays africain des griffes du djihadisme mondialisé.

Les troupes tchadiennes se trouvent ainsi investies d’une  mission quasiment messianique, celle de laver l’humiliation, de ne pas laisser la France porter seule le mérite d’avoir écrasé les terroristes et sauver le Mali… L’armée tchadienne en tant que dernière béquille d’une dignité africaine chancelante !

De ce fait, le soulagement d’une partie de l’opinion africaine, est en soi légitime, mais il est souvent excessivement émotionnel et fait obstacle à l’analyse critique.

Il est vrai que « quand la case du voisin  brûle», la priorité est de l’éteindre, au plus vite, avec n’importe qui, à n’importe quel prix.

Et on ne peut que souhaiter un rétablissement rapide de l’intégrité territoriale malienne, de la restauration de la paix, la stabilité et l’Etat de droit ; conditions préalables à une compétition entre les programmes politiques.

Cependant, considérer cela comme « l’horizon indépassable » de toute réflexion, serait intellectuellement insatisfaisant et politiquement hasardeux.

Intellectuellement insatisfaisant car nous ne pouvons pas laisser la réflexion, qui nécessite distanciation et mise en perspective des facteurs proches et lointains, devenir l’otage de l’événementiel et du sensationnel.

Politiquement hasardeux : cette euphorie née du soulagement d’avoir échappé in extremis à la catastrophe, conduit à la précipitation dans l’action et à l’impatience dans la planification, source d’erreurs qui risquent de transformer le remède en maladie.

Le président tchadien, grisé par tant de gloire inespérée s’est « senti pousser des ailes pour reprendre l’expression de François Soudan, allant jusqu’à passer un savon aux autres présidents. Nous savons que les pertes tchadiennes, plus importantes que celles annoncées, étaient surtout causées par la désinvolture tactique du Commandement en Chef, pris dans le piège des louanges (On a même lu : « Idriss Déby, le Napoléon de l’Afrique »), et incapable de maîtriser le désir d’éclipser les autres chefs d’Etat africains.

De plus, abandonner le nécessaire effort d’analyse critique, risquerait de conforter les vieux préjugés colonialistes présentant les Africains, comme un peuple vivant au jour le jour, incapable de s’inscrire dans la durée,  un « peuple enfant » (Hegel) qui a du mal à « rentrer dans l’Histoire » (Sarkozy).

Malgré la mécanique médiatique qui, pour des raisons de marketing, présente chaque situation nouvelle comme une exception extraordinaire, l’observateur, même pressé et peu familier avec nos réalités, ne peut s’empêcher de constater que les failles mises en lumière dans la crise malienne, ne peuvent être circonscrites ni dans l’espace, ni dans le temps.

Les fragilités –on pourrait dire congénitales- des Etats, le désorbitage historique des sociétés, la rapacité des « partenaires » extérieurs  anciens ou nouveaux, lointains ou proches (les anciennes puissances impérialistes, les pays émergents d’Asie, les pétromonarchies du Golfe), le nanisme intellectuel et moral des élites face au gigantisme des défis, et, par dessus tout, le désarroi de la jeunesse dû au manque de perspectives professionnelles et sociales, etc. sont des phénomènes largement répandus.

Le Tchad et les autres pays africains qui veulent  (ou ne veulent pas) « sauver le Mali », n’échappent pas eux-mêmes  à ces profonds dysfonctionnements générateurs de crises récurrentes. D’ailleurs, beaucoup de pays africains ont connu ou risquent de connaître des convulsions similaires, avec ou sans islamo-terroristes.

Il est donc légitime de se poser la question d’abord, sur le plan immédiat, de l’efficacité et la rationalité de l’engagement opérationnel, et des perspectives sur le terrain militaire. Les colonnes motorisées et les bases des groupes nihilistes sont presque détruites ; mais quid du terrorisme en tant que phénomène ? Et des idéologies religieuses obscurantistes qui ne se propagent pas forcément par la voie des armes ? Et, last but not least, les racines du mal de l’instabilité et de la contestation violente seront-elles éradiquées ?

C’est à travers cette problématique générale que je me propose d’apporter quelques éclairages sur l’interventionnisme militaire du pouvoir tchadien

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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 20:42
Accusé de transporter des marchandises frauduleuses, un clandoman a été écrasé, à Farcha, par le véhicule de Douane Mobile. Après la mort du clandoman, les douaniers qui voulaient poursuivre leur trajet ont été empêchés par des clandomans solidaires. Deux douaniers ont été lynchés par les clandomans. En représailles, la police et la douane ont procédé toute la journée d’aujourd’hui à des rafles des motos neuves. Un autre accident de circulation a fait, avant-hier, trois morts, au quartier de Amriguebé, non loin du lycée féminin. Le chauffeur était éméché lorsqu’il a écrasé, la nuit, un groupe de jeunes, qui discutent devant leur maison. Source: Alwihda
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 20:37

Tchad : Un blogueur arrêté et mis au secret



Internet Sans Frontières demande la libération immédiate et sans condition du blogueur et écrivain tchadien Jean Laokolé, appréhendé le 22 mars 2013 par des éléments de la force publique tchadienne.



Jean Laokolé
Jean Laokolé


Contact Presse :
Julie Owono - Bureau Afrique julie.owono@internetsansfrontieres.com

Paris, le 9 avril 2013Internet Sans Frontières demande la libération immédiate et sans condition du blogueur et écrivain tchadien Jean Laokolé, arrêté le vendredi 22 mars par des membres des forces de sécurité à N’Djamena, la capitale tchadienne. Il a été appréhendé dans la soirée du 22 mars par un groupe d’hommes en civil alors qu’il était en voiture avec sa famille dans le quartier d’Atrone, à N’Djamena.


Jean Laokolé contribuait depuis un an avec un nom d’emprunt sur le célèbre blog tchadien http://makaila.over-blog.com/. Dans ses articles, il ne cessait de dénoncer la corruption, la mauvaise gouvernance et le népotisme qui règnent dans ce pays d’Afrique centrale. Il aurait confié à un proche qu’il était l’auteur de ces différentes contributions, et ce dernier l’aurait dénoncé aux autorités.


Le jour de son arrestation, des hommes en civil l’ont forcé à monter à bord de leur  véhicule et l’ont conduit vers une destination inconnue. Bien que les autorités n’aient pas révélé ce qui est advenu de lui, il a été vu lundi 25 mars dans un ancien camp militaire de N'Djamena, le camp OCAM, situé derrière le lycée du Sacré-Coeur. Il a ensuite été transféré au camp militaire d’Amsinene à 30 km de N'Djamena. Des membres des forces tchadiennes de sécurité utilisent ce lieu pour y incarcérer certaines personnes, bien qu’il ne s’agisse pas d’un centre de détention officiel.



Selon diverses sources, notamment des membres de sa famille, la police a convoqué Jean Laokolé le 22 mars prétendument au sujet d’un article publié sur un blog. Il est soupçonné d’avoir porté de « fausses accusations » contre un groupe de personnes qui ont sans doute porté plainte contre lui auprès de la police. Après confrontation des parties, des négociations étaient en cours en vue d’un compromis : Elles se sont mises d'accord pour que Jean Laokolé présente des excuses par écrit sur ce même blog et envoie également une lettre d’excuses aux personnes susceptibles d'avoir été blessées par son billet. Il prévoyait de le faire samedi 23 mars.


Depuis son arrestation, ses soutiens sont sur écoutes téléphoniques : le 25 mars 2013, un blog proche du pouvoir, visiondutchad.net a publié un article dans lequel est retranscrite une conversation téléphonique entre Ngueba Makaila, blogueur et éditeur du blog sur lequel Jean Laokolé écrivait sous un pseudonyme, et Eric Tapona, president de l’association des journalistes tchadiens.


Site de la pétition : http://liberezlaokole.wesign.it/fr
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 20:36

08/04/2013
Tchad: Que cache l’action de coopération d’une mission de reconnaissance dans la région du Tibesti?

Du 15 mars au 3 avril 2013, la force Épervier a conduit une mission de reconnaissance dans la région du Tibesti, à plus de 900 kilomètres au Nord de N’Djamena, combinant des moyens terrestres et aériens. Lors de son déplacement, le détachement, de 150 militaires français a mené des actions d’assistance à la population.

Le groupement terre de la force Épervier, armé par des militaires du 110ème  régiment d’Infanterie (110e RI), du 3ème  régiment de Hussards (3e RH) ainsi que du 8ème régiment d’artillerie (8e RA), a mené une opération de reconnaissance dans les régions de Bardaï et de Zouarke, tout en maintenant une présence permanente à Zouar, durant une quinzaine de jours.

Action de coopération au Tibesti

Le détachement a mené des actions d’instruction opérationnelle au profit du personnel de l’armée tchadienne (ANT) stationné dans la zone, des missions d’aide médicale à la population ainsi que des missions d’assistance. Le détachement a procédé au ramassage et à la destruction d’environ une tonne de munitions anciennes non explosées qui représente un danger majeur et permanent pour la population locale.

Dans les villages de Zouar et de Domo, séparés d’une dizaine de kilomètres, les militaires français ont participé à la réfection de deux écoles, inaugurées le 18 mars par le colonel Laurent Rataud, commandant de la force Epervier (COMANFOR EPERVIER). Le personnel du détachement a également remis en état les tombes du cimetière français de Zouar qui compte une trentaine de sépultures.

Cette mission a représenté pour la force Épervier une opportunité de se rendre pour une durée significative dans la région du Tibesti et de renforcer les liens qui unissent la force Epervier à la population tchadienne.

Les éléments français au Tchad (EFT) de la force Épervier (950hommes) assurent deux missions permanentes : ils garantissent la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad, conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad et apportent un soutien logistique(ravitaillement, carburant, transport, formation) ainsi qu’un appui renseignement aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 20:31

 



L’association Pour Mieux Connaître le Tchad vous invite à une Conférence à Paris.
 
L’association Pour Mieux Connaître le Tchad vous invite à une Conférence à Paris.

(Inscription obligatoire à l’adresse : contact@pmctchad.or)

Mercredi 17 avril 2013 18H20 – 20H



« LE MÉTIER DES ARMES AU TCHAD »

Par  Marielle DEBOS



Maîtresse de conféences en science politique (Université Paris Ouest – Nanterre La Défense )

A l’occasion de la parution de son livre:
 « LE MÉTIER DES ARMES AU TCHAD- Le gouvernement de l’entre-deux guerre » (Editions Karthala, Paris, Avril 2013 )

Lieu : INALCO ( , 65, Rue des Grands Moulins, 75013, Paris –( Salle 3.03 ) 

Accès : 



Métro : Station Bibliothèque François-Mitterrand –Linge 14 ou RER C

BUS : Lignes et 62,  89,  et 132 - Arrêt: Bibliothèque François-Mitterrand;;
Ligne 325 : Arrêt THOMAS MANN



Comment vit-on du métier des armes dans un pays marqué par la récurrence des rébellions et des répressions ? Que font les combattants quand ils ne sont pas mobilisés par la guerre ? Et, au fond, qu’est-ce qu’être un combattant ou un ancien combattant ? A partir d’une enquête menée au Tchad auprès de ces hommes, ce livre interroge le recours aux armes quand celui-ci devient à la fois une forme ordinaire de la lutte politique et un métier.


En suivant les trajectoires des combattants qui passent d’une faction à une autre, de la rébellion à l’armée, et empruntent parfois des chemins qui mènent en Libye, au Soudan ou en Centrafrique, l’auteure révèle la fluidité de leurs loyautés mais aussi les hiérarchies qui marquent le métier des armes. Elle éclaire ainsi les règles d’un monde trop souvent associé au chaos ou à l’anomie. L’ouvrage montre que la constitution de ce métier, loin de s’opposer à la formation de l’État, est indissociable de la trajectoire historique de celui-ci et d’un mode de gouvernement violent. L’enjeu n’est plus seulement de savoir comment mettre fin à la guerre mais aussi comment sortir de l’entre-guerres entretenu par la violence d’État.


Au-delà du cas tchadien, l’ouvrage constitue une réflexion majeure sur les frontières de la guerre et de la paix. Par un aller-retour subtil entre réflexions théoriques et observations ethnographiques, il ouvre de nouvelles pistes d’analyse sur les processus de routinisation et de professionnalisation de la violence et offre un regard critique sur les politiques du « post-conflit » et du « statebuilding ».


Marielle Debos est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et chercheuse à l’Institut des Sciences Sociales du Politique. Elle a été postdoctorante « Marie Curie » à l’Université de Californie, Berkeley.
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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 19:50

Hassan Sylla Bakari.
Hassan Sylla Bakari.
© Agence tchadienne de presse

Par Christophe Boisbouvier

Le Tchad a-t-il aidé les rebelles de la Seleka à prendre le pouvoir en Centrafrique ? C'est l'accusation qu'a lancée l'ancien président Bozizé, jeudi dernier sur RFI. Hassan Sylla, ministre tchadien de l'Information et de la Communication réplique et répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Ce sont des accusations graves que lance l’ancien président Bozizé contre vous. Il dit que dans la nuit du 23 au 24 mars, ce sont des renforts tchadiens qui ont aidé les rebelles de la Seleka à prendre le pouvoir à Bangui.

Hassan Sylla : Pour nous ce sont des ragots. C’est un homme en désarroi. On comprend que quelqu’un qui a perdu le pouvoir puisse perdre les pédales ! Il faut bien qu’il s’accroche à quelque chose ! Non, soyons sérieux. Il n’y a pas eu de forces spéciales tchadiennes en RCA, sinon dans l’imaginaire de Bozizé.

 

François Bozizé précise que cette nuit-là, sa gendarmerie et sa police ont vu une quarantaine de véhicules militaires arriver en Centrafrique en provenance du Tchad.

Je vous assure que c’est dans l‘imaginaire. Il a perdu. C’est quelqu’un qui a fait dix ans au pouvoir et n’a pas réussi à mettre une armée en place, face à une petite rébellion qui arrive à prendre le pouvoir en quelques heures. Ce n’est pas aux Tchadiens de venir le défendre ! Et maintenant, vous savez vous-même que (...) ce n’est pas en deux heures de temps que l’on peut arriver à Bangui (depuis le Tchad), donc, je vous assure que c’est dans son imaginaire.

En décembre dernier, vos soldats ont aidé la Fomac à bloquer la première offensive rebelle au nord de Bangui. Mais le 23 mars dernier, ils n’ont pas bougé. Pourquoi ce changement d’attitude ?

La décision ne se prend pas sur place. C’est la CEEAC qui devait prendre une autre décision, et le temps qu’elle puisse prendre celle-là, la Seleka est arrivée au pouvoir.

Vous avez été pris de vitesse ? La Fomac a été prise de vitesse ?

En tout cas, elle, a été prise de vitesse. Mais la Fomac, ce n’est pas les forces tchadiennes. C’est une force multinationale. Et ce n’est pas les Tchadiens qui dirigent cela.

Ces derniers mois, François Bozizé a joué la carte sud-africaine. Est-ce qu'il n’a pas tenté de s’émanciper un petit peu du grand frère tchadien ?

Le président tchadien n’a jamais empêché Bozizé de faire quoi que ce soit. Le président tchadien et le Tchad n’ont pas l’habitude de se mêler des affaires intérieures de leurs voisins. Ceux qui parlent de vassalisation ou de tutorat ne savent pas ce qu’ils disent.

Que pensez-vous de Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui ?

Je n’ai pas à penser quelque chose de quelqu’un qui est au pouvoir ou qui n’est pas au pouvoir. Tout ce que je peux vous dire c’est qu'au sommet de la CEEAC, qui s’est tenu à Ndjamena, (cela) a été très clair : il est impossible de reconnaître un homme qui s’est autoproclamé président. La gestion de la RCA doit se faire dans l’accord de Libreville. Nous nous en tenons à la décision de la CEEAC.

En effet, le 3 avril, au sommet de Ndjamena, vous avez demandé aux Centrafricains de mettre en place un Conseil national de transition. Mais est-ce que ce n’est pas un habillage pour valider le coup de force de Michel Djotodia ?

C’est dommage que vous voyiez toujours le mal partout et que vous pensiez que l’Afrique n’est pas aujourd’hui assez mûre pour prendre des décisions ! Et comment est-ce que vous pouvez penser que des chefs d’Etat puissent se réunir et prendre des décisions aussi salutaires que celle-là, et que vous pensiez que c’est du maquillage ou des décisions pour légitimer qui que ce soit ?

Les chefs d’Etat ont été clairs. Ils ont dit qu’il est impossible pour eux de reconnaître un homme qui s’est autoproclamé président ! Ils ont demandé qu’il puisse y avoir une élection d’un collège de l’exécutif à la tête de la transition. Et c’est à ce collège de désigner un président pendant dix-huit mois au maximum. Donc, pour nous, ce n’est pas du jeu. Ce n’est pas un maquillage. Arrêtez simplement de ne pas croire à ce que les Africains font ! Nous sommes mûrs !

Mais le président de ce collège, dans les dix-huit mois qui viennent, est-ce que ce ne sera pas Michel Djotodia ?

C’est aux Centrafricains de décider ! Est-ce que la CEEAC a décidé de dire qui cela devait être ?

Si Michel Djotodia prend la tête du futur Conseil de transition, est-ce qu’il pourra se présenter à la présidentielle qui suivra ?

Les accords de Libreville sont très clairs. Les acteurs de la transition, ceux qui dirigent la transition, ne peuvent pas se présenter aux élections présidentielles. C’est clair.

Le Tchad a des troupes au Mali, le Tchad a des troupes en Centrafrique. Est-ce que le Tchad a des ambitions régionales ?

Notre ambition, c’est de faire en sorte que la paix puisse régner partout dans le monde. C’est de faire en sorte que les Africains s’aiment. C’est une vision partagée par tous les Africains.

Que répondez-vous à l’opposant tchadien, Saleh Kebzabo, qui dit que votre pays est une puissance militaire, mais n’est pas une puissance régionale, car elle manque de vision ?

Je dirai simplement que la réaction de ce monsieur ne nous étonne pas, car dans un passé récent, il a déjà fait étalage de son manque de patriotisme. Sinon, comment comprendre que quelqu’un qui prétend diriger un jour ce pays, passe son temps à rabaisser toutes les actions qui contribuent à rehausser l’image de (celui-ci) sur le plan international ?

Le président Deby a une grande vision : contribuer au maintien de la paix, combattre le narco-terrorisme. Et nous, nous n’avons pas une vision d’envahir l’Afrique. Mais aujourd’hui, le Tchad est sollicité de par le monde, par rapport à ses compétences, par rapport à ses forces de défense et sécurité, qui ont fait leur preuve, et il fallait combattre le narco-terrorisme. C’est une affaire de la communauté internationale.

Certains disent que le chef d’Etat tchadien a envoyé des troupes au Mali pour s’acheter une impunité auprès de la communauté internationale.

Le président Deby n’a pas besoin de redorer un quelconque blason. Il a été démocratiquement élu par le peuple tchadien. Cette légitimité lui suffit amplement. D’ailleurs, toute la classe politique tchadienne a été unanime pour soutenir la décision historique du président Deby d’envoyer les troupes au Mali.

Les troupes tchadiennes ont montré leur bravoure, leur ténacité, leur vaillance en nettoyant totalement le massif de l’Adrar des Ifoghas des narcotrafiquants et autres illuminés preneurs d’otages. Est-ce que c’est ça que vous appelez « aller s’acheter une immunité quelconque » ? Non. Et nous n’avons de légitimité à prendre en Europe ! La légitimité, nous la détenons du peuple tchadien, des Tchadiens qui ont élu leur président démocratiquement et qui le soutiennent.

tags: Défense - François Bozizé - Idriss Déby Itno - Michel Djotodia - République centrafricaine - Tchad
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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 19:48

GRAND JTV TCHAD FRANçais DU 07 AVRIL 2013 CHEZ HEMICH

    DAILYMOTION TCHADONLINE
    WWW.TCHADONLINE.COM EST LE PREMIER SITE TCHADIEN AU MONDE DE DIFFUSER LA RADIO/TV EN DIRECT DEPUIS FEVRIER

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    Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 19:47

     

    eau.jpg

     

    Ca fait  Quatorze (14) jours que nous la population du cinquième arrondissement de la ville de N’Djamena n’a pas l’électricité. Il fait plus de 40° jour et nous. Nos enfants n’arrivent pas à dormir  dans cette chaleur accablante pendant que ceux de la villa Burkina et aux alentours n’ont jamais connu une seule coupure pendant 23 ans. Notre soit disant député du MPS (Mouvement Patriotique du Salut) parti au pouvoir Mr Ibrahim Moussa Rouga qu’on a voté est préoccupé par son ventre et n’a jamais dit un seul mot à l’assemblée Nationale pour améliorer nos conditions de vie. Le gouvernement ne veut pas qu’on lui parle de l’énergie, puisque en 23 ans il n’a jamais était capable de fournir l’eau dans la capitale, pour notre gouvernement l’énergie c’est un lux pas une nécessité.

    Nous sommes dans la misère totale, manque d’eau le matin, pas de l’électricité des jours par fois des mois, aucun centre de santé, un seul lycée (le lycée féminin) etc………………..

    Nous sommes fatigués et ne croient plus au discours comme (les délestages seront de vieux souvenirs), on veut voir des actions et plus des responsabilités que de simple discours diffusé à l’ONRTV.

    Tant que le tchadien de la capitale n’a pas l’eau et l’électricité 7 jours sur 7 comme celui de Amdjarass présentement, on ne sera jamais le Président de tous les tchadiens.

    For the Record,  je ne suis pas un gestionnaire de carrière, mais je crois que les dépenses faites pour le sommet de la CEEAC à N’djamena sur la crise centrafricaine la semaine dernière peuvent être utilisées pour régler notre problème d’eau.

    Désolé  pour les erreurs d’orthographe,  j’ai écris cet article  dans l’enfer

     

    Abakar Moustapha

    Habitant du 5e Arrondissement de la vitre de l’Afrique

    tamanakhalas@hotmail.fr

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    Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 20:41
     
    Tchad: Le Net censuré par le régime de Deby (Mahamat Ahamat)
    Aujourd’hui sans pouvoir nous trompé le Tchad est parmi les pays les moins avancés (PMA) mais aussi le pays le plus fermé au monde. Dans ce monde moderne du 21e siècle la télécommunication en général et le Net en particulier dominent le monde. Les NTIC sont devenus les yeux et les oreilles du monde entier. Le régime de Deby, une dictature confirmée en soi empêche les tchadiens de s’ouvrir au monde  à travers l’internet.


    Aujourd’hui le Tchad est le pays où l’internet est le plus cher au monde (1000 à 2000 FCFA l’heure). Malgré ce coût élevé et sa rareté, récemment le gouvernement tchadien à décider de censurer le Net dans sur tout le territoire national. Les tchadiens n’ont droit qu’à la Télé Tchad et le site de la présidence de la République qui ne font que diffusé la propagande du régime despotique de Deby et de sa femme Hinda Deby. 


    Pour rappelle, le Tchad a instauré le système de la fibre optique afin d’accéder à l’internet haut débit mais ce projet salutaire a été très vite annulé mais aussi tout le Net censuré. Le marché de la fibre optique octroyé à l’un des fils de Deby a couté des milliards de nos FCFA mais ce projet n’a jamais eu lieu. Même la présidence de la République n’a pas accès d’internet sauf le bureau du dictateur Deby. En matière de la liberté de presse le Tchad est la pure dictature de l’Afrique moderne. Malgré la censure obligé par le régime, certains tchadiens se connecte par d’autres canaux tels que les réseaux sociaux (Face book, Twitter, You Tube…) mais le reste des tchadiens sont laissé à leur triste sort.  


    Nous lançons un appel à l’opinion nationale qu’internationale que les tchadiens souffrent quotidiennement des bavures du régime despotique de Deby. Ainsi, nous demandons à toutes et à tous de venir en aide au peuple tchadien. Pour Deby il veut gouverner les tchadiens dans l’obscurité totale. 
     

    Mahamat Ahamat
    Correspondance Particulière 

    N’djamena, Tchad 

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    Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 20:40

    Nous vous présentons ici le discours de Mark Boulware ambassadeur des États-Unis au Tchad, à l’occasion de l’anniversaire de George Washington, premier président des États-Unis. C’était une commémoration avancée du 237ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis d’Amérique, à laquelle étaient invités plusieurs personnalités.

    Excellence Mme Tédébé Ruth, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et à l’Intégration Africaine, Représentante du Gouvernement
    Excellence M. Issa Ali Taher, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale
    Excellence M. Yokabdjim Mandigui, Ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Décentralisation et des Libertés Locales
    Excellence M. Samir Adam Annour, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement
    Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique
    Distingués invités

    Mesdames et Messieurs,

    C’est un plaisir pour mon épouse, Nora Jean, et pour moi-même de vous accueillir ici au jour anniversaire de la naissance de notre premier président, George Washington, pour une commémoration avancée du 237ème anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.

    L’année dernière, nous avons achevé notre processus électoral avec la re-élection du Président Barack Hussein Obama. Il y a quelques jours, le Président Obama a présenté des objectifs pour son second et dernier mandat. Il a exhorté les américains à assurer que « le gouvernement travaille au nom du plus grand nombre et non pas seulement d’une minorité, qu’il encourage la libre entreprise, récompense l’initiative individuelle, et ouvre les portes des possibilités à chaque enfant. » Le président a appelé ceci « notre tâche inachevée » et ceci n’est pas tellement différent de la tâche inachevée du Tchad, ou de n’importe quelle démocratie.

    Etant donné son histoire tumultueux, le Tchad est en mesure de mieux comprendre que d’autres pays la nécessité de s’atteler aux tâches inachevées. Nous célébrons avec vous la période de paix domestique sans précédent qui prévaut maintenant et qui a permis au Tchad de s’adresser de manière urgente à son déficit de développement. Je viens de rentrer d’un long voyage à l’intérieur du pays et je peux personnellement attester de l’amélioration étonnante des routes. Même le moins attentif des visiteurs à N’Djamena ne peut s’empêcher de remarquer les nombreux et imposants bâtiments en voie de finition à travers la ville, et N’Djamena n’est pas la seule ville à bénéficier de ces améliorations, comme nous l’avons vu, par exemple, à Biltine en décembre.

    Les réalisations tangibles de ces derniers mois et ces dernières années sont une source d’inspiration, cependant, l’acier et le béton ne suffisent pas à construire le Tchad de demain. Pendant qu’il accélère la construction des infrastructures physiques indispensables, il doit – tout comme mon pays – montrer son engagement à s’atteler aux « tâches inachevées » de la démocratie. Il y a des acquis démocratiques à consolider, l’état de droit à renforcer et à étendre, un environnement propice aux affaires à cultiver, des services sociaux et gouvernementaux à fournir, une société harmonieuse à maintenir et une nouvelle génération d’enfants à nourrir et à éduquer. Dans cette tache, le Tchad peut compter sur le soutien des Etats-Unis et de ses autres partenaires.

    L’ambassadeur Mark Boulware a dirigé une délégation de l’ambassade des Etats-Unis qui s’est rendue à Massenya le 12 janvier 2013 pour inaugurer une station de radio communautaire financée par le gouvernement américain.

    L’ambassadeur Mark Boulware a dirigé une délégation de l’ambassade des Etats-Unis qui s’est rendue à Massenya le 12 janvier 2013 pour inaugurer une station de radio communautaire financée par le gouvernement américain.

    En dépit des énormes exigences dans la construction de son avenir, cette terre de Toumai fait aussi face au défi de la défense et de la préservation de son patrimoine. Le gouvernement a montré une ferme volonté de protéger les espèces emblématiques et a vu des vies perdues dans ce combat pour cette cause. Depuis les régions fossilifères de Toros-Menalla aux ruines d’Ouara, en passant par les buttes Sao, il y a des reliques historiques importantes pour toute l’humanité. Beaucoup de cette histoire se retrouve encore dans les autorités traditionnelles, les langues indigènes et les cultures traditionnelles si chères aux tchadiens. Là aussi, le Tchad peut, et doit se tourner vers ses partenaires et solliciter leur solidarité dans la préservation de ce riche passé.

    Au regard d’un programme domestique aussi énorme, certains pourraient chercher à esquiver leurs responsabilités régionales et internationales, mais le Tchad ne l’a pas fait. La prompte intervention en République Centrafricaine en décembre a permis de donner du temps à la médiation régionale. Et de manière encore plus considérable, au Mali, les actions rapides du Tchad sont largement applaudies comme une réponse à l’appel d’un pays frère du Sahel se trouvant dans un besoin urgent. Le déploiement robuste des troupes tchadiennes aux côtés de l’Armée Française a émoussé et repoussé une sérieuse menace terroriste, ouvrant la voie à une force multinationale africaine. Les Etats-Unis sont heureux d’avoir fourni un soutien à cet effort et continueront à le faire.

    Que nos deux pays continuent à jouir des bienfaits de la paix et de la liberté à l’intérieur de nos frontières et que cette paix et cette liberté s’étendent au monde entier.

    Lire l’article sur tchadinfos.com : « L’acier et le béton ne suffisent pas pour construire le Tchad de demain » Mark Boulware Ambassadeur USA | Tchadinfos.com | Portail d’information sur l’actualité tchadienne et internationale

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    Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 20:35

    Le Président de la République Idriss Déby itno a procédé ce matin à la pose de la première pierre pour la construction de la basilique de N’Djaména et au coup d’envoi des travaux de restauration de la Cathédrale Notre Dame de la paix de N’Djaména.

    Maquette de la Basilique de N'Djaména
    Bientôt une basilique à N’Djaména pour la communauté catholique du Tchad. La première pierre de construction de ce haut lieu de culte a été posée ce vendredi matin par le Président de la République Idriss Déby Itno.

    La basilique de N’Djaména sera construite au quartier Habéna dans la commune du 7ème arrondissement au bord du fleuve Chari-Chari, non loin du pont à double voie. Ce complexe architectural entièrement financé par l’Etat tchadien et bâti sur une superficie de 18.500 mètres carré, est composé entre autres d’un bâtiment de 5000 places et d’une chapelle de 500 places, d’un parvis, d’un clocher de plus de 50 mètres de haut, d’un bâtiment R+1 devant servir d’archevêché et de chancellerie, 2 bâtiments de logement des congrégations religieuses en charge de la gestion de la basilique. Il y aura aussi des structures d’accueil comprenant un musée, un complexe multifonction et un restaurant.

    L’architecture de la basilique prend également en compte, la construction d’une procure, d’une infirmerie et d’un ensemble de blocs sanitaires. Selon le Directeur général des grands travaux et projets présidentiels, cette basilique va être la 2ème en Afrique après celle de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire). Le délai prévisionnel accordé pour la construction de la basilique est de 36 mois.

    Les travaux de restauration et d’équipement de la Cathédrale Notre Dame de N’Djaména, commenceront le 15 avril 2013 et dureront 12 mois. Le coût de restauration de la Cathédrale est estimé à 7 milliards 200 millions de francs CFA.

    Dans son intervention, l’archevêque de N’Djaména, Mathias Ngartéri a exprimé au nom des chrétiens catholiques du Tchad, toute sa gratitude et ses remerciements au Président de la République Idriss Déby Itno pour ce geste significatif qui est « l’expression claire de la forme de laïcité qui convient à notre pays ».

    Après avoir posé la première pierre de construction de la basilique, le Chef de l’Etat Idriss Déby Itno a déclaré que « cette basilique permettra aux fidèles d’être près de leur lieu de culte et aux hommes de Dieu d’avoir un cadre nouveau leur permettant d’accomplir leur mission dans des conditions décentes ».

    Source: Présidence
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    Vendredi 5 avril 2013 5 05 /04 /Avr /2013 19:41

     

    Avant propos

    Les articles sélectionnés dans cette revue de presse ont pour but d’informer sur la situation humanitaire au Tchad 

    ou sur le contexte général. Cette  sélection d'articles ne reflète pas nécessairement la position d’OCHA-Tchad. 

    Merci de tenir compte de cette réserve.

    LES TITRES

     L’Afrique, un des continents les plus touchés par la présence de mines (Agence Fides, 4 avril)

     Tchad: ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions (CICR, 4 avril)

     Journée mondiale de la Santé : l’OMS appelle à renforcer la lutte contre l’hypertension artérielle

    (Xinhua, 3 avril)

     Tchad : les députés approuvent la création d’un laboratoire national des eaux (Xinhua, 30 mars)

     An immunization campaign with a special focus (GPEI, 2 April)

     Tchad : quelques conseils pour se protéger en période de canicule (Tchadinfos, 2 avril)

     Growing temperature contrast between northern and southern hemispheres likely to have big 

    impacts on rainfall (Summit Voice, 3 April)

     Analysis: Roots of polio vaccine suspicion (IRIN, 4 April)

     Au Tchad, le secteur public renonce à la grève (RFI, 2 avril)

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    Vendredi 5 avril 2013 5 05 /04 /Avr /2013 19:38

     

    Idriss Déby Itno et Omar el-Béchir.

    Face à la menace d'une reprise de la rébellion de Timan Erdimi au Tchad, le président Idriss Déby Itno a tenu à s'assurer de la solidité de l'alliance avec son voisin du Soudan, Omar el-Béchir.

     

    Pourquoi Moussa Mahamat Faki, le ministre tchadien des Affaires étrangères, a-t-il fait un rapide aller-retour à Khartoum le 25 mars ? Pour remettre un courrier du président Idriss Déby Itno à Omar el-Béchir, son homologue soudanais - un pli scellé dont le contenu n'a pas été révélé. Mais on sait que, le 21 mars, Timan Erdimi, l'ancien leader des rebelles de l'Union des forces de la résistance (UFR), a annoncé son intention de reprendre les armes contre son oncle, le président Déby. Et que la présence de plusieurs de ses partisans a été signalée au Darfour, de l'autre côté de la frontière soudanaise (Erdimi, lui, est au Qatar). Sans doute le président tchadien a-t-il tenu à s'assurer de « l'amitié » d'El-Béchir, qui, avant les accords de paix de 2009, avait soutenu Erdimi. En ce qui concerne la Centrafrique, en revanche, aucune ambiguïté : les deux hommes étaient convenus depuis quelque temps de « lâcher » le soldat Bozizé, jugé par eux peu fiable.

    >> Lire le récit exclusif de la chute de Bozizé



    Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Tchad - Soudan : Déby Itno et son "ami" El-Béchir | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 
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    Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 19:13

    "Au Tchad, le terroriste, c'est Idriss Déby" - Forum Social Mondial de Tunis

    Marche de clôture du Forum.
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